Note pour Sady : Merci ma chérie ! C'est vrai que je suis dépitée de ne pas le voir plus que ça ce cher Tchèque ! J'adore son personnage ! Mais ça, on le remarque à peine dans cette fic ! lol Je voulais le mettre à l'honneur pour une fois. C'est une des origines de cette fic. Gros bisous d'amour tout plein !
Note pour Alhenorr : Haaa ! J'ai pas raté Radek ! Youpi !
Pour Rodney… Je sais, c'est énervant de le voir comme ça. Tu verras par la suite… Chaque chose en son temps !
Note pour Emmatheancient : Oui ! Moi aussi ! J'en rêvasse… lol Je me marre rien que de commencer à l'imaginer ! lol Bien des choses apparaîtraient… Hum ! Hum ! Je vais voir…
Trouvé ! Yes ! Tu as trouvé ! lol Rodney fait beaucoup le fier, mais il a ses limites. On le voit assez dans quelques épisodes, dont les premiers de la saison 2 notamment où c'est flagrant.
Toi aussi ? Tu trouves ? Rayan est exaspérante pour ça. Mais ils ont l'habitude aussi… lol Ils ont eu le temps de s'y faire plus ou moins… lol Sinon, elle ne serait plus dans l'équipe depuis belle lurette aussi.
Merci. J'espère que la suite te plaira.
Note de l'auteur : Petit moment d'introspection pour certains… Et révélations sur Rayan. D'une personne à qui l'on ne pensait pas au premier abord…
Et pour Alhenorr, l'explication du comportement de Rodney ! ;) Comme diraient les Japonais : "une écaille lui tombe des yeux". J'adore cette expression ! C'est l'équivalent du "cil dans l'oeil".
Bonne lecture !
Indications : Les phrases en « italique » indiquent les pensées des personnages. Les phrases en / italique / indiquent une transmission radio reçue. Les phrases en / normal / indiquent une transmission radio envoyée.
- Chapitre 11 -
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McKay fronçait des sourcils. Il ne comprenait pas cette histoire farfelue de "la calmer dans l'infirmerie". Le Docteur Rayan devait avoir un problème avec ces sorciers vaudous… Mais cela avait l'air d'une crise de panique plutôt, à leur ton et leurs paroles. Voir d'une phobie.
Mais cela n'avait rien avoir avec lui ! Pourquoi est-ce qu'il s'inquiéterait, lui, Rodney McKay, le plus génial des astrophysiciens, pour une informaticienne ?
Il jeta un coup d'œil à Zelenka qui se frottait pensivement le menton en regardant attentivement le sergent aux yeux bleu-vert qui s'était affalé par terre, tous les signes de l'épuisement et du ras-le-bol visibles chez lui.
« Pourquoi est-ce que Zelenka prend autant de temps pour une scientifique obscure ? Et ceux-là… ? »
Il regarda tour à tour les militaires présents dans cette pièce. Leur attitude le rendaient perplexe.
« Ils sont… Ils sont… »
Il avait du mal à mettre le bon mot dessus.
«… inquiets ! »
Il avait du mal à concevoir ça. Les militaires étaient normalement ravis de se décharger des scientifiques !
A part, Sheppard.
Lui, c'était spécial. Il ne le mettait pas à l'écart. Aussi bizarre que cela paraisse, ce militaire, cet ami, recherchait sa compagnie, aussi désagréable qu'elle pouvait paraître aux autres. Il le taquinait sans arrêt lors de leurs joutes verbales. Et lui le rembarrait naturellement, sans arrières pensées. Rodney pouvait être lui-même avec Sheppard. C'était son ami.
Il ne comptait plus les fois où Sheppard lui avait sauvé la vie. Et où lui leur avait sauvé leurs vies. A Sheppard, Ford, Teyla, Elizabeth, Carson, Zelenka, les gens de la Cité… Et la Cité elle-même.
Une idée vint le titiller.
« Et si… Et si… Non. Invraisemblable ! Mais pourtant… Cela expliquerait. Non… Pas possible ! Mais… Mais…Si. Ça doit être ça. »
L'idée finit de se frayer un chemin dans son esprit. Insistante. Tenace.
« Ils tiennent à cette Rayan. »
Et là, tout devint clair. L'attitude hargneuse du lieutenant à son égard avec son regard noir. Celle outrageusement oublieuse de sa personne et de ses capacités reconnues du sergent à leur arrivée dans le labo. Celle négligemment rieuse, un peu trop même, de l'autre sergent aux yeux marrons clairs. Tous, tous à leur façon, cherchaient à retrouver la scientifique de leur équipe. Leur inquiétude transparaissait dans chacun de leurs gestes, leurs paroles, leurs attitudes.
Même Zelenka s'inquiétait.
Cela le fit sourire un instant.
Il n'avait pas encore vu le scientifique tchèque se prendre d'affection pour une collègue. Son comportement le laissait quand même dérouté. Il avait l'impression que Zelenka le… le… Il secoua un peu la tête.
« Non… ! … Mais… ? Non. Et si… ? J'y crois pas… Cela paraît bizarre. Pourtant… Et pourtant… Zelenka fait pareil avec moi ! »
D'un coup l'attitude et les propos du Tchèque lui revinrent en mémoire. Cela le conforta dans son idée : Zelenka tenait à lui en tant qu'ami. Il comprit alors pourquoi il le supportait avec autant de patience alors que les autres scientifiques capitulaient. Il l'acceptait tel qu'il était. Il ne cherchait pas à le faire changer.
Et c'était pareil pour cette scientifique. Malgré son caractère apparemment irascible et fantasque. Zelenka tenait à cette Rayan. Tout comme ces militaires tenait à elle.
Les pièces du mystère finirent par s'assembler.
Et il réalisa que le lieutenant n'avait jamais vraiment voulu lui faire du mal.
« D'ailleurs ! Comment aurait-il pu ? Avec un bras immobilisé ! Pfff ! Ridicule ! Ohhh… Quoique… Ils sont bien entraînés pour se battre. Alors même avec un bras immobilisé, un militaire doit bien pouvoir faire des choses pas chrétiennes à un homme. Et les autres ? Ils l'auraient laissé faire ou sans rien dire ? Je ne crois pas. Et puis, Zelenka n'a pas bronché. Hum… Non. Décidément, le lieutenant n'aurait pas mis à exécution ses menaces. Il n'aurait jamais eu la responsabilité d'une unité sinon. … Je me suis rendu ridicule. »
Le constat faisait mal à son ego. Mais il survirait. Il y avait eu pire comme humiliations. Et puis, Sheppard n'avait pas été là pour voir ça… Il commençait à se dire que cela valait bien mieux pour lui ! Il n'osait imaginer ce que Sheppard aurait fait ou dit devant son attitude… Un frisson le parcourut. Il en aurait entendu parler pendant un bon moment, oui ! Sheppard n'aurait pas lâché le morceau et aurait ressassé ce moment en long en large et travers à chaque occasion. Un cauchemar.
Et le pire, c'est qu'il avait rajouté de l'eau au moulin du lieutenant en s'énervant et en paniquant. Ce n'était pas la manière de faire de Sheppard, mais la finalité en était la même. Il s'en rendait compte à présent. Ç'a avait été une joute verbale. Bizarre, mais une joute verbale quand même. Les propos sur lui du Sergent… Kruck - s'il se souvenait bien - lui revinrent en mémoire : il ne comprenait pas la logique du lieutenant et il ne pouvait pas lui répliquer comme cette Rayan. Et aussi une histoire de "jouer à ça".
Finalement, c'était encore une histoire de chamaillerie amicale sur le thème de la rivalité entre scientifique et militaire. Ça ne le dépaysait pas. Mais il aurait dû voir plus tôt de ce qu'il en retournait.
Il soupira.
« Dur d'être un génie partout… Les relations humaines sont loin d'être évidentes. »
-ooO-Ooo-
Radek se posait encore plus de questions sur Rayan.
Rayan avait beaucoup de zones d'ombres. Mais on avait tendance à les oublier avec son comportement fantasque et survolté qui vous éblouissait. Sa part de lumières miroitait et bougeait sans cesse, occultant sa partie d'ombres, inconnue.
Cette jeune femme était un électron libre fou, fait d'ombres et lumières. Radek concevait mal qu'elle puisse être cantonnée à une pièce. Il la voyait plutôt errer telle une vagabonde que "prisonnière". Oh ! Elle pouvait rester des jours entiers sur un projet dans une même pièce. Mais tant qu'elle pouvait partir et que cela dépendait de son vouloir, tout allait bien. Il l'avait vite compris.
Son esprit fonctionnait comme en démultiplié. Plusieurs idées et problèmes mijotaient dans son cerveau. Et il n'était pas rare qu'elle laisse brusquement tomber un projet en cours pour courir finir un autre parce que la solution lui était subitement venue.
C'était ce qui était arrivé plus d'une fois à Radek.
Notamment un jour, ils travaillaient sur la résolution d'un programme informatique leurre lorsqu'elle l'avait subitement laissé en plan avec un "Mais c'est ça !" tonitruant et avait sauté de son tabouret pour filer illico presto hors du labo. Il était resté bouche bée une bonne minute. Puis il avait essayé de la joindre par radio. Sans résultat. Elle ne l'avait pas allumée. Il ne l'avait vu revenir que trente minutes plus tard. S'essuyant les mains pleines de graisse mécanique et le visage marqué de traits de noir. Mais ses yeux gris pétillaient de satisfaction. Là, Radek avait pensé à un chat ayant enfin attrapé un canari dans sa gueule. Pareil. Et elle s'était remise comme de rien à leur travail commun.
C'était Rayan.
Difficile de la cerner plus. Mais c'était ce qui la caractérisait le plus. Et ce qui déconcertait la majorité des gens. Elle pouvait vous accorder une attention sans faille jusqu'à subitement passer à autre chose. Sans raison logique. Ses actions et réactions semblaient comme dictées par un jeu de dés. Vous ne saviez jamais vraiment sur quoi vous alliez tomber dans une seconde, une minute comme dans une heure.
Deux types de réactions face à ça. Soit l'acceptation. Soit l'oubli volontaire. La deuxième étant assez répandue pour le bien des neurones des autres scientifiques. C'était la migraine assurée d'essayer de comprendre comment fonctionnait Rayan, et surtout le pourquoi de son comportement survolté et aléatoire. Il valait mieux laisser passer ce comportement que d'essayer de lui en faire changer.
Mais une chose demeurait évidente pour Radek : Rayan avait un passé qui la hantait sans arrêt et pesait sur chacune de ses décisions et actions. Il était extrêmement rare qu'elle décide tout de suite d'une chose la concernant ou l'impliquant indirectement. Là où sur des machines ou dans des programmes, elle trouvait quasi immédiatement le chemin à faire ; ailleurs, elle demeurait plus d'une minute pensive, les yeux dans le vague. Ou évitait de répondre, restait évasive…
Ça, Radek connaissait très bien. Il avait eu un temps, pas si lointain, où il faisait pareil. Comme beaucoup de ses camarades. La Mère Russie était très exigeante à une époque. Et les états d'âme n'avaient pas leur place. Si on voulait voir un autre jour se lever pour soi, ou sa famille.
Mais cela ne le regardait pas. Si Rayan ne voulait pas en parler, c'est qu'elle ne le pouvait pas. Contre ça, rien à faire. Il préférait ne pas imaginer les conséquences… S'ils revoyaient un jour la Terre, il se doutait que quelque chose de pas agréable du tout allait arriver s'il savait vraiment de quoi il en retournait réellement.
Tout chez Rayan incitait Radek à être prudent avec son passé.
Déjà, le fait qu'elle ne soit cataloguée dans l'expédition que comme informaticienne. Elle avait d'autres doctorats sous le coude ! Il en avait eu assez de preuves pour le reconnaître. Elle avait surtout été recrutée pour sa participation sur les travaux d'un groupe international sur les I.A. (1) Mais le reste demeurait obscur.
Ses capacités de réflexion étaient largement au-dessus de la moyenne scientifique. Mais elle se faisait passer pour plus bête que ça. Même dans son équipe, ils ne réalisaient pas vraiment son potentiel. Il avait pu voir les rapports de certaines de leurs missions… McKay aurait pu faire pareil. Mais pas la majorité des scientifiques ayant plus qu'un doctorat en astrophysique.
Elle minimisait toujours sa participation. Ce qui était amusant si on la comparait à McKay. Mais préoccupant. C'était systématique. Elle se dévalorisait sans cesse. Ce qui agaçait énormément Radek qui ne le comprenait pas. Car elle faisait passer son travail comme "normal", "évident", voir "banal" pour reprendre ses termes. Une opposée radicale de McKay dans ce domaine.
Sa capacité à juger d'une situation faisait peur. Radek sentait qu'il y avait autre chose qu'une analyse purement scientifique. Un aspect qu'il préférait éviter. Un aspect militaire dans le tri des options. De toutes les options.
Elle avait une formation au combat. L'accident du lieutenant en était l'une des preuves.
Et il savait qu'elle était loin d'être manchote au tir. Elle préférait éviter les séances de tir au révolver. Et même s'ingéniait à faire des scores potables. Mais il l'avait assez vu s'entraîner au tir à l'arc pour savoir qu'elle ne ratait jamais sa cible. Le tir à l'arc était plus difficile qu'il n'y paraissait. Le recul de cette arme n'était en rien comparable à celui d'un beretta. Alors il savait qu'elle trichait aux tirs d'entraînement obligatoires. Elle avait amené son arc pliable avec elle lors de leur traversée. Cependant ses scores étaient étonnants. Car il fallait voir la distance et la nature de ses cibles ! Des médaillons de bois flottant au vent par plusieurs lanières. Et Radek avait discuté avec elle de ça. Il savait que son arc avait permis plus d'une fois à son équipe de survivre de la chasse. Il avait aussi découvert que certaines de ses flèches n'avaient rien à envier à un armement militaire, et qu'elle travaillait régulièrement à les améliorer. Comme arme furtive ou d'attaque surprise, on ne faisait pas mieux. Surtout avec des boosters tels des explosifs concentrés… Certains Geniis en avaient fait les frais. Sans parler d'autres peuplades hostiles ou animales. Mais il concevait parfaitement cet aspect. Il avait assez développé d'armes à des fins militaires… Ce sont les scientifiques qui créent des armes, volontairement ou involontairement, accidentellement ou de manière réfléchie. Et les militaires les utilisent…
Et ce code… Elle avait la manie de tout crypter, de piéger tous ses dossiers. C'était très révélateur aussi. Et cela l'incitait à la prudence.
En résumé, Radek se doutait que Sara Rayan était tout autre chose que ce qu'elle laissait paraître. Mais il ne lui en tenait pas rigueur. C'était évident qu'elle ne le voulait pas, que ce n'était pas de son fait et qu'elle aurait préféré éviter tout ça.
Alors il ferait son possible pour l'aider. Car il avait eu des amis dans une situation similaire.
Déjà, il pouvait aider ses camarades à la retrouver.
Il finit de faire apparaître les diagrammes des sections qu'elle avait consulté et les transposa sur le plan de la Cité en activant le détecteur de vies.
Un point blanc apparut sur l'écran. Dans une de ces zones isolées et inexplorées.
Mais plus inexplorées…
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- A suivre… -
Notes explicatives :
(1) I.A. : Intelligence Artificielle. Cerveau électronique pouvant fonctionner comme notre cerveau. Il apprend comme un enfant, acquiert ainsi de l'expérience avec ses tentatives réussies ou non et apprend exponentiellement. Son schéma de pensée est calqué sur le nôtre. Et il développe une conscience de soi. Certains chercheurs ont poussé jusqu'à créer un double humain robotique. Mais ils l'ont pour l'instant confiné dans une pièce isolée du monde extérieur, sans moyen de locomotion, ni accès informatique externe à la pièce. Le danger était trop grand. Il n'y a qu'à voir les films Terminators… Le raisonnement est poussé jusqu'au bout. C'est l'intérêt des histoires de S.F. (science fiction). L'auteur va au bout de son raisonnement et nous montre ce qu'il adviendrait avec les "et si…".
Propos de l'auteur :
J'avais averti que le passé de Rayan n'était pas aussi guilleret. Mais là, ce ne sont que les observations de Radek. Il a une expérience de certaines choses que le reste des persos ne peuvent appréhender véritablement. Cependant, tout n'est pas dévoilé… Hé ! Hé ! Petit à petit, mes chères… Petit à petit…
Un indice : c'est glauque.
