Merci à Soniia-Lexiie-Temperance13, honey'l, Adle, Low, Avrildemai, M4rg4ux4, Mimimoon, Kaluna, HuddyLoveFic, Sarah d'Emeraude, T'Pau et Flo.

Adle : Ah oui je sais, il est sympa, surtout quan il joue les Angela...

Low : Booth n'ouvrira pas tout de suite les yeux, ça serait trop simple. Ah, pur ce qui est d'abréger tes souffrances...ça va être momentané vu la fin du chapitre qui va te laisser sur ta faim. Quel sadique je fais !

Avrildemai : Je te comprends, je te comprends !

M4rg4ux4 : Quel nom simple à écrire ! Ravie que tu te manifestes, il n'est jamais trop tard et puis ça fait toujours plaisir une petite (ou pas) review ! Désolée, je voulais poster hier mais j'ai dû faire des modifications et donc je ne poste qu'aujourd'hui, samedi. En espérant te lire à nouveau !

Mimimoon : Ah oui, quel précieux ami...n'est-ce pas ?

Kaluna : Ah, apparemment j'ai une nouvelle lectrice (lecteur ?) Ravie que ma fic te plaise. Ah ça je te laisse découvrir, mais ce n'est pas pour tout de suite...

HuddyLoveFic : Ben moi j'aime bien tes petits scénarios, ils sont assez drôles et caricaturaux (ça se dit ?) ! Et puis, c'est la fan de la série qui s'exprime !

Sarah d'Emeraude : Oh non alors là elle a pas fini ! Partir, elle ? Jamais ! Bon, je vais me planquer avant d'être victime d'une mort prématurée...

T'Pau : Passer à côté ? Comment as-tu pu ? Je suis vexée là ! Non je plaisante... Angela qui trouve drôle ? Là désolée j'ai pas compris...

Flo : Merci beaucoup ! Je sais, le chapitre précédent c'était plus les conséquences des articles...j'espère que tu aimeras plus celui-là que le 10.

Bonne lecture !


Chapitre 11 : Incertitude et agression

-Ici le F.B.I, répondit la voix accueillante d'une standardiste. Que voulez-vous ?

-Je voudrais parler à l'agent spécial Seeley Booth.

-Le motif de votre appel ?

-Dites-lui «Bones». Il comprendra.

-Un instant je vous prie.»

Après quelques secondes, une voix masculine résonna à l'autre bout du fil :

«Booth. Qui êtes-vous et que savez-vous sur Bones ?

-Je m'appelle Steve Carter, je suis pathologiste médico-légal à Paris. Tempe travaille avec moi maintenant.

-Qu'est-ce que vous me voulez ?

-Il faut que vous veniez ici agent Booth. C'est très important.

-Mais pour quelle raison ?

-Vous n'êtes pas sans savoir qu'une journaliste est en train de raconter des mensonges sur elle et sur vous aussi dans la presse écrite et télévisée, je me trompe ?

-Bien sûr que je suis au courant, mais je ne vois pas ce que je peux y faire. Mon patron m'a formellement interdit d'enquêter là-dessus.

-Ce n'est pas pour ça que vous devez venir. C'est pour Tempe.

-Comment ça ?»

Booth fronça les sourcils.

«Depuis que ça a commencé, Tempérance est harcelée par des dizaines de journalistes et des gens qui ne trouvent rien de mieux à faire que de l'insulter et de la critiquer. Elle fait comme si tout allait bien, mais vous la connaissez, elle est très sensible ; je vois bien que ça ne va pas. Et elle ne va pas tarder à craquer.

-Je ne vois pas comment je peux l'aider. Officiellement je n'ai aucune raison d'aller en France. Et puis je ne crois pas que je puisse l'aider. Vous y êtes plus apte que moi.

-Arrêtez de vous cacher derrière ce genre d'excuse bidon. Vous avez envie de venir, avouez-le.

-Bon, je l'admets. Mais elle ne veut pas que je vienne. Elle me l'a dit, elle ne veut plus me voir.

-Vous savez très bien qu'elle ne le pensait pas.

-En admettant qu'elle ne le pensait pas...en quoi pourrais-je l'aider ? Je lui ai fait du mal, et c'est en partie à cause de moi que ces rumeurs se propagent. Me voir ne fera que lui rappeler ce qui s'est passé et...elle irait encore plus mal.

-Ce sera si vous ne faites rien qu'elle ira plus mal ! Vous ne trouvez pas que vous l'avez assez faite souffrir comme ça ?

-Mais de quoi parlez-vous ?

-Arrêtez ; vous savez très bien de quoi je parle.

-Écoutez, je ne suis pas sûr d'être la bonne personne pour...

-Arrêtez de fuir ! Vous n'avez aucune excuse et vous le savez. Elle m'a raconté votre partenariat, votre amitié ; elle m'a raconté tout ce que vous avez traversé, tout ce que vous avez affronté, tout ce que vous avez surmonté ensemble ! Elle m'a raconté comment elle se sentait quand elle était avec vous, quand vous la réconfortiez, quand vous la serriez dans vos bras, quand vous lui murmuriez des mots rassurants à l'oreille, quand vous lui preniez la main, quand vous la regardiez dans les yeux ! Elle m'a raconté tout ça, le bien que ça lui faisait, le réconfort que ça lui procurait, le bonheur que ça lui apportait. Après tout ça, comment pouvez-vous dire que vous n'êtes pas la bonne personne ? C'est vous qui êtes le plus apte à la réconforter, à la soutenir, à l'aider ! C'est de vous dont elle a besoin, de vous et de personne d'autre ! Elle a besoin de vous sentir près d'elle, avec elle. Parce que c'est vous qu'elle aime, et personne d'autre. Elle a besoin de vous, je le sais. Ça se voit, ça s'entend et ça se sent.»

Booth était bouche bée après cette tirade. Il y eut un grand silence : Steve attendait une réponse et Booth réfléchissait.

«Bon, à quelle heure est le prochain vol pour Paris ?» finit-il par dire.

Steve sourit. Il avait gagné.

«Demain matin, à une heure du matin chez vous. Il arrivera à midi ici. Je viendrai vous chercher à l'aéroport.»


Dans l'avion

Booth réfléchissait. Où en était-il avec Bones ? Et avec Hannah ?

Avec Hannah, c'était assez simple. Il était en couple avec elle et il l'aimait.

Mais pour Bones, c'était nettement plus compliqué. Tout était toujours plus compliqué avec elle, il ne savait pas pourquoi. Il savait qu'il l'avait aimée, mais il ne l'aimait plus à présent. Quoique...ces derniers jours, il se posait de plus en plus la question. Il disait, il clamait, il criait sur tous les toits qu'il aimait Hannah, mais au fond, en était-il bien sûr ? Depuis ce fameux soir, depuis cette révélation, plus rien n'était pareil, il l'avait senti. Il avait senti que quelque chose avait changé en lui. Quand il avait vu Bones pleurer à cause de lui dans cette voiture, il avait senti son cœur se serrer. Depuis, à chaque fois qu'il voulait dire à Hannah qu'il l'aimait, sa voix se taisait d'elle-même, il était troublé, gêné. Il ne savait plus quoi dire, il était perdu.

Mais qu'est-ce qui se passait donc ? Il n'avait jamais été aussi gêné et surtout aussi perdu qu'à ce moment-là. Il ne savait plus quoi dire ou quoi faire. Pour la première fois de sa vie, il ne savait plus ce qu'il ressentait. Avant ce fameux soir, il aimait Hannah. Mais après...après il ne savait plus. Il avait beau réfléchir à tout ça, ça ne menait à rien. Il bloquait toujours sur un fait bien réel : il était avec Hannah. Il ne pouvait donc pas aimer Bones. Mais alors pourquoi n'arrivait-il plus à dire «je t'aime» à Hannah, sa petite amie ? Ça le perturbait. Mais en même temps, si il aimait Bones, alors pourquoi était-il avec Hannah ? Pourquoi avait-il dit à Brennan qu'il aimait Hannah ? Et pourquoi donc ne l'avait-il pas embrassée dans cette fameuse voiture ce fameux soir ? Tout ça n'était pas logique. Et puis il n'avait pas le droit d'aimer Bones, il était avec Hannah, et il était toujours fidèle à ses petites amies. Et pourtant il aimait Bones, il l'aimait aussi...

Il se prit à imaginer sa vie s'il n'était plus avec Hannah. S'il faisait abstraction du fait qu'il était avec elle, il aurait sûrement embrassé Bones ce soir-là. Mais est-ce qu'il l'aurait fait par amour ou bien simplement par attirance ? Était-il simplement attiré par elle ou bien était-il amoureux d'elle ? Quelle question...mais dont il n'avait pas la réponse.

Bon, faire le point maintenant. Il aimait Hannah et Bones. Mais comment c'était possible ça ? Peut-on aimer deux personnes à la fois ?

Premièrement, il devait trouver Bones et lui parler.

Deuxièmement, il devait résoudre cette histoire de rumeurs et de faux scoop.

Troisièmement, il devait faire le point sur ses sentiments, et ça c'était urgent, à faire en même temps que le deuxièmement.

Et quatrièmement, régler la situation avec Bones et Hannah et clarifier les choses avec l'une et avec l'autre. À ne faire qu'après le troisièmement.

Les choses étaient claires, mais plus faciles à dire (ou à penser) qu'à faire. Par exemple parler avec Bones. Ça, c'était loin d'être gagné. Elle allait sûrement fuir, comme l'autre jour.

Booth se laissa emporter par le sommeil.


Après sa dispute avec Steve, Brennan rentra à l'appartement de Steve prendre quelques affaires. Mais à peine fut-elle entrée dans l'appartement qu'une main gantée se plaqua sur sa bouche. Elle fut violemment tirée en arrière. Elle allait répliquer mais elle s'arrêta net lorsqu'elle sentit quelque chose de froid se poser sur sa gorge. Son sang se glaça dans ses veines. Elle était figée, incapable de bouger. Car elle venait d'identifier l'objet. C'était un couteau...

Elle sentait le souffle chaud de son agresseur dans son cou et près de son oreille.

«Vous n'êtes qu'une sale garce. Mais vous ne ferez plus jamais de mal à personne.»

Au même moment, Brennan sentit le couteau se rapprocher dangereusement de sa gorge. Elle mit sa main en opposition et réussit à arrêter le bras de son agresseur. Elle se dégagea de son emprise et se retourna. Mais elle sentit une vive douleur dans son avant-bras droit : au cours de la manœuvre, le couteau avait dessiné une longue ligne rouge sur sa peau. Elle posa sa main gauche sur son bras, tout en utilisant ses jambes pour faire tomber son agresseur. Mais il la saisit par le pied et la fit tomber.

Le couteau se trouvait à quelques centimètres de la gorge de Brennan. Cette dernière le retenait à peine ; son bras faiblissait à cause de la perte de sang. Mais, alors que tout semblait perdu et que le couteau allait lui trancher la trachée, son agresseur s'effondra lourdement sur lui-même. Brennan était prise d'étourdissements dus à la perte de sang et elle s'évanouit, soulagée. Elle venait d'apercevoir le visage de Steve au-dessus d'elle.


Quand elle se réveilla, il faisait déjà jour. Elle regarda le réveil : 9h32. Elle se redressa en s'appuyant sur ses coudes. Aïe. Sur son avant-bras, elle remarqua un bandage qui allait du coude au poignet. Tout lui revint en mémoire : l'agression,le coup de couteau...

Elle se leva et s'habilla aussi vite que le lui permettait sa blessure. Sur le trajet, elle réfléchit à ce que Steve avait dit. Il avait raison : elle avait renoncé, elle avait fui, elle avait abandonné.

Quand elle arriva au travail, elle faillit se cogner contre Steve, qui l'attendait avec un café.

«Tiens Tempe, ton café.

-Merci.

-Dis-moi Tempe, qui c'était ce type hier soir ?

-Je ne sais pas. Quand je suis entrée, il m'a mis un couteau sur la gorge. Après il a dit que je n'étais qu'une sale garce...et que je ne ferais plus de mal à personne.

-Un lecteur des magazines ?

-Sûrement. C'était un homme, d'âge mûr compte tenu de sa voix. Qu'est-ce que tu as fait de lui ?

-Je suis désolé, mais il est parti pendant que je m'occupais de ton bras.

-Ça veut dire que...qu'il est encore en liberté ?»

Brennan sentit un frisson passer dans son dos.

«Oui, fit Steve en baissant la tête. Je suis désolé. J'avais prévu d'appeler la police après t'avoir soignée mais...

-Non, ce n'est pas ta faute. Merci beaucoup. Tu m'as encore sauvé la vie. Comment ça se fait que tu sois arrivé ? Je croyais que tu étais resté ici pour la nuit.

-Oui, mais j'ai réalisé que tu avais oublié ton portable, donc je suis rentré. Tu as eu de la chance cette fois. Sois prudente Tempe, s'il te plaît. Je ne serai peut-être pas là la prochaine fois. Promets-le moi. Ne reste jamais seule quelque part. S'il te plaît.

-Je te le promets.

-Bon, je vais travailler. Sois prudente, n'oublie pas.»

Brennan regarda son ami se diriger vers son bureau et s'y enfermer avec curiosité.

Dans le bureau, le visage d'Angela apparut sur l'écran. Elle bâilla.

«Ah, vous voilà. Je peux savoir pourquoi vous voulez me parler à trois heures du matin ?

-Vous êtes la meilleure amie de Tempe, c'est ça ?

-Oui, Angela, Montenegro. Qu'est-ce qui se passe ?

-Tempe s'est fait agresser hier soir.

-Quoi ? Mais par qui ? Pourquoi ?

-Je n'en sais rien, mais il a failli la tuer avec un couteau.

-Elle va bien ?

-À part une coupure assez profonde au bras, oui ça va.

-Et l'agresseur ?

-Disparu dans la nature.

-Vous voulez que je prévienne sa famille ?

-Elle en a encore ?

-Oui, son père a réapparu et elle s'est réconciliée avec son frère.

-Ah...j'ignorais...et sa mère ?

-Morte.

-D'accord...bon écoutez, je crois que ça vaut mieux. Avec ce type toujours en liberté, Tempe est en danger. Il a essayé de la tuer, il recommencera. Est-ce que vous avez des informations sur ces rumeurs ?

-Oui, c'est Pauline Grangier qui a écrit ces articles. Elle habite à Paris, d'après une de ses collègues.

-Merci beaucoup. Ah, une dernière chose : je pense que Tempe va revenir sous peu à Washington.

-Ah bon ? Elle ne m'en a pas parlé. Pourquoi ?

-J'ai convaincu Booth de venir et de parler avec Tempe pour la convaincre de rentrer.

-Wow ! Attendez, comment vous avez fait ça ? Vous m'impressionnez là ! Au fait comment va Brennan ?

-Mal. Elle fait comme si tout allait bien, mais ça ne va pas du tout. Cette histoire d'article l'a complètement déstabilisée, elle est harcelée 24 heures sur 24 par des malades qui l'insultent ou qui cherchent à la mettre dans leur lit. Elle est tout le temps au bord des larmes. C'est pour ça que j'ai fait venir l'agent Booth, elle en a besoin. Je n'aurais jamais osé le faire dans son dos autrement.

-Attendez...vous avez fait venir Booth et vous n'avez rien dit à Brennan ?

-Oui. Si je le lui avais dit, elle m'aurait interdit de le faire.

-C'est tout Brennan ça. Elle va être furieuse. Mais bon, ça c'est votre problème.

-Bon, excusez-moi de vous avoir dérangée, mademoiselle Montenegro. Je vous souhaite une bonne nuit.

-Appelez-moi Angela et tutoyez-moi, c'est plus pratique.

-D'accord. Bonne nuit Angela.

-Bonne journée Steve.»

Steve éteignit son ordinateur et se rendit à l'aéroport.


Booth se dirigea vers Steve.

«Vous êtes bien Steve Carter ?

-Oui. Vous êtes l'agent Booth ?

-Tout à fait. Où est Bones ?

-Je vais vous emmener déposer vos affaires à l'hôtel puis on ira la voir. Par contre...elle n'est pas au courant que vous êtes là, donc...

-Je vois.»

Sur le trajet, Steve et Booth firent connaissance. Steve emmena Booth à l'Institut. Brennan arriva au bout de dix minutes. Quand elle vit Booth, elle se figea net...


Ahah je sais, je suis une sadique née...allez, review, sinon, pas de prochain chapitre...je sais je suis méchante...bon à plus tard !