91. La chasse est ouverte
Pendant que les demoiselles du clan des héritiers se réunissaient au huitième pour leur assez régulière « moment entre filles », les garçons dévastaient la chambre avec une bataille d'oreiller monstrueuse, faisant voler des plumes dans tous les sens à ne plus voir à deux mètres. Une fois tous les coussins dépouillés, ils s'arrêtèrent enfin et se posèrent devant la cheminée pour un petit tournoi d'échec façon sorcier. Durant la partie de Dorian et de Jaye, Bayron repensa à ce qu'il avait entendu deux semaines plutôt entre Blake et Wilson. Il réfléchissait à ce qu'il pourrait leur faire pour les remettre toutes les deux à leurs places.
Tu es bien songeur Malefoy, dit tout d'un coup Dorian.
Ouai…
Fais gaffe, on pourrait penser qu'il y a une fille la dessous, continua Roy avec ce sourire taquin qui le rendait si séduisant.
Non…deux…
HEIN ? S'étonna Roy presque dégoûter au fond de lui. DEUX ?
Je crois qu'on peut arrêter notre partie, dit Jaye tout aussi intéressé que ces deux autres amis d'en savoir plus.
Ok… raconte, et on veut des détails, insista Roy tout excité par la nouvelle.
Oh…heu… bah voilà… pour résumé, Roy avait raison lors du match de Serdaigle contre Serpentard
J'ai toujours raison… murmura Roy avec un sourire tout aussi ravageur. De quoi ?
Blake et Wilson… il y avait un autre enjeu… Moi !
TOI ? MEREDITH BLAKE ET DAKOTA WILSON ? S'offusqua Dorian.
Apparemment… de toute manière, depuis que Shirley n'est plus là… enfin, maintenant que je suis « libre »… je sens les regards…
ET ? S'impatienta Roy.
Et bien, pour commencer, Dakota me menace de sa présence plus que nécessaire avant un cour, puis Meredith m'embrasse lors de la sortie à Prés-au-lard après m'avoir fait un serment sur mon jugement la concernant, et enfin, Dakota qui m'embrasse à son tour avant la colle de la semaine dernière.
ELLE T'A EMBRASSE LA SEMAINE DERNIERE ? S'écria Roy
Oui…
ET TU ME… NOUS L'A PAS DIT ?
Heu non…
SALE EGOISTE ! Pesta Roy en croisant les bras…pour une fois qu'il y a de l'action dans notre groupe, tu aurais pu nous le faire partager !
Bon…et puis après… ne me dis pas que tu hésites entre les deux quand même, s'indigna Dorian presque dégoûté.
Bien sur que non… bien que Wilson embrasse plutôt bien, dit Bayron avec un sourire de satisfaction en y repensant. Je les ai entendues qui parlait de moi… j'étais une sorte de trophées qu'elles se disputaient. J'ai bien envie de les remettre à leur place…mais je ne sais pas comment…
Moi j'aurais bien aimé en être un… soupira Roy avec nostalgie.
Tu veux que j'aille le répéter à EJ ? Demanda Dorian voyant ainsi une ouverture pour le titiller un peu.
Fais pas chier Potter… laisse EJ là où elle est…tu sais très bien que je l'ai dans la peau ta cousine, répondit Roy en reprenant son sérieux très rapidement.
Ou la… rigola Dorian. Bon, que comptes-tu faire Bayron ?
Jouer les Malefoy je penses… je crois que je vais demander conseil à mon père. D'après ce que j'ai pu entendre sur lui, c'est le genre de situation qu'il doit maîtriser…
Pourquoi pas…dit Dorian
Choses dites, choses faites… le soir venant, Bayron se rendit à la volière pour poster sa lettre. Lors du déjeuner du surlendemain, il en reçu la réponse avec impatience.
Alors ? Chuchota Roy à Bayron. Il te dit quoi ?
De les rendre jalouses toutes les deux… et de les faire tomber dans leurs propres pièges…
Vraiment sadique ton père…plaisanta Roy qui était très satisfait de la proposition du grand Drago Malefoy, tombeur de ses dames légendaires à Poudlard.
Ouai… ajouta Dorian… pas mal le beau-frère… je prends note si j'ai besoin…
Et il dit quoi d'autre ? Demanda Roy. Il donne des détails ?
Ouep… il dit que le mieux serait que je trouve une troisième fille, un « non-populaire » et que je m'affiche avec elle, version amélioré… tiens regarde, dit Bayron en donnant le parchemin à Roy.
C'est quoi ? Demanda EJ qui débarquait dans la conversation.
Oh rien, beauté… un truc de mec… pas intéressant… banale… un mot de son père sur… heu… sur la façon de …heu…un truc de mec quoi…tu sais que tu es superbe avec ta cette coiffure aujourd'hui… tu me donnes envies de t'enlever quelques heures et d'apprendre une nouvelle langue étrangère…finit-il par lui chuchoter à l'oreille la rendant rouge pivoine sa copine.
M'enfin, arrête Roy…balbutia une EJ gênée.
J'adore quand tu es aussi rouge que tes cheveux… lui dit-il en passant la main entre les mèches semi-bouclées d'EJ ce qui eu pour résultat qu'elle se tourne pour parler à Dawn de quidditch.
Bonne tactique murmura Bayron à son voisin. Je suis impressionné…
Merci… ça marche à tous les coups… rigola discrètement Roy avant de lire la lettre tranquillement.
L'idée du père de Bayron avait fait l'unanimité masculine du groupe. Il ne restait plus qu'à trouver la perle rare, une fille assez banale en premier abord, très discrète voir transparente aux yeux de beaucoup d'élèves et susceptible de faire pâlir les deux séductrices. Les garçons pensèrent que le mieux serait de la chercher à la bibliothèque, endroit de choix pour trouver LA fille idéale. Ils prétextaient de faire des recherches pour se mettre dans un coin de la salle, endroit stratégique pour voir l'ensemble des étudiantes présentes ce soir là.
Et que penses-tu de celle là ? Demanda Roy qui trouvait dans ce jeu une raison pour reluquer les autres filles de l'école en toute innocence.
Mouai… trop potable…dit Bayron qui recherchait vraiment la fille qui enragerait les deux autres.
Et l'autre, avec le livre dans les bras ? Demanda Dorian
Non, je cherche une fille simple et tranquille, celle-là va me coller jusqu'à la fin de ma scolarité…
Et celle qui se lève ? Demanda Jaye qui se prenait à apprécier la chasse.
Pas mal Jaye… très bon goût, plaisanta Roy qui en trembla presque à l'idée qu'une chose comme ça puisse embrasser un homme dans sa vie.
Je crois que c'est perdu d'avance Bayron, on a fait le tour de la bibliothèque… elles sont soit trop jeunes, trop laide ou boutonneuse, dit Dorian en rigola à la grimace de Roy au dernier mot qu'il venait de prononcer, et des trop potable…rien qui convient.
Si ! S'exclama Bayron qui venait de se lever pour suivre une jeune fille maintenant de dos qui s'avançait dans le rayon des sorts de A à K de la bibliothèque.
92. Accord entre amis
Après un grand soupire d'encouragement personnel, Bayron s'approcha de la jeune fille qui semblait parfaite pour le piège destiné à Dakota et Meredith. Il s'avança derrière elle doucement pour ne pas l'effrayer. Lorsqu'il l'aperçue quelques minutes plutôt, Bayron eu la certitude que cette fille serait idéale. Studieuse, petite, effacée, un peu déphasée, lunette, coupe de cheveux plus que douteuse, elle déambulait dans les rayons à chercher un livre apparemment introuvable. Quelques seconde après l'avoir regardée de haut en bas, il s'aperçut qu'elle sautillait pour attraper un livre trop haut perché pour elle ; le prétexte idéal pour amorcer une conversation.
Besoin d'aide ? Demanda Bayron.
Oh…heu…oui…heu…s'il te plait…si ça ne te dérange pas…ça me ferait plaisir…enfin…oui…merci…balbutia la jeune fille troublée par l'intervention d'un des garçons les plus populaires de Poudlard.
Voilà… Sort et Potions du XIIIèmes siècles… j'espère pour toi que ce n'est pas un livre de chevet pour t'endormir… bien qu'il doive être efficace dans ce rôle, plaisanta Bayron qui obtient par la même occasion un sourire charmant de la jeune fille.
Non…
Non quoi ? Non ce n'est pas un livre de chevet ou non il n'est pas efficace ?
Devoir…
Hein ?
C'est pour un devoir…essaya t-elle de dire impressionnée et mal à l'aise.
Ah…tu es en troisième année n'est-ce pas ?
Oui.
Et Poufsouffle…
Oui.
Je te fais si peur que ça ? Sourit Bayron.
Oui…
Hé, dit-il en relevant la tête avec son doigt, je ne vais pas te manger tout cru ni te lancer un sort de mauvais goût. Je voulais simplement t'aider à prendre ton livre.
Oui…
Dis, tu sais dire autre chose que oui et non ?
Oui, dit-elle avant de rire et de faire rire Bayron.
Je m'appelle Bayron Malefoy, Gryffondor en quatrième année.
Je sais…
Ah bon ?
Tout le monde sait qui vous êtes, tes amis et toi.
Ah…Il y a des bons comme des mauvais côtés à être connu, dit Bayron en pensant fortement aux deux autres filles. Par contre, je n'ai pas l'honneur de connaître ton prénom.
Tu veux le savoir ? S'étonna la jeune fille
Et bien, oui, sinon je ne te le demanderais pas ! Répondit le blond avec son sourire le plus charmeur
Oh…heu…Cecily Linley …
Enchanté Cecily. Viens, je veux te présenter à mes amis.
Moi ?
Mais non, à tous les livres qui croupissent derrière toi… bien sur toi ! Tu vois quelqu'un d'autre ? Plaisanta Bayron avant de voir la Poufsouffle se retourner. Hé ! Arrête de croire que rigole de toi ! Allez viens.
Bayron prit la main de Cecily et sortit des rayons poussiéreux devant une bonne quarantaine d'élèves sous le choc. Le silence laissa place à de nombreux murmure, soupçons, chahuts et commérage en tout genre. Les trois héritiers restés en retrait eurent les yeux grand ouvert lorsque Bayron s'approcha d'eux avec la victorieuse du casting sauvage.
Je vous présente Cecily Linley, de Poufsouffle, Cecily, voici, Roy, Dorian et Jaye, mes amis.
Bonsoir, dit-elle timidement.
'Soir, répondit Jaye avec un geste de la tête, imité par les deux autres.
On était en train de faire nos devoirs, ça te dit de rester avec nous ?
Moi ?
Mais oui toi ! Allez assis toi.
La jeune fille fit donc connaissance avec les héritiers pendant au moins une heure et demi. Ils plaisantèrent sur les mimiques de la bibliothécaire qui s'efforçait de toutes ses forces de taire tous ces bavardages outrageux dans un tel lieu. Roy et Dorian l'imitaient derrière son dos ce qui récolta un bref sourire de la belle. Bayron était content de lui. Cecily était gentille, douce et très intelligente vu dont elle pouvait avancer dans ses devoirs à elle. A force de la regarder, il regretta presque le but de sa connaissance et se promit d'être honnête avec elle quoi qu'il arrive. En partant de la salle, Bayron salua ses amis et raccompagna sa nouvelle amie vers les appartements de sa maison.
Cecily… tu as l'air d'être une jeune fille sympa…et je ne vais pas te mentir.
Oh… bien sur murmura Cecily sincèrement déçue.
J'ai besoin de ton aide.
Hein ? Dit-elle en remontant son visage, surprit.
Je souhaite me venger d'une farce de mauvais goût qu'on m'a fait.
Une farce ?
Un pari pour être exacte. Blake et Wilson… tu les connais ?
Autant que je te connaissais…
Elles me prennent pour un objet dans leur concours de séductrice.
Je crois que je vois ou tu veux en venir.
Alors je ne vais attendre plus longtemps pour te demander si tu voudrais bien … paraître comme ma petite amie en public… je sais que c'est plutôt osé comme demande, tu es en droit de refuser…Je comprendrais…Tu n'as rien à y gagner dans cette histoire…
Juste en public ?
Oui…
Toi et moi, on ne sortira pas ensemble pour de vrai ?
Non…
Meredith et Dakota, c'est bien ça…
Oui…affirma Bayron.
C'est ok pour moi.
Ah bon ? S'étonna Bayron … à t'entendre, on penserait que tu as une vendetta personnelle
Qui ne voudraient pas remettre ces deux là à leurs places…moi j'en connais énormément…surtout à Poufsouffle ! Mais il faudra que ce soit crédible…
On a déjà marqué un point je crois… plaisanta Bayron en lui caressa le visage. Je te promets de ne pas te faire souffrir et de te respecter du plus profond de mon cœur Cecily Linley.
Et je t'aiderais du mieux que je le pourrais, sourit la jeune fille.
Amis ? Proposa Bayron.
Amis !
93. Une incroyable nouvelle
Depuis la première année, les huit élèves, qui composaient le clan des héritiers, s'étaient vu attribué le statut de « populaire ». Personne n'ignorait leur nom ni les liens qu'ils avaient entre eux. Beaucoup avait supposé une liaison entre Dorian et Aly en fin de première année et surtout en début de seconde, à tord, d'autres pensait que Lisa avait ensorcelé Dorian pour qu'elle sorte avec et la rumeur qui fut la plus rapide à circuler dans le château fut la relation improbable mais vrai d'EJ et de Roy. Si bien que voir une Poufsouffle main dans la main avec l'un d'entre eux et non le moindre, le fils du professeur de DFCM, le petit-fils du directeur, et le redouté héritier du nom des Malefoy, ne pouvait passer inaperçu. Lorsque Cecily Linley alla prendre son petit déjeuné le lendemain matin, toutes les filles de sa maison la harcelèrent de questions. Et pourquoi toi ? Comment as-tu fait pour l'approcher ? Comment est-il en vrai ? Vous êtes amis ou plus ? Et tu lui as vraiment tenu la main ? Plusieurs filles t'ont même vu discuter en tête-à-tête avec lui ?
La nouvelle amie de Bayron jouait le jeu à merveille et répondait, comme il avait été prévu avec son coéquipier, tel une amoureuse fier de sa pêche. Il en fallu donc peu pour qu'à son tour, la maison des Serdaigle soit mise au courant, et avec elle, Dakota Wilson.
Tu peux me répéter ça ? S'écria la blonde en avalant de travers ses céréales.
Je te jure, fit Liseul, l'une des quatre de Serdaigle, c'est mon frère qui me l'a dit. Il l'a entendu parler avec une de ses copines. Et pour lui, ils sortent ensemble…Dakota ? Ca va ? Demanda son amie inquiète de voir la blonde devenir blanche.
Mais c'est qui cette fille ? Quelqu'un sait qui c'est ? Elle fait partie d'un club, elle est bonne en une matière ? Elle a quoi de spéciale ? S'étonna la joueuse de Quidditch.
Rien, et c'est la le plus étonnant. Elle est une bonne élève, normal pour une Poufsouffle mais elle n'a rien de plus que toi ou moi.
Encore heureux ! S'étouffa Dakota ! Mais elle est ou ?
La regarde, juste au milieu de la table.
Où ça ?
Mais là, entre les deux garçons, tout le monde lui parle…
Cette chose entre les crevettes ?
Oui… c'est elle. Cecily Linley !
Cecily… quel drôle de prénom…pesta Dakota qui déclencha un rire de sa voisine. QUOI ?
Non rien…reprit Liseul en essayant de garder son sérieux.
Tu dois être mal renseigner, Liseul, Malefoy ne sortirait pas avec une…une…une …enfin cette chose… mais regarde, elle ressemble à rien !
Je croyais que Bayron ne t'intéressait pas plus que ça ? Qu'il n'était pas assez intéressant pour toi ?
Tu es de quel côté toi ? Du mieux ou de du sien ? Rétorqua Dakota en montrant discrètement du doigt un élève blond à la table des Gryffondor.
Je ne fais que répéter tes propres paroles Dak !
Tu t'en souviens quand ça t'arrange toi…marmonna une autre des quatre ce qui provoqua une franche rigolade entre les quatre amies qui passèrent ensuite à un autre sujet.
De table en table, de murmure en murmure, celle de Serpentard fut à son tour mise au courant de l'affaire. Meredith mangeait tranquillement en regardant de temps à autre en direction de la table rouge et or et une personne plus particulièrement. La cuillère remplie de céréales rondes et croustillantes se faisait de plus en plus hasardeuse vers la bouche de sa propriétaire lorsqu'une conversation arriva à ses oreilles. Ne faisait plus attention à ce qu'elle était en train de faire, Meredith écouta avec intérêt ce qui se disait à quelques mètres d'elle. Lorsqu'elle entendit « Malefoy dévergonde une Poufsouffle sans grand intérêt », la si minuscule boule soufflée au miel qui passait à ce moment la dans la gorge de Blake s'y coinça, empêchant de ce fait Meredith de respirée. La Serpentard mis ses deux mains à sa gorge, devint tout rouge, les yeux exorbités, à deux doigts de mourir étouffée. Heureusement, Leo Callaghan lui donna trois francs coups dans le dos sans aucune douceur qui eut comme résultat de propulser la céréale dans l'œil de celui qui était en face de Meredith. Sans même s'excuser pour cela, elle fonça directement au vif du sujet avec d'autres de sa maison.
Affligeant n'est-ce pas…dit Leo
IL QUOI ? S'écria Meredith
C'est la nouvelle du jour, Malefoy sort avec une débile de chez Poufsouffle ! Reprit Leo. C'est de mieux en mieux chez lui… bientôt il va porter des lunettes et se dessiner une cicatrice à la plume…pathétique…et dire qu'il est le petit-fils du grand Lucius…moi je crois plutôt qu'il s'agit d'un bâtard…
Leo…
Quoi ? C'est vrai…Que je sache…
Il reste un Malefoy…et un sang-pure.
Pure, pure… plus tellement…
Désolée, mais sa mère est une Potter/Weasley et son père un Malefoy. Trois familles très anciennes...
Ouai mais Potter est un sang-mêlé.
J'en connais qui sont à Serpentard et qui ont plus de dérapé sanguin que Bayron…rétorqua Meredith en faisant des sous-entendus pour son ami.
Soit…mais quand même…une Poufsouffle…faut être dingue et désespéré…
Ou ç'est peut-être qu'une rumeur…sans fondement…ça serait pas la première à faire ça pour attirer l'attention…
Ouai…
Meredith semblait sceptique à cette idée. Plus elle regardait Malefoy, plus elle observait des regards entre le blond et la Poufsouffle. Il faut dire que la mésaventure de Meredith fut presque applaudit à la table de Gryffondor. Dorian se retenait avec violence pour ne pas éclater de rire à se rouler par terre et Roy se cachait avec ses mains. Bayron, quand à lui, était très satisfait de la rapidité dont avait fait preuve la nouvelle et souriait à Cecily pour lui indiquer que le plan marchait parfaitement. Seulement, il était hors de question de s'arrêter en si bon chemin. Avant d'aller en cours avec les héritiers, Bayron se dirigea vers la table jaune et noire et se positionna juste derrière la jeune fille. A ce moment là, de nombreuses jeunes filles dont deux spécialement, s'attendaient à ce que Bayron remette très logiquement la vaniteuse en place, et c'est donc, surprises et déçues voir scandalisées qu'elles virent Bayron entourer la banale Cecily Linley de ses bras, lui parler délicatement à l'oreille et l'embrasser sur la joue. Plus personnes ne pouvaient à présent ignorer ce nom et ce fait, Cecily Linley était la nouvelle petite-amie de Bayron Malefoy.
Dakota Wilson fut la première à réagir. D'un seul bond, elle quitta sa table et la grande salle d'un pas décidé, afin de rattraper l'objet de convoitise. Meredith dégoûté d'être devancée resta finalement à sa place tout en la regardant partir, jouant les indifférentes pour garder la face devant les autres Serpentard.
Bayron! Attend! S'époumona Wilson
J'arrive les gars, ne m'attendez pas, dit Bayron au reste du groupe alors qu'EJ regardait son amie avec un oeil interrogateur. Quoi ? Demanda t-il à Dakota. Qu'est ce que tu me veux ?
Des explications !
Je te demande pardon ? Il me semble que je ne t'en dois aucune ! Lui dit-il froidement.
Tu n'avais pas l'air d'être si glacial lors de notre dernier baiser !
Comme tu viens de le dire… c'était le dernier, le premier et le dernier.
Espèce de … commença à dire Dakota en s'approchant de Bayron en colère.
De quoi ? Hein ? De quoi… Je te rappel que c'est toi qui m'a embrassé, moi je ne t'ai rien demandé !
Tu y a répondu, je te rappel !
Je suis poli ! Sourit Bayron avant de s'en aller rejoindre les autres, satisfait de sa réplique…très satisfait !
Dakota regarda le blond partir, le regard sans aucune colère, ce qui aurait été logique venant de sa part, mais blessé. Contrairement à ce que Bayron venait de lui faire croire, elle, elle avait vraiment apprécié ces quelques secondes d'intimités avec le Gryffondor, vraiment…
94. Au-delà d'un regard
Dakota déboutée, il ne restait plus qu'à rendre la monnaie de sa pièce à la Serpentard. La journée passa assez vite. Bayron retrouva Cecily à midi et s'affichèrent mains dans la main, de façon intentionnelle cette fois-ci, dans le grand hall. Tous les regards étaient forcément braqués sur eux, et Meredith la première.
J'ai vu Dakota te courir après ce matin… est-ce que ça a été ? Demanda Cecily à son supposé petit-copain.
On ne peut mieux ! Et ceci grâce à toi, lui dit-il en lui baisant la main comme un véritable gentleman.
Oh c'est rien tu sais…être la soit disant petite-amie d'un des garçons les plus en vue du moment, c'est loin d'être une véritable torture…, plaisanta Cecily.
Soit disant ? Questionna Bayron avec un regard très séducteur avant de l'embrasser délicatement sous le regard de l'assemblée. Tu disais ?
Hein ? Se reprit la jeune fille complètement déboussolée.
Tu disais soit-disant petite amie ? Moi je ne vois que ma petite-amie tout court devant moi…
Tu…tu es sérieux ? Je… je pensais qu'on devait juste faire semblant…
Quand on peut rendre l'utile à l'agréable…sourit le Gryffondor. Enfin, si tu n'y vois pas d'inconvénient…
Moi ? Mais on ne se connaît que depuis hier soir…ç'est pas un peu tôt ?
On a tout notre temps pour faire connaissance… un pas après l'autre…
Pourquoi moi Bayron ? Tu aurais pu choisir n'importe quelle autre fille, alors pourquoi moi ?
Pourquoi pas ?
S'il te plait…
Cecily, je… enfin, je pense que tu n'ignore pas que j'ai eu une relation assez forte avec quelqu'un il y a peu de temps…
Shirley Parker, c'est ça?
Oui, dit-il avec nostalgie. Je dois continuer de vivre maintenant. Seulement, j'ai envie de calme, de paix, de choses simples, d'une relation saine et posée avec quelqu'un autre que mes amis proches. Je veux être d'une personne avec qui je pourrais parler de tout et de rien et quand je t'ai vu, j'ai senti au fond de moi que tu serais cette personne. Alors je n'ai pas cherché à comprendre et je t'ai abordé, lui avoua t-il en la regardant avec sincérité.
Je… je ne sais pas quoi dire…
Dis oui, proposa Bayron avec charme.
Oui…murmura Cecily avant que Bayron l'embrasse de nouveau et à nouveau et encore à nouveau… bref…à ne plus s'arrêter.
Pour ceux qui doutaient encore de la véracité de la rumeur furent obliger d'y croire après la dizaine de baiser échangé entre la Poufsouffle et le Gryffondor. Les héritiers furent légèrement étonnés mais félicitèrent Malefoy pour avoir passé à autre chose. Cecily, fut quand à elle, harcelée de questions par les membres de sa maison durant son trajet jusqu'à sa classe. Au coin d'un couloir, un groupe de Serpentard intriguait quelques mauvaises actions. Meredith Blake, au milieu du groupe s'en détacha pour aller en direction de Cecily. D'un geste rapide et brut, elle lui attrapa les épaules et la poussa contre le mur.
Approche-toi encore une fois de Malefoy, et tu goûteras à ton sang ! Suis-je bien clair ou, tu veux une démonstration ?
La jalousie ne te va pas au teint, Blake ! Rétorqua Cecily avec une force qui ne lui ressemblait pas.
Pas la peine de te la jouer avec moi, des filles comme toi ne gardent pas longtemps des garçons comme lui, ajouta Meredith qui ne laissa pas Cecily indifférente. Oh… je t'ai blessé ? Tu pensais vraiment qu'il resterait avec toi toute sa vie ? Tu n'es qu'une Poufsouffle…une inconnue qui découvre la gloire en une nuit…lui, c'est le fils de Lily Malefoy et le petit-fils d'Harry Potter…Il est destiné à une femme d'exception… pas à un …enfin…toi, termina Meredith. Sur ce, bonne journée !
Cecily savait qu'elle avait raison. Elle savait que le temps qu'elle passe avec Bayron serait compter. Elle décida donc d'en profiter un maximum et de faire front aux menaces de la Serpentard. Heureusement, Bayron lui remonta le moral entre deux cours. Il fut scandalisé des propos de Meredith et promis à Cecily d'être toujours honnête avec elle et qu'ils seraient au moins toujours des amis. Après avoir donner un baiser à sa nouvelle petite-amie, Bayron trouva Blake dans un des couloirs.
Touche encore à un de ses cheveux Blake et c'est moi qui te ferai passer un très mauvais quart d'heure !
Oh mais la pauvre est venue se plaindre à son chevalier ! Comme c'est minable ! Ca lui ressemble tellement remarque… je ne devrais pas être étonnée !
La minable c'est toi Blake ! Au moins, elle, elle accepte ses sentiments et les assume ! Peux-tu en dire autant ? Lui dit-il avec plein de sous-entendu qui choqua la jeune fille.
Dégage Malefoy ! Je n'ai rien à te dire !
Et bien moi si ! Et tu vas m'écouter ! Tu pourras dire à ta copine que le gagnant du pari, c'est moi !
Bayron s'en alla soulagé d'un poids et laissa une Meredith pensive et dégoûtée. Il était clair pour elle que Cecily n'était qu'un moyen de vengeance mais lorsqu'elle pensa le lancer à la figure de la Poufsouffle quelques jours plus tard, elle fut surprise de la réaction calme et indifférente de jaune et noir.
La relation entre Cecily Linley et Bayron Malefoy s'installa avec les jours puis les semaines qui défilaient à une vitesse vertigineuse. Le dernier match de quidditch qui confrontait Gryffondor à Poufsouffle partagea la jeune fille entre supporter son équipe ou son petit-ami. De toute manière, le score était prévu d'avance et Gryffondor remporta largement le tournoi inter-maison. Pour les équipes juniors, après trois ans de suprématie rouge et or, Serdaigle s'imposa enfin à la grande satisfaction de Dakota.
Le moi de juin, accompagné d'un temps magnifique, annonça une fin d'année de plus en plus proche. Les élèves attendaient avec impatience la composition de l'équipe de Quidditch de Poudlard qui devait arriver d'un jour à l'autre. Dorian était très impatient. L'année dernière, certaines affaires familiales avaient empêché Dorian de postuler au voyage vers Dumstang avec le reste de l'équipe de Poudlard. L'avant dernière semaine de cours fut donc très stressante pour les héritiers. Ils attendaient tous la fameuse liste. Harry Potter, qui s'avançait d'un pas sur en direction du panneau d'affichage général. Il lança un regard à son fils et son petit-fils et fit un léger sourire avant d'accrocher un bout de papier blanc. Il ne fallut pas une seconde pour que l'ensemble des élèves présent se bouscule pour voir qui serait les dignes représentants de l'école face aux quatre autres. Bayron, entrelacé avec Cecily, avait le cœur qui battait la chamade. Etait-il dans l'équipe, Merlin qu'il l'espérait…et Dorian aussi…Roy, toujours aussi sur de lui, prit l'initiative d'y aller pour tous. Lorsqu'il revient alors, l'air triste, tous les espoirs de Bayron s'en vola en un seul coup d'aile.
Alors ? Demanda Dorian.
Hé bien… Il y a Wilson, Blake, Overcamp…
Et ? Insista EJ
Et, dit-il en regardant Dawn…les autres noms sont Malefoy, Weasley, Potter et moi…
Oh… fit Dawn déçue… j'aurais tant voulu y aller…
Je suis désolé Dawn, répondit Roy avant de prendre EJ dans ses bras.
Mais vous quatre si ! Alors on va quand même faire la fête ! Quatre Gryffondor dans l'équipe de Poudlard, ce n'est pas rien ! Reprit Dawn qui se réjouit pour les autres.
De l'autre côté de la salle, Dakota savourait sa présence dans l'équipe qui partait pour Salem. Elle jeta un coup d'œil vers les héritiers et plus particulièrement Bayron qui embrassait sa copine avec passion. Son cœur se serra très fort à l'image qui devenait de plus en plus insoutenable à ses yeux. Elle qui était si populaire, si forte, si bien en tout, si séduisante, elle réalisa que la seule chose qui lui manquait, c'était le regard que Bayron pouvait porter à Cecily Linley ou Shirley Parker… à ce moment précis, elle envia de toute son âme la jeune Poufsouffle.
95. Bienvenue à Salem
La composition de l'équipe fut le sujet de conversation de toutes les tables durant les deux jours qui précédaient le voyage vers les amériques. Une seule question restait sur le bout de lèvres, qui serait le capitaine. Potter était attrapeur bien sur, Malefoy, Wilson et Blake était poursuiveurs, Weasley et Overcamp avait le poste de batteurs et Garner gardait les buts. Tous se laissaient à dire que cette année, ils ne pouvaient pas perdre, pas avec cette équipe de champions. Certains se laissaient même à des pronostiques de carrières professionnelles pour une bonne partis des joueurs. Le dernier repas avant le départ, Harry en directeur sage et accomplis se leva de sa chaise et prononça quelques mots.
Chers élèves, avant que nos représentants prennent la route pour Salem, je tenais à vous annoncer le nom du capitaine de l'équipe de cette année. Ca sera Dakota Wilson, dit-il avec difficulté, vu les cris de joie de la table du milieu et l'extase d'une blonde au centre. En espérant que cette année nous reprenions la coupe qui nous a été volée l'année dernière. Je compte sur vous jeunes gens ! Termina t-il en regardant de droite à gauche, Meredith, Danny, Dakota et les héritiers. Le carrosse pour la gare sera là d'ici une demi-heure. Veuillez aller vous préparer. Ordonna t-il aux sept joueurs qui s'exécutèrent.
Bayron n'était déjà pas très à l'aise à l'idée d'être entouré par Dakota et Wilson et de faire équipe avec elles pour marquer des points, il fallait en plus que ce soit la fille la plus fière de sa personne qui porte le blason de capitaine. Cette nouvelle avait quelque peu refroidit les héritiers qui espéraient bien qu'un des quatre l'obtienne. Comme chaque année, le directeur de Poudlard accompagnait les joueurs de l'école dans le pays accueillant. Il pressa donc les élèves à dire au revoir à leurs amis qui étaient agglutinés autour du carrosse et de monter pour ne pas être en retard.
Fais bien attention à toi Bayron s'il te plait, j'ai un mauvais pressentiment avec ce voyage.
Tu abuse des cours de Trelawney, ma belle, plaisanta Bayron. Tout ira bien…On se revoit dans trois petits jours !
Tu vas me manquer… avoua Cecily
Arrête, je vais croire que tu commences à m'aimer vraiment miss…ajouta Bayron avec un ton à la fois doux et plaisantin.
Dis pas n'importe quoi voyons, on a dit qu'on ne tomberait pas amoureux l'un de l'autre et une Poufsouffle tient ses promesses ! Rétorqua la jaune et noire avec virulence.
Allez… à dans trois jours ! Termina Bayron en l'embrassant délicatement.
Heureusement pour Roy et EJ, ils n'avaient pas à se séparer car ils étaient du voyage, en couple. Dakota donna ses premières instructions en tant que capitaine de l'équipe à ces deux là, leur demandant de ne pas se bécoter toutes les cinq minutes, de se tenir en public. Après avoir lancer un regard en direction de Bayron, Roy partageait l'aversion que le blond avait envers la Serdaigle.
Une fois arrivé à la gare, les élèves montèrent dans le Poudlard express qui pour une fois, n'avait qu'un seul wagon passagers. Au lieu de continuer sur la route des rails, le train s'envola, une heure après la mise en route des machines dans les airs, vers le nouveau continent. L'ambiance était plutôt glaciale durant le trajet. Dakota exposait les différentes tactiques qu'elle voulait mettre en place au directeur et même EJ, pourtant très excitée au début de la conversation, en eu marre au bout de la deuxième heure de monologue. Roy, Dorian, Bayron et Danny s'étaient mis à part dans un autre compartiment pour discuter entre garçons. Les deux célibataires se demandaient surtout à quoi pouvaient ressembler les Américaines, si elles étaient aussi banales que l'avaient été les représentantes venues à Poudlard jusque là. Roy était quand à lui de très mauvaise humeur de devoir partager son EJ avec l'autre, pour reprendre son expression, l'autre étant la meilleure amie d'EJ. Bayron avait beau lui dire qu'EJ devait vivre un vrai supplice, Roy argumentait que ce n'était pas une raison pour lui priver de sa présence.
Au bout du wagon, seul, Meredith regardait l'heure passer minutes par minutes, trouvant le temps long et le voyage interminable. Contrairement à Dakota qui avait EJ, Meredith n'avait personne avec qui passer un peu de temps agréable…personne.
Après quatre longues heures de vol, c'est à dire deux fois plus vite qu'un vol classique moldu, ils entamèrent une descente prodigieuse, passèrent au-dessus d'une longue et dense forêt avant de se poser sur une grande étendue verte qui devait être le parc de l'école de Salem. Des rails du train apparurent alors au début de la locomotive, et au fur et à mesure que le train avançait, d'autres rails, qui venaient de l'arrière, apparaissaient devant. EJ remarqua un grand carrosse blanc et un bateau sur la rive, et conclu qu'ils étaient les derniers à être arriver.
Habillé de leur robe de sorciers noire, avec l'écusson de l'école à l'emplacement du cœur et un chapeau pointu tout aussi noir, les sept élèves et le directeur sortirent du train les uns derrières les autres. L'école était tout aussi vaste que pouvait l'être le parc. Le mot qui revenait le plus aux élèves de Poudlard était « gigantesque ». Tout était grand et démesuré, le parc faisait au moins deux ou trois fois celui de Poudlard, même si c'était moins charmant, l'école était un village entier et le château pourtant imposant avait figure de maisonnette ridicule à côté des locaux de Salem. Mais la grande surprise des joueurs furent le fait que les élèves de cette école ne portent pas d'uniforme, c'était tout juste s'ils ne ressemblaient pas à de simple moldus. Une dame élégante s'avança vers eux avec un grand sourire charmeur qui bizarrement ne plaisait pas à Dorian. Cette femme un peu asiatique semblait trop heureuse de voir son père et il était clair au fond de lui qu'il la détestait quand celle-ci embrassa Harry avec fougue sur la joue.
Cho ! Mais que fais-tu ici ? S'écria le directeur de Poudlard.
Je suis professeur de sortilèges ici depuis deux ans maintenant !
Ca fait plaisir de te voir, sincèrement ! Dit Harry avec une surprise visible sur son visage.
Je dois vous amener à la salle principale pour la présentation, les deux autres écoles sont déjà là. On attendait plus que vous pour lancer le repas de bienvenue.
Bien, nous sommes prêts et affamés, plaisanta Harry.
Tu n'as pas changé, murmura le professeur Chang en prenant le bras d'Harry.
Et comment va ta famille ? Demanda t-elle par politesse.
Bien, d'ailleurs mon fils, mon petit-fils et ma nièce font partis du voyage cette année.
Oh…oui, reconnaissable…rigola Cho. Et ta femme ? Toujours à la tête du NewsWeeks ? Elle doit être très occupée n'est-ce pas ? Vous ne devez pas vous voir souvent !
Oui, c'est vrai… mais j'ai aussi un travail prenant avec la direction de Poudlard. Surtout que cette année, j'ai deux de mes neveux qui m'en font voir de toutes les couleurs.
Oh…laisse moi deviner qui est leur père… pouffa la jeune femme.
Et toi, tu as trouvé enfin, balai à ta main ?
Non…dit tristement Cho. Il y a des blessures qui ne cicatrise jamais Harry… mais mon travail me satisfait amplement, tout est magnifique ici… bon je te laisse, je vais aller rejoindre la table des professeurs, a tout de suite, dit-elle en laissant Harry et l'équipe, entrer sous une musique annonciatrice, dans la grande salle de réception grandiose.
Après de nombreux applaudissement, le directeur de Salem se leva, serra la main d'Harry et invita les joueurs à prendre place à l'une des tables de la salle. Dorian était furieux au fond de lui et regrettait que sa mère ne soit pas là pour voir les agissements malsains de ce professeur. Ses pensées furent interrompues par le discours d'un jeune directeur assez séduisant, surtout aux yeux de Dakota et d'EJ qui souhaitait la bienvenue à Salem aux challengers.
96. D'amour et d'amitié
Après un repas gargantuesque, Harry retourna voir les élèves de son école accompagné de Cho Chang, un peu collante au goût du fils du survivant.
-Je vais vous amener à votre chambre, proposa Cho. Venez avec moi !
Les élèves la suivirent couloirs après couloirs vers une aile invités. Chaque joueur avait une chambre bien à eux ce qui continua à mettre Roy de mauvaise humeur. Même si les suites, parce que le mot chambre ne convenait pas à de tel pièce, étaient spacieuse et splendidement décorée, Roy n'était pas pressé d'y entrer et surtout de se séparer de sa copine. Dakota fini par planter le clou en rappelant à EJ que demain, ils auraient un match et qu'il fallait dormir, maintenant. Dorian n'arrivait pas à dormir. Il était perturbé par présence de cette femme autour de son père. Quelque chose en lui, l'alertait surtout quand son père souriait, chose assez rare pour Harry Potter. Seul sa mère y arrivait et elle devait rester la seule et l'unique à y arriver. Par simple curiosité, Dorian entre-ouvra sa porte pour voir si son père n'était plus dans le couloir à discuter mais il fut déçu de voir qu'il était en grande conversation avec l'intruse. Dorian pouvait entendre son père glousser à des plaisanteries douteuses de Chang jusqu'à ce que celle-ci se rendre compte qu'ils étaient observés. Elle fit signe à Harry de la présence de son fils et lui dit au revoir. Le directeur marcha alors vers Dorian et l'interrogea sur son comportement.
-Tu peux me dire ce que tu fais encore debout à cette heure-ci ?
-Je…je peux te dire ce que je n'y fais pas, moi au moins…lui répondit son fils avec insolence.
-Tu peux développer Dorian ?
-C'est qui cette femme ? Vous avez l'air de vous connaître !
-Effectivement, c'est une ancienne amie d'école. Elle était avec moi à Poudlard.
-Je suis assez grand pour voir qu'elle te regarde plus que comme une amie, papa…
-Dorian, il me semble que ça ne te regarde pas !
-Moi non, mais maman sûrement !
-File au lit avant que je m'énerve Dorian James Potter…et arrête de dire des bêtises plus grosses que toi !
Harry entra dans sa chambre, pensif, son fils avait raison sur un point, Ginny ne serait pas contente d'apprendre que Cho lui tournait autour. Avec leur travail respectif, ils ne se voyaient pas beaucoup et le peu de temps qu'ils avaient ensemble, ils le passaient avec leur petite fille. En conséquence, leur vie privée laissait un peu à désirer. Harry fut nostalgique des temps passés où Ginny et lui ne pouvait pas se quitter plus d'une heure sans en être malheureux. Il écrivit alors une lettre à sa femme pour lui expliquer la situation, la présence de Cho et la réaction de Dorian.
Le lendemain matin, Dakota fut la première levée. Sans aucune douceur, elle tapa à la porte de ses joueurs pour les réveiller. Voyant que Roy ne se levait pas, elle revint une seconde fois à la sienne, l'ouvrit en trombe et hurla sur le garçon.
-DEBOUT GARNER ! ON DOIT ALLER S'ENTRAINER ! Gronda la blonde à son goal.
-FICHE LE CAMP D'ICI ! DEHORS ! TU N'AS PAS A VENIR DANS MA CHAMBRE ! DEHORS ! DEPECHE OU JE RENTRE A POUDLARD ! Rugit Roy, la couverture sur sa tête.
-Dakota, que fais-tu dans la chambre de Roy ? Demanda EJ qui venait voir son petit-amis et lui donner le baiser quotidien nécessaire à Roy pour se lever du bon pied.
-ELLE VIENT ME FAIRE CHIER, VOILA CE QU'ELLE FAIT, LA ! DEHORS J'AI DIT ! Montra du doigt Roy à son capitaine.
-OH MAIS TU VAS ME PARLER SUR UN AUTRE TON, ROY ! JE SUIS TON CAPITAINE ! ET NE ME MENACE PAS ! TU TE LEVE, UN POINT C'EST TOUT ! Rétorqua la blonde piquée à vif
-DEGAGE !
-LEVE-TOI !
-DEGAGE !
-LEVE-TOI !
-Ce n'est pas finit vous deux ? S'impatienta EJ. Dak, laisse-nous, je vais faire en sorte de faire lever le petit cul de Roy hors de son lit et le mettre de meilleure humeur.
-Tu as cinq minutes, après je viens avec ma baguette pour l'y obliger !
-Allez laisse-nous…et demain, je viendrais moi-même le réveiller ne t'embête pas pour ça.
-TU AS ENTENDU EJ, DEHORS ! Pesta à nouveau Roy.
-Hé, calme-toi mon amour !
-Je déteste qu'on me réveille ainsi… elle est folle ta copine !
-Chut…l'interrompit EJ avant de l'embrasser. Bonjour mon amour, bien dormis ?
-(Soupire)Je m'en passerais jamais de ça…c'est trop bon…la seule chose qui manque encore c'est de pouvoir m'endormir à tes côtés…soupira à nouveau le jeune homme. Petit Cul ? Réalisa Roy l'air ennuyé. Tu trouves que j'ai un petit cul ? Lui demanda t-il avec peine.
-Un très beau petit cul, reprit EJ avant de basculer les couvertures de Roy au fond du lit.
-Tu les as regardés alors… plaisanta Roy…vicieuse, ajouta t-il avant de l'embrasser. Et moi je peux regarder le tien ?
-Comme si tu ne l'as pas déjà fait…s'offusqua EJ qui ouvrait les rideaux de la fenêtre.
-Je n'aurais jamais osé sans ta permission, mentit le garçon.
-Roy…quand on ne sait pas mentir, on se tait ! Répondit EJ qui étalait les affaires de Quidditch sur le lit. Habille-toi !
-C'est une vrai petite épouse que j'ai là, dis-moi !
-Et moi, c'est un vrai petit enfant qui refuse de se lever…Debout ou Dakota va revenir !
-M'en fou, qu'elle vient celle-là ! Si elle croit pouvoir me faire peur…elle rêve… à côté de toi, c'est un ange !
-Que dois-je comprendre par-là ? Demanda EJ les mains sur les hanches.
-Mon amour… ton caractère est légendaire ! Ce n'est pas pour rien qu'on te surnomme, à raison, chuchota t-il d'un seul coup, la lionne de Gryffondor ! Alors la Wilson…elle peut aller se rhabiller ! Je suis vacciné contre les rugissements félins !
-Très drôle Roy…maintenant enlève ton pyjama et met ton uniforme !
-Tu veux vraiment que je me déshabille là maintenant, tout de suite ?Lui demanda t-il l'air coquin.
-(Soupire) Roy…franchement…pesta t-elle en sortant de la chambre.
-Dommage…murmura t-il à lui-même.
Après deux heures d'entraînements, les joueurs prirent la direction d'une salle réservée à leur présence pour un briefing. Dakota exposa avec passion ses idées et tactiques. Elle donna les directives face aux trois autres écoles et conseilla à Bayron et Meredith ne garder leurs rancunes personnelles aux vestiaires.
Comme chaque année, les trois rencontres étaient tirées au sort. Le premier match contre BeauxBâtons fut une balade pour l'équipe de Poudlard. Les joueurs des deux autres écoles et les élèves de Salem prononcèrent alors le mot « favoris » avec le mot « Poudlard ». Le deuxième match opposait Salem contre Dumstang et au grand désespoir de tous les spectateurs, ce fut les nordiques qui remportèrent la deuxième places pour la finale. La vieil rancœur de l'année dernière refis surface entre les deux équipes rivales depuis des années. Seulement, le niveau de Poudlard était bien plus élevé que celui de Dumstang et Dorian fut le plus fier du monde à ce moment là, lorsqu'il leva le bras, le vif d'or dans la main. Le stade applaudit le garçon qui cherchait son père du regard. Son visage rayonna encore plus lorsqu'il aperçut une chevelure rousse à ses côtés.
97. Beaucoup de bruit pour rien
Le stade se leva et scanda le nom des Potter après la victoire de l'équipe de ce dernier. Harry était à ce moment l'homme le plus fier au monde. Son fils unique venait de donner la victoire à l'équipe de Poudlard et ceci devant ses yeux et ceux de sa femme. Ginny l'avait effectivement rejoint une heure avant le match à la grande surprise de son mari. Lorsqu'elle expliqua sa présence, elle prétexta une idée d'article pour le NewExpress mais Harry savait pertinemment que le seul nom de Cho Chang avait décidé Ginny à prononcer le sort de faitlamalle. Harry était vraiment content de passer quelques moment avec sa femme et encore plus de voir à quel point Ginny pouvait tenir à son mariage, et son mari.
L'équipe de Dumstang était, par contre, d'une humeur massacrante. Toutefois, le capitaine vaincu s'avança pour féliciter le joueur le plus proche de lui. A ses yeux, le plus méritant de la rencontre était la batteuse rousse très charmante doté d'un petit caractère qui lui donnait un pétillant non négligeable. Ne cherchant pas à savoir si un rival existait quelque part en Angleterre ou ailleurs, le batteur brun, de carrure très élancée et musclée tendit la main à la joueuse et l'attira vers lui pour l'embrasser fougueusement. Bien avant qu'EJ puisse lui dégainer une droite dont il se souviendrait des déceignit, Roy vit la scène d'une centaine de mètre plus loin. Une peur incrustée en lui depuis plusieurs mois refit surface. Son cœur s'emballa à la limite d'une alerte cardiaque, une sueur froide compléta son sentiment de malaise. Si ça avait été pour une de ses conquêtes comme il en avait eu pas mal avant de sortir avec EJ, il aurait foncé dans le lard et redessiné le visage de l'insolent. Mais, EJ était bien plus qu'une amourette de passage pour l'ancien séducteur de Poudlard. La seule ombre au couple résidait sur le fait qu'EJ ne lui avait pas encore dit la toute petite phrase si banale après des années de mariage, mais si importante dans une relation naissante : je t'aime. Sans réfléchir à sa réaction, il respira profondément, baissa la tête et redescendit au sol pour sortir du terrain. EJ ne remarqua rien à cause de l'effervescence du moment et espérait au fond d'elle que Roy n'ait rien vu de ce malentendu. Dakota donna le signe au reste de l'équipe de rejoindre le vestiaire pour se changer. Essayant de faire comme si rien ne c'était passé, Roy accueillit EJ les bras ouverts un peu hésitant. Les anciennes querelles laissèrent place à une franche camaraderie jusqu'au bal organisé en l'honneur des vainqueurs.
Les filles se préparaient dans la chambre de Dakota en compagnie de la mère de Dorian alors que les garçons attendaient déjà dans le petit salon invité. Dakota fut la première à les rejoindre suivit de Meredith puis EJ. Roy eu un nouveau pincement au cœur comme si c'était la dernière fois qu'il contemplait sa belle. Elle était magnifique dans une robe bleue foncée, les cheveux tirés en arrières pour former un mince chignon. Il lui proposa son bras sans rien dire, le regard dans le vide. Pour une fois, l'ordre de Dakota lui convenait parfaitement car il n'aurait pas pu jouer la comédie en l'embrassant, EJ aurait sentit qu'il y avait un problème.
De toute manière, tous les regards furent tournés vers Ginny qui les rejoignaient en bonne dernière. Harry, qui était en train de boire un verre d'eau, laissa couler le reste de son verre sur lui lorsque sa femme entra dans la pièce. Ginny s'en amusa et prononça un petit sort de séchage rapide.
Heureuse de te faire toujours de l'effet mon chéri.
Tu… tu es magnifique mon cœur…
J'espère bien ! Lui rétorqua t-elle avec un sourire coquin et séducteur. Allez jeune gens, nous allons être en retard.
Meredith marmonna un « elle est gonflée » avant d'avancer, toujours avec un peu de recul, vers le reste du groupe. Dakota menait la délégation en bon capitaine qui se respecte, suivit de Roy et d'EJ puis de Dorian et de Danny et enfin Bayron, seul. Harry donna un petit coup de coude à son petit-fils et lui fit comprendre qu'il n'était pas correct de laisser une jeune fille, tout à fait élégante pour une Serpentard, à l'arrière. Bayron souffla de protestation avant de laisser passer ses grands-parents.
Qu'est ce que tu veux, siffla Meredith en voyant Bayron lui proposer son bras.
Que tu te taises pour une fois, et que tu prennes mon bras, répondit Bayron sur un ton neutre.
Et si je n'ai pas envie ?
Je suis sur que ta famille t'a apprit les bonnes manières, argumenta Bayron.
Elle m'a apprit également à faire attention à mes fréquentations.
Baisse ta garde pour ce soir, Meredith, personne n'ira répéter à tes parents que tu as passé la soirée avec un traite de Malefoy, lui dit-il en prenant la main de la brune pour la mettre à son bras.
Seul ton père est un traite, pour toi, il reste un infime espoir, murmura Meredith.
Je t'ai demandé de te taire… tu es bien trop jolie ce soir pour cracher ton venin ! Chuchota le Gryffondor à l'oreille de la Serpentard habillée d'une robe noire en mousseline, qui en rougit. Et tu es très mignonne quand tu souris, termina le garçon avant qu'ils rentrent dans la grande salle sous les applaudissements des élèves de Salem.
Cho Chang qui avait remarqué la présence de la femme d'Harry Potter dans les gradins n'avait plus le même sourire qu'à l'arrivé à Salem du dernier lorsque les portes s'ouvrirent. Ginny en fut davantage satisfaite de contrecarrer les éventuels plans de séductions de son ancienne rivale. Harry était à elle, et elle allait le lui montrer en jouant les épouses heureuses et parfaites sous le regard amusé de son fils. Après le repas, la musique annonça l'ouverture du bal et le directeur de Salem invita l'équipe gagnante à les honorés de la première danse. Au grand soulagement de Roy, Dorian lui demanda la permission d'inviter sa cousine prenant comme argument qu'il pouvait bien la prêter un peu. Danny se risqua à inviter Dakota qui accepta volontiers. Roy n'avait pas le cœur à danser mais la capitaine de l'équipe de Salem le lui demanda si gentiment qu'il ne put refuser sans être impoli avec ses hôtes. Il ne restait plus que Bayron et Meredith qui bizarrement torturait sa serviette dans tous les sens.
Je crois que ta pauvre serviette apprécierait que je t'invite à danser, dit Bayron le regard amusé par la situation.
Je n'ai pas envie.
Je ne pense pas que nous ayons le choix mademoiselle Blake, ajouta t-il presque debout, lui tendant la main. Allez Meredith, tachons de passer une bonne soirée pour une fois, on reprendra les armes dans le train demain.
Meredith accepta après quelques secondes d'hésitations. L'ambiance fut plus qu'étrange au sain du groupe de Poudlard. Dorian et EJ s'éclataient comme des fous, heureux de leurs performances et de la fin d'année, insouciant et profitant pleinement de la soirée. Dakota et Danny dansaient à une distance très raisonnable l'un de l'autre et furent l'objet de moquerie de Bayron et Meredith, enfin d'accord sur un point. Harry avait du mal à suivre l'entrain de sa femme et se surprit à repenser au chemin passé au côté de la plus jeune des Weasley lorsque celle-ci lui écrasa un pied trop long à bouger. Le dernier couple sur la piste dansait le plus académiquement possible. Lorsque la musique s'arrêta, Roy salua sa partenaire et repartit à sa table tandis que les autres s'engageaient pour une deuxième, une troisième et d'autres encore jusqu'à la fin de la soirée. EJ ne remarqua pas Roy quitter la table pour monter se coucher et tout comme les autres se coucha aux alentours de minuits.
Le lendemain matin, après une grasse matinée bien méritée, EJ se leva et prit la direction de la chambre de Roy. Lorsqu'elle ouvrit la porte, elle trouva la chambre vide. Dakota qui sortit de la sienne en même temps lui indiqua qu'elle l'avait entendu partir une dizaine de minutes plutôt et qu'il devait sûrement être au réfectoire. EJ trouva l'explication tout à fait suffisante connaissant l'appétit légendaire de son petit-ami et surtout son impatience concernant ce sujet.
Tu avais raison Dak, dit EJ en voyant Roy en train de déjeuner tranquille avec deux élèves de Salem sous son charme. Puis-je demander à mon capitaine de lever l'interdiction de rapprochement entre joueur ? Demanda t-elle avec un œil félin.
Va donc marquer ton territoire Weasley, rigola Dakota tout en se retournant pour voir Bayron et Meredith entrer ensemble d'un œil critique.
EJ s'approcha de Roy et toussota pour attirer l'attention des trois jeunes adolescents.
Excusez-moi de vous déranger mesdemoiselles pendant votre petit déjeuner, mais il se trouve que vous êtes en train de flirter avec mon petit-ami et que cela me dérange fortement. Je vous serais donc grès de bien vouloir BOUGER VOTRE GROS CUL DE LA, ET DE LAISSER MON MEC TRANQUILLE! SUIS-JE CLAIR ! S'écria EJ pour faire peur aux deux jeunes filles qui détallèrent en un quart de seconde.
En forme, à ce que je vois, dit Roy amusé par la situation.
On ne peut pas te laisser seul sans que des vautours y voient de la chair fraîche à se mettre sous les dents, grogna EJ en se servant son bol de lait. Pourquoi ne m'as-tu pas attendu ?
Mon estomac estimait qu'il avait bien assez attendu, mentit-il alors qu'en fait, il évitait tout simplement toute intimité avec sa copine tant qu'il n'aurait pas reprit le contrôle de ses sentiments.
Après le repas, les délégations reprirent le chemin du retour avec de nombreux souvenirs en tête, bon comme mauvais.
98. Ce n'est qu'un au revoir.
La victoire de Poudlard à Salem fut connue de tous la veille du retour des champions. Tout était près pour leurs accueille et toutes les maisons s'unirent pour les féliciter à leur sortis de carrosses. Dakota et EJ s'avancèrent les premières et furent acclamées tel deux reines à leurs couronnements. Cecily Linley poussa quelques élèves pour pouvoir aller à la rencontre de Bayron. Elle lui sauta dessus sans demi-mesure ce qui provoqua un fou rire de pas mal de monde, et le regard noir de quelques filles...
Quelle accueille Cecily ! Je t'ai manqué à ce point ? Demanda Bayron plaisantin sur les bords.
Pas du tout, mentit la jeune fille avant de l'embrasser à nouveau.
Comme prévu, les joueurs eurent à peine le temps de se mettre à nouveau sur leur trente et un avant de rejoindre la soirée en leur honneur. La salle était décorée avec des bannières qui représentaient des objets du sport et plein de vif d'or volait vers le faux plafond étoilé de la grande salle. Meredith retourna chez les Serpentard et leur raconta tout sauf l'intermède qu'elle avait eu avec Bayron Malefoy. EJ était rayonnante tout comme Dakota. Roy qui la regardait avec beaucoup de recule depuis moins de quarante-huit heures la trouvait sublime et encore plus séduisante à ses yeux. S'il ne l'était pas déjà, il estimait qu'il serait tombé amoureux d'elle à cet instant précis. Cette révélation intérieure lui fit d'autant plus mal qu'il réalisait que le lendemain, ils rentreraient tous chez eux pour les grandes vacances.
La soirée se passa sans événement majeur. Trop fatigué pour danser ou faire d'éventuelle farce aux Serpentard, les héritiers à nouveau rassemblés montèrent dans leur chambre pour une ultime soirée au huitième avec les nymphes. Dorian remarqua que Lisa était très en beauté ce soir là et se surprit à se demander pourquoi ils avaient rompu l'année dernière. EJ demanda aux autres si Dakota pouvait être mit au courant de l'existence de leur pièce secrète et la réponse pu s'apparenté à un rugissement général des garçons, Roy et Bayron en particulier.
Le lendemain matin, EJ mis un point d'honneur à se réveiller en premier pour embrasser son homme une dernière fois avant les congés d'été. L'intéressé était profondément endormi, naviguant dans des rêves apparemment bien agréables. Lorsqu'EJ s'essaya sur son lit, Roy poussa un petit soupir accompagné d'un très léger « EJ ». Celle-ci trouva ça trop adorable et l'embrassa tendrement. Voyant que le rêve était trop dur à quitter, elle s'y colla plusieurs fois avant que Roy n'y réponde enfin.
Bonjour monsieur Garner… murmura EJ
Salut…balbutia Roy qui ne trouvait pas que c'était un « bon » jour.
Et si on se dépêchait de se préparer pour avoir un peu de moment à nous avant le petit-déjeuner ?
Comment pourrais-je refuser une telle proposition…répondit Roy en ouvrant les yeux pour y voir la plus belle chose à son cœur.
Allez lève-toi !
Lorsque Aly se leva, elle fut presque étonnée de constater l'absence de Roy et d'EJ. Elle réveilla donc les autres et se dirigèrent tous dans la grande salle après avoir finit de préparer leurs malles et prit une bonne douche.
Lors du repas, les hiboux, toujours très nombreux en ce dernier jour, lancèrent les lettres qui pour la plupart provenaient des parents soucieux d'annoncer leur présence à la gare de Londres comme convenus. Pour Bayron, Dorian et EJ, cette besogne n'était pas nécessaire puisque c'était la mère du premier qui les ramenait au train et que de toute façon il était impensable que leur famille rate ce moment traditionnel. Ce fut donc une véritable surprise pour Dorian et EJ lorsque deux majestueux grands ducs leurs attribuèrent une lettre.
PAR MERLIN, JE REVE ! S'exclama EJ qui se leva en même temps, ne tenant plus en place. DORIAN, TOI AUSSI ? Demanda t-elle à son cousin qui lui répondit positivement de la tête avec un sourire magnifique.
Je n'y croyais même plus… on aurait du avoir une réponse depuis longtemps.
Moi, ça m'était sorti de la tête… avoua EJ
Ca ne te ressemble pas cher cousine.
On peut savoir de quoi vous parlez ? Demanda Roy qui sentait venir une mauvaise nouvelle… pour lui…
Accrochez-vous, dit Dorian à ses amis, EJ et moi, on a été accepté comme stagiaire dans l'équipe nationale d'Irlande durant tout le mois de juillet !
Ah oui, tu m'en avais parlez, dit Bayron ravi pour eux. Je vois que je peux faire une croix sur des vacances à la mer avec mes deux cousins favoris… et me taper mes frangins… Super vacances en perspective ! Heureusement qu'il y a la grande soirée au ministère pour la promotion de mon père… j'aurais un peu d'animation…Vous y serez n'est-ce pas ?
Non, répondirent Dorian et EJ en même temps avant de rire de la situation. C'est un mois complet, on n'aura pas de week-end… entraînement tous les jours… et le dernier jour, on fait un match contre l'équipe remplaçante…c'est super existant, hein EJ !
Clair ! on en rêvait depuis longtemps avec Dorian… c'est l'avantage d'avoir des nom célèbres, et pour une fois, on en profite plus qu'on le subit !
Vous nous écrirez pour nous dire comment c'est ? Demanda Dawn envieuse.
Pas de problème, répondit EJ
Et moi, je veux un maillot d'un joueur de l'équipe, ajouta Aly un peu honteuse.
Ok, on t'en ramènera un tout plein de sueur, répondit Dorian moqueur.
Espèce de …grrrr… tu vas voir de quoi je suis capable monsieur Potter quand on me refuse un maillot de joueur professionnel…pesta Aly en faisant semblant d'être énervée.
Ca vous dirait une petite sortie entre héritier début août ? Proposa Lisa. On pourrait aller sur le chemin de Traverse et faire des emplettes…
Heu sans façon Lisa, répondit Dorian un peu dégoûté à cette idée. Et puis, EJ, Bayron et moi on va passer nos vacances d'août en France chez notre tante Fleur et notre oncle Bill.
EN FRRRANNNNCCCCE ? S'époumona un Roy furieux qui bouillonnait depuis l'annonce du stage! LA C'EST LE POMPOM ! POURQUOI PAS EN CHINE AUSSI ? Ajouta t-il avant de se lever brutalement et sortir de la salle.
Qu'est ce qu'il a ? S'interrogea EJ…
A ta place, je ne tarderais pas à le rejoindre, conseilla Bayron.
S'il le faut… pesta EJ qui aurait bien voulu rester discuter encore et encore de sa nomination au stage et qui ne soupçonnait pas un gramme du tourment de Roy.
Les carrosses étaient déjà là à attendre les premiers élèves désireux de se rendre aux trains. Comme ses affaires étaient déjà dans le hall, Roy, trop en colère pour être raisonnable, prit la décision de partir dès maintenant de Poudlard. EJ réussit de peu à le retenir avant que l'irréparable soit commis.
ROYAL GARNER ! JE PEUX SAVOIR OU TU COMPTES ALLER COMME CA ?
JE ME CASSE !
SANS ME DIRE AU REVOIR ?
JE L'AURAIS FAIT SI JE PENSAIS QUE TU LE DESIRAIS VRAIMENT !
TU INSINU QUOI LA ?
RIEN ! PUISQUE TU Y TIENS, AU REVOIR EJ, ON SE REVOIT A LA RENTREE ! ENFIN PEUT-ÊTRE…
COMMENT CA, PEUT-ETRE ? Hurla la rousse encore plus fort.
SI JE NE SUIS PAS OCCUPER PAR AUTRE CHOSE, OU PAR QUELQU'UN D'AUTRE… mentit le garçon.
QUELQU'UN D'AUTRE ? J'ESPERE AVOIR MAL COMPRIT ROY !
NON, TU AS TRES BIEN COMPRIT, EJ…
TU VEUX ROMPRE ? Demanda t-elle en hurlant, ce qui n'échappa pas à de nombreuses filles présentes dans le hall.
POURQUOI PAS… DE TOUTE FACON, TU SERAS TROP OCCUPE CET ETE… LE QUIDDITCH PASSE AVANT MOI, AVANT NOUS…AVANT NOTRE ANNIVERSAIRE… ALORS A QUOI BON CONTINUER ! SUR CE …SALUT !
Sans laisser EJ répondre à cette tirade, Roy monta dans le carrosse et s'éloigna très rapidement. Les filles qui ne ratèrent rien de la scène de ménage la regardèrent avec méprit. Comment cette garce avait-elle préféré le sport à son copain ? Comment cette ingrate pouvait avoir oublier leur tout premier anniversaire ? EJ elle-même se rendit compte qu'elle méritait ces remarques… elle avait été nulle…et s'en mordait déjà les doigts.
99. Loin des yeux…
EJ fut vite rejoint par Dakota qui avait comprit que quelque chose de grave venait de se passer.
EJ… Ou est Roy ?
Il est parti…murmura EJ. Je crois qu'on est séparé, lui et moi…Ca c'est passé si vite… on était tous les deux énervés… Il est parti…
Ca va s'arranger EJ… c'est pas votre première dispute, et ça ne sera pas la dernière…mentit Dakota sachant très bien que s'était la première fois qu'EJ en pleurait.
Je crois que j'ai merdé…
Pourquoi ?
J'ai complètement oublié que notre anniversaire tombait en plein stage de Quidditch…
Et il ne comprend pas que c'est une chance pour toi ?
Il me reproche d'être une égoïste qui ne pense qu'à moi et mon sport.
C'est lui l'égoïste dans l'histoire. C'est pour ta carrière ça… ton avenir… !
Je ne sais pas
Il y n'aurait pas une fille là dessous ?
Je n'en sais rien… je ne penses pas…
Demain soir, tu lui écriras de Belfast et tu exigeras des excuses suivit d'explication !
Mouai…
Attend déjà de voir s'il ne vient pas ramper à tes pieds sur le trajet de retour à Londres.
Peut-être…répondit EJ anéantie.
Roy ne vint pas. EJ monta avec Dakota dans un compartiment remplis des belles de Serdaigle, de Kate Fisher et de quelques joueuses juniors. Ne voyant ni Roy, ni EJ, ceux-là en avaient conclu qu'ils se réconciliaient dans un coin et ne cherchèrent pas à en savoir plus. Mais Roy se trouvait tout au bout du train, seul, prêt à partir le plus vite possible de la gare et tirer un trait sur EJ. Celle-ci ne le trouvant pas sur le quai, partit avec le reste de sa famille le cœur lourd et oppressé par des larmes interdites.
Suivant les conseils de Dakota, EJ entreprit d'écrire une première lettre afin de demander des explications. Une semaine plus tard, n'ayant pas de réponses, elle en écrivit une seconde. Aucun hibou ne venant, une troisième fut rédigée humidifiée par quelques larmes. La date d'anniversaire approchant, EJ en écrivit une quatrième et une cinquième, sans réponse comme les premières. Ne tenant, plus, avide de savoir, elle décida d'écrire à la mère de Roy.
Madame Garner,
Je me permets de vous écrire pour avoir des nouvelles de votre fils. Je lui ai écrit de nombreuses lettres qui restent à ce jour sans réponses de sa part. J'avoue que je suis inquiète et je serais donc soulagée d'obtenir des informations, bonnes ou mauvaises, le concernant.
Merci de me répondre au plus vite,
EJ Weasley.
A son grand soulagement, un hibou revint avec une lettre à la fenêtre d'EJ. Sans attendre, l'héritière ouvrit avec peu de soin et lit les quelques mots que la mère de Roy avait griffonné.
Chère Emily-Jane,
Merci de m'avoir contacté. Mon fils ne va pas bien du tout. Il ère dans la maison comme un fantôme coincé dans les limbes du désespoir. Vous-êtes vous séparés ? Concernant vos lettres, mon fils les a bien reçues mais en faisant le ménage dans sa chambre, je me suis aperçue qu'il ne les avaient pas ouverte.
Au plaisir de vous lire rapidement,
Délicia Garner.
EJ continua la correspondance avec madame Garner quelques jours et lui expliqua la situation. La maman de Roy lui affirma que Roy n'avait pas d'autre petite-amie, et lui conseilla de faire son maximum pour venir le jour de leur anniversaire, occasion unique pour une éventuelle réconciliation.
Le samedi en question arriva. Et comme à son habitude, Roy passa de pièce en pièce sans avoir de but précis. Il faisait chaud et au lieu de jouer dans le jardin avec son frère et les autres enfants du quartier, il s'exila sous les escaliers en bois qui donnait dans le jardin en pente. S'il ne s'était pas emporté comme il l'avait fait, EJ et lui fêterait un an de couple ce jour là. Il se rappelait la journée à la plage, le premier baiser, le second, le lendemain et le surlendemain…tout ce surplus d'émotion était trop pour lui, et après trois semaine de retenue, les larmes coulèrent enfin. Il s'était refuser à ouvrir les lettres de son « ex ». Il ne voulait pas y lire les insultes ou, qu'elle avait rencontré quelqu'un d'autre et que finalement, ils avaient pris la meilleure décision, qu'elle ne l'aimait plus.
La mère de Roy annonça le repas du soir vers 19h00. Roy voulait en finir avec cette journée et ne se fit pas prier, plus vite il aurait mangé, plus vite il monterait se coucher et plus vite la journée serait terminée.
Roy, tu as le droit de manger tranquillement, gronda sa mère.
Fiche-lui donc la paix Delicia, rétorqua son père. Il n'a pas l'air bien…
Ca fait trois semaine qu'il ne va pas bien, il serait temps qu'il réagisse et qu'il passe à autre chose ! Répondit sa femme.
Il a le droit d'être malheureux !
Très bien… et bien moi, je vais aller manger dans la cuisine, là au moins, les chaudrons ne me feront pas une tête de morts-vivants !
Désolé maman… ne te dérange pas, je monte me coucher… je n'embêterais plus personne avec mes problèmes !
Très bien Roy, et reste-y surtout ! Rugit sa mère en le regardant partir. C'est bon, il est partit… Titus, va ouvrir la cage de Memphis…vite !
Hein ? Questionna le garçonnet.
Dépêche-toi !
Délicia ? Qu'est ce que tu mijotes ?
Ne pose pas de questions et débarrasse la table, on va avoir des invités d'une minute à l'autre.
Effectivement, même pas dix minutes plus tard, la cheminée familiale fut prises d'éternuement en rejetant deux personnes pleine de sciures.
Monsieur Weasley, Emily-Jane, nous vous attentions…
Bonsoir madame Garner…monsieur Garner…dit Ron. Je viens la chercher demain matin à dix heures précises.
Et pour le reste ? Demanda Délicia.
C'est ok.
Très bien. EJ… tu es encore là ? Hé bien, vas-y ! S'écria sa complice
Merci pour tout, madame Garner…murmura EJ
C'est moi qui te remercie, maintenant, file !
EJ monta les escaliers doucement pour ne pas annoncer son arriver à Roy. Lorsqu'elle ouvrit sans bruit la porte de la chambre, il était déjà emmitouflé dans son lit. EJ pouvait l'entendre pleurer. Comme l'avait prévu le mère de Roy, les lettres se trouvaient sur le bureau. EJ fit attention à chacun de ses pas pour aller les récupérer puis se redirigea vers le lit de Roy, toujours en larme. Sachant pertinemment qu'elle ferait du bruit en ouvrant les lettres, EJ décida de faire connaître sa présence.
Tout en s'essayant sur le lit, elle posa sa main sur les cheveux de Roy et les lui caressa doucement. Sentant une présence et un geste tendre, Roy se tourna vers celle qu'il pensait être sa mère. Lorsqu'il vit qu'il s'était trompé de personne, un doigt se colla sur sa bouche, le doigt d'EJ était sur ses lèvres avant de repartir en direction de celle de sa propriétaire. Roy comprit qu'il ne devait pas parler mais écouter, et de toute façon, il aurait été incapable d'aligner deux mots cohérents à cet instant. EJ ouvrit donc la première lettre délicatement et la lit.
Roy,
Je suis vraiment troublée de la façon dont nous nous sommes quittés avant-hier. Je n'arrive pas à admettre que nous sommes séparés. Je m'y refuse. Je comprends ta colère, je comprends que tu m'en veuille d'avoir oublier notre anniversaire. Cependant, je sens qu'il y avait autre chose derrière tout ça… Pourrais-je au moins avoir plus d'explication. Si vraiment tu souhaites rompre, cela m'aiderait à l'accepter… Après ce que nous avons vécu, tu me dois au moins ça, non ?
EJ …
Après avoir lu la première lettre avec beaucoup d'émotion, EJ ouvrit la seconde et lit tendrement.
Roy,
Pourquoi ne pas me répondre ? Ton silence est terrible… Souhaites-tu volontairement me faire souffrir ? Si c'est le cas, alors tu y réussis. Je souffre terriblement…Roy, écris-moi…
EJ.
D'une main, plus hésitante, elle sortit la troisième lettre.
Roy,
Toujours rien. Aucun hibou. Je crois que je ne dois plus me faire d'illusion sur notre couple…enfin sur ce qu'était notre couple. Ton silence est clair à se sujet…Roy, je m'en veut tellement…tout cela est de ma faute…j'aurais tellement aimé avoir ton pardon…et une seconde chance…
EJ
Respirant de plus en plus difficilement, mais empêchant l'émotion de prendre le dessus, EJ s'engagea sur la quatrième.
Roy,
Ca aurait bientôt fait un an… quel gâchis…j'ai comprit beaucoup de chose ces temps-ci…peut-être un peu tard…trop tard. Je ne sais pas comment je vais pouvoir te regarder en face à la rentrée… et surtout, comment je vais réagir lorsque tu seras dans les bras d'une autre… j'espère ne pas faire ou dire des choses que je regretterais…J'ai besoin de temps, Roy…
EJ
Enfin, presque soulagée, EJ découpa la dernière des cinq lettres, les yeux humides.
Roy
Je ne souhaite pas être un poids pour toi. Celle-ci est donc la dernière lettre. Tu n'as apparemment plus envie d'avoir de contacts avec moi. Nous n'avons jamais été amis toi et moi avant d'être ensemble. Nous le serons donc pas après ne plus l'être. Une simple tolérance sera nécessaire pour les autres du clan. Je respecterais cette part du marché et espèrerais que tu en feras de même.
Je suis triste de voir où tout ça nous a menée… je croyais vraiment que tu m'aimais…dommage de constater que je me trompais.
EJ
Cette dernière phrase choqua Roy qui ne pouvait plus se retenir de se taire.
C'est faux EJ !
Faux ? Demanda t-elle doucement. Qu'est ce qui est faux ?
Je ne t'ai pas mentit sur mes sentiments…
Tu m'aimais vraiment ? Reprit EJ en insistant sur le passé du mot.
Non…
NON ? s'étonna t-elle.
Je t'aime tout court…et toujours…
Alors explique-moi Roy… j'en ai besoin…
EJ…je… il est tard…et puis d'abord que fais-tu chez moi… et dans ma chambre…tu devrais pas être à Belfast ou je ne sais où…pour ton Quidditch
J'ai posé la question en première…sourit EJ.
(Soupire)EJ…je t'ai vu avec le joueur à Salem…
Roy, c'est lui qui m'a embrassé, et je peux t'assurer qu'il n'essayera pas de si tôt !
Je sais… mais je me suis rendu compte que je pouvais te perdre… qu'un jour, un homme entrera dans ta vie et tu tomberas amoureuse de lui…que tu me quitteras…
M'enfin, je peux en dire autant de toi, Roy… et ce n'est pas les filles désireuses qui manquent !
Mais contrairement à toi, je t'aime…et tu le sais…avoua enfin Roy à une EJ émue. A un moment, j'ai voulu croire que tu partageais mes sentiments, puis à Salem, ce garçon qui arrive à t'approcher facilement, le stage de Quidditch qui t'enchante plus que notre anniversaire, l'éloignement qui ne te dérange pas… ce fut une révélation pour moi… alors j'ai préféré arrêter là avant de souffrir davantage de ton indifférence. Je suis désolé EJ… mais je ne veux plus continuer dans ses conditions. Je ne veux plus faire semblant que tout va bien entre nous alors que c'est faux. J'attends plus de nous, de toi et tu n'es pas prête à d'inves…
Chut…Interrompit-elle. N'en dis pas plus s'il te plait. Roy, à ton tour de m'écouter maintenant. Si je suis là ce soir, c'est parce que j'ai écrit à ta mère. Ne soit pas si surprit Roy, j'avais besoin d'être fixée et comme tu me répondais pas… Tu penses bien que celle-ci ne m'a pas caché de ta détresse… j'ai alors comprit que je devais réagir si je ne voulais pas te perdre définitivement. Roy, j'ai fait l'impossible pour être là ce soir, le jour de notre anniversaire. Mais je voulais être avec toi, te lire ces lettres et te faire comprendre que je tenais à toi…
EJ…
Chut…laisse moi finir s'il te plait avant que j'en aie plus le courage…J'ai beaucoup réfléchit à Belfast. J'ai repensé à nous, à toi, à notre première journée, à ce que tu m'avais dit…que si cela ne tenait qu'à toi, tu me garderais toute ta vie…que tu étais amoureux de moi…Roy, j'ai réalisé que je ressentais la même chose et que j'avais fait la plus belle erreur de ma vie en acceptant ce fichu stage. Tu comptes plus que le quidditch, bien que j'adore ça…toi, je t'aime.
Tu quoi ? Demanda Roy entre deux souffles
Roy, je t'aime, du plus profond de mon cœur, je t'aime, avoua enfin EJ avant de verser une larme. Pardonne-moi…
EJ…tu es toute pardonnée…répondit Roy soulagé avant de l'embrasser à ne plus savoir s'arrêter, l'attirant vers lui passionnément.
La fatigue d'EJ après une journée entière d'entraînement freina l'étreinte qui s'enflammait entre les deux amoureux. EJ s'endormit dans les bras de Roy et avec le consentement surprenant de son père, EJ passa la nuit dans le même lit que ton petit-ami.
Loin des yeux… Près du coeur...
100. Un lendemain serein
Lorsque Roy se réveilla le lendemain matin, sa toute première pensée fut de savoir s'il avait rêvé ou si EJ était bien venu le jour de leur anniversaire, lui avait dit « je t'aime » et s'il avait effectivement dormis avec elle. En un quart de seconde, il se traita de pauvre fou puis se retourna par réflexe vers la place supposée recueillir la femme qu'il aimait. Argumentant sa théorie de folie désespérée, Roy constata amèrement qu'il était seul dans son lit. Il se leva donc de mauvaise humeur et enfila un t-shirt. D'un œil involontaire, il observa son bureau, cherchant finalement les lettres non ouvertes d'EJ. Ce qui devait être un magnifique rêve lui donnait bien envie de les ouvrir finalement…Mais au lieu de les trouver à la place qui leur été réservé depuis le début des vacances, il vit avec bonheur qu'elles étaient belles et bien ouvertes et qu'un autre petit mot était placé au centre de son bureau. Timidement, Roy le saisit et le lit.
Roy,
Tu dormais si paisiblement que j'ai eu trop de peine à te réveiller. J'ai du partir tôt ce matin pour Belfast et finir mon stage. On se voit très bientôt mon cœur.
Roy, je t'aime… ne l'oublie pas.
Ta EJ.
Ps : Je vais exiger une réponse à mon hibou…attention aux coups de bec…
Un énorme sourire se dessina sur le visage du jeune homme. Inconsciemment, il se dit tout haut « Je ne risque pas de l'oublier ». Il n'avait donc pas rêver. Tout ce qui s'était passé hier était réel. EJ, son EJ avait fait l'effort de faire le premier pas vers lui…Par Merlin ce qu'il pouvait l'aimer à ce moment là, s'il n'avait pas été en caleçon et affamé, il aurait harcelé ses parents pour l'emmener à Belfast sur-le-champ et embrasser passionnément sa petite femme, comme il avait l'habitude de l'appeler depuis plusieurs mois. Un énième gargouillement lui rappela qu'il était presque midi et qu'il avait déjà sauté le petit-déjeuner. Roy descendit donc pour se chercher un peu de nourriture.
Bonjour mon chéri, salua sa mère.
Bonjour maman…
Bien dormis, demanda t-elle avec de très nombreux sous-entendus.
Oui…sourit Roy. Alors comme ça on complote derrière mon dos ? Plaisanta t-il.
Une mère doit faire des sacrifices pour le bien de ses enfants, lui rétorqua t-elle tout en l'embrassant sur le front. Je ne veux que ton bonheur…tout comme elle. Tiens, en parlant de ça… elle me fait charge de t'annoncer le programme de tes vacances d'août.
Mes quoi ?
Tes vacances ! Nous avons vu avec monsieur Weasley et tu vas…
Monsieur Weasley ? Le père d'EJ ?
Tu veux bien me laisser finir petit ingrat ? Grogna sa mère, les mains sur ses hanches. Donc, j'essayais de dire que les parents d'EJ et nous-même avec ton père, avant convenu d'un compromis. Dans une semaine, tu vas rejoindre EJ et tu partiras avec eux en France pour quinze jours. Ensuite, c'est elle qui viendra avec nous en Ecosse voir ta grand-mère et pour la dernière semaine, vous pourrez vous voir la journée puisque vous serez à Londres. Mais attention, on vous demande du sérieux…et le père d'EJ insiste bien sur ce point…vous êtes jeunes et vous avez le temps pour devenir…enfin, je suis sur que tu vois de quoi je parle.
Je te signal qu'EJ et moi, on dort dans la même chambre dix mois sur douze depuis quatre ans… si nous voulions faire des choses « sérieuses », on en aurait largement l'occasion.
Détails que je te conseil de ne pas répéter à son père…
(Rire)Maman…J'aime EJ…et je la respecte…je ne ferais jamais rien sans son consentement…
Je l'espère bien ! C'est tellement important pour une fille sa première fois…
MAN ! S'indigna Roy qui réalisait que sa mère voulait parler de sexe avec lui. Je ne souhaite pas en discuter davantage avec toi… C'est privé et ça ne regarde qu'EJ et moi…
Très bien, très bien… mais soit prudent… ne faites pas de bêtises…
MAN !
Ok…Bon… je suppose que tu as faim?
Roy pu enfin se restaurer sous le regard insistant de sa mère. La situation était plus que gênante pour Roy et l'arrivé de son père empira les choses. Roy les écoutaient d'une oreille et se dit au fond de lui que ce n'était pas toujours facile d'être adolescent, surtout quand ses parents lui parlaient de leur propre expérience. L'idée même de les imaginer dans un lit à faire ces choses là, coupa net l'appétit du Gryffondor.
Dans l'après-midi, le hibou familiale apporta le NewsWeek, journal tenu par Ginny Potter et celle qu'il espérait être un jour sa belle-mère. Les gros titres parlaient de la soirée mondaine au ministère de la veille. Roy se souvint alors qu'elle était organisée pour le père de Bayron qui avait obtenu le poste de ministre de la justice. Roy lisait l'article avec beaucoup d'intérêt et cherchait les quelques lignes qui auraient pu mentionner le nom de son ami. Il trouva qu'une toute petite phrase qui indiquait que Drago Malefoy était venu accompagner de sa sublime femme Lily, professeur à Poudlard et de leur fils aîné Bayron. Le reste fut consacré aux noms des invités, quelques anecdotes, les tenues des dames sans grand intérêt et la remise des clés du ministère à Drago.
La journée défila à une vitesse vertigineuse contrairement de la veille. En milieu de soirée, un hibou donna des petits coups de bec à la fenêtre de la salle à manger et Roy se précipita pour ouvrir. Comme il l'avait espéré, il s'agissait d'une lettre envoyée par EJ.
Penses à lui répondre cette fois-ci…dit Délicia avec sarcasme.
Très drôle maman…
Et ne traîne pas trop… ce hibou à l'air bien décidé à ne pas repartir les griffes vides.
Je sais maman…répondit Roy avant de monter s'isoler dans sa chambre et lire tranquillement la lettre de sa copine.
Roy,
Je ne sais pas pour toi, mais j'ai passé la meilleure journée de mes vacances. Dorian et Dakota n'ont pas arrêté de me dire que j'avais un sourire idiot…On se demande pourquoi… Tu me manques…
Ta petite femme.
Après avoir lu la lettre deux fois, il lui répondit avec beaucoup d'inspiration.
Mon amour,
J'ai eu vraiment peur d'être frappé à la réalité ce matin en ne te voyant pas à mes côtés. Je ne savais pas que Dakota était avec vous…Dorian serait-il intéressé ? Bref, de toute façon, je n'ai pas envie de parler d'eux mais de nous…nous…j'adore dire « nous »…EJ…Je suis ravi de venir en France avec toi…si je me trompe pas, je vais découvrir la maison où tu es née, j'en sous tout excité…EJ…pour hier soir…j'aimerais qu'on en reparle si tu n'y vois pas d'inconvénient…cette proximité est…enfin…c'est dur de ne pas succomber à la tentation d'aller plus loin…Tu es tellement désirable…
Reviens-moi vite.
Je t'aime
Ton homme à toi.
Roy enroula le parchemin et le donna au hibou qui semblait ne plus tenir en place. Roy se coucha avec l'esprit vagabonde. Il pensait à EJ…à leur couple, à la dernière nuit qu'ils avaient passé ensemble et à la frustration qu'il avait ressentit lorsqu'ils arrêtèrent de s'embrasser.
