Oracles

Disclaimer : les personnages ne sont pas à moi, mais je pense que tout le monde le sait. Je peux seulement affirmer la maternité sur ce scénario ce qui est en soit pas mal du tout… je sors.

Nota : Coucou. Eh oui, il m'arrivera de prendre des petites poses… non, je rigole. C'est juste que je n'avais pas accès à internet la semaine dernière.

Le chapitre s'intitule « Reason», qui est un des ending de Gundam Seed Destiny. Chanté par Nami Tamaki. De la j-pop mais j'adore cette chanson.

Voilà, bonne lecture et passez un bon moment.


Chapitre 10

« Reason»

Severus


Severus leva les yeux des sa potion d'essai –ratée, il fallait bien le dire- pour gueule de bois lorsque tous ses collègues en firent de même. Il vit, assis tranquillement sur le bureau de Quinn, le fondateur de sa maison, Salazar Serpentard. Enfin, son fantôme. L'élégant homme aux yeux verts le regardait, lui. Il était … impressionnant.

« Bon, le cador… commença Quinn.

-Oui, je vais garder les petiots et éviter qu'ils ne meurent. Merci de ta confiance.

-Reine du drame, je ne te fais pas confiance. Fantôme bizarre, avec moi.

-Je dois dire, dit Lance en s'avança vers le bureau, que votre entrée était sensationnelle, Monsieur Serpentard.

-Ah, enfin quelqu'un qui le reconnait ! lança-t-il d'une voix grave. »

Severus, depuis qu'il était arrivé dans cette école, en avait vu des choses bizarres. Mais jamais à ce point là. Il regarda Lily, tout aussi étonnée que lui.

Peu de temps après, la nouvelle fit le tour de l'école. Salazar Serpentard était un fantôme. Et il faisait son apparition près d'un millénaire après sa mort. Ou peut être s'était-il caché en attendant son heure ?

Durant le diner, Maura Parkinson parla avec animation de l'histoire de cet homme.

« Le sang avant tout, disait-il. Avec lui de retour, notre puissance va croitre.

-Maura, c'est un fantôme, intervint Evan calmement. Il n'a pas de puissance. Juste du respect.

-Son fils n'a pas poursuivi son vœu en attaquant ces satanés moldus ? demanda Rodolphus Lestrange.

-Oui, il a mené plusieurs attaques pour perpétuer le sang pur des sorciers. D'après la rumeur, Salazar se serait tué car il refusait d'avoir une dette de vie envers Griffondor, reprit Maura.

-Ah, c'est ce qu'on dit de moi ? »

Le fondateur venait d'apparaître près des septièmes années de sa maison. Il prit place près de Severus, qui était resté silencieux. Tous les élèves de sa maison le regardaient avec des yeux respectueux. Rogue tourna son regard pour voir Quinn s'asseoir près de son mari, à la droite du directeur.

« La légende raconte que vous pouviez influencer le temps, est-ce vrai ? demanda Evan Rosier.

-Oui. Ce fut bien un pouvoir bien pratique, jeune homme.

-Vous étiez un Oracle ? intervint Maura.

-Oui. Bien que je le ne savais pas de mon vivant. Il n'y avait pas vraiment d'information sur ce pouvoir. Et je suis également fourchelangue. J'adorais faire peur à mes collègues avec ce pouvoir. »

Un mégalomaniaque, chouette, pensa Severus. Et puis, Salazar Serpentard, un Oracle, qui apparait juste quand un autre Oracle utilise ses pouvoirs ? Non, ce n'était pas une coïncidence. Du tout. Il mijotait quelque chose. Elle aussi. Et même le directeur, s'il fallait aller dans ce sens.

Le groupe se leva dans un même ensemble pour retourner dans un coin de la salle commune des Serpentards qui leur était réservé. Maura ne prit plus la parole, merci Merlin, mais Evan paraissait sceptique. D'ailleurs, il se leva et alla dans la chambre, laissant Severus au milieu… eh bien, ses serpents.

Salazar raconta son histoire. Des anecdotes. Il partageait également la pensée des élèves présents… ainsi que de son descendant proclamé.

Dommage, pensa Severus, en se couchant lui aussi tôt. Il aurait pu faire un allier de choix.


« Salazar est un fantôme ? demanda Harry entre deux crises de fou rire.

-Ouai. Il est chiant le vieillard. Et compatit un peu avec ta vieille tantine ! lança Quinn en frappant l'inconvenant. »

Qui s'écroula par terre de rire.

« Après Salazar est un Oracle, voici Salazar est un fantôme ! s'exclama le dernier Potter. J'adore ce type !

-Mais pourquoi a-t-il fait ça ? Pourquoi apparaitre maintenant ? Il ne voit pas qu'il pousse les élèves dans le mauvais sens ? Et pourquoi…

-Bouh ! »

Quinn sursauta et atterrit sur Harry, qui repartir dans son fou rire. Serpentard venait d'apparaitre dans les limbes. Mais pas en fantôme.

« Vous avez peut être besoin d'une explication ? »

Il s'assit royalement en faisant cette proposition. Quinn se remit sur ses deux pieds, saisit un livre qui ressemblait plus à une brique et essaya de tuer le fondateur. Vainement et sous les rires de plus en plus incontrôlables de Harry.

« Pourparlers ! lança le fantôme. Je peux tout expliquer. Si le jeunot arrête de rire. »

Harry se calma quelques temps plus tard. Il essuya les larmes qui perlaient au bord de ses yeux et s'avança vers Salazar les bras tendus.

« Tu es génial, vieux Sly, dit-il juste avant de l'embrasser sur les lèvres. »

Cette fois-ci, ce fut Serpentard qui tomba par terre et Quinn qui eut un fou rire.

« Viens embrasser ta tantine, neveu chéri. Merlin que je t'adore.

-C'est pas fini, les conneries ! hurla le fondateur, choqué. »

Cette fois-ci, ce fut les deux Potter qui s'effondrèrent par terre, terrassés par un rire foudroyant. Le vieux Sly bouda, vexé et attendit que les deux autres reprennent contenance. Il attendit longtemps.

« Ma parole, je n'ai pas autant rit depuis le départ des jumeaux Weasley de Poudlard. Merci, Salazar, ça fait du bien, raconta Harry. Mais j'aimerai quand même une explication.

-Si tu gardes tes lèvres loin de moi, Potter. Bon, il y a quelques temps, Quinn m'a parlé du problème des espions.

-Comme quoi l'Ordre n'a pas d'espions, continua le jeune homme.

-Voilà. Et qui mettre à la place de Rogue. D'ailleurs, tu as raison Quinn, il n'a pas encore pris sa décision. Mais dans le sens où il est neutre, attendant les offres des deux camps. J'aime bien le petit.

-Étonnant, ironisèrent les deux Potter.

-Bref. Et puis, je me suis dit que ce serait une bonne idée de devenir fantôme. Si je peux venir dans les limbes, je peux devenir fantôme. J'ai attendu sagement dans la chambre des Secrets avec mon cher Basil…

-T'as nommé ton Basilic… Basil ? demanda Harry.

-Mon fils de trois ans, Siegfrid…

-T'as nommé ton enfant Siegfrid ? demanda Quinn.

-Trouvait que ça lui convenait. Ah, il était si mignon avec ses grands yeux innocents et ses…

-Tu crois qu'il parle de Siegfrid ? demanda Wulstan à son neveu.

-Je crois qu'il parle de l'horrible montre.

-Hey ! s'exclama le fondateur. Basil n'est pas un monstre ! C'est un incompris.

-Salazar, ton incompris a essayé de me tuer. Désolé de le trouves monstrueux. Continue.

-Minute, intervint Quinn. Qu'est-il arrivé à Siegfrid ?

-Il est malheureusement décédé à l'âge de dix ans de la peste, dit-il dans un souffle.

-Ce qui a causé la vision fatale. Et l'aversion de la famille pour les moldus, analysa-t-elle.

-La peste était moldue ? questionna Harry.

-Principalement, répondit Salazar. Les sorciers avaient des sorts de protections suffisamment puissants mais Siegfrid voulait jouer avec son ami moldu, qui était contaminé. Siran a mal tourné après cela, aidé de sa femme Lucretia Black. Mon ainé a toujours été proche des idéaux portés par ma famille. Seigfrid était plus doux, comme sa mère, ma chère Séréna. Elle est morte à la naissance de Siegfrid. »

Il paraissait accablé par cette perte. Harry et Quinn voyaient bien qu'il adorait ses enfants, surtout son dernier.

« Donc, reprit-il avec des trémolos dans sa voix grave, je suis resté dans la chambre jusqu'à ce que lord Machinchose arrive. Il a été étonné de me voir là mais j'ai réussi à attiré sa sympathie et je suis entré dans ses petits papiers. Je suis devenu l'espion qu'il vous manquait.

-Sauf que lorsque tout le monde saurait que suis une Oracle, comme toi, tu seras démasqué. Ce sera une trop grosse coïncidence.

-Oui, Quinn. Mais j'ai déjà pas mal d'informations ce qui nous laissera le temps pour placer Regulus Black.

-C'est un bon plan, dit Harry en hochant de la tête. Merci de nous aider, Salazar. Mais j'aimerai que tu nous parles de ton idéologie maintenant.

-L'orateur, c'était Godric. En fait, toute cette légende est basée sur un gros malentendu. Ce n'est pas que je refusais les sorciers d'origines moldues dans notre école, je voulais seulement qu'ils se mettent dans le moule de nos traditions. Sans nos traditions, nous ne sommes rien. La preuve, je me suis basé dans un village anglais moldus avec ma famille.

-C'est recevable, dit Quinn en hochant la tête. Tu peux faire des allers-retours dans problème du monde réel et des limbes ?

-Oui. Je peux apporter toutes les informations à Harry dans un claquement de doigts.

-Et tu as raconté quoi à Dumbledore ?

-Ah, Quinn, pour ça, il va falloir que tu me fasses confiance. Après tout, nous sommes sur la même barque !

-Bateau, reprirent les deux Potter en même temps. »

Un espion de placé. Mais pour combien de temps ?

« Faut admettre que c'est du génie, conclu Harry en fermant les yeux. ».


Severus vérifia plusieurs derrière lui qu'il n'était pas suivi. Par un fantôme. Par le fantôme de Salazar Serpentard. Cela faisait deux semaines qu'il était présent et il s'était trouvé être un messager du Seigneur des Ténèbres. Maura en avant tourné de l'œil. Mais surtout, surtout, le fantôme suivait Severus depuis une semaine. Tout le temps. Même dans les toilettes. Même dans son lit.

Il tourna plusieurs fois dans le couloir, par prudence, et arriva dans la salle où il avait rendez-vous. Avec Lily. Il poussa rapidement la porte et entra dans la salle. Elle était petite et meublée d'un gros canapé et d'une cheminé, allumée.

« Salut Severus ! lança Lily avec son sourire si charmant.

-Salut ! dit aussi Potter, qui était présent. Je vous laisse, j'ai rendez-vous avec Quinn. »

Il se leva, embrassa sa petite-amie et serra la main de son ex-ennemi par encore ami. Les laissant seuls.

Les carnets prêtés par les Potter étaient une bénédiction. Il pouvait écrire tout ce qu'il ne pouvait pas dire à Lily et elle lui répondait. Toujours. Il tint serré dans son dos le cadeau qu'il avait préparé pour elle.

« Tiens. Joyeux anniversaire, Lily. »

Elle sourit toujours, enchanté de voir qu'il y avait pensé et sortit de sa besace en cuir un cadeau enveloppé de noir.

« Joyeux anniversaire, Severus. Et merci. »

Elle aussi, y avait pensé. Pourtant, son anniversaire était passé depuis un mois. Mais elle y avait pensé.

« Je suis content que tu sois mon amie, Lily.

-Je suis tout autant chanceuse, Severus. Oh, merci, je cherche ce livre depuis deux ans ! »

Elle l'enlaça et l'embrassa sur la joue. Lui aussi ouvrit son paquet. C'était un coffret en bois sombre, qui contenait des outils pour les potions. En argent, en cuivre, en fer. Ça avait du couter une fortune !

« Lily, tu n'aurais pas dû !

-En fait, c'est de ma part mais aussi celle de James. Tu le mérites.

-Merci, Lily.

-Comment ça se passe dans ton dortoir ? »

Severus leva les yeux de son cadeau pour voir les émeraudes de son amie. Il ne savait pas comment répondre à cette question. Comment répondre pour ne pas la mettre en danger, pour ne pas se mettre en danger.

« C'est tranquille pour le moment. L'arrivée du fantôme du fondateur excite tous les Serpentards donc ils me laissent tranquille. Et Rosier me couvre. Il est le seul à peu près potable.

-D'accord. Peux-tu me jurer quelque chose, Severus ?

-Quoi ?

-Si jamais tu te sentais en danger, va voir le Directeur Dumbledore. Il t'aidera. Tu me le promets ?

-Je… je ne peux pas, Lily. Je n'ai pas confiance en lui.

-Je te jure sur ma magie qu'il t'aidera, Severus. Promets. »

Alors, il promit, car son amie avait l'air si sûre d'elle, ce qui lui arrivait rarement. Oui, il irait voir Dumbledore si jamais il lui arrivait quelque chose. Ils passèrent l'après-midi à parler de tout ce qu'ils avaient manqué, de vive voix cette fois. Lorsque le sujet Potter arriva sur la table, Lily paru embarrassée. Elle rougit jusqu'aux oreilles. Son sourire était aussi puissant qu'un soleil. Ses yeux brillaient de mille feux. Elle était amoureuse du crétin. Et il l'a rendait heureuse.

Finalement, ça ne faisait pas si mal que ça de l'apprendre. Peut être parce qu'il avait vu que Potter n'était pas si crétin que ça. Et qu'il ferait tout ce qui était possible pour la protéger. Peut être n'était-il pas si amoureux que ça. Peut être aussi qu'il avait trop peur de perdre son amie. Sa seule et unique amie.

L'horloge sonna six heures lorsqu'ils se séparèrent. Elle l'embrassa sur la joue, un geste si naturel pour eux deux, le remerciant encore une fois pour le cadeau. Il en fit de même et retourna aux cachots, dans son dortoir.

Le soir, il se prépara à aller au lit lorsqu'il sentit quelque chose dans son esprit. Une présence dans son esprit. Discrète mais présente. Mais il se coucha, pensa qu'il était trop sur les nerfs.

Néanmoins, cette petite pensée, cet instinct de survie même, lui resta en tête.


« Aujourd'hui, mes chers petits, nous allons attaquer le gros morceau : le Patronus. Qui peut me dire ce que c'est ? demanda le professeur de Défense. Miss Evans ?

-C'est un sortilège qui permet de repousser les Détraqueurs, Professeur. La formule est Spero Patronum. Il est extrêmement difficile de produire un Patronus corporel.

-Cinq points pour Griffondors. Comme l'a dit Miss Evans, il est extrêmement difficile d'obtenir un Patronus corporel. Généralement, la plupart des sorciers obtiennent des patronus non corporel, ressemblant à de la brume argentée. Vous avez bien vu les Détraqueurs ? »

La classe entière répondit que oui. Ils paraissaient excités par le sortilège qui était certainement le plus complexe jusqu'alors.

« Parfait. Le Patronus prend une forme animale qui révèle pas mal de chose sur votre personnalité. Voici une petite démonstration. Spero Patronum ! »

Aussitôt, un majestueux ours apparu. Enfin, un ours fantomatique. Les élèves étaient impressionnés. Severus étaient impressionnés. Swann était réellement un bon professeur, qui s'y connaissait en Défense contre les forces du mal. Le Patronus disparu et Swann remit sa baguette dans sa ceinture

« Le Patronus est l'essence même de la joie et de l'espoir. L'exact contraire des Détraqueurs. Oui, Miss Cauldwell ?

-Le sort ne parait pas difficile, alors pourquoi était réputé inaccessible ?

-Beaucoup de sorciers y arrivent dans une pièce comme celle-ci. Sécuritaire. Mais quand on arrive à affronter un Détraqueur, il faut dépasser cette peur viscéral, et croyez moi sur parole, ce n'est pas facile, pour arriver à produire un Patronus assez fort pour éloigner les Détraqueurs. Plus que de la puissance magique, il faut une volonté de fer et un instinct de survie assez développé. Passons maintenant à la théorie. Le sortilège a été inventé par… »

Le professeur était assit sur son bureau – il avait la même habitude que sa femme- et racontait son histoire d'une voix douce. Sa façon d'enseigner passionnait les élèves.

Une heure et demie plus tard, le cours était fini. Les élèves ramassèrent leurs affaires et se préparèrent à un cours de métamorphose. Severus fut le dernier à partir, il avait une question à poser au professeur.

« Oui ?

-J'aimerai savoir… vous vous y connaissez en occlumancie ?

-Un petit peu.

-Vous n'êtes pas un maître ?

-Non. Mon père l'est mais je n'ai jamais senti le besoin de le devenir. Quinn est douée pour bloquer ses pensées mais ne maîtrise pas tout, tout le temps. Vous voulez en savoir plus sur l'occlumancie ?

-Oui. Et la légilimancie aussi. Vous connaissez quelqu'un ?

-Oui. Pourquoi, Severus ? »

Le professeur Swann était derrière sur bureau et était étonné de la tournure des évènements. Rogue ne savait pas s'il pouvait lui faire confiance. Mais il faisait confiance à sa femme.

« Il y a quelques jours… j'ai senti une présence. Dans ma tête. Pourtant, j'ai de bonnes barrières mentales. Mais c'était discret, fait avec beaucoup de doigté.

-Tellement que vous en avez douté. Je parlerai de vous au Professeur. Donnez-moi deux jours, Severus.

-Merci, Professeur Swann. »

Il se dépêcha d'aller au cours de McGonagall, qui n'aimait pas les retards mais Swann le retint pour lui donner un mot.

Le soir même, la présence était encore là. Plus forte, plus pressente. Et Serpentard n'arrêta toujours pas de le suivre.

Est-ce que les fantômes pouvaient jeter des sorts ? Où alors, ce serait un de ses camarades de chambres ? Qui avait assez de doigté et de finesse pour cela ?


Le jeudi 23, tout bascula. Bon, certes, c'était la pleine lune et depuis l'incident qui lui couta presque la vie, et lui donna une haine éternelle à Black, un petit peu d'estime pour Potter et de la pitié pour Lupin, il n'aimait pas la pleine lune. Même si c'était la journée.

C'était la fin de la journée et Severus voulait travailler sa potion. Potion contre la gueule de bois. Il en avait parlé avec Quinn et le professeur Wulstan et tous les deux avaient acquiescé : si jamais il y arrivait, il serait riche. Seulement, pas mal de chercheurs et de potionistes avaient abandonnés l'idée, car elle se révélait très compliqué à se mettre en place.

« Legilimens, chuchota quelqu'un. »

Il crut brièvement voir un éclair vert mais préféra prendre la fuite. Se rappelant sa promesse faite à Lily, il courut voir le directeur. Cela suffisait. Trois semaines de pressions pour savoir s'il rejoignait les Mangemorts où pas. Il avait tellement voulu attendre la fin d'année scolaire … mais il n'en pouvait plus.

Il arriva à la gargouille qui gardait l'entrée du bureau de directeur. Il n'était venu ici qu'une seule fois… et ignorait le mot de passe.

« J'ai besoin d'aide. Je dois parler au directeur. »

Il ne sentait plus la présence mais était sur ses gardes. La gargouille le laissa passer et il grimpa les escaliers en colimaçon rapidement.

Le légilimant qu'il avait affronté était très fort. Il avait réussi à briser ses défenses rapidement et avait pu fouiller dans son esprit. Severus avait réussit à bloquer les souvenirs les plus incriminants –Lily, Potter et Quinn- mais il avait bien vu qu'il ne voulait pas faire parti des Mangemorts. Dès cet instant, sa vie était en danger.

Il toqua à la porte et elle s'ouvrit. Severus reprit son souffle et vit le directeur, assis à son bureau et en train d'écrire. À sa gauche, un phénix faisait sa toilette. Il était très beau, avec ses plumes rouges et or.

« Monsieur Rogue, que puis-je faire pour vous ? demanda Dumbledore en l'invitant à s'assoir en face de lui.

-Heu… »

Ne voyant pas comment amener la chose, Severus se tu.

« Le Professeur Swann m'a dit que vous étiez intéressé par l'occlumancie et la légilimancie. Cet intérêt a-t-il été déclenché par un incident particulier, Monsieur Rogue ?

-Depuis quelques temps… je sens une présence dans ma tête. Juste avant d'aller me coucher. Et, il y a quelques minutes, quelqu'un m'a lancé le sort Legilimens. Je l'ai entendu, j'en suis sur. Mais il était caché, je n'ai pas vu son visage. Il a réussi à passer quelques barrières mais j'ai protégé le principal.

-J'espère, Monsieur Rogue. Il est trop tôt pour que le monde sache à propos de Quinn.

-Vous… vous le savez ?

-Bien entendu. Mon petit frère est son parrain. Nous avons donc un légilimant entre nos murs. Cela ne m'arrange pas. Fait-il parti de votre dortoir ?

-Est-ce qu'un fantôme peut lancer un sort ? demanda Severus.

-Non. Même Salazar Serpentard, je vous l'assure Monsieur Rogue. A-t-il essayé de vous recruter ?

-Oui. Et mon dortoir aussi. Je ne sais pas qui croire, Professeur. Je pense que ce ne sont pas seulement les Serpentards qui…

-J'en suis parfaitement conscient, Monsieur Rogue. Vous ne voulez pas le rejoindre ?

-Non. Je sais qu'il veut mon don mais je ne veux pas faire de mal. Je veux seulement marqué l'Histoire.

-Seulement ? C'est un but respectable. Et le légilimant…

-Le sait, oui. Je ne pense pas être en sécurité maintenant.

-Oui, c'est ce que je pense aussi.

-Bouh ! »

Severus sauta de son fauteuil pour voir la plaie de son âme s'assoir à côté de lui. Le fantôme Salazar était présent. Maintenant, il était clairement mort.

« Il a finalement prit sa décision, le gnome ? demanda le fondateur, avec un sourire malicieux.

-En effet. Il vient d'être attaqué par un maître légilimant il y a quelques instants. Quelque chose à me dire, Salazar ?

-J'ai des soupçons mais rien de concret, Albus.

-Mais… enfin ! lança Severus, toujours debout.

-Bon, le gnome, les grandes têtes pensantes….

-Merci, plaisanta Dumbledore.

-Pas toi le jeunot, les vraies têtes pensantes, manquaient d'espions à placer. Ce devait être toi normalement, mais on nous a suppliés de changer ton histoire. Alors, je me suis dit que j'allais récolter autant de données possibles jusqu'à ce que je sois persona non grata. Des questions ?

-Vous n'êtes pas du côté de Lord ? demanda Rogue, encore sous le choc.

-Nope. Cette espèce de loque qui noie mon nom dans un monceau de conneries… comme j'aimerai le tuer de mes propres mains ! Je suis un Oracle, j'ai vu qu'il allait faire et ça m'a retourné l'estomac.

-Il sait que…

-Oui, Gnome, il sait que je suis un Oracle. Il l'a deviné tout seul. Donc, il me reste peu de temps.

-Mais comment… ?

-Je peux quitter l'école ? À part les esprits frappeurs et les fantômes qui hantent un endroit précis, nous pouvons nous déplacer comme on veut. Seulement, les fantômes en voient rarement l'utilité. Bon, le Gnome, t'es pas en sécurité dans ton dortoir. Il y a de sacrés dérangés. Ma maison est tombée bien bas… sauf avec toi. Tu relèves le niveau. Vous proposez quoi, le directeur ?

-Les chambres des Préfets-en-chef ne sont pas utilisées. Monsieur Rogue pourra s'installer là-bas, intervint Albus.

-Et après ? demanda Severus, assez effrayé par le futur.

-L'Ordre vous cachera. Je sais que Wulstan est intéressé par vous prendre en tant qu'apprenti. Vous pourrez rester au château. Nous avons encore le temps avant la fin de l'année, Monsieur Rogue. Salazar, pouvez-vous prévenir Quinn des évènements ?

-Bien entendu. Je vais lui sortir ma danse du 'j'te l'avais dit'. On vient juste de me l'enseigner et je l'adore. »

Il disparut comme il était apparu : sans un son et en un clin d'œil.

« Un fantôme comme espion. C'est une bonne idée, admit Severus en se rasseyant.

-C'est vrai. Mais il n'arrivera jamais dans les hautes strates car Voldemort ne peut pas avoir confiance en lui, admit Albus.

-C'est son ancêtre.

-Voldemort ne fait confiance qu'aux esprits qu'il peut contrôler. Il ne peut pas contrôler un fantôme… ni le tuer.

-Vous avez besoin d'un espion sorcier. Je…

-Non. N'y pensez même pas. Monsieur Rogue, je peux vous enseigner l'art de l'occlumancie et la légilimancie. Je propose que nous nous voyions les samedis matins. Jusqu'à la fin de l'année. Cela vous convient-il ?

-Oui, Monsieur le Directeur.

-Parfait. Je ne serais pas là la semaine prochaine. Si jamais il y a une autre attaque, veuillez en référer à Quinn ou au professeur Swan. Pas à votre directeur. M'avez-vous compris ?

-Oui Monsieur.

-Bien. Nous allons attendre Miss Evans. Elle vous montrera les appartements des Préfets en chef et vous donnera le mot de passe. Fumseck, trouve Lily Evans. »

Le phénix s'en alla, lui aussi, en un clin d'œil. Le Directeur se leva pour aller chercher quelques livres, parler avec un elfe de maison et revint vers lui avec une tasse de thé bien chaud.

« Vos affaires vont être transférés dans vos nouveaux appartements. Buvez, cela vous fera du bien. Avez-vous déjà entendu l'histoire de ma candidature à la Guilde de potioniste ?

-Non.

-Ah. Eh bien, ce fut en 1955. Un poste venait de se libérer. Et mon adversaire ne fut d'autre que mon frère. J'ai présenté les applications du sang de dragon dans les potions. Mon frère les a empoisonnés. Et il refusa de donner l'antidote s'ils ne l'élisaient pas. Bien entendu, il a été élu à l'unanimité. Ce fut la première fois qu'il me battait à quelque chose.

-Quinn a utilisé la même technique, intervint Severus, avant de reprendre une gorgée de thé.

-C'est vrai. Sauf qu'elle a eut l'intelligence de ne pas vraiment les empoisonner. Il leur donna l'antidote et fut virer cinq minutes plus tard. Il resta dans les annales… et Orson Ethel a toujours une peur bleue de mon petit frère.

-Ils ne vous ont pas élu, après ?

-Non. Je reste le frère de cette canaille. Ils ne m'aiment plus trop maintenant. »

Fumseck revint et se pencha sur l'épaule de son propriétaire. Dumbledore sortit d'un de ses tiroirs un paquet de friandises et en tendit une à son oiseau. Lily Evans arriva peu de temps après. Dès qu'elle le vit, elle sut. Severus lui fait un petit sourire pour la rassurer. La situation fut expliquée en cinq minutes et Lily l'entraina vers ses nouveaux quartiers. Rogue remercia le directeur et lui dit à samedi pour son entrainement.

Les appartements des Préfets-en chef étaient très grands pour deux septièmes années. Il y avait un salon, proche des couleurs des Griffondors, qui séparait les deux grandes chambres, qui avait chacune une salle de bain immense. Potter était déjà là, assis sur le canapé à lire un livre. Il se leva en les voyant arriver et lui serra la main.

Sur la table basse était posées trois assiettes avec de la nourriture.

« Je me suis dit que tu voudrais rester ici ce soir, dit James en reprenant sa place.

-Merci. Mais il n'y a que deux chambres. Comment… ? demanda Severus.

-Lily dort dans son dortoir cette nuit. Généralement, c'est ce que je fais aussi mais Sirius me tape sur les nerfs. C'est la guerre dans mon dortoir donc je me suis réfugié ici. Cela ne dérange pas ?

-Non. Merci de m'accueillir, Potter. »

James sourit, avec la même mimique que sa sœur et lui tendit sa main. Severus hésita un instant à la prendre mais Lily l'encourageait.

« Mais ça ne veut pas dire qu'on est ami ! lança Rogue.

-Camarade alors. Et ça serait bien qu'on s'appelle par nos prénoms, non ?

-D'accord. »

La soirée se passa étonnamment bien. Potter pouvait être de bonne compagnie quand il voulait. Et il pouvait aussi être calme. Ils passèrent tous les deux la soirée à lire.

Finalement, ce n'était pas si mal.


« Il y a des couches dans la nurserie, des torchons un peu partout et des…

-Lily. Ton fils s'est endormi. Vous allez à une réunion de l'Ordre qui va durer à tout cassez une heure. Nous allons tous les deux survivre, se moqua Severus en ouvra son livre.

-Mais il est si jeune et…

-Nous allons y aller, intervint James en tirant sa femme par le bras. Merci, Severus, pour garder Harry.

-De rien.

-Et s'il se réveille…

-Alors je vérifierai qu'il n'est pas souillé ou s'il a faim. Ton bébé va bien survivre à une heure loin de sa maman. »

Il fallut les efforts conjugués des deux hommes pour lui faire lâcher prise. C'était en effet la première fois qu'elle partait loin de son bébé depuis son accouchement. Mais en voyant à quel point son ami était sur de lui, elle lâcha prise et s'en alla.

Harry se réveilla cinq minutes plus tard, criant de toutes ses forces. Rogue monta à l'étage pour voir le nourrisson bien réveillé. Comme annoncé, il regarda ses langes, propres et descendit le bébé à la cuisine. Il réchauffa un biberon de lait en un sort, vérifia si ce n'était pas trop chaud –Lily en colère faisait très peur- et le tendit à Harry. Pendant une demi-heure, Harry ne regardait que Severus. De temps à autre. La plupart de temps, il fermait les yeux.

Alors, Severus raconta des histoires sur l'enfance de sa mère. Comment elle avait su qu'elle était une sorcière. Quels étaient ses premiers tours. Harry écoutait tout en buvant son lait. Une fois fini, il vomit la moitié sur l'épaule du pauvre Rogue. Qui nettoya rapidement avec la magie.

« Finalement, t'es pas trop mal pour un bébé Potter. J'espère que tu n'as pas hérité des cheveux de son père, ils sont affreux. Mais que tu auras les yeux de ta mère. Enfin, tu es peut être un Potter, mais je t'aime quand même, Harry. Tu veux te coucher ? »

Le bébé ferma les yeux, ce que Severus prit pour un oui. Il le berça doucement et le posa dans son berceau. Il l'embrassa même sur le front.

L'Oracle sourit à cette scène. Il était touchant. Ils étaient touchants.

« Ben quoi ? demanda Harry lorsque sa tant se matérialisa.

-Tu seras un si gentil bébé…

-Tu en doutais ? »


Une semaine passa. Mars arriva. Le premier cours spécial de Severus se passa bien. Il posa surtout beaucoup de questions au Directeur, qui lui montra des techniques simples pour ériger des barrières mentales. Albus Dumbledore partit à une réunion de la Confédération Internationale des Mages et Sorciers, laissant sa place au professeur McGonagall. Les autres Serpentards le laissaient en paix et Severus se concentrait sur sa potion. Lance Wulstan était un bon professeur mais bien plus exigeant que sa belle sœur. Pour autant, ce fut à Quinn qu'il parlait le plus. Elle avait toujours le bon mot.

Le premier samedi de mars, Severus prenait son petit déjeuner tranquillement réfléchissant au problème d'explosion de sa potion. Il était tellement concentré qu'il ne vit pas Evan Rosier s'assoir à côté de lui. Par contre, il entendit très bien les nouveaux venus. Ceux du Ministère.

Il y avait trois aurors, deux chercheurs du département des mystères et le bras droit du Ministre, Barthemius Croupton. McGonagall se leva et leur demanda ce qu'ils venaient faire ici.

Severus tourna son regard vers Quinn, qui était blanche. Puis Potter, qui n'était pas mieux, retenu par Lily et Lupin.

« Professeur McGonagall, cela concerne le Ministère et pas Poudlard, dit Croupton. Quincy Eugénie Potter-Wulstan. Vous êtes reconnue comme un Oracle. Vous appartenez donc au Ministère de la Magie. Veuillez ne pas résister à votre emprisonnement. »

Severus sortit sa baguette et la serra fort dans sa main. Il regarda une nouvelle fois Quinn, qui s'était levée et tenait fortement la main de son mari.

« Je ne résisterai pas. Et que personne n'intervienne. »

Compte là-dessus, Quinn.


Yoru : Le moment tant attendu est arrivé. Enfin, la semaine prochaine. Comment Quinn va se sortir de ce guêpier ?


Le prochain chapitre s'intitulera « Yakusoku wa iranai», chantée par Maaya Sakamoto, qui est certainement une des mes chansons favorites. Ecoutez-là, elle est magnifique. C'est l'opening d'Escaflowne, un vieil animé des années 90. Et nous suivrons Quinn et Van.


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See ya !