Titre : Quand un no-life change de "drogue"

Disclamer : Bon, les personnages appartiennent à J.K Rowling sauf ceux que j'invente ! Je tient compte de tous les livres sauf l'épilogue du sept et la mort de Tonk, Remus, Fred ...enfin les gentils!

Rating : M slash (Yaoi à venir)


Notes : Hum... J'avais vraiment l'intention de poster un chapitre deux semaines après la parution du précédent, mais je me suis finalement dit qu'il ne fallait pas couper comme ça, sans avoir fait avancé l'histoire. Donc voilà : Après deux semaines ET un mois, après dix jours sans toucher à l'ordinateur, après l'enfer de la page blanche, après plusieurs bouteilles de panaché et une Weißbier ramené par mon cher frère de l'Oktoberfest : voilà le chapitre 9, où on parle beucoup de nourriture...et d'autres choses.

Bonne lecture.

Chapitre 9 : Gastronomie et révélations

Draco se rendit sur le Chemin de Traverse, perdu dans ses pensées. Où avait-il bien pu voir Marine ? Le problème se posait là. Il n'avait pas souvenance d'avoir croisé un jour, une jeune française brune aux yeux verts, qui avait récemment emménagée en grande Bretagne. Ces yeux auraient dû le marquer quand même ! Des yeux comme ça, on en trouve pas à tout les coins de rue. Seul Potter en avait de semblables, et Potter n'était pas Marine, Hahaha , manquerait plus que ça. « Tu deviens grave mon pauvre Draco, Marine et Potter !Warf warf warf, n'importe quoi. Bon, elle est où l'autre no-life ? »

(Là, normalement, on est tous en train de crier « BOULEEEEEEEEEEEEEEEET ! » )

o0o

Harry flânait sur le Chemin de Traverse. Si Malfoy avait voulu qu'il vienne (ce qu'il avait accepté bon gré, mal gré) il n'en était pas moins obligé de rester avec lui. Ben oui, il n'avait pas précisé.

Harry marchait donc joyeusement , slalomant avec agilité dans la foule, inconscient des regards qui se tournaient sur son passage. Il passa ainsi un bon moment à faire du lèche vitrine, peu soucieux du fait que Draco le cherchait partout furieusement. Ahhhh ! Rien de tel qu'une bonne petite ballade SEUL pour se remonter le moral. L'inconvénient c'est qu'il n'avait pas un sou en poche. La prochaine fois il n'oublierait pas son portefeuille dans son pantalon. Et si encore sa cheminée n'avait pas été bloquée, il aurait pu prendre de l'argent. Remarque, plutôt que de revenir sur le Chemin de Traverse il serait rester chez lui.

Potter regardait maintenant les vitrine d'un air morne. Aucune d'elles n'avaient changé depuis cinq ans. Les sorciers ne connaissaient pas les nouveautés ou quoi ? En plus il avait soif. Harry se résigna donc à retrouver Malfoy, en espérant que celui-ci lui paierait un verre. The problème : autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Ils s'étaient peut-être même croisés sans le savoir.

« Saleté de gosses qui font leur fournitures scolaires en plein mois d'août ! Putain, y'a trop de peuple ! »

Harry se renfrogna et décida de s'installer à la terrasse d'un pub. Immédiatement, un serveur s'approcha de lui et lui fit de la gringe. Harry le remballa aussi sec, plus apeuré qu'autre chose (quelqu'un lui avait parlé, oh mon dieu !) en commandant par la même occasion, un thé glacé à la pêche. Il sirota son thé en fixant désespérément la foule. Au bout d'un moment qui lui parut interminable et plusieurs verres de thé, Harry discerna enfin dans la foule, la chevelure caractéristique de Malfoy . Il se mit debout sur sa chaise et à l'aide de « Coucou !Hohé ch'uis la bouffon ! M-A-L-F-O-Y-H-E-U ! », sonores et renforcés par de grands mouvements de bras, se manifesta à lui. Draco put donc le rejoindre, rouge de honte.

« Ben c'est maintenant que t'arrives ? Ça fait des heures que je t'attends !

- Fliiips ...

- Voui ?

- Tu es consciente que tu es en train de me ridiculiser en publique ?

- Moi ? Naaaan ... » Harry agita négligemment la main, un grand sourire aux lèvres. « Qu'est-ce que tu vas imaginer !

- Plein de choses, malheureusement pour toi » menaça Malfoy en s'avançant vers lui.

« Mais c'est qu'il me menacerait presque » Harry se pencha pour amener son visage à la hauteur de celui de Malfoy, le fait étant qu'il était toujours perché sur sa chaise et que tout le monde les regardaient. « Fait gaffe chéri, ça ne se fait pas de violenter une faible femme.

- Toi , une faible femme ? Ne me fait pas rire, c'est plutôt moi qui est à plaindre ici !

- Comment ? C'est qui qui doit subir ton CHANTAGE HONTEUX ?!

- Shhhh moins fort ! » Draco se retourna vers les autres clients du bar, un grand sourire de faux-cul aux lèvres, en essayant de calmer les regards inquisiteurs qu'on lui lançait.

« QUOI DRACO ? TU OSE DIRE QUE C'EST TOI LA VICTIME DANS TOUT ÇA-HEU ?

- Shhhh mais qu'est ce que tu fais ?

- J'AURAIS DU ECOUTER MA PAUVRE MÈRE ET NE PAS TE SUIVRE-HEU EN ME DONNANT A TOI CORPS ET ÂME-HEU !TU ES HORRIBLE-HEU »

Maintenant tout les regards étaient braqués sur eux.

« Marine arrête ça tout de suite » chuchota Draco en regardant désespérément autour de lui

« BOUHOUHOUHOU JE SUIS MALHEUREUSE !

- Mais ta gueule enfin !

- Hey ! Vous !

- Quoi ? » Draco se retourna vers le serveur qui l'avait apostrophé.

« Vous n'avez pas honte de vous comportez ainsi envers cette charmante personne ? »

« Yiark yiark yiark , c'est vraiment trop jouissif d'embêter Malfoy »

« NON MAIS DE QUOI IL SE MÊLE L'AUTRE PINGOUIN ? S'écria Malfoy hors de ses gonds

« RESTEZ POLI S'IL VOUS PLAÎT !

- IL NE ME PLAIT PAS ! VOUS ÊTES QUI POUR VOUS MELER DES AFFAIRES DES AUTRES ?

- VOUS FAITES VISIBLEMENT SOUFFRIR CETTE PAUVRE FEMME ! IL EST DE MON DEVOIR DE GENTLEMAN DE LUI PORTER SECOURS !

- GENTLEMAN MON CUL OUAIS !

- DE QUOI BLONDASSE ? REPÈTE UN PEU POUR VOIR ?! »

« Ouais cool une baston ! une baston ! Bon moi je vais m'écarter un peu sa risque de chauffer Hihi»

Effectivement, le ton montait rapidement entre les deux hommes et Harry se délectait de ce spectacle. Il s'éclipserait un peu avant la fin pour éviter les foudres de Malfoy et la note à payer. Il n'était maintenant plus aussi sûr que celui-ci lui offre ses verres. Mais au moins, il avait droit à un diner spectacle.

« ...ET TA SOEUR !

- ELLE BAT LE BEURRE !

- QUAND ELLE BATTRA LA MERDE, TU LÊCHERAS LE BÂTON !

- DE QUOI ? MAIS JE VAIS LUI PLATRER LA GUEULE À CE CON !

- BEN VAS-Y JE T'ATTENDS ESPÈCE DE PLOUC !

- PLOUC MOI ? PRENDS ÇA ARISTO DE MES FESSES ! »

C'est ainsi que le serveur décrocha une grosse mandale dans la tête de Draco. Celui-ci accusant le coup lui retourna une droite magistrale. S'en suivit un combat sévère entre les deux adversaires, à grands renforts de jurons et de coups de toutes natures (bas, haut, droite, gauches, parties sensibles etc...) tout cela sous l'œil bienveillant de Harry qui se fendait la poire, des passants et des autres clients du bar, qui avaient parfaitement compris le petit tour de la jeune femme (et ne lui en voulait absolument pas) .

o0o

« T'AS FAIT TOUT CE CIRQUE POUR PAS PAYER LA NOTE ?!

- Ben heu...en partie en fait

Draco avait finalement réussi à retrouvé Marine quelques mètres plus loin, après son altercation avec le serveur. Il l'avait d'ailleurs bien rossé se pingouin ! Foi de Malfoy il s'en était pris plein la gueule hahaha. Seul une échimose sur son œil droit, qui laissait supposer une éventuelle défaite pour Harry.

- ET L'AUTRE PARTIE C'ETAIT POUR QUOI EXACTEMENT ?! JE PEUX SAVOIR ?

- Pour t'embêter

- Quoi ! Mais je croyais que l'on devait faire la paix ? » Draco se détourna d' Harry rageusement. «T'es vraiment une belle enflure

- Ça va, ça va je m'excuse. J'aurais pas dû aller si loin. » Harry lui fit ses plus beaux yeux de cockers « Tu me pardonnes ?

- Je... » « Oh mon dieu elle est trop mignonne comme ça...et ses yeux...Oôoooh ses yeux...bon aller, je lui pardonne-NON-elle m'a humilié et...Oôooooh elle est vraiment trop choupie avec cette petite bouche qu'elle mordille...Ooôôooh...Oh non Draco tu es en train de virer pervers. »

« S'il te plaît-heu

- Je...je..arg...bon, d'accord » concéda Draco.

« Merci Drakky »

Harry lui fit un énorme sourire et lui plaqua une bise sonore sur la joue. Au diable ses idées mesquines. A partir de maintenant, il s'achetait une conduite et essaierait d'être neutre ou ami ou heu... bref gentil avec Marine. Il allait bien tenir ses engagements à partir de maintenant. « Wéé, vive moi! Un esprit sain dans un corps avec des seins! Je n'ai jamais connu Draco. Il n'est pas con (enfin si quand même), ce n'est pas un salaud... enfin si quand même. BREF, Draco est pour moi un parfait inconnu que j'ai rencontré par le plus grands des zazards et qui a fait de moi un travelo... Mais quel enculé!»

« Heu... Marine, tu te sens bien?

- Naaan

- Allons bon ça recommence, soupira Draco.

- Je t'interdis de te moquer ; je suis en pleine crise existentielle et c'est d'ta faute!

- Mais oui, mais oui...

- Et j'ai faim.

- On mangera plus tard, il faut qu'on aille chez Mr Loster pour négocier les prix des tissus.

- Whaou, qu'est-ce que c'est intéressant.

- Chut. Tais-toi et suis-moi. »

Harry suivit donc Malefoy en boudant.

« J'ai faim

-...

- Quand est-ce qu'on arrive?

-...

- Draco, j'ai les crocs

-...

- HEY! Malefoy, j'ai la dalle!

-...

- J'AI FAIM!

- BON, BON ÇA VA! »

Draco entra dans le premier restaurant qu'il trouva, voulant arrêter au plus tôt les jérémiades de Marine. Ils s'installèrent dans une alcôve au fond de la salle et Draco commanda deux plats du jour avant que Marine n'ait pu ouvrir la bouche.

« On finira plus vite comme ça.

- Mais tu sais même pas ce qu'il y avait comme plat !

- M'en moque, je mange de tout.

- Pas moi! Imagine, si ça se trouve c'est...-POOF-...des petits pois. »

Harry termina sa phrase les larmes aux yeux en voyant les assiettes où s'empilaient dans leur jus, ces petites choses vertes qu'il abhorrait tant. Pourquoi fallait-il que ça tombe sur le seul légume qu'il n'aimait pas?

« Tu as tort, les légumes sont très bon pour la santé et pour le teint.

- J'aime les légumes SAUF les petits pois.

- De toute façon, c'est trop tard. Mange et tais-toi!, lui ordonna Draco en commençant lui même son plat.

Harry attaqua son escalope de dinde à la moutarde en repoussant le plus loin possible les petits pois dans son assiette.

Draco le regarda faire d'un air blasé, puis continua de manger sans se préoccuper de Marine. Celle-ci, après avoir englouti sa viande en un temps record, regardait maintenant les assiettes des autres clients la bave aux lèvres. Malfoy savourait ses petits pois quand un homme d'âge mûr s'avança vers eux.

« Draco! Quel heureux hasard, je voulais justement vous voir » fit-il en se postant devant lui.

« Moi de même, Mr Simon, j'ai ENFIN trouvé la mannequin qui convenait!

- Très bien très bien. Et puis-je voir celle qui a enfin plu à votre regard ? Demanda Mr Simon, les yeux brillants de curiosité.

- C'est la jeune femme qui déjeune avec moi » répondit fièrement Draco.

Mr Simon regarda l'assiette en face de celle de Draco, puis la chaise vide (en face de l'assiette) mais ne vit personne.

« Ça vous arrive souvent ce genre de petit délire?

- Quoi, mais je...MARINE reviens tout de suite! »

Zut, et lui qui espérait commander une délicieuse choucroute en toute discrétion. Harry revint vers Malefoy en traînant les pieds, adressa un vague bonjour à l'homme qui venait squatter leur table et s'affala sur sa chaise en soupirant. Cela lui valut une œillade noire de Draco auquel il répondit par un superbe majeur dressé dans sa direction.

« Quelle pureté ! Quelle beauté ! Quelle prestance ! Quelle passion à l'état brut !

-...Quelle merde.

-Marine! Ne sois pas grossière. Je te prierai de surveiller ton langage en présence d'autrui » le somma Draco.

« d'autrui je veux bien, mais je suis entouré de gros porcs » (1) « Rabat joie. Pis d'abord je fais ce que je veux » maugréa Harry en boudant.

« Quelle charmante créature ! » s'exclama Mr Simon.

« J'espère que vous êtes ironique en disant cela

- Mais non pourquoi ?

- Oh, juste parce qu'elle est infecte, grossière...

- Arrête, c'est trop, tu me flattes

-...et qu'elle ne tient pas ses promesses.

- Quoi ? Mais je les respecte à la lettre !

- C'est ça, ouais. Tu fais quoi depuis tout à l'heure à part m'énerver et me faire taper dessus? Je croyais que l'on devaient repartir sur de bonnes bases !

- Mais c'est toi, Tu voulais pas me donner à manger » répondit Harry en se remettant à bouder. « D'ailleurs j'ai toujours faim...

- Mais quelle infamie ! Commander donc quelque chose mademoiselle. Vous voulez un plat en particulier ?

- Une chouc...

- Mr Simon ! ne marchez pas dans son jeu

- Mais, la pauvre enfant. A son âge, il faut bien se nourrir !

- Mr Simon, je ne céderai pas » le prévint Draco.

Le brave homme fit un sourire d'excuse à Harry et entreprit d'engager une conversation sur les apports financiers de l'entreprise, le marketing et tout un blabla avec Draco. Si ces deux là étaient à fond dans leur discussion, Harry lui, se faisait chier comme un rat mort au fil de la discussion. De plus, il avait vraiment faim. Il se résigna donc à -Gloups- manger les petits pois. Mais encore fallait-il arriver à les saisir. Chaque coup de fourchette les envoyaient valser sur la table, dans le verre, etc...Il abandonna lorsque tous les petits pois furent hors de son assiette mais aucun dans son estomac. (Y'en a qui sont doués) La mort dans l'âme, Harry laissa son esprit vagabonder. Les contours de la salle se troublèrent, le temps s'arrêta, le monde extérieur n'existait plus. Il était seul, face à son assiette, sa fourchette, son couteau...sa fourchette et son couteau. Tout d'un coup le couteau se changea en avion à réaction, fonçant dans le ciel et évitant les mortels projectiles verts, lancés par la démoniaque Fourchetto-catapulte.

« Oh attention une nouvelle charge de petits pois ! Mon dieu commandant on va tous crever !

- Ressaisissez-vous lieutenant Potter, c'est la guerre ici .

- Vous avez raison capitaine Cuillère, on va les éviter en virant de bord !

''Viiiuiuummmmmmmh Miouhmmmmm Ziiiiiiiiiummmmm TATATATATATA '' Haha ! petits pois de mes deux, vous ne nous aurez pas !

- Haaaaa attention une nouvelle slave !

''SPLOCH''

- Oh mon dieu capitaine nous sommes touchés !

''Paf Paf Paf ''

- Arg ! mon zavion !

- Nous allons nous scratcher !

- C'est crasher lieutenant...

''MiiiiiiiiHIIIIiiiiiiiii''

- HAAAAAAAAAA nous tombons !

''Sproch''

- Les petits pois nous ont encore touchés !

- NOOOON c'est la fin !

''Vihouoummmmmmm''

- Nous allons peut-être mourir mais nous allons emporter cette saloperie de Fourchetto-catapulte avec nous, foi de capitaine Cuillère ! Lieutenant, fonçons sur cette machinerie du diable et occions-la grâce au sacrifice de nos corps !

-Bien parlé mon capitaine ! En avant toute !CHARGEEEEEEER !

''MIIouhmmmmmZviouhmmmmmmmm''

- HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

''CRASH Bim Badaboum Pif Paf Poum ''

- Arg...nous...avons vaincu la...démoniaque Fourchetto-catapulte. Vive...le no-life libre...je...arg

- Pareil lieutenant...je...arg

- Nous sommes morts...

''Couic''

-...

-...

-...

-...

-...

-...

- Heu...Hum.

Harry lâcha le couteau et la cuillère qu'il tenaient toujours dans ses mains et enleva les petits pois qui nimbaient ses cheveux.

-...

-...

- Je...je vais aller aux toilettes »

Harry couru s'enfermer dans ceux-ci, fuyant les mines fixes et ébahîtes de Draco et Mr Simon. Ces derniers avaient la bouche grande ouverte, les gestes suspendus ; complètement éberlués. Ils hésitaient entre le rire et la consternation. Le rire l'emporta finalement lorsqu'ils virent Marine ressortir en trombe des toilettes des hommes et s'enfermer violemment dans les toilettes pour dames. Mr Simon avait les larmes aux yeux tant il riait. Draco, quant à lui, essayait d'étouffer son rire dans sa serviette. Lorsque Harry revint, rouge comme une pivoine, sa seule présence fit redoubler de rire les deux hommes. Mort de honte, il assena une claque derrière la tête de Malfoy qui consentit à retrouver un semblant de calme. Pendant que Mr Simon reprenait son souffle, il expliqua à Marine que finalement ils allaient faire un shooting dans un des nouvelles boutiques du Chemin de Traverse, Mr Simon ayant réglé le problème de Mr Loster, le tisserand. Harry haussa un sourcil, septique à l'idée qu'il y avait vraiment quelque chose de nouveau sur cette allée.

Mr Simon insista pour payer la note et, après les avoir salué d'une poignée et d'un baise-main, prit congé. Harry suivit Draco au dehors en s'essuyant la main sur son pantacourt. Il se demandait bien quel genre de boutique cela pouvait être. Après quelques minutes de marche, Draco s'arrêta finalement et laissa Harry observer librement le magasin. La façade était entièrement recouverte de papiers journaux collés les uns sur les autres sur lesquels étaient installés des boules de lumières multicolores. Un vieux néon rose, sortit tout droit des années 70 clignotait joyeusement, ou peut-être était-ce dû à un défaut d 'alimentation. L'enseigne voulait tout dire « Au moldu fou ». Elle était remplie de gadgets, objets insolites ou normaux moldus, certains transformés ou modifiés magiquement. Harry entra à toute vitesse dans la boutique. « Wahooooou trop cool » L'organisation n'était sans doute pas le comble du gérant. Les étagères croulaient sous les marchandises : Peluches enchantées, Barbies qui marchent toutes seules (et courant après un Ken récalcitrant), des chaines Hi-Fi qui remixaient des chansons, des raquettes de tennis qui s'envoyaient des balles à travers la pièce et une foule de choses plus intéressantes les unes que les autres. Harry distinguait même un rayonnage rempli de traité de ''moldulogie'' : « Comment vivre sans magie » « Les moldus et leurs comportements » « Mes amis les moldus » « A quoi sert un canard en caoutchouc », etc...

« Wahou ils ont même des ordis ! » s'extasia Harry.

« Ooho, je vois ; un connaisseur... »

Un vieux monsieur avait surgi derrière Harry, l'air fou de joie. Un peu impressionné au début par l'excentricité du vieillard et apeuré du fait qu'il s'agissait surement d'un sorcier, il finit par engager une conversation passionnée sur la modification des objets moldus.

Très vite Draco fut complètement largué. Pas que la technologie moldue ne l'intéressait pas, mais presque. Et tel vis faut la placer là sinon tel problème et tel sort est mieux qu'un autre et blablabla. C'était à son tour de se faire chier comme un rat mort...et ce foutu Armando qui n'arrivait toujours pas ! Draco commença à faire les cent pas autour de nos deux protagonistes et soudain la vérité le frappa. Il avait annulé la séance photo. Oups ! Maintenant qu'il se souvenait de ce petit détail, son portable lui fit dangereusement peur. Appeler Armando , c'était courir à une mort certaine. Appeler Véronica, c'était courir à une mort certaine. Il appela donc Fabienne, la priant d'informer Armando que la séance sue le Chemin de Traverse avait finalement lieu et qu'il devait rappliquer illico presto avec son armada.

« Mais vous savez que si vous lancez un glutos et bien se ne sera pas le même résultat que si vous lancier un suprem collum

- C'est pour ça que ça ne tenait pas bien !

- C'est une erreur classique mais facilement contrable. Voyez-vous j'ai apporté quelques modifications à ma voiture et elle marche du tonnerre. C'est pas comme celles agréées du ministère : de vraies épaves !

- Entièrement d'accord, elles n'ont aucune classe. Leurs modifications enverraient la plus belle des voitures à la casse.

- Le pire c'est qu'il y a toujours des glandus pour les acheter, la preuve Mal..

- HEY !VOUS ARRETEZ OUI ?! Mr Torps , venez donc m'aider à aménager l'espace photo.

- Héhé , t'as honte d'avouer que tu t'es fait avoir comme un bleu en achetant ta bouse ?

- Marine, une heure de PC en moins

- KEWOA ? MAIS C'EST DE LA DICTATURE !

- Deux heures.

Quelques minutes plus tard l'espace photo fut aménagé. Seul le photographe manquait. Ils patientèrent donc. Mr Torps se mit à siffloter en se balançant, Draco regardait ses ongles et Harry jouait avec une mèche de ses cheveux (de sa perruque). Il observa plus attentivement le magasin, repérant de ce fait, à quelques centimètres de lui, une game-boy posée sur un présentoir. Ses yeux se gonflèrent d'étoiles et il sourit de toutes ses dents. La bave aux lèvres, Harry s'approcha de la game-boy antique. Vous savez, celle qui est toute grise, épaisse, qui marche avec quatre piles et qui n'a que Tétris en stock. Et bien notre cher no-life (qui n'en était plus vraiment un) la saisie et commença à jouer à grand renfort de ''mut mut '' et d'étincelles magiques. Apparemment, elle ne fonctionnait pas par piles.

''Mut mut zioup mut mut mut tudududu''

« Flips...

- Gloups

- Repose cette chose

- Mais

- Troi...

- OKAY ! »

Harry reposa la game-boy en soupirant tristement et se remit à patienter sous l'œil sévère de Malfoy.

Le bruit caractéristique d'un transplanage se fit entendre et Armando et son armada se révélèrent à leurs yeux. Ils saluèrent poliment Mr Torps et sautèrent tous au cou de Harry qu'ils firent tomber. Armando laissa Marine se faire triturer par son armada pour saisir au vol Draco , qui essayait, en tout bien tout honneur, de filer à l'anglaise. Après s'être copieusement fait injurier et crier dessus, Malfoy remercia le ciel d'être toujours vivant et surveilla le déroulement du shooting.

La séance se déroulait admirablement bien, jusqu'à ce que Armando, faisant fi des protestation de Marine, voulu s'attaquer à ses cheveux. «ON TOUCHE PAS A MES CHEVEUX !

- MAIS ILS SONT TROP LONG STUPIDO ! C'EST PAS LA MER A BOIRE DE CE FAIRE COIFFER OU COUPER LES CHEVEUX !

- Mé-heu Draco dit quelque chose !

- Pourquoi je dirais quelque chose ? Je vois pas pourquoi ça te dér...ahhhhhh oui j'ai compris

- Ben c'est pas trop top ! T'es ramolli du bulbe aujourd'hui ?

- Compris quoi ?

- Yurk yurk yurk

- Mé-heu Draco arrête de rire, c'est pas marrant

- Yurk yurk yurk

- En plus il a un rire à la con

- Yurk yurk yurk-hoc ! Hoc ! Hoc !

- Haha ! Bien fait t'as le hoquet maintenant !

- Bon, c'est pas tout ça mais...MARINE ! REVIENS ICI TOUTE SUITE !

- NOOOOON

- CHOPER LA VOUS AUTRES !

- SIR YES SIR !

- PETRIFICUS TOTALUS !

- HAAAAAAAAA-hahaha-RATÉ NANANANANÈRE-HEU !

-I MMOBILUS !

- ATTENTION A MON MAGASIN !

- WÉÉ ON LA EUE !

- Yurk yurk Hoc ! Yurk yurk

- PITIÉ JE FERAI TOUT CE QUE VOUS VOULEZ MAIS LAISSEZ MOI ALLER CHEZ LE COIFFEUR ! M'TOUCHEZ PAS !

- Pourquoi chez le coiffeur ? Line et Asha ne sont pas assez bien pour toi ?

- S'il vous plait...

- Heu...Armando, il serait préférable d'accéder à sa requête.

- Oh merci Malfoy ! Pitier Armando, vous pourrez me coiffer autant que vous voudrez après mon retour

- Mais, c'est que... »

Harry lui fit sa mine de chien battu et Armando, ne pouvant résister, concéda à ce que Marine aille chez le coiffeur MAIS accompagnée de Draco.

Harry retrouvant sa motricité, suivit Draco chez le salon de coiffure jouxtant le magasin. Tout gêné lorsque la visagiste lui demanda ce qu'il voulait, il se réfugia derrière Draco en rougissant et ne se décolla plus de lui. Celui ci ayant comprit le pourquoi de cette gène (enfin en partie) demanda à la jeune femme une potion pour une pousse accélérée des cheveux. Il faillit avoir une crise cardiaque lorsqu'elle lui annonça le prix, surtout que les effets ne duraient que 36 heures. Mais Marine lui promit de le rembourser. Il paya donc les trente et un gallions et sortit entraînant Marine à sa suite.

Harry fila dans les toilettes du « Moldu fou » sous le regard pressant d'Armando. Il enleva sa perruque et avala cul sec le contenu de la minuscule fiole. Aussitôt ses cheveux s'allongèrent jusqu'à ses genoux. Il soupira . Finalement il allait bien devoir se remettre entre les mains de Line et Asha, mais il fallait absolument qu'il garde une mèche assez grande pour cacher sa cicatrice en toute circonstance. Dur dur d'être une célébrité. Comme son PC lui manquait. Il balança un poing rageur dans le mur et sortit affronter sa séance de torture pour pouvoir avoir enfin sa dose de technologie.

Harry vécu de nouveau un séance de photo épuisante et il n'avait, encore cette fois-ci posé qu'avec une seule tenue. Sa seul compensation avait été que Malfoy n'avait pu se débarrasser de son hoquet. Il y avait peut-être une justice dans ce bas monde !

Il sortit du magasin et attendit patiemment que Draco finisse de régler certains détails techniques avec Armando.

« Hey m'dame ! tu me signes un autographe ? »

Harry se retourna d'un bloc et se mit à regarder de tout côté, essayant de déterminer d'où provenait la voix. Un tiraillement sur son pantacourt lui fit baisser la tête et il aperçu un petit garçon accroché à lui, le regardant avec de grands yeux. Qu'est ce qu'il lui voulait cet avorton ?

« -Sssh- dégage le gnome.

- Chuis pas un gnome !

- Barre-toi le nain

- Chuis pas un nain !

- Dégage-heu

- J'veux un autographe !

- Et pourquoi tu veux un autographe ? » demanda Harry surprit.

« Ben ma môman elle a plein de magazines avec vous dessus.

- Ke-woa ? Mais c'est pas possible ! Je viens à peine de débuter les séances photos ! Tu dois te tromper mon bonhomme. Aller, soit un gentil garçon et va rejoindre ta maman.

- Non ! J'veux un autographe !

- Non ! J'veux pas !

- Mais...vous êtes une vraie fille ?

- Hein ? Bien sûr que oui !

- Pourtant tu lui ressembles vachement .

- De-de quoi, enfin de qui tu parles ?

- Ben de Harr-SBAF-...

- Ne...prononce...pas...ce...nom »

Harry empoigna le charmant bambin et le tira dans un espace à l'écart.

« C'est bien vous ?

- Oui...NON !

- Pourquoi t'es déguisé en fille ?

- Ben...heu

- Rhôôôô t'es pédé...

- Mais non p'tit co-petit. Je..heu...je suis en mission d'infiltration.

- Rhôôôô trop bien

-Voila. Maintenant tu dégages, je dois finir ma mission.

-Non

- Grrrrrrr

- Sinon je le dis à tout le monde !

- Dire quoi à tout le monde ?

- HIIIIIIIIIIIIIIII ! Malfoy ?

- Dire quoi à tout le monde ?

- Ben que c'est Ha-SBAF!

- OKAY ! OKAY , j'te le signe ton putain d'autographe !

- Un autographe ?

- Ça va hein, aucun commentaire »

Harry signa vite fait le parchemin à l'horrible mouflet qui, après avoir récupéré son bien, s'en fut rejoindre sa mère. C'est alors qu'une voix familière ce fit entendre.

« Malfoy ?

- Tiens, salut ! Ça boom ? »

Devant lui, sous ses yeux médusés, Draco et Hermione se serraient la main et commençaient à discuter cordialement, voire même amicalement. Cela méritait une explication.

« Attends Hermione. Tu peux m'expliquer pourquoi tu es en si bon terme avec Draco ?

- Ho ho, Mais c'est notre chère Marine...tu l'appelles déjà Draco ? » Fit Hermione avec une voix d'où perçait l'allusion que Harry et Draco était peut-être plus que copain-copain. Mais Harry, en bon innocent qu'il est, ne releva pas. Draco en revanche, garda cette idée dans un coin de sa tête. Il est vrai que Marine était vraiment mignonne et retranscrivait toutes ses attentes par rapport à la gente féminine : un visage captivant, des courbes généreuses, des fesses superbes. Il se demanda pourquoi il n'avait pas déjà commencé à lui faire des avances surtout que son contact était loin, très loin, d'être désagréable. Draco eu un sourire en se remémorant la petite scène dans l'ascenseur. Mais quelque chose le retenait ; un sentiment de familiarité, de mystère. Marine était un mystère. Il attendrait, pour l'instant, de résoudre une partie de ce délicieux mystère avant de faire de Marine sa ''proie''. « Yurk yurk yurk

- Qu'est ce que t'as à rire toi ?

- Rien ma chère, je me disais juste que vous étiez extrêmement à votre avantages avec votre nouvelle coiffure.

- Mais c'est vrai ça ! Marine, tu t'es fait des couettes ! » Hermione s'avança vers Harry pour lui prendre les deux couettes qui encadraient son visage. Elle avait un sourire goguenard et la victime, rouge comme une tomate, enleva les mains d'Hermione des ses cheveux et défis ces horribles couettes qui lui donnaient l'air d'une gamine.

« Mais fallait pas ! T'étais trop choupie avec !

- Hermione, si tu continues à te foutre de ma gueule...

- Flips !

- Oui Draco ?

- Viens un peu par là.

- Mais pourquoi ?

- Viens »

Harry s'approcha de Malfoy qui, passant derrière lui, entreprit de lui faire une queue de cheval. Ses longs doigts prirent avec délicatesses les mèches de cheveux sombres, les ramenant en arrière, non sans effleurer au passage le cou de Harry, qui, à son grand désarroi, lui envoya des frissons dans tout le corps.

« Il n'a pas le droit de faire ça. C'est inhumain d'avoir un tel doigté...si habile...si délicat...qui masse divinement bien »

Draco en avait profité pour descendre ses mains sur les épaules de Marine et lui faire un tout petit massage pour qu'elle se détende...et prolonger le contact. Le résultat était à la hauteur de ses espérances. Marine se blottit contre lui, laissant sa tête reposer sur son torse, un sourire béat sur les lèvres, ronronnant de plaisir.

« Ah, ben je pensais pas que les massages lui faisaient tant d'effets » dit Hermione en s'approchant, curieuse, de Harry.

« Moi non plus. Mais c'est bon à savoir pour la calmer.

- Oui, sans doute.

- Elle a l'air partie dans son petit monde

- Rempli d'ordis sans doute...

-...Oui, sans doute »

Harry était sur son petit nuage. Ces mains expertes l'avaient emmené très haut dans le ciel. Ses pensées se bousculèrent soudainement dans sa tête, et il eut un flash (en quatre couleurs houhou houhou) révélateur. Il s'écarta brusquement de Draco et se planta devant Hermione les yeux plissés.

« Mais au fait j'y pense, Hermione... d'où tu sais que je m'appelle Marine, hum ?

- Euh...

- C'est drôle mais, vois-tu ma maison a mystérieusement été privée d'électricité et mes appareils, si chers à mon cœur, se sont vus tombés en panne.

- Ah bah c'est pas de bol !

- Comme tu dis, mais le pire, c'est que Malefoy, qui est à l'origine de ce coup monté, m'a avoué avoir un complice... qui lui a donné mon adresse...qui lui a fait part du terme ''no-life'' pour reprendre TES termes, ma chère Hermione. Une brillante sorcière comme toi ne se serait pas associée à ce genre de bassesse ?

- Moi ? Naaaaan

- Hermione ?

- Oui ?

- J'VAIS T'PÉTER TA GUEULE !

- Yerk yerk yerk, tu l'a cherché !

- MAIS JE VAIS TE ME LA...

- Voyons MARINE ait un peu plus de respect envers ta MEILLEURE AMIE, qui sait quelles choses elle POURRAIT révéler » déclama Hermione, la menace à peine voilée.

« Quelles choses ? » demanda innocemment Draco.

Harry se glaça d'effroi.

« Tu...tu n'oserais pas

- Oh que si chère MARINE. Et pour toutes ces années de no-life attitude, tu vas payer... oh oui tu vas payer » psalmodia Hermione

« Mais quelles choses enfin ?! Vous arrêtez de parler comme si je n'étais pas là ? C'est énervant à la fin ! » explosa Malfoy

« TOI ON T'A PAS SONNÉ BLONDASSE !

- Quoi ! T'as de la chance d'être une femme sinon je t'aurais déjà mis mes deux poings dans la gueule !

- Bon ben moi je m'en vais » Hermione prit la poudre d'escampette, en espérant que le plan de ''dénolifisation'' marcherait comme prévu. Enfin, apparemment, Harry arrivait à sortir de chez lui et à communiquer avec des gens. C'était plutôt encourageant.

o0o

Harry et Draco retournèrent à la voiture en continuant de se prendre le chou.

« ... Mais t'es pénible à la fin ! Tu ne fais aucun effort pour améliorer notre relation !

- Notre ''relation'' ? Non mais j'hallucine ; et puis occupe-toi de tes fesses !

- Il faut jamais regarder derrière soi

-...Ah la réplique à deux Mornilles aha aha aha

- Tu peux parler toi avec tes jeux de mots pourris et ton comportement puéril. On dirait un gosse de sept ans !

- J'me suis fait la même remarque à ton sujet quand t'es monté dans ma voiture !... Tiens, ça me fait penser que je n'ai pas désinfecté Jojo le pingouin

- Jojo le ...Okaaaay... On voit la mentalité

- Je t'emmerde tafiole !

- De quoi ?

- Rhaaa, j'ai dit « barre-toi tafiole » ça...euh non en fait on retourne vite chez moi, je veux ma paye »

o0o

Le retour se fit dans un étrange silence. Malfoy ne pipait mot et Harry trépignait d'impatience en imaginant tout ce qu'il pourrait faire sur son ordinateur en arrivant. Lorsque Draco se stationna devant la maison, Harry bondit hors de la voiture et s'empressa d'aller l'ouvrir, laissant une brise estivale gonfler ses rideaux. Mais à peine eut-il ouvert tous les volets, une réalité le frappa : sa maison était vraiment un gros -et il faut pas négliger le GROS- bordel. Même en chantant cela aller lui prendre des heures. Et le temps, c'est des heures de PC. Il lui fallait de l'aide : Malfoy ! Sauf que, vénal comme il était, il demanderait ENCORE quelque chose en compensation. Remarque, il dépendait déjà de lui pour son électro-ménager, son espace vital et son salaire. Que pouvait-il demander d'autre ?

« Dracooo !

- Pas la peine de crier, je suis derrière toi » lui fit-il remarquer en se massant les oreilles.

« Je me demandais si par le plus grand des hasards, tu ne voudrais pas m'aider à ranger la maison ?

- Je ne suis pas responsable de la déchéance de ta demeure

- En fait, si... en parti. Tu es la cause de mes crises de nerf, avec Hermione bien sûr, et de ce fait, tu DOIS m'aider à tout ranger. »

Draco haussa les sourcils devant la logique de Marine.

« S'il te plaît Draco. Je ne connais aucun sort ménager !

- Et ''WOKETI POKETI WOK'' ?

- Qui t'as parlé de ça ? Demanda Harry en rougissant furieusement » Question stupide : Hermione. Malfoy allait se moquer de lui.

« Oh la honte » Hermione allait vraiment souffrir. Il balbutia, essayant de trouver une justification tangible mais Malfoy le prit de court lorsque, ne prêtant aucunement attention aux propos sans queue ni tête de Marine, jeta plusieurs sorts à la suite. Aussitôt toute la maison commença s'auto-nettoyer. Les livres volaient, les objets tournoyaient, tout se baladait, l'époussetait. Au bout de dix minutes, la maison brillait comme un sous-neuf et chaque objet était à sa place;. Harry avait la la mâchoire explosée sur le sol. Il fallait A-B-S-O-L-U-M-E-N-T qu'il apprenne à maîtriser ces sorts.

« Wow, trop la classe... » Il se dirigea vers la cuisine « Ça fait même le tri sélectif !

- Oh, juste quelques sorts de mon invention

- Rhooo trop fort !

- Oui, je sais...

-...

-...

- Je peux avoir mon quota maintenant ?

- Quel quota ? » demanda innocemment le blond.

« MALFOY-HEU

- Ah oui, c'est vrai, ton PC...

-OUIII !

-... Mais, j'ai déjà activé la télécommande.

- B... TU POUVAIS PAS LE DIRE PLUS TÔT ?

- Non. »

Harry préféra ne pas relever et traîna Draco dans son salon pour qu'il puisse enfin finir de jouer à Raven's City.

« Oh mon p'tit Bernie n'à moi ! Tu m'as tellement manqué »

Il serra son ordinateur dans ses bras avec tendresse, sous le regard perplexe de Malfoy. Finalement, voyant que Marine commençait à pianoter joyeusement sur les touches, il s'installa dans un fauteuil à proximité et continua le livre qu'il avait commencé la veille. Très vite, il fut prit dans l'intrigue et s'immergea totalement dans sa lecture.

o0o

Harry se laissa retombé dans son siège. Ça y est. Il avait fini. Fini le jeu le plus culte de tous les temps. The best of the best. Un sourire niais sur les lèvres, il s'étira et commença à suçoter une mèche de sa frange. Il n'avait pas voulu céder sur ce point. Armando avait certes coupé ses cheveux en un joli dégradé mais sa frange restait et resterait tombante sur son visage. Il avait toute la partie gauche masquée par celle-ci. Il n'aurait même plus besoin de maquillage ! Harry se retourna sur son siège et son regard se fixa sur un Draco en train de lire, confortablement installé. Il se renfrogna en constatant que Malfoy avait encore squatté son fauteuil préféré. Connard. Mais ses pensées changèrent soudain. Harry se surprit à observer attentivement Draco. Son visage, ses longs doigts, ses cheveux un peu trop longs qui retombés devant ses yeux. Il devait admettre que Malfoy avait effectivement bien changé depuis Poudlard. Sa transformation en jeune fille lui avait au moins permis d'approcher Draco en parfait inconnu. Grâce à cet anonymat, il avait, en quelque sorte, redécouvert Draco. Les changements qui s'étaient effectués en cinq ans étaient impressionnants. Malfoy était finalement devenu un parfait adulte. Aussi bien moralement que physiquement. Il était certes toujours aussi fourbe, arrogant, imbus de lui même, blond mais il avait murit et réussi à se faire une place dans la société par ses propres moyens. Il ne faisait plus de discrimination envers les moldus, mieux, il travaillait avec eux et semblait véritablement les apprécier. Peut-être était-ce dut à sa passion pour le commerce et la mode. Celle moldue avait des perspectives beaucoup plus vaste que celle sorcière.

Draco ne portait plus que les créations de ''Hedera musicae'' sans mettre par dessus les éternelles robes et semblait affectionner les pantalons moulants qui laissaient entre-apercevoir ou imaginer bien des choses. Choses que Harry trouvait extrêmement plaisantes à observer à la dérobé et qui rendait Malfoy extrêmement attirant-NON-pas attirant. Harry rougit de ses pensées. Il venait de s'avouer qu'il matait sans vergogne Draco depuis le début. Et en plus il l'avait laissé l'embrasser sans jamais lui mettre sa main dans la figure. Oh mon dieu...Harry se prit la tête dans ses mains et se tortilla sur son siège. « Non-non-non-non-non je ne peux pas penser ça. Draco n'est pas attirant, c'est un garçon trop con et trop moche qui...être un garçon devrait être un argument suffisant » Mais en y repensant, Malfoy massait divinement bien...et il avait vraiment les lèvres douces... « Non-non-non-non-non je n'ai jamais pensé à ce que je viens de penser ! Je suis tout à fait dégouté que Malfoy ai posé ses lèvres contre les miennes, si chastement, que cela aurait très bien put être un rêve. Mais c'était tellement doux que je me souviens que c'était trop bon, même si ça n'a duré qu'une fraction de seconde et HAAAAAAAAAAAAAAAA non-non-non-non-non Je n'ai pas pensé ce que je viens de penser ! Oh mon dieu.. » Harry, cramoisi, s'enfonça la tête dans un coussin en se secouant de gauche à droite en signe de négation.

« Quelque chose ne vas pas ? »

Draco avait reposé son livre et ce tenait derrière le siège de Marine, un air à la fois interrogateur et légèrement inquiet sur le visage. Harry sortit la tête de son coussin et la releva pour voir Malfoy. Le seul fait de le regarder lui donna des papillons dans le ventre et il appliqua la politique de l'autruche, en replongeant la tête dans son coussin pour masquer sa gène, son teint d'écrevisse et peut-être un peu..sa peur ? Draco demeura un bref moment indécis sur la conduite à adopter face à Marine et voyant qu'elle ne lâchait toujours pas son coussin, décida de partir à la recherche de denrées à se mettre sous la dent. Il constata rapidement que Marine n'avait strictement rien de comestible dans sa demeure. Même pas la plus petite chocogrenouille. Avisant le numéro d'une pizzéria sur le téléphone de Marine il passa une commande de deux « pizza royale » avant de revenir dans le salon. Marine l'y attendait, tenant une cassette vidéo dans la main. « Hum..Je-je voulais regarder une cassette et je me demandais si tu-tu voudrais la regarder avec moi » Harry se gifla mentalement pour n'avoir pas réussi à s'empêcher de bégailler et de rougir comme une adolescente. Malfoy, quand à lui, semblait surprit. Finalement il acquiesça avec un sourire et demanda le titre de la VHS.

« Merlin l'enchanteur ?

- Oui, je ne pense pas que tu l'ai déjà vu.

- Non c'est vrai. Mais ce n'est pas ce dessin animé où il y a la fameuse chanson qui te sert pour ton ménage ?

- Heu...si

- D'accords, met la.

- Youpie ! »

Harry alluma la télé, mit la cassette dans le vieux magnétoscope et se jeta sur le canapé, invitant Draco à venir le rejoindre. Le seul hic est qu'il n'avait pas prévu qu'être assis à deux sur un canapé deux places les rendraient aussi proche. Harry enleva ses ballerines et replia ses jambe sous lui. Se collant au maximum contre l'accoudoir il lança le film avant de se relever vivement et de partir fermer toute la maison. Quand il revint seul l'écran éclairait la pièce et Draco semblait captivé par le film. Harry allait s'assoir lorsque la sonnette retentit. Il alla ouvrit et se retrouva avec deux pizzas à payer au nom de Marine Flips. Il mit cette livraison sur le compte de Malfoy et retourna dans le salon en faisant un détour par la cuisine pour prendre de l'essuie-tout et une carafe d'eau. Il déposa le tout sur la table basse devant la télé et ils commencèrent à manger en regardant le film. Fatalement vint le moment ou Merlin doit faire ses bagages. Harrry eut toute les peines du monde à se retenir de chanter, surtout que Draco le regardait du coins de l'œil. Malgré tout il articula silencieusement toute la chanson en se trémoussant sur le divan.

o0o

« Il va falloir que j'y aille

- Mais le film n'est même pas terminé !

- Le jour tombe et je voudrais rentrer chez moi avant qu'il ne fasse totalement nuit

- Ben pourquoi ?

- Ma, hum...ma voiture n'est pas équipée de phares

- Whaahahahaha l'arnaque !

- Oui bon ça va ! Aller a plus !

- Mé-heu...le film !

-T'as qu'a le regarder tout seul

-T'es con ou tu le fait exprès ?

-Ah oui c'est vrai j'oubliais...

-Tu pourrais me prêter la télécommande » Demanda Harry avec des étoiles dans les yeux.

« Mais bien sûr...rêve ! »

« Caramba, encore raté »

« Hey ! Mais t'as qu'a dormir ici. Comme ça t'as pas besoin de rentrer chez toi et on peut finir de voir le film ! »

Draco resta un moment pensif. Pourquoi pas après tout, il n'avait personne qui l'attendait dans son manoir et il mourrait d'envie de finir de regarder le film. Avec un peu de chance il pourrait mettre à profit se séjour inopiné pour draguer Marine...peut-être même la surprendre sous la douche héhéhé. Il accepta donc la proposition de Marine, qui fut enchantée de sa décision.

Lors d'une ''pause pipi'' peut avant la fin du film, Draco trouva la baguette de Marine bien posée en évidence sur un meuble à proximité de la cuisine . Il eut alors l'idée mesquine de la cacher, rendant ainsi ses futures tentatives de séduction beaucoup moins périlleuses et dangereuses ; qui sait quels sort redoutables Marine maîtrisait ? Il sortit silencieusement de la maison avec la baguette à la main, qu'il mit dans la boîte à gants de sa voiture avant de revenir, tout serein, voir la fin du film.

o0o

« T'as aimé ?

- Oui, j'avoue que c'était assez plaisant. Les moldus ont vraiment une imagination débordante pour peindre ainsi le grand Merlin.

- C'est pour les enfants. »

Harry et Draco étaient dans dans la cuisine, jetant les emballages vides des pizzas et lavant les verres utilisés.

Draco ne put s'empêcher de lancer une petite pique lorsqu'il vit Marine commencer la vaisselle à la main.

« Tu ne crois pas que cela serait plus rapide avec un sort ?

- Ben...si, attends je vais chercher ma baguette »

Draco ricana lorsqu'il la vit revenir bredouille, l'air complètement paniquée.

« Onm'avolémabaguetteoujel'aipauméemaisdanstoutlescasjel'aiplusetc'estunecatastropheaumondieujesuisdanslamerde

- Mais non, ce n'est qu'une baguette. Après tout, tu t'es bien passée de la magie jusque là, non ?

- Non ! Je m'en servait ! Comment je vais faire maintenant pour changer ma v.. » « Oh mon dieu, ma voix ! Qu'est ce que je vais faire !! Oh mon dieu, oh mon dieu ! »

Harry commença à dramatiser et imaginer les pires scénarios imaginable, notamment un ou il se faisait courser par un des caniche nain de Mrs Johnson, sans possibilité d'envoyer le royal canin valser dans un arbre (ne riez pas, cela lui était déjà arrivé)

« Et si il m'arrivait un truc ?

- Que veux tu qu'il t'arrive ?

- Et si tu décidais de m'attaquer ?

- T'attaquer...mmh, quelle idée toute à fait plaisante » Draco regarda Harry avec des yeux malicieux.

« Malfoy, arrête de me regarder comme ça tu me fait peur.

- Peur . Mais il n'y a aucune raison d'avoir peur.

- Recule

- Pourquoi ?

- Ne t'app... » Harry fut brusquement plaqué contre le mur de la cuisine, Draco pressé contre lui. Il déglutit bruyamment en ne put empêcher le rouge de lui monter aux joues.

« Tu...tu peux me laisser partir ? » bégaya Harry.

« Non »

« Oh misère, s'en ai fini de moi »

« Tu ne m'as pas remercié d'avoir rangé ta maison.

- Je t'ai dit merci !

- Ce n'est pas suffisant »

Draco posa ses mains de chaque côté de la tête de Marine pour éviter qu'elle ne s'enfuie et plongea son regard dans les yeux écarquillés de sa prisonnière.

Harry était pétrifié. Il n'osait esquisser le moindre mouvement. Les deux perles grises le fixait avec tant d'intensité, qu'il était bien incapable de détourner le regard. Elles le fascinaient. Harry se détendit. Il était partit dans les tréfonds de sa pensée. Il s'immergea dans ces deux immensités grises et doucement, voulant les observer de plus près, rapprocha son visage de celles-ci.

Draco, ignorant que ces yeux étaient la cause de tant de fascination, pensa que Marine voulait tout simplement l'encourager à aller plus loin. Ce qu'il fit. Il passa une main sous la nuque de la jeune fille et l'attira à lui. Il passa sa langue sur la lèvre inférieure de Marine et, voyant qu'elle ne reculait pas, posa ses lèvres sur les siennes.

Notre rêveur retomba ainsi dans la réalité : Malfoy l'embrassait. Il était tellement abasourdit, qu'il laissa Draco glisser sa langue entre ses dents et venir taquiner sa langue pour engager un ballet endiablé. Harry était en train de perdre pied. Il n'avait jamais, mais alors jamais put résister à un baiser. Et celui-ci était divin. Il laissa donc de côté toute sa morale et noua ses bras autour du cou de Malfoy, répondant avec ardeur à ses baisers.

Deux ans. Deux ans qu'on ne lui avait rien fait ! Parce que, en dépit de ses protestations envers Hermione, il n'avait bel et bien eu aucun rapport avec quelqu'un depuis le début de sa no-liferie. Si cela ne l'avait pas dérangé pendant tout ce temps, aujourd'hui, à cet instant précis, Harry sentit deux ans de désir charnel inassouvi remonter à la surface et prendre le contrôle de son corps. Il se colla avec force à Malfoy, plongeant ses doigts dans les mèches soyeuses, les caressants (les ébouriffants en fait, vu la force qu'il mettait à la tache).

Draco, lui, était aux anges. Marine avait l'air d'avoir le sang chaud. Cette perspective lui plaisait. Il s'enhardit et passa ses mains sous le T-shirt de Marine, caressant son dos, puis déviant pour remonter jusqu'à sa poitrine.

Harry était électrisé par le contact des doigts de Draco sur sa peau. Ses mains expertes qui lui envoyaient des frissons dans tout le corps, mains qui migraient vers son nombril, mains qui remontaient pour toucher son soutien-gorge. Harry repoussa brutalement Malfoy et bondit en arrière pour mettre le plus de distance possible entre eux. Se faisant, il se cogna la tête contre le mur. Il s'accroupit, tenant sa tête entre ses mains, voyant trente-six chandelles.

« Aï-heu »

Draco voulut l'aider mais Harry se releva d'un bond et, jetant par dessus son épaule « la chambre d'amis, c'est la deuxième porte à droite à l'étage », courut s'enfermer dans sa chambre.

Ils avaient frôlé la catastrophe. Une seconde de plus et Malfoy découvrait le pot-aux-roses. Une seconde de plus et il découvrait sa fausse poitrine.

Harry se mit en pyjama et se glissa dans son lit, remontant au maximum la couette sur son visage. Il n'en revenait pas. Il avait embrassé Malfoy, pire : il c'était jeté sur lui. « Oh la honte ! » Harry disparu sous les couvertures, rougissant des pieds à la tête. Il passa une main tremblante sur ses lèvres, se remémorant involontairement les sensations éprouvé lors des baisers. Il sentit alors un afflue de sang se diriger vers l' endroit qui faisait de lui un homme, un vrai, un pur, un dur...lui faisant avoir un magistral érection. « Oh mon dieu !oh mondieu ! Oh mondieu ! j'arrive pas à le croire...je bande en pensant à Malfoy »

Prenant conscience de la ''dure'' réalité des choses, il s'appliqua à faire baisser sa ''tension'' (2)

o0o

Une fois ''soulagé'', Harry reprit tant bien que mal un souffle régulier et chercha sa baguette à tâtons pour nettoyer son "petit instant d' égarement'" . Il se souvint alors qu'il n'avait plus sa baguette. Il sortit rageusement du lit et, après s'être changé et replacé la housse de couette, fut prit d'une brillante idée.Il sortit de sa chambre et avança, pour ne pas troubler le silence de la maison, sur la pointe des pieds en direction de la chambre où reposait Malfoy.

Harry se glissa furtivement dans la chambre d'ami avec l'intention de subtiliser la zapette à Draco pendant son sommeil. Il s'approcha lentement de la chaise ou reposait les vêtement de Draco, juste à côté du lit. Petit pas par petit pas, Harry se rapprocha le plus silencieusement possible, se retenant de respirer et suant à grosse gouttes. Il tendit une main tremblante vers les habits, lorsque soudain :

« T'as besoin d'un câlin ? »

Harry se figea et tourna lentement la tête vers Malfoy, qui, plus réveillé que jamais, le regardait avec un air aguicheur tout en ouvrant les couvertures, en une invitation muette.

« HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII »

Poussant un pur cri d'horreur, Harry s'enfuit de la chambre en claquant la porte et, après avoir barricadé la porte de son antre, fila se cacher sous ses couvertures, le cœur battant la chamade.

Draco ricana en voyant la jeune femme partir comme une fusée. Il étouffa un bâillement, et , se recouchant convenablement songea un instant que Marine semblait avoir beaucoup moins de poitrine. Enfin, cela était sans doute dû à l'obscurité.

o0o

Le lendemain matin, Harry descendit prendre son petit déjeuner en rasant les murs. Avec un peu de chance, Malfoy ne serait pas levé. Mais à dix heures du matin, c'eût été étonnant. Harry avait donc réagraphé sa fausse poitrine sous son T-shirt et enfilé un short à la va-vite.

Arrivé sur le seuil de la cuisine, il sentit une bonne odeur de chocolat chaud envahir ses sens, suivit d'un appétissant fumé, qu'il attribua à de la viennoiserie. La bave aux lèvres, Harry entra dans la cuisine, prêt à se jeter sur tout ce qu'il pouvait y avoir de comestible, lorsqu'il aperçu Malfoy, qui remuait le contenu d'un casserole en sifflotant d'un air joyeux dos à lui. Le regard d'Harry glissa vers la table de la cuisine. Deux assiettes et bols reposaient dessus, accompagnée de ce qui semblait être une carafe pleine de jus de citrouille. Une myriade de petits pots de confiture ne demandait qu'à être étalés sur le contenue de la corbeille qui trônait au centre de la table et qui contenait des croissants, petits pains et autres chocolatines (3) , semblant tendre les bras vers Harry. Évidemment, seul Draco avait put préparer ceci. Les placards d'Harry étaient vides. Soit Malfoy avait fait des courses et était revenue ensuite, soit il avait commandé à l'épicerie. Dans tout les cas, il était encore dans sa demeure, dos à lui...exposant sans aucune pudeur ses courbes si bien dessinées : Sa nuque, exposée aux regards indiscrets, son dos : recouvert par une fine chemise blanche, ce jeans : moulant si parfaitement ses jambes et encerclant délicieusement ses deux merveilleuses fesses rebondies qui...Harry se gifla mentalement, refoulant les pensées peu catholique qui lui venaient à l'esprit(à savoir allonger brutalement Malfoy sur le sol et lui faire subir les pires outrages) . Il s'assit prestement à la table pour que Draco ne discerne pas le léger renforcement qui déformait son short et attrapa un croissant, le noyant sous la confiture avant de mordre à pleines dents dedans, sans quitter des yeux le postérieur si alléchant de Malfoy.

« Bonjour, bien dormi ? »

Harry avala de travers et eu une quinte de toux monumentale jusqu'à ce qu'il boive d'un coup son verre remplit de jus de citrouille.

« Tousse-tousse...ruhm..oui, j'ai bien dormi...uhm...et-et toi ?

- Super... » Draco s'assit en posant la casserole de chocolat sur la table. « ...dommage que t'eu ne m'ai pas rejoint, c'eût été beaucoup plus confortable. » ajouta-il d'un ton neutre.

Harry recracha sa bouchée sur le coup de l'émotion et fit pris d'une nouvelle quinte de toux. Essayant de la calmée, il se servit rapidement du chocolat qu'il essaya de boire : il se brûla malheureusement la langue, ayant oublié dans la précipitation que le breuvage venait juste d'être retiré du feu, et lâcha le bol qui vint se briser sur la table, y répondant son contenue. Les yeux humide et les joues rappelant la couleur de la confiture de groseille qu'il avait malencontreusement recraché partout, il marmonna un vague « désolé » et entreprit de réparer ses bêtises.

Draco était resté figé tout au long de la scène, sa tasse à mi-chemin entre sa bouche et son assiette. Il la reposa finalement et vint en aide à la pauvre Marine qui, sans baguette, avait bien du mal à se dépêtrer. Il lança un ''recurvite'' et un ''réparo'' avant de se tourner vers la jeune femme, qui murmura un timide merci.

« Ôôoooh elle est trop mignonne quand elle rougit »

Draco se fixa sur le visage de Marine. Plus précisément sur la confiture qui avait coulée à la commissure de ses lèvres, lèvres légèrement écartées qui dévoilaient une petit bout de langue rose. Lorsqu'elle se tourna vers lui, il n'y tint plus et, prenant son visage entre ses mains avec une infinie douceur, entreprit de lécher la si délicieuse confiture. Une fois chose fait, il s'attarda pour redessiner avec sa langue les contours des lèvres pulpeuses pour finalement dévier et rejoindre sa consœur.

Il eut été injuste qu'il ne soigne pas convenablement cette petites langue meurtrie, non ? Un gémissement s'échappa des lèvres de Marine et Draco s'appliqua à sucer, aspirer, lécher consciencieusement ce petit bout de chair. Mettant fin au baiser, il s'écarta légèrement et plongea son regard dans les yeux de Marine.

Le regard de la jeune femme exprimait une béatitude sans nom. D'ailleurs un immense niais vint orner ses lèvres.

Draco sourit et lui déposa un petit bisou sur le front, la faisant soupirer de contentement. Il ne peut empêcher un rire discrets s'échapper de ses lèvres. Marine était repartit sur son petit nuage et avait tout de l'imbécile heureuse : les yeux dans les vagues, les lunettes de travers, un sourire niais sur le visage, les cheveux à moitié détachée, les bras ballants et les jambes légèrement fléchies. Draco allait passer à la vitesse supérieur lorsque son portable sonna, rompant l'instant magique. Ah, les joies de la technologie !

« Allo

- Draco ?

- Oui ?

- C'est Fabienne, t'aurais pas oublié quelque chose par hasard ?

- Heu...non, je sais pas, pourquoi il y a un problème ?

- Nan, tu crois ? Attends je vais te mettre sur la piste : il est dix heures trente

- Oui, et alors ?

- On est mardi

- Oui et alors ?

- Ça commence par un T et sa finit par un L

- Gnéé ?

- Okay...autre chose : Ça commence par un A et ça finit par un O

- Un A et un O ? Ben je sais p-ARMANDO ! MERDE ! LE SCHOOTING, IL VA ME TUER !...

- Ben oui la c'est clair...

- J'ARRIVE TOUT DE SUITE ! »

Il raccrocha derechef et empoigna Marine qui protesta mollement.

« Et mon petit-déj ?

- Pas le temps !

- Mais... »

-CRACK-

Draco les avaient fait transplanner directement dans le bureau d'Armando.

« Mais je me suis pas préparée !

- On va le faire pour toi !

- Mais je suis pieds-nu !

On s'en fout, tu va devoir porter ce qu'on te donne de toute façon.

- Mais-heu...

- DRACOOOO !

- Oups, Armando

- DRACO !

- Re-oups Véroniqua

- HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA LA FOLLE AU ROUGE À LÈVRES !

-CRACK-

- LE FOURBE ! Il s'est barré !

- LE LÂCHE, il s'est cassé !

- Pourquoi il est partit sans mohaaaaaaaaa ?!

- Oh, Marine ! On attendait plus que toi ! Cette fois ce serra de l'intensif, on n'a plus de temps à perdre. Il faut que tu portes dix tenues différentes avant ce soir !

- Kewa ? DIX TENUES !

- Et faudra qu'on coupe ces cheveux

- Mais...

- SI,si.

- NOOOOOOOOOOOOOOOOooooooooooooon... »

o0o

19h03 : Draco entra sur la pointe des pieds dans le hall désert.

Un coup d'œil à droite, un coup d'œil à gauche : personne.

Il se permit de souffler et se dirigea vers les ascenseurs, lorsque quelque chose retint son attention. Dans la cafétéria, une forme indistincte, dans un T-shirt et un short ressemblant à s'y méprendre avec un pyjama, les pieds nus était avachie sur une table, entourée d'un nombre incalculable de bouteilles bierreaubeurre vides. Il s'approcha et secoua doucement l'endormie.

« Marine ? » Le corps frémit puis un tête émergea des bras repliés et adressa un regard brumeux à Draco.

«Gné...Ké-ya ? »

Draco resta muet de surprise.

C'était pourtant bien Marine qui se tenait devant lui. Alors pourquoi lui faisait-elle avoir un sentiment de déjà-vu ? Pourquoi pensait-il avoir rencontré une personne similaire ? Et pourquoi se malaise ? Le changement effectué sur Marine le laissa pantois. On avait coupé les cheveux de la jeune femme à la garçonne, ne laissant que quelques mèches plus longues encadrer son visage et retomber sur son front mais partant dans tout les sens, comme muent par une volonté propre, laissant à Draco le loisir d'observer ces yeux. Yeux dans lesquels il se perdit totalement. Marine avait retirée ses lunettes et son regard troublé, et par sa myopie et par la quantité de boisson ingurgitée était pour la première fois totalement pur, parfaitement visible.

« Malfoy ?

- Voui ?

- Tu vas mourir. »

Harry essaya de le frapper mais retomba mollement sur la table.

« Arffchegnffff...plus d'force...Mais t'zu pers rien pour attendre, jv'ais t'péter ta gueule !

- Marine, tu es ivre ?

- Non...chuis complètement bourrée...Hips !

- Dacoooords, on va rentrer.

- T'ais pas ce que j'ai dut endurer !

- Mais oui, mais oui, aller lève toi.

- M'touche pas j'peux m'lever tout seul...Hips ! »Harry se mit debout et chancela mais réussi à conserver un certain équilibre. Il prit une bouteille qui n'était pas encore terminée et se tourna vers Malfoy avec le plus grand sérieux.

« Draco ?

- Oui ?

- Tu sais ce que c'est un nain ,dont la mère a accouchée dans un congélateur ?

- Heu...non.

- UN ESQUIMAU ! Car c'est un petit corps né glacé ! MOUHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA...Un petit corné glacé, t'as compris ? HAHAHAHAHAHOUHOUHOUHOUHOU »

Harry s'effondra sur Draco, hilare, se raccrochant à lui d'une main et tenant fermement la bouteille dans l'autre.

Malfoy ne savait plus quoi faire. Il noua finalement ses bras autour de la taille de Marine et les fient transplanner chez elle.

« DRACOOOOO ! »

Marine, une fois arrivée dans son chez-soi, se retourna et lui sauta joyeusement dessus, faisant perdre l'équilibre à Draco. Il s s'effondrèrent lamentablement sur le parquet du salon. Se retrouvant sur Draco, Harry nicha sa tête dans le cou de Malfoy, respirant à plein poumons son odeur, pas gêner pour deux sous par la position légèrement explicite de leurs corps.

« Mmh, tu sens trop bon..

- Marine, arrête je.. »

« Oh mon dieu ! faite qu'elle bouge vite sinon je ne répond plus de rien ! »

« Qu'éta ...t'es tout crispé

-Marine, relève toi je t'en pris... »Draco essaya tant bien que mal de se défaire de son étreinte. Peine perdu, Marine s'agrippa encore plus fortement.

« Qu'sais que t'es trop beau ?

- De quoi ? » Draco regarda Marine médusé. Certes, il savait qu'il avait un vrai corps d'Apollon, mais cela lui fit une drôle d'impression que Marine lui dise ça.

« Pis tes fesses elles sont trop bien

- Hein ?

- Wé on a tout de suite envie de les touchées, sont trop sexe...

- Heu...Marine...

- Trop envie de les pétrirent de les...

- Marine, arrête tout de suite »

Draco sentait son corps réagir dangereusement au propos de la jeune femme. Il ferma les yeux essayant de faire abstraction du souffle brûlant qui lui caressait la joue et aux éloges que Marine faisait sur ses fesses.

Sa concentration vola lorsque deux mains glissèrent dans son pantalon et vinrent enserrer ses deux masses fermes et rebondie que l'on nommes communément ''fesses'' et une bouche impérieuse ce plaqua sur la sienne. Faisant fi de sa morale du fait que Marine était passablement ivre et quelle ne savait probablement pas ce qu'elle faisait, il approfondit le baiser et inversa leurs position, se retrouvant au dessus de Marine et la pelotant avec une hardiesse peu contenue. Se laissant emporter pour le flot de sensation, il glissa ses mains sous le T-shirt de sa compagne avec l'intention de refermer sa prise sur ses seins nus. Il eu soudain un hoquet de surprise et se redressa prestement sur ses genoux.

« Mmmh, Draco, pourquoi tu t'arrêtes ? »

Il ne répondit pas. A la place, il fit valser le T-shirt de Marine au dessus de sa tête et se figea.

« C'est...c'est des faux...

- Ben videment qu'sait des faux, il est con lui !

- Mais que...je...tu...tu te les ai fait refait et ils ont pas tenus, c'est ça hein ?

- Meuh-non »

Harry se souleva pour amener sa bouche tout contre l'oreille de Draco et lui chuchoter :

« Ch'uis un homme...

- T'es...t'es...un...homme ?

- Voui, mais chut, hein ! c'est top secret.

- T'es...un homme...

- Oui oui , bon elle est où la bouteille ? j'ai soif. Youhou ! Glougloute ? T'es où glougloute ? »

Et il partit récupérer sa glougloute qui avait roulée sous un meuble, laissant Draco totalement abasourdi par cette révélation.

« C'est un homme, c'est un homme, c'est...attendez une minute...elle avait pas dit ''lieutenant Potter'' au restaurant ? »


(1)rapport avec le jeu de mots ''truie'' de autrui -- aux-truies

(2)Il est demandé au lecteur de faire un tant soit peu d'imagination. Soyez créatif.

(3)Si vous ne connaissait pas le terme « chocolatine » et bien ça désigne tout simplement les « pains aux chocolats », je précise car une de mes amies lorsqu'elle a débarquée en Charente, ne connaissait pas les ''chocolatines'' alors voilà : si vous connaissez tant mieux , sinon vous voilà éclairé.

Voila, une petit review ?

Bisou, bisou, bisou,

Schnut.