Lunicorne : merci et voilà la suite et surtout Noël !

Orianne T : j'espère que les cadeaux te plairont ! Et pour le Clan, voilà leur premier début... Et un nouveau personnage qui prendra plus d'importance pour la suite...

Bonne lecture ! Et bonnes vacances pour ceux qui y sont, pour les autres : bon courage !

23 – Joyeux Noël !

Le repas battait son plein et Molly était encore plus aux petits soins pour Harry qu'avant : il fallait surtout qu'il le dise s'il avait encore faim. Pourtant, après des pommes de terre dauphines (presque 20 pour lui seul), un bon morceau de dinde, et trois prises de bûche de Noël, tout cela accompagné de petits fours, Harry n'avait plus faim du tout !

Pendant le repas, Sévérus parlait comme à son habitude, c'est-à-dire très peu, et le plus souvent avec Mr Weasley ou Rémus, invité lui aussi. Harry, lui, était heureux. Enfin, le moment de la distribution des cadeaux arriva.

- Je tiens à dire que les cadeaux sont de la part de moi et de Sévérus, dit Harry en souriant, sûr que son compagnon n'apprécierait pas trop cette remarque.

- Et nous, Harry, la plupart sont pour vous deux et vous seront très utiles, ajouta Rémus en lui faisant un clin d'œil, et c'est de la part de nous tous.

Après avoir donné ses cadeaux, dont une vieille batterie de voiture pour Mr Weasley et le dernier livre de cuisine pour Mme Weasley, on lui tendit toute une palette de cadeaux.

De la part des parents de Ron, il reçut une horloge comme la leur.

- Nous avons déjà mis vos noms, une fois que tu l'auras accroché dans ton salon Sévérus, elle se mettra en marche toute seule, dit Molly.

- Molly, c'est… gentil, dit Sévérus difficilement.

- Au moins, tu sauras si Harry va bien !

- Molly, c'est mon calice, je sais s'il va bien ou non, et bien mieux qu'une horloge, répliqua Sévérus.

- Et bien, lorsque nous te rendrons visite, et si Harry n'est pas là, nous saurons où il est, dit Molly avec de l'aplomb.

- Merci Mme Weasley, dit Harry en l'embrassant sur la joue.

- D'ailleurs, je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais nous avons ajouté aussi deux cases : « en train de boire », et « interdit aux mineurs », murmura Rémus à l'oreille de Harry, je suis sûr que Sirius l'aurait fait.

- Comme quoi, les maraudeurs ont beaucoup déteint sur toi ! dit Harry, d'ailleurs Molly l'a vu ?

- Mmm… tu sais, ce n'est pas non plus une sainte… Je crois qu'elle ne voudrait pas se faire embobiner par Sévérus, ajouta Rémus.

- Et voilà pour toi Harry, de la part de Ron et moi, dit Hermione en tendant son cadeau.

- Ouaouh ! Un livre sur notre histoire, mais ça a dû vous prendre un temps fou ! Tu l'as fait…

- … on n'a eu l'idée à deux, mais Hermione a écrit, j'ai juste rajouté quelques anecdotes propres aux garçons et au quidditch, d'ailleurs, si tu regardes en-dessous du livre, tu trouveras un nouvel entretien pour ton balai, murmura Ron.

Harry regarda le manuscrit qui commençait avec la première rencontre de Ron à la gare, et qui se terminait avec…

- Où avez-vous eu ces photos ? demanda Harry en se voyant à côté de Sévérus.

- C'est du montage, répondit Hermione, et les photos, c'est Rémus et Mr Weasley qui nous les ont fourni, d'ailleurs, j'ai laissé des pages blanches, tu pourras continuer.

- Merci mes amis, dit Harry en montrant le livre à Sévérus.

- Fais attention, on a raconté nos frasques aussi, murmura Hermione, tu devrais peut-être attendre la fin de Poudlard pour le laisser… enfin, tu fais comme tu veux.

- Attends Sévérus, ne le regarde pas, dit Harry, ce n'est pas très poli.

Sévérus haussa les épaules, et rendit le manuscrit.

- Tu as raison, je le mettrai sous le sort de fidelitas ou quelque chose dans ce genre, dit Harry en faisant un sourire mystérieux à Ron et Hermione.

Le dernier cadeau, en plus des farces données par les jumeaux, fut le cadeau des « maraudeurs » en quelque sorte. En effet, Rémus, avec l'aide du directeur, offrit un énorme tableau représentant un gryffon s'envolant au-dessus d'une forêt coupée par un immense lac. Sur le sol, plusieurs formes se détachaient : James, Lyly, Harry, Sirius, Rémus, Ron et Hermione faisaient des signes de bonjour à Harry et Sévérus.

- Je crois qu'il ira très bien dans votre chambre, ajouta Rémus, de plus, ça l'agrandira grâce à sa perspective !

- Je ne crois pas que tu aies déjà vu ma chambre Rémus, répliqua Sévérus qui ne pouvait pas s'imaginer voir cette « chose » dans sa pièce préférée.

Pourtant Harry était aux anges.

- Tu as tout à fait raison Rémus, la chambre en plus, elle a de larges murs et n'est pas très décorée.

- Harry… je crois que ça ira mieux… euh, dans le salon, non ? Ainsi tout le monde pourra… apprécier cette image, dit Sévérus.

- De la place, moi je n'en vois pas, dit Harry qui savait que Sévérus avait cédé pour l'accrocher, mais on pourra toujours voir ça à la maison.

Sévérus se tut et alla rejoindre Mr Weasley qui démontait le pauvre moteur.

"" Je dois déménager la bibliothèque, mon dieu ! Etre obligé d'accueillir les maraudeurs chez moi. Maudits soient-ils ! Même morts, ils sont toujours là…""

" En plus, les couleurs sont chaudes : le gryffon or et rouge s'envolant à l'aube au-dessus du lac, c'est fantastique ! J'en reparlerai demain à Sévérus, ça ira mieux. "

A 18h30, ils revinrent à l'appartement, à 19h00, ils arrivèrent devant le manoir Malefoy.

- Ca te convient mieux cette ambiance ? dit doucement Harry.

- Tu ne peux pas t'imaginer à quel point… D'ailleurs, tu as encore faim, car si Molly te demandait si tu avais faim, Narcissa, elle, a prévu une grande quantité et si on ne finit pas, enfin… on en entendra parler pour longtemps, et surtout surtout, la prochaine fois, elle te donnera dix fois moins de nourriture, ajouta Sévérus.

" Ah les serpentards !"

- De toute façon, j'aurais encore de la place dans mon ventre, et ton filleul, lui aussi, devra manger non ?

- Je compte sur lui.

- Si j'ai trop mangé, tu pourras toi, faire un super festin quand on rentrera à la maison, murmura Harry à son oreille.

"" Ce n'est pas une mauvaise remarque ça… On va la lui remplir son assiette…""

Alors que Harry remarquait que Sévérus n'avait absolument pas exagéré, il remarquait aussi que Mme Malefoy, elle, grignotait : pour la ligne…

Au moment de la distribution des cadeaux, Harry et Drago ne savaient pas trop comment réagir l'un envers l'autre.

- Bon, alors Sévérus, voici vos cadeaux, enfin, c'est pour vous deux, bref, dit Drago en gardant sa fierté.

Après avoir ouvert le cadeau, Harry et Sévérus découvrirent un énorme tableau représentant un lac d'où surgissait un basilic géant qui regardait, ou plutôt qui se prosternait devant un Rogue et un Drago au pied de la forêt.

- Vous pourrez le mettre dans votre chambre ? ajouta Drago qui savait déjà qu'ils avaient eu un cadeau similaire.

Harry, lui, trouvait le cadeau… enfin avoir Drago dans leur chambre… Non, tout compte fait, il chercherait un autre endroit pour les deux tableaux.

Mme Malefoy adora son cadeau, qu'elle avait justement vu dans son magazine préféré.

Sévérus avait choisi aussi pour Drago un livre de potions utiles car il contenait certaines potions qui amélioraient, par exemple, la vitesse du balai, ou rendaient une blague bien plus impressionnante, bref tout pour améliorer les méfaits des serpentards !

- Merci Sévérus, dit Drago en embrassant son parrain, j'avais déjà vu ce livre mais il faut avoir fini les études de Poudlard pour en avoir un…

- Disons que si je ne vois rien, il n'y a rien, répliqua Sévérus se régalant à l'avance des nouveaux coups de son filleul, et merci pour le tableau… Une fuite, non ?

- Les gryffondors ne savent pas tenir leur langue en public, ajouta Drago.

Au bout de 4 heures de repas de Noël et trois autres heures pour donner et recevoir les cadeaux, et le temps de prendre un « dernier » verre, Harry put enfin sortir du manoir très froid et rentra à Poudlard avec Sévérus. Harry était épuisé mais quand il vit le regard de Sévérus, il comprit qu'il devait honorer son devoir de calice.

- Je ne te fatiguerai pas plus que ça, dit Sévérus en découvrant le cou de Harry.

- Je croyais que tu préférais plus bas, dit Harry un peu surpris.

- Mmm, on doit reprendre des habitudes plus… conventionnelles, du moins jusqu'à notre retour à l'école, après le clan, murmura Sévérus qui planta ses crocs dans le cou tendre de son calice.

"" Toujours aussi parfait…""

Alors que Harry tombait de sommeil, Sévérus alla chercher quelque chose dans un coin de l'armoire et présenta à un Harry comateux, un joli paquet cadeau.

- Joyeux Noël ! dit Sévérus avec un grand sourire, ce qui lui arrivait extrêmement rarement, même envers son calice.

- Oh ! dit simplement Harry qui avait un peu oublié, merci.

Alors qu'il l'ouvrait avec difficultés, Sévérus avait failli lui prendre des mains pour en finir au plus vite. Harry découvrit une bague en or blanc représentant un serpent mordant dans un cœur. La bague avait aussi des effets de reflets et cela la rendait quasi hypnotisant.

- C'est une bague représentant le…

- Le lien du calice, souffla Harry.

- Tu en avais déjà vu ? demanda Sévérus curieux et surpris.

- Non… mais, c'est tellement… la vérité… que ça tombe sous le sens, dit Harry en levant les yeux vers Sévérus, merci.

- Je ne savais pas que je ressemblais à un serpent, ajouta Sévérus qui voulait savoir comment il avait pu savoir aussi vite.

- Regarde, le serpent mords dans le cœur : c'est toi qui bois, et en même temps, le serpent encercle tranquillement le cœur, qui me représente : il me protège, comme toi. Et puis, je trouve qu'il a de drôle de yeux, comme toi quand tu as faim ou quand… enfin, bref, tu vois, c'est juste nous deux, dit Harry qui avait un peu rougi, tu devrais être content d'être un serpent non ?

- Bien vu.

Harry sortit très vite de la chambre et revint deux minutes plus tard tout essoufflé mais avec un cadeau dans les mains.

- Inutile de courir aussi vite, dit Sévérus en souriant légèrement, sinon je vais croire que tu es en forme…

- Joyeux Noël Sévérus ! répondit Harry en tendant son paquet.

Sévérus resta immobile un certain temps en voyant la fleur dans la boîte.

- C'est…

- Je sais ce que c'est Harry, coupa Sévérus et sortant par la même occasion de son immobilité, mais comment l'as-tu eu ? Et comment as-tu appris… enfin, elle est très rare.

- Comme toi, murmura Harry, sinon, en fait, quand j'étais dans… enfin, dans ma cellule et que Voldemort daignait me rendre visite… il m'a parlé des marques, l'autre idiot voulait m'en mettre une… et il m'a dit, que même si par le plus grand des hasards j'arrivais à le tuer, je ne pourrais jamais l'éradiquer car sa marque elle, survivrait, et à part une potion faite avec cette fleur, elle resterait pour toujours sur les mangemorts… Et pour la fleur, disons qu'être le Survivant a des avantages, surtout au près de la gente féminine. Etant donné qu'elle est assez rare, j'ai évité de préparer moi même la potion, mais je sais que tu as maintenant tous les ingrédients nécessaires, dit Harry en une seule traite.

- …

- Euh… je sais que ce n'est pas aussi personnel que ton cadeau, mais…

- Harry, murmura Sévérus, personne n'a… enfin, c'est le plus beau cadeau que tu pouvais m'offrir et offrir à mon moi vampire : effacer la seule marque qui prouve quelque chose de dominé chez moi, merci, ajouta Sévérus en embrassant Harry, et je te remercie encore plus de ne pas avoir gâcher la fleur en faisant toi même la potion, avec ton niveau ! dit Sévérus reprenant ses habitudes.

- Eh ! Pour Noël, on n'a pas le droit de critiquer les gens, et puis, comme tu fais très bien les potions, pourquoi est-ce que je m'embêterais à en faire moi aussi ? dit Harry comme ça.

Sévérus le regarda avec un air mauvais, posa sa fleur et le regarda de nouveau avec un air de serpentard sortant des cachots.

- … euh… bon, alors joyeux Noël ! dit une nouvelle fois Harry.

"" En forme ?

Mmm… Plus qu'en forme, même ! Et il a osé critiquer Mes potions, et il a avoué qu'il ne faisait aucun effort. Pour ce dernier point, on verra ça à la rentrée…

Donc, en forme… ""

Le reste de la nuit fut consacrée à la découverte du corps humain et ce jusqu'au matin très avancé.

24 – Départ pour l'autre monde

Le lendemain matin.

- Bon, alors si on pousse la bibliothèque par là… ou alors de l'autre côté, non, ça va pas non plus, dit Harry en parlant pour lui-même.

Tout à coup, Sévérus entra, poussa le mur de sa chambre avec la magie, mit une partie de la bibliothèque avec un fauteuil dans leur chambre et put accrocher un des tableaux offerts.

- Bon, et pour l'autre, dit Harry résigné.

- Superposatum, lança Sévérus sur les deux tableaux.

Les deux tableaux se superposèrent et tous les personnages se retrouvèrent sur un seul tableau. Ils se jaugèrent puis, commencèrent à s'engueuler et enfin, se calmèrent.

- Comment savais-tu que…

- J'ai regardé le papier livré avec les tableaux, ajouta Sévérus, je crois qu'ainsi, si le tableau est assez grand, on peut mettre plusieurs générations sur un même tableau. Je ne sais pas si tu y avais pensé avant, mais de toute façon, il est hors de question qu'un tableau se retrouve dans notre chambre.

- Je ne comprends pas, dit Harry.

- Les tableaux sorciers sont vivants, et que faisons-nous dans la chambre ? dit doucement Sévérus.

- Oh, dit Harry en rougissant et comprenant soudainement le problème.

" Par Merlin, je l'aurais fait devant mes parents… mais pourtant, des sorciers ont souvent des tableaux dans leur chambre, alors…"

Alors que Sévérus voyait que son calice tergiversait, il ajouta :

- On peut conclure un marché avec certains personnages de tableaux qui font en sorte de sortir dès que ça devient un peu trop intime.

- Mais alors on aurait pu…

- Tu ferais confiance aux maraudeurs ! s'exclama Sévérus.

- Et toi tu pourrais faire confiance à des Serpentards ! ajouta Harry pour lui faire comprendre que lui, pouvait faire confiance aux maraudeurs.

- Bon, le problème est réglé, dit Sévérus après s'être raclé la gorge, au fait, nous partons bientôt, il faudrait faire des courses. En fait, tu dois prendre plus d'habits sobres, moins colorés.

- Ce n'est pas parce que je ne mets pas souvent du noir, que je n'en ai pas dans mes tiroirs, ils doivent être restés dans l'autre appartement, répondit Harry, je vais voir ça.

"" Ouf, j'échappe aux shopping. Préparons-nous…

Mais, c'est quoi tous ces visages qui me regardent et avec de drôles de sourires… Silencio.

Hors de question de les écouter, eux et leurs divagations… J'aurais dû les mettre dans une cave, au manoir Snape…

Ma bonté me perdra !""

Une semaine plus tard, Harry et Sévérus transplanèrent et arrivèrent dans un grand hall, bondé de monde.

- Par ici Harry, dit Sévérus en poussant son calice dans une immense queue.

- Euh…

- Tu te rappelles que l'on est ici pour nous inscrire, dit Sévérus.

- Mais, on en a pour la journée ! s'exclama Harry qui n'imaginait pas passer sa première journée à attendre.

- Et peut être une partie de la nuit, répondit Sévérus en faisant un sourire en coin.

" Ca fait deux heures, et j'en ai déjà marre, mais c'est quoi ce monde ?!

Bienvenue dans le côté obscur… du monde magique…

Heureusement que Sévérus a insisté pour me faire porter du noir. Bon, faut quand même trouver un sujet de conversation…

Apparemment Sévérus ne trouve pas dérangeant de ne pas parler du tout, mais moi, je suis pas comme ça, tiens et pourquoi pas…"

- Dis-moi Sévérus, le vampire qui t'a mordu, il est devenu quoi ? demanda Harry, il fait lui aussi la queue, parce que s'il est devant on pourrait peut être faire ami-ami… pour gagner du temps.

- Alors, c'est notre sujet de conversation, murmura Sévérus.

Le professeur de potion regarda sa montre.

- Deux heures, je crois que tu bats ton record de silence et de méditation, ajouta Sévérus.

- Attends ! Tout ce temps tu t'es amusé à prévoir le moment où je trouverai quelque chose à raconter, dit Harry, de toute façon, ça ne détournera pas la conversation alors ?

- Mort, répondit Sévérus, Voldemort n'aime pas qu'on joue sur les mots.

Sévérus attendit en silence. C'était sa façon à lui de se détendre.

- Là, c'est carrément de la torture pour ma curiosité, dit Harry en souriant.

- Après m'avoir vampirisé, le Maître était content, il avait enfin un vampire rien qu'à sa botte, mon « géniteur » a ajouté : « pourquoi devrait-il vous obéir ? Un vampire n'est pas dominé. ».

Voldemort a lancé le sort de mort puis lui a planté un pieu dans le cœur, et il a ajouté : « voilà pourquoi. ». Après il est passé aux choses sérieuses en m'envoyant dans un village avec une école primaire, il savait que j'avais faim. Heureusement, le peu de lucidité qui me restait m'a conduit à Poudlard et Albus put m'aider. Fin de la torture.

Harry lui posa une main sur son bras, désormais, débarrassé de la marque, pour enlever le dégoût qu'il avait un peu de lui à cause de Voldemort.

- Ah, ça avance plus vite, dit Harry soulagé.

- Au moins, il faut voir le bon côté des choses, on n'aura pas besoin de passer au ministère de la magie pour nous déclarer, dit Sévérus, qu'est-ce qu'il y a ? ajouta Sévérus en voyant la mine surprise de son calice.

- Attends, je me remets du choc, un serpentard optimiste ! Au moins, ici, je ne suis pas populaire, je n'imagine même pas ce qu'il serait arrivé si on avait dû faire une aussi longue attente dans le ministère ! dit Harry heureux qu'il déteigne sur Sévérus lui aussi.

- En effet…

- On dirait que tu me caches quelque chose, murmura Harry.

En réponse, ils avancèrent d'un mètre de plus et Sévérus resta muet. Enfin, ils arrivèrent devant le « guichet ».

- Ah ! Bonjour Sévérus, dit le vampire du guichet, je me demandais où tu étais passé, d'habitude tu arrives bien plus tôt que ça !

- Bonjour Marcus, dit gravement Sévérus.

- Bon, ça y est voilà ton dossier, et je marque guerrier vampir…

- Calicier, dit Sévérus alors que le regard de Marcus déviait peu à peu vers Harry.

- Calicier… dit Marcus époustouflé, bon alors calicier, et votre nom jeune homme ?

- Harry Potter, dit Harry heureux de rencontrer quelqu'un qui connaissait apparemment Sévérus.

- Bien, il va me falloir un échantillon de votre sang, si vous voulez bien passer par cette porte. Sévérus, tu peux l'accompagner.

- Ca ne me viendrait même pas à l'idée de le laisser ici tout seul, et surtout avec toi…

Le guichet se ferma tandis que Marcus prélevait du sang d'Harry avec une seringue, sous l'œil de Sévérus.

- Tu dois être quelqu'un de fantastique, dit Marcus en s'adressant à Harry, et je ne pense pas que ça doit être à cause de ton nom célèbre.

- Fantastique ?! dit Harry en ne comprenant pas pourquoi.

- Avoir Sévérus comme vampire, expliqua Marcus, notre chef va vous envier : il voulait avoir absolument Sévérus, un guerrier tel que lui, et surtout rusé, aurait été très utile, surtout pour collecter des informations des autres « peuples ».

- Oui, mais je n'aurais pas survécu à un triple espionnage, dit Sévérus en essayant d'être le plus détaché au possible.

Harry lui se mit à rigoler comme jamais. Marcus et Sévérus le regardaient bouche bée.

- Ici, c'est toi le Survivant ! réussit à dire Harry entre deux rires, alors tu aimes ?

- Mmm, répliqua Sévérus qui ne pouvait s'empêcher de sourire à cause du fou rire de Harry et le lien.

- Il ne nous reste plus que le côté moldu pour être tranquille tous les deux, dit Harry.

- En tout cas, je sais pourquoi l'attente a été longue, dit Sévérus en regardant sa montre, toujours aussi bavard…

- Et je suppose que c'est toi Harry, qui doit trouver des sujets de conversations, c'est vraiment nul, ici, c'est moi qui doit les trouver, ajouta Marcus.

- Je ne t'ai jamais demandé de me parler, répliqua Sévérus en sortant du cabinet.

- Bon, sinon Harry, tu devras attendre demain pour sortir au grand air, le temps de faire sentir à tous les vampires de dehors, et non civilisés, que tu n'es pas un ennemi. Sinon, dans toute l'enceinte de la ville, tu es libre, et je crois qu'avec la bague à ton doigt, tu ne risques rien, et aussi avec l'odeur.

- L'odeur ? demanda Harry.

- Oui, tu portes celle de Sévérus, et ici, on sait qu'il est puissant.

- Qu'est-ce qu'il y a voir ici, en priorité ? demanda Harry.

- Euh… Plein de choses, enfin, j'ai pas trop le temps de parler, mais on se retrouvera pour le grand banquet de la nouvelle année demain midi, dit Marcus qui voyait que la patience de Sévérus avait atteint ses limites.

- Bon, alors à bientôt, ajouta Harry en se faisant pousser légèrement par son vampire.

- A bientôt, jeune Harry, répondit Marcus qui accueillait un autre vampire au guichet.

Alors qu'ils s'éloignaient, Sévérus le conduisit vers un hôtel où leur chambre l'attendait, Harry ajouta :

- Alors c'est pour ça que tu n'aimes pas venir ici : tu es célèbre.

- Je n'ai rien fait pour, dit Sévérus pas très heureux.

- Moi non plus, répliqua Harry tout bas.

- Bon, je croyais que tu avais besoin d'un bain, dit Sévérus.

"" C'est vrai, tu n'avais rien demandé, j'aurais peut-être dû être plus sympa… C'est chiant d'être reconnu partout ici… Mais bon, au moins tous les vampires inférieurs à mon niveau me laissent tranquille et les autres à peu près aussi, il n'y a que le chef… Il m'a déjà envoyé une lettre d'invitation dans la salle de trône pour après le repas du nouvel an…

Une chose est sûre, Marcus avait raison sur un point, personne ne risque d'embêter Harry, s'il ne sort pas de l'enceinte, je n'ai pas trop à m'inquiéter pour sa vie. ""

" J'ai trop hâte d'être à demain, au moins Marcus va pouvoir m'éclaircir sur la vie ici…"