Salut mes petits wolfies !

Tout d'abord, je suis vraiment vraiment désolée pour ce retard. La fin du stage a vraiment été éprouvante et les semaines qui ont suivi le stage et précédé la remise des diplômes n'ont pas été mieux. Après ça, j'ai tout bonnement oublié, successivement, ma clef usb chez mes parents et chez mon copain. Je l'ai récupéré la semaine dernière et un contretemps familial a encore repoussé l'édition de cette fic. Mais ça y est. L'arc de l'épisode 7 est terminé et je compte bien terminer l'arc du 8 d'ici 3 semaines ! Bon, je vous gâte quand même avec cet arc. Une petite surprise vous attend dès le chapitre prochain. J'avais prévu de faire ce petit cadeau plus tard, mais il faut bien que je me fasse pardonner.

En passant, petit Disclaimer : les personnages et l'histoire générale ne m'appartiennent toujours pas. Je me charge juste de mettre Big Bad Wolf et Pixie Wood ensembles.


Place aux RAR :

Bienvenue à EvilAngel38, Niira08, Zinizoune, marco29830, Ayele, yanisrichard21, Kotojiyou, Dashkana, JenaPotter, Delanthia, Kchalot, Kyuketsuki62, Zecatwoman95, cloc, jenny costtelo, Bamckass et CLAllre, merci pour vos ajouts follow et favorite !

Merci à Helfyra, toshinou, Neij, sakuraetsasuke, Evilangel38, Ayele, Kchalot, Maellys, cassiewright et Fanny pour les reviews ! Ca me fait vraiment plaisir.

D'ailleurs :

Fanny : Merci^^. Si tu trouves que je le fais bien, c'est que j'ai progressé. J'ai justement pour objectif d'être capable d'adopter certains style quand bon me semble. Cela me permettre d'écrire de façon constante pour mon livre. Que les chapitres ne soient pas plus ou moins dans tel style selon mon humeur.

Arf ! Oui, je sais. J'hésitais mais je voulais absolument montrer à quel point Stiles influe sur Derek, comment lui et Isaac parvienne à briser cette carapace.

Il arrive ! Il arrive ! je te rassure ! C'est pour bientôt !

Houlà, ton deuxième point montre à quel point je suis en retard puisque la saison est terminée. Mais en effet, c'était vraiment inspiré ! D'ailleurs cette saison montre à quel point Dylan est un acteur doué. J'ai beau adorer la série, parfois je me dis qu'il est presque trop bon pour cette série. Il fait vraiment de l'ombre aux autres acteurs.


Merci à tous et toutes pour votre soutiens ! Je vous adore ! Si vous n'étiez pas là, je n'aurais sans doute jamais eu le courage de continuer cette fic mais maintenant je suis plus motivée que jamais. J'espère que ce chapitre vous plaira et sera à la hauteur de vos attentes.


I'm a f*cking AECP!


Bonjour, mon nom est Genim Stilinsky, mais tout le monde m'appelle Stiles, et je suis ici parce que je suis l'homme le plus poissard du monde ! Ah ? Pas de « Bonjour Stiles » de groupe ? Bah non, parce qu'il n'y a pas de groupe, enfin si, mais ce n'est pas le groupe de soutien des AECP : « Aimants à Emmerdes et Cumulateur de Poisse ». Non, le groupe n'est composé que de Scott, qui visiblement pourrait aussi bien aller aux réunions des AECP en plus de celle des OCUA (Obsédé Concentré Uniquement sur Allison), de mon père, qui lui mériterait une bonne séance au groupe des PIE (Pères Indignés et Exaspérés), du père de Jackson, qui préside sans doute les RIA (Riches, Influents et Arrogants), et bien entendu de Jackson, qui devrait définitivement aller aux réunions des LSSD (Lézard Sanguinaire Super Dangereux).

Le point positif, c'est que si Jackson est là, c'est qu'il n'est pas en train de tuer des gens dehors. Le point culminant de la poisse, c'est qu'il est là et qu'il l'a vraisemblablement ouverte ! Autrement dit, il va falloir qu'on explique pourquoi on a volé une fourgonnette et pourquoi on l'y a enfermé. Et j'ai bien peur que l'excuse du « c'est un lézard géant qui tue des gens » ne passe pas très bien.

Mon cœur se serre. J'aimerais que Derek soit là pour enrayer la crise que je sens naître aux tréfonds de mes entrailles. Je pense à son odeur, à sa puissance. Je pense à ses bras autour de mon corps. Je pense au sentiment de sécurité qu'il m'apporte. Je pense à ses yeux à la couleur indescriptible mais fascinante. Je pense à sa mâchoire marquée, à ses lèvres si tentantes et je soupire. Il n'est pas là et je dois me sortir de cette crise, seul. Je ne veux surtout pas montrer à mon père ou à Scott que je suis sur le fil en ce moment. Scott a d'autres chats à fouetter…enfin lézards, et mon père se sentirait coupable de n'avoir rien remarqué de mon état. Il n'est pas idiot. Des crises aussi violentes, ça me prends rarement comme ça. Les dernières que j'ai eues dans ce genre datent de la mort de Maman. Et pour que je me sente aussi peu en sécurité qu'à cette époque, il en faut beaucoup. Hors, je ne veux pas expliquer ça à mon père. Ca serait l'impliquer dans tout ça.

Je sais. En arrivant ici, j'avais justement prévu de tout lui dire. Mais puisque je n'y suis plus obligé, je vais faire en sorte de m'en passer.

Bref. Nous nous retrouvons bientôt, Scott et moi-même, enfermés dans le bureau de mon père. J'ai réussi à repousser la crise. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'elle ne m'assaille à nouveau, mais pour l'instant, ça devrait aller. Je n'ai pas vraiment le choix de toute façon.

Puisque nous ne sommes que tous les deux, nous essayons de faire le point. Jackson n'a absolument pas conscience d'être le Kanima. C'est comme Lydia, après la morsure de Peter. Il est partiellement amnésique de ses actions. Déjà que Jackson ne me considère pas vraiment….comment dire…bah en fait, il ne me considère pas tout court, je crois. Mais en plus, le discours que je lui ai tenu tout à l'heure a dû lui confirmer que j'étais bon à enfermer.

Bref…ça ne nous dit pas quoi faire. Certes, il ne se souvient pas de ce qu'il fait de ses nuits, mais ça n'excuse pas pour autant ses meurtres et ça ne l'empêche pas d'être dangereux. Mais apparemment, la solution est quand même de faire comme si, en effet, il n'était pas un meurtrier à écailles, en espérant que ça nous mènera à celui qui le…dirige…

Ou pas…Et mer…credi ! Une injonction. Bah voyons ! Comme si c'était nous les plus dangereux ! Bon, ok, j'avoue que Scott peut être un peu dangereux. Mais il n'a encore tué personne, LUI. Et moi, je ne suis qu'un petit humain sans défense. Mais non. C'est comme ça. Monsieur a un Papa avocat riche et absolument inconscient du danger que représente son fils. Du coup c'est encore sur nous que ça tombe ! Et en plus, comme d'habitude, j'en rajoute une couche. Il faut dire que cette situation est complètement ridicule quand on connait tous les faits. Mais le regard de mon père en dit long. Je l'ai déçu. Ces temps-ci, c'est assez fréquent. Mon cœur se serre. Je déteste avoir à mentir à mon père. J'ai vraiment l'impression de le trahir, de me trahir…de trahir ma mère. Et c'est j'ai vraiment du mal à vivre avec. Mais que puis-je faire d'autres ? Tout lui avouer ? Ah…non, non, ce n'est pas envisageable.

Je suis même obligé de me faire passer pour un gamin débile incapable de savoir que voler un fourgon et y emprisonner un autre ado est grave. Sérieusement, ça craint ! Je déteste vraiment avoir à faire ça ! Et quand j'arrive dans le couloir, je découvre que Scott n'est pas en meilleure position que moi. Mélissa commence à ne plus savoir quoi faire. C'est vrai que le comportement de Scott doit paraître vraiment étrange. Je plains vraiment nos parents. Le pire c'est que Scott vit assez simplement et du coup en dehors de le priver de sortie, elle ne sait pas trop quoi faire puisqu'il doit aller au travail et qu'il a besoin de l'ordinateur pour travailler. Mais, elle arrive quand même à trouver.

Pas de Stiles ?! Je tente une intervention mais Mélissa sait se faire dissuasive. Je la respecte presque comme une mère. Je dis presque, parce que je suis incapable d'oublier la mienne, mais le respect que je porte à Mélissa est vraiment grand. Mais… « Pas de Stiles » ?! Non ! C'est pas possible ! Ah, et en plus il se retrouve sans voiture. Mon cœur se serre autant que celui de Scott à la voire si désemparée. Mélissa est une femme forte et la voire perdre ses moyens est quelque chose de vraiment dur à vivre. Est-ce que tout garder pour nous est vraiment une bonne idée ? Quand je vois l'état de Mélissa et l'état de mon père, je commence à en douter…

Et puis, ils ne sont pas idiots. Mélissa tombe juste dès la première intuition…enfin pas loin du vrai en tout cas. Allison est très impliquée dans tout cela. Mais, malgré ce que je pensais une seconde avant, on ne peut pas la mettre au courant…ni elle, ni mon père. C'est bien trop dangereux. Je fais signe à Scott de ne rien dire sur Allison et de prendre l'excuse du père que Mélissa lui serre sur un plateau. C'est moche, je sais, mais nous n'avons pas le choix.

Une idée horrible me traverse l'esprit…peut-être qu'il comprendra enfin ce que je suis en train de vivre. Mentir à son seul parent…moi, c'est en train de me rendre dingue. Mais je ne veux pas que Scott ait à vivre ça. Bien sûr que non. C'est juste que des fois, je me demande s'il a conscience de ce que l'humain qui lui sert de pote vit avec toutes ces histoires.

Je me concentre sur ma respiration. Une fois de plus, je commence à perdre pied. C'est beaucoup trop fréquent et ça commence à me faire flipper. Un jour, je n'arriverais pas à me calmer et Derek ne sera pas là…et ce jour là, que ce passera-t-il ?

Finalement, Mélissa va chercher la voiture sans réponse et Scott et moi nous retrouvons seuls, avec notre culpabilité. Et bientôt, Mélissa emmène Scott, me laissant seul avec ma culpabilité, qui devrait vraiment, vraiment songer à faire un régime !

Je m'écarte de la porte. Je ne supporte plus de voir Whittemore parler à mon père sur son ton. Je ne supporte surtout plus de savoir que je suis le seul coupable de l'audace de l'avocat et de la honte de mon père. Je vais me terrer dans un coin un peu à l'écart dans l'établissement. Je dois me concentrer, inspirer, expirer, retenir ma respiration, me concentrer, sur ma mère, ou sur Derek, me calmer. Je dois reprendre le contrôle de mon cœur, seul, parce que mon père n'est pas en position de m'aider et que Derek est bien loin en ce moment. Et, de toute façon, je le vois mal débarquer ici et me prendre dans ses bras devant toute l'équipe qui obéit aux ordres de mon père. Ce serait un sacré coup de grâce pour lui. Autant payer tout de suite pour le cercueil et le thé pour la faucheuse !

J'étouffe. J'ai l'impression que les murs se rapprochent et que l'air à fuit cet endroit. Je dois me calmer. Je dois…J'ai mal. Derek…Je parviens, en pensant à lui et au sourire de Maman, à me lever et à m'approcher de la sortie. Une fois à l'extérieur, j'inspire l'air frais à grande goulée et je m'appuis contre le mur avant de me laisser glisser jusqu'à m'assoir au sol. Je déglutis, ou tout du moins, j'essaye. Mais le regard de mon père m'apparaît, encore et encore. Sa déception, son incompréhension. Il est perdu, dépassé et c'est de ma faute.

- « Stiles ?

Danny ! »

Je me relève soudainement et glisse mes mains dans mes poches par réflexe. Un réflexe que je n'avais pas eu depuis des années pourtant. Mais ce genre de choses ne s'oublie pas, n'est-ce pas ?

- « Qu'est-ce que tu fais là ? » demandé-je pour l'interrompre avant même qu'il n'ose poser la question que son regard me pose déjà.

- « Je suis venu voir comment va Jackson. J'i appris qu'il était ici après avoir été enfermé dans une fourgonnette.

- Ah.

- Et toi ? Tu attends ton père ?

- Euh, je…

- Stiles ! »

Ca, c'était mon père. Il me balance les clefs de la Jeep et m'interdit tout détour. Je ne comptais pas en faire de toute façon. Ma conversation avec Danny est interrompue, et ça n'est pas plus mal. Il est plus perspicace que la plupart des gens de l'école. J'avoue que j'aurais aimé pouvoir lui parler un peu plus. J'aurais des conseils à lui demander. Mais c'est mort. Quand il découvrira que je suis celui qui a enfermé Jackson, je pourrais dire adieu à toute considération. J'hésite un instant à l'interpeller, mais le regard de mon père me coupe le souffle. Non, je ne mérite aucune considération de toute façon.

Je salue poliment Danny avant de rejoindre ma Jeep. Mon père ne m'en prive pas car il n'a pas le choix, mais je sais que je n'ai pas intérêt à lui désobéir ce soir. Je n'ai aucune raison de changer d'itinéraire de toute façon…à par peut-être, aller voir Derek. Mais c'est débile, je n'ai aucune raison d'aller le voir. Aucune raison rationnelle, explicable. Et surtout aucune raison que j'oserai avouer.

Je m'installe derrière le volant, démarre et pose mes mains sur le plastique usé. Je m'arrêt un instant en regardant mes phalanges. Les mauvaises habitudes se retrouvent vite. Par chance, je n'ai pas eu le temps d'y aller trop profondément. Mes phalanges sont bien rouges, j'ai quelques éraflures, mais elles ne sont pas en sang. J'aurais eu l'air bien con demain avec mon meilleur ami qui détecte la moindre goutte d'hémoglobine à plusieurs mètres de distance grâce à son super odorat lupin.

Je reste un moment sous la douche, mais quoi que je fasse, même si je parviens à garder la crise éloignée, je ne parviens pas à me calmer réellement. L'insécurité est là, le mal-être est étouffant et la nuit, même s'il ne reste que quelques heures, va me paraître bien longue si je continue à tourner comme ça dans tous les sens sans trouver le sommeil plus de quelques secondes. Peut-on appeler ça sommeil d'ailleurs ? Il n'est ni profond, ni vraiment réparateur.

Je me demande si Derek dort. Je sais, c'est débile comme question. Bien sûr qu'il dort. C'est peut-être un loup-garou, mais ce n'est pas une machine non plus….même s'il m'arrive de me poser la question, et je parle autant de sa plastique parfaite que du manque incroyable de réaction sentimental dont il fait preuve. Bref, c'est sur qu'il dort. Je me demande s'il dort en boxer ? En slip ou en caleçon peut-être ?...J'ai du mal à l'imaginer en slip ou en caleçon quand même. A la limite avec un pantalon large en coton, mais torse-nu. Toujours torse-nu. Il a un trop beau torse pour le cacher, même si personne ne peut le voir à ce moment là. Remarque, il a aussi un beau cul. Peut-être qu'il dort nu. Oh ! Nu, ça serait tellement bien. Je me demande si la nature l'a bien doté. Sans doute que oui.

Derek. Je me concentre sur l'odeur qu'il laisse quand il me prend dans ses bras, sur le rythme des battements de son cœur. Je l'imagine près de moi, dans le lit, prêt à me prendre dans ses bras pour contrer la crise et m'aider à me calmer. Sa peau chaude toucherait la mienne pour la réchauffer et mes frissons de peur disparaîtraient. Ses mains caresseraient ma peau et…et…Oh mon Dieu…

Je pense à quoi là, Non, je sais très bien à quoi je pense ! Le pire, c'est que c'est diablement bon ! Mais je ne sais pas si ce sont les pensées, où ce qu'elles me font faire qui est aussi bon. Oui, une autre partie de mon corps à décidé de se manifester. Mais je sais comment la calmer, comment la satisfaire surtout !

Le lendemain, je me lève, difficilement. Je ne regrette pas ce que j'ai fais en pensant à Derek. Je devrais probablement avoir honte, mais ça m'a fait tellement de bien que je n'arrive pas à regretter. Par contre, je n'ai pas réussi à dormir pour autant. Mon père est arrivé quand je me nettoyais, du cou, le moment de bien-être s'est instantanément dissipé pour laisser à nouveau place à ma culpabilité. Je me suis réfugié dans mon lit, lâchement, pour ne pas avoir à affronter le regard de mon père, et je n'ai pas fermé l'œil jusqu'à la sonnerie de mon réveil.

Je pars, comme si de rien n'était. Que puis-je faire d'autre de toute façon ? M'excuser ? Pour être crédible il faudrait que j'explique des choses que je refuse de lui dire. Qu'il me déteste. Je préfère cela à le mettre en danger !

Une fois au bahut, je revêtis un masque pour que Scott ne s'inquiète pas. il a d'autres chats à fouetter avec Jackson en liberté. J'arbore un sourire, un air léger, je suis comme d'habitude ou presque, parce qu'aujourd'hui, je n'ai pas forcément envie de faire le pitre. Mais sarcasmes sont plus cinglants et mon ironie est plus sombre. Je le sais, mais je n'arrive pas à le retenir. Scott ne le remarque pas trop, ou il met ça sur le compte de l'insécurité due au Kanima.

On retrouve Allison dans les rangs de la bibliothèque. Elle a quelque chose de très important à nous faire partager apparemment. Lydia a encore fais des merveilles. Vraiment, elle est incroyable. Même si j'ai découvert mon attirance et mes sentiments pour Derek, je n'en suis pas moins admiratif de la belle et intelligente Lydia Martin. La pauvre, elle a du prendre Allison pour une folle. Qui irait demander des traductions de latin archaïque sur une bestiole trop zarbi avec des écailles, des dents acérées et une queue ?! Mais Allison a su détourner son attention en inventant une excuse qu'elle-même semble trouver débile. Manque de bol pour la belle brune, elle vient de décrire l'un de mes hobbies ! Bah ouais, ma belle, si je n'étais pas un geek, ton super wolf de chéri serait dans une merde bien plus profonde. Si j'étais as là pour faire toutes les recherches, il serait encore à se demander ce qu'il est !

- « Et Stiles avait raison à propos des meurtres. »

Et OUI ! Enfin quelqu'un qui remarque que je ne dis pas que des conneries ! J'aimerais bien qu'elle le redise, tiens ! Bon, donc le Kanima est un instrument de vengeance et il est contrôlé. Donc Jackson n'est pas entièrement fautif. Je ne sais pas si ça doit me rassurer par contre. Ca veut dire qu'il y a un psychopathe, plus psychopathe que Jackson lui-même, qui lui ordonne de tuer des gens. Mouais, non, pas rassurant du tout ! Mais au moins le Kanima est un minimum contrôlé.

- « …Jusqu'à ce que le lien grandisse assez pour qu'il tue qui il veut. »

Ok ! Ca, c'est super mauvais ! Genre, méga mauvaise nouvelle ! Moi qui pensais être sorti de la liste des futurs morts par paralysie mortelle…oui, je sais c'est un pléonasme, on s'en fout. Bref, du coup, si Jackson se met à tuer qui il veut, je vais probablement remonter dans un top dix, voir un top cinq. Il ne me supporte pas. Autant, il y a quelques jours, j'aurais dit qu'il se serait contenté de m'ignorer, autant maintenant que j'ai été son geôlier, je n'en suis plus si sûr.

Allison continue sur sa lancée. Donc le Kanima est censé être un loup à la base. Du coup, Jackson a bel et bien été mordu. Mais comme il a un passé bien merdique, et un esprit légèrement dérangé, c'est devenu un lézard soumis plutôt qu'un louloup entouré d'une meute pour le soutenir. Oui, même s'il est froid, je suis sûr que Derek soutiens sa meute comme il le peut. Il me soutient bien moi pendant mes crises ! Mais bon, le résumé de tout ça, c'est que Jackson aurait bien besoin de voir un psy, et ça, ce n'est pas vraiment nouveau pour moi ! Et je ne parle pas de son arrogance ou de son narcissisme. C'est juste que la perte d'un parent laisse toujours une trace, j'en sais quelque chose, et lui il a perdu ses deux parents. Si son égo n'était pas aussi important, son psy serait son meilleur pote. Enfin, je dis ça, mais je ne suis pas mieux je crois. Vu mon état, je devrais courir m'enfermer dans un asile.

Du coup, le plan maintenant c'est d'essayer de comprendre ce qui a vraiment déclenché cette déviation super flippante. Scott et moi, c'est mort. Avec l'injonction, on ne peut pas l'approcher, mais on peut tenter d'en savoir plus grâce à Lydia. Et Allison, elle, va tenter d'approcher Jackson directement puisqu'elle n'a pas d'interdiction de l'approcher. C'est quand même risqué, mais nous n'avons pas le choix.

Mais j'avoue que c'est flippant. Je ne serais pas à l'aise non plus à la place de Scott, même si Allison sait se défendre. Jackson est un lézard qui peu paralyser d'un coup de griffes. Il y a carrément de quoi flipper !

Bon, le mieux, c'est encore que je parvienne à en savoir plus de la part de Lydia, comme ça, Allison pourra rester hors de danger. Première étape : la trouver. Mais, ça, en fait ça n'est pas très difficile. Lydia est assez imprévisible, mais dès lors qu'elle revêt le masque qu'elle s'est évertué à créer pour l'école, elle est assez prévisible. Je la retrouve, tout à fait logiquement, près de la salle occupée par le club de langue. Après le latin, le latin archaïque et le grec, elle a décidé d'apprendre l'esperanto. Elle a commencé il y a deux semaines. Je crois qu'elle le parle déjà presque couramment. Si cette déesse était pleinement au courant de toute cette histoire de loup-garou, je crois qu'on se serait sortie de certaines affaires bien plus facilement. Son esprit est tellement vif ET organisé…je l'envie sur ce point. Mes pensées ressemblent plutôt à un incroyable foutoir.

Bref, je la trouve. Je ne cherche même pas à y aller en douceur ou à faire comme si de rien n'était. Ce serait la prendre pour une idiote. Ce n'est pas mon cas. Et puis, de toute façon, elle ne me laisse même pas le loisir de trouver une quelconque approche.

- « Stiles. Qu'est-ce que tu veux ? Que j'attende en larme que tu daignes revenir me parler.

- Lydia. Crois-moi, j'aurais clairement préféré revenir. J'ai essayé…

- Quoi ? Tu ne supportais pas l'idée de me voir en larme ? Oh ! Non. Je sais. Tu as été attaqué par des monstres surnaturels et tu devais sauver la vie d'une autre belle demoiselle en détresse.

- Bah…»

Le regard qu'elle me lace en dit long. Mais je n'y peux rien moi si elle tape en partie dans le vrai. Bon, ok, la belle demoiselle en détresse c'est un mec super bien battit et accessoirement c'est aussi une créature supernaturel….même tout de même, elle est vachement forte ! Sauf qu'elle ne me croira jamais si je le lui dis et que du coup, elle me prend pour un véritable enfoiré. Et je sais que rien de ce que je pourrais dire ne changera ça…enfin, la vérité peut-être, mais le changement ne serait pas forcément à mon avantage. C'est quoi le mieux ? Enfoiré ou fou-à-lier ?

Je le sens assez mal du coup. Je le sentais mal dès le début d'ailleurs. Mais Scott a un test à repasser. Je n'avais d'autres choix que d'aller voir Lydia moi-même. Remarque, Allison aurait pu le faire…trop tard. Aller, je me lance…Comme on dit, qui ne tente rien n'a rien !

Mouais…Ce n'est pas très utile tout ça. Lydia, ce que tu peux être butée toi aussi quand tu t'y mets ! J'en grognerais de frustration si j'étais un loup-garou. Mais je grogne plutôt de douleur là ! Aoutch !

Erica ! Et mer…credi…J'ai pas été très discret sur ce coup-là. Grillééééé ! Mais elle aussi, et pour de vrai si elle montre ses griffes sans prendre garde aux caméras posées par les Argent. En passant : Aïeuh ! Elle se prend pour Catwoman ou quoi ? Moi aussi je sais faire. J'ai toujours rêvé d'être Batman. Mais je ne suis jamais que Robin. Bon d'accord, si c'est un Robin style Gordon-Lewitt dans Darknight, c'est assez flatteur…mais moi, ça serait plutôt l'abrutis d'adolescent qui porte un costume bien ridicule.

Fier de ma réplique, je commence à partir. Je dois trouver des informations, c'est impératif ! Mais la belle blonde n'en a pas terminé et elle décide de lâcher une bombe. Pourquoi les parents de Jackson sont aussi proches ? Cimetière ? Ah… Je savais qu'il avait été adopté, mais je croyais, je ne sais pas…que peut-être toute cette histoire n'avait pas été touchée par la faucheuse. Même à lui, je ne souhaitais pas une chose pareille. On ne peut le souhaiter à personne…

En tout cas ça explique sa transformation en Kanima. Difficile de ne pas se sentir perdu et sans identité quand on a grandis dans un monde où « Papa », et « Maman », ne sont pas vraiment « Papa » et « Maman ». Même si le lien biologique ne veut parfois pas dire grand-chose face à l'amour apporté par celui qui est là, ça n'enlève pas le sentiment de perte ou d'abandon. Et tandis que mon cerveau fait le lien entre les différents éléments que j'ai en ma possession, celui d'Erica fait de même.

Derek ne choisit pas si mal ses bêtas. Elle comprend vite que Jackson est le Kanima. Pas la peine de nier, ça serait inutile. D'une c'est trop flagrant et de deux, elle entendrait mon cœur changer de rythme. La seule chose que je peux faire, c'est la convaincre de ne rien dire à Derek. C'est vrai quoi, ce n'est pas parce qu'elle est sous les ordres de monsieur « Je suis l'alpha maintenant » qu'elle peut détruire les autres sans peser aux conséquences. Sauf que c'est clairement un mauvais argument pour le coup. C'est vrai qu'Erica n'a pas été épargnée. Les gens sont des charognes qui se repaissent des difficultés et du malheur des autres.

C'est là que j'apprends qu'elle était amoureuse de moi. Enfin, elle parle de béguin…mais n'empêche qu'elle m'avait remarqué, moi. Je n'étais rien pourtant. Et contrairement à Scott, je ne suis pas plus quelqu'un aujourd'hui. Je ne suis personne. Je ne suis que l'ami de Scott, l'humain qui parle trop, un outil, un pion…. J'aurais aussi bien pu m'appeler Dylan ou même Tyler que ça n'aurait rien changé. C'est vrai, je ne l'avais pas vraiment remarquée, mais je ne remarquais personne…à part Lydia qui obsédait mes pensées depuis bien avant notre arrivée au lycée. Comment aurais-je pu remarquer quelqu'un alors que je ne me remarquais même pas moi-même ?

Par contre, ce n'est pas que je l'ignore, mais, il y a quand même un truc très bizarre là. C'est quoi toute cette eau ? On se croirait dans Harry Potter et la Chambre des secrets. Mais, à priori, personne n'est mort ni pétrifié aux alentours…

Wow ! Bah en fait, ça ne va peut-être pas tarder. Notez l'ironie : le serpent est dans la place !

Je me jette sur Scott pour le relever et l'éloigner pendant qu'Erica se charge de faire de même avec Jackson. Une vraie femme de poigne ! Elle l'a vraiment levé sans difficulté. Note à moi-même, ne pas embêter Erica !

Et évidemment, Harris est dans le coin. Ah bah quand on a la poisse, on l'a jusqu'au bout ! Du coup on se retrouve tous en retenue. Même Matt. Qu'est-ce qu'il fout là celui-là d'ailleurs ? Je n'aime pas ce type. Il y a un truc chez lui qui ne m'inspire pas confiance.


Et voilà ! Alors qu'est-ce que vous en pensez ? Pas trop déçus ? A la semaine prochaine mes petits wolfies. Et si vous voulez suivre la publication illustrée de cette fic, rendez-vous sur le wordpress blogfantasystories. Vous y trouverez aussi une autre fic publiée par ma co-auteur et même la petite soeur de lasurvolte (pour ceux qui la lisent), qui a autant de talent que l'aînée !