Chaud devant, le chapitre 11 ! Déjà. J'espère qu'il vous plaira, car il est aussi témoin d'une avancé dans la relation de Drago et d'Hermione. Vous avez était plus nombreux que d'habitude à me lire mais moins à reviewer, alors j'espère que vous ne vous lassez pas ou que vous n'avez pas trouvé le dernier chapitre nul ! En tout cas, n'hésitez pas à me donner vos avis, négatifs ou positifs, je prends note d'absolument tout.
D'ailleurs, j'aurai deux questions à vous poser. Déjà est-ce que vous préfèreriez que je réponde à vos review par MP pour ainsi alléger le chapitre et rendre ça plus personnel ? Et secondement, trouvez vous que 2000 mots/chap c'est suffisant? Trop? Pas assez? Je me restreins pour poster dans les temps, mais je voulais avoir votre avis.
Leolili : Oui elle l'est, mais elle n'a pas assisté à tout héhé. Et puis fallait bien pimenter un peu tout ça, non ?
Scpotter : Oui ça on est d'accord, ils ont tous les deux un boulet à leur pied.
Gouline971 : Et oui quand Eric est dans le coin, ce n'est jamais bon signe. Et moi j'aime bien Narcissa malgré tout, parce qu'elle mère poule et ça change de la femme froide des livres.
Lili Orya : Ahah ton message m'a fait rire. Oui, j'ai trouvé important d'expliquer la relation Drago/astoria. Alors pour février je ne sais pas, je serais sûrement en pleines révisions, mais qui sait, si j'ai une idée soudaine, j'y penserais haha. Peut être qu'en janvier je serais de retour, on verra !
JudorangeHp : Oui c'est un crétin ! Et on aime toutes Drago, je suis contente que ça t'ai plus et merci pour tes conseils toujours avisé.
Karine : Oui il a tout gâché mais ne t'inquiète pas Drago va retrouver grâce aux yeux d'Hermione.
Delphine03 : Ahah tout le monde déteste Eric, presqu'autant qu'Astoria ! Voici la suite.
Mayoune : Ahah pas de soucis. Eric est con, on le savait jamais. Voici la suite tu verras, ça va aller !
Voldynouchette : Ca c'est sûr, et c'est bien ça la magie de noël non ? Au début c'était pour Rosie, mais maintenant, on se rend bien compte qu'Hermione est aussi intéressante à ses yeux.
Bérénice : Merci ! Je suis ravie que ça te plaise et merci pour le message.
AthalieRed : Oh merci, je n'avais pas compris car mon ordi n'affiche que le '3' du cœur. Merci en tout cas, et je crois qu'on en a toutes envie haha.
Math'L : Merci pour ce commentaire, et oui ça ne peut pas toujours être simple. Et merci à toi de commenter toujours régulièrement.
Swangranger : Oui c'est un con on est d'accord ! J'espère bien que vous m'aimez haha, sinon, je n'écrirais plus jamais je crois
PamDHMG : Oui il est gentil, mais Hermione ne le sait pas encore !
Nadra : Oui ça fait tâche haha ça c'est sûr, mais ca va aller, tu verras.
Bonne lecture !
Le retour à la maison se fit en silence. Hermione était hors d'elle. Comment avaient-ils osé se battre dans un spectacle d'enfant ? Devant tous les parents d'élèves ? Elle en voulait à Eric bien sûr, parce qu'il était venu complètement ivre et qu'il s'était montré méchant et particulièrement pénible. Mais c'était à Drago qu'elle en voulait le plus. Parce qu'au fil des semaines, elle avait peu à peu développé une confiance en lui quasi aveugle : il n'apportait que du bonheur à sa fille et c'était tout ce qui comptait. Mais voilà qu'il se battait avec le père de Rosie, il venait de tout fichtre en l'air. Heureusement que Rosie n'avait rien vu de tout cela, car c'aurait été lui briser le cœur que de voir son père et son nouveau meilleur ami se cogner à tour de rôle.
Quand elles arrivèrent chez elles, Hermione et Rosie s'installèrent sur le canapé devant le poste de télévision. Rosie était restée bien silencieuse, mais elle sembla trouver le temps long, car au bout d'une heure, elle demanda d'une voix douce :
—Drago a fait quelque chose de mal ?
Hermione ne répondit pas immédiatement et regarda sa fille tendrement. Avait-elle le droit de lui dire que Drago n'était pas l'homme parfait que Rosie imaginait ? Avait-elle droit de mettre sa fille au milieu de ses problèmes d'adultes ?
—Il ne s'est pas très bien comporté, ce soir.
—Mes copines m'ont dit qu'elles l'avaient vu se battre.
Hermione resta bouche-bée. Alors Rosie savait ? Au moment où Eric et Drago s'étaient battus, Rosie ne se trouvaient pas sur la scène, et Hermione avait espéré bêtement qu'elle ne soit au courant de rien. Bien sûr ses petites camarades ne s'étaient pas privées de lui raconter. La fillette avait l'air triste et grave, comme si elle comprenait tout le monde qui l'entourait. Et c'était peut être le cas.
—Moi j'aime Drago.
—Tu l'aimes ? répéta Hermione surprise.
—Oui. C'est pas mon amoureux hein ! C'est Bobby Woods mon amoureux. Mais je l'aime comme un copain. Un peu comme un papa aussi.
—Mais tu as déjà un papa.
—Mais il ne vient pas souvent me voir.
En effet, Eric n'avait jamais vraiment demandé à voir Rosie, depuis que le divorce avait été prononcé quelques mois plus tôt. Hermione avait toujours fait très attention à ce que leurs problèmes d'adultes restent entre eux, mais la gifle qu'Eric avait donnée à Rosie n'était pas un geste anodin. Elle n'avait jamais empêché son ex-mari de voir Rosie, à la seule condition qu'elle fut présente. Et l'ego d'Eric ne l'avait pas supporté, aussi n'avait-il demandé à voir sa fille qu'à de très rares occasions.
—Drago vient souvent lui. Et on fait plein de choses ensemble. Le sapin, le marché de noël, et mon spectacle, énuméra-t-elle en levant ses petits doigts devant elle.
—C'est vrai, murmura Hermione qui semblait prendre conscience que Drago Malefoy avait une place plus importante dans la vie de sa fille que son propre père.
Elle se remémora tous ces souvenirs, durant les quels Rosie avait rit aux éclats. Hermione aussi avait passé de très bons moments. Des moments que Rosie n'avait peut-être pas vus. Des regards échangés, leurs doigts entremêlés sur le Chemin de Travers, et la volonté de Drago toujours bien faire. Sa promesse d'avoir quitté Astoria alors qu'Hermione ne lui demandait rien, cette façon qu'il avait d'afficher un sourire en coin à chaque fois qu'Hermione lui adressait la parole. Et le cœur d'Hermione de s'emballer parfois, quand Drago se transformait en un gentleman doux et souriant. Où était passé le Drago adolescent ? Il ne lui manquait pas, et bien au contraire, Hermione se délectait chaque jour de cette nouvelle personne qu'elle venait de rencontrer.
La nuit tomba peu à peu sur le Chemin de Travers, et quand vint l'heure d'aller se coucher, Rosie prétexta un mal de ventre. Ce n'était pas dans son habitude de faire des caprices pour éviter d'aller au lit, mais Hermione ne fut pas convaincue par la comédie de Rosie. Elle la porta jusqu'à son lit et la borda tendrement, avant de lui lire l'histoire du soir. Elle n'avait pas terminé la troisième page que la petite dormait déjà.
Hermione ne tarda d'ailleurs pas à l'imiter, et alla se coucher à son tour, dans son grand lit vide et froid. Elle s'endormit difficilement, bercée par des rêves de disputes et de bagarres incessantes.
Au milieu de la nuit, des petits gémissements sortirent peu à peu Hermione de son sommeil. Elle crut d'abord qu'elle rêvait, ou bien qu'un oiseau était venu faire son nid sur l'une de ses fenêtres, mais quand elle se leva pour faire le tour de l'appartement à la recherche de ce bruit, Hermione comprit bien vite qu'il provenait de la chambre de sa fille. Rosie s'était redressée dans son lit et se tenait le ventre en gémissant.
—Maman, j'ai mal au ventre.
Hermione s'approcha rapidement, et alluma la petite lampe qui se trouvait sur la table de chevet. Rosie était si blanche qu'elle donnait l'impression d'être un fantôme, et ses petites lèvres tremblaient de douleur. Elle était en sueur, et quand Hermione passa une main sur son front moite, elle ne fut pas surprise de le trouver brûlant. Folle d'inquiétude, Hermione alla chercher sa baguette et tenta quelques sorts de médecine de base qu'elle avait appris lorsqu'elle était tombée enceinte. Rien n'y fit cependant, et Rosie se sentait de plus en plus mal.
Prise de panique, Hermione tenta désespérément de joindre sa mère, puis Ginny, mais ni l'une ni l'autre ne répondit aux téléphones qu'Hermione leur avait offert des années auparavant. Et de toute façon qu'auraient-elles pu y faire ? Mais désespérée et surtout complètement affolée, Hermione ne semblait plus réfléchir convenablement. Elle enroula alors Rosie dans une épaisse couverture et transplanna au seul endroit où elle était sûre de trouver de l'aide : chez Drago Malefoy.
Lorsqu'elle apparut devant la porte, elle y tambourina vivement jusqu'à ce qu'un Drago Malefoy en bas de pyjama et l'air complètement endormi vienne lui ouvrir. Il sembla d'abord surpris de la trouver sur le pas de sa porte, mais quand il vit ses joues sillonnées de larmes et la petite brûlante et tremblante, il ne réfléchit pas à deux fois.
—Qu'est-ce qu'elle a ? murmura-t-il en posant à son tour une main fraîche sur ce petit front brûlant.
—Je ne sais pas, elle dit qu'elle a mal au ventre, mais aucun sort n'a marché et je…
—Il faut l'amener à Sainte Mangouste, je ne suis pas médicomage, Hermione.
—Mais je… Depuis le divorce je n'ai pas encore eu le temps de contracter une couverture sociale, les frais ne seront pas pris en charge et je…
—Ne dis pas n'importe quoi, je m'en charge.
Sans ajouter quoi que ce soit, Drago enfila un tee-shirt qui traînait dans le coin ainsi que son épais manteau de laine.
—Donne la moi, on se retrouve à l'hôpital.
Hermione n'était clairement pas en état de transplanner ET de faire un transplannage d'escorte à sa fille, et c'était déjà un miracle qu'elle soit arrivée jusqu'ici en un seul morceau. Drago récupéra Rosie dans ses bras et la couvrit le plus possible avant de transplanner dans la nuit.
Lorsqu'ils arrivèrent dans l'hôpital, Drago se précipita vers la secrétaire médicale qui semblait bien mécontente de passer sa nuit ici.
—Cette petite se plaint de maux de ventre, commença-t-il à expliquer.
—Elle a sûrement mangé trop de confiserie, répliqua la secrétaire d'un air bougon sans même lever le nez de son magasine féminin.
Drago la regarda complètement interloqué avant de cogner son poing sur le comptoir d'un air rageur.
—Vous êtes médicomage ?
—Non.
—C'est bien ce qui me semblait, alors vos diagnostiques à deux noises, vous pouvez vous les mettre où je pense. Elle est brûlante de fièvre et tremble, alors appelez moi un guérisseur et plus vite que ça.
Derrière lui, Hermione semblait complètement dans les vapes. Elle ne disait rien et se contentait de suivre Drago dans les couloirs. Elle avait le teint blafard et ses mains tremblaient, mais elle ne réagissait à rien, si ce n'était aux quelques questions que lui posa le mage.
—Quel âge a-t-elle ?
—Trois ans et demi, presque quatre.
—Depuis quand est-elle comme ça ?
Hermione fondit en larmes. Le médicomage et Drago la regardèrent d'un air surpris, la question n'avait pas l'air si difficile que cela pourtant.
—Elle m'a dit qu'elle avait mal au ventre avant d'aller se coucher, mais je ne l'ai pas cru. J'ai pensé qu'elle testait mes limites mais…
Les sanglots eurent raison d'Hermione, et le médicomage n'en demanda pas plus. Il prit la petite Rosie dans ses bras et l'emmena dans une salle à côté, demandant à Drago et Hermione de rester dans la petite salle d'attente attenante. Drago passa une main dans le dos d'Hermione et la fit s'asseoir sur le petit canapé, avant de prendre lui-même place à côté d'elle.
—Tu ne pouvais pas savoir, ce n'est pas de ta faute.
—Mais si, je connais ma fille, ce n'est pas une comédienne, elle ne ment pas.
—Quand bien même, tu ne pouvais pas savoir. Les mages vont fait le nécessaire, tu n'as pas à t'inquiéter.
—J'ai tellement peur… Je ne savais pas quoi faire, j'ai paniqué.
—Ca va aller. Je suis là, répliqua Drago comme si cette réponse devait suffire.
Mais cela sembla convenir à Hermione, et sans crier gare, elle vint poser sa tête encore secouée de sanglots sur l'épaule de Drago. Celui-ci passa un bras dans son dos et la serra contre lui, d'abord timidement, puis plus étroitement. Les minutes passèrent, et Hermione, exténuée par tant d'évènements s'endormit sur l'épaule de Drago. Elle n'entendit pas le médicomage qui revenait.
—Votre fille n'a rien de grave, commença-t-il.
—Ce… Ce n'est pas ma fille, murmura Drago. C'est la sienne en fait.
—Je vois. Ne la réveillez pas. Nous allons juste procéder à une petite opération magique, car Rosie a l'appendicite.
Drago soupira de soulagement. Si ce n'était que cela, alors rien de très grave.
—Rentrez chez vous, et revenez demain, vous ne pourrez pas la voir d'ici là.
Le médicomage serra la main de Drago et repartit de son pas silencieux. Drago secoua doucement l'épaule d'Hermione pour la réveiller. Elle ne comprit pas immédiatement ce qu'il lui disait, et refusa d'abord de bouger. Mais quand il lui certifia qu'ils ne pourraient voir Rosie que le lendemain et qu'ils seraient là aux premières heures, elle obtempéra et se laissa ramener chez elle.
Quand ils arrivèrent devant la porte d'entrée d'Hermione, Drago la regarda d'un air gêné avant de murmurer :
—Bien, je te laisse dormir. Je viens te chercher demain à sept heures, d'accord ?
Hermione acquiesça en silence, tandis qu'elle ouvrait sa porte d'entrée avant sa baguette. avant que Drago ne s'en aille, elle se retourna brusquement et murmura :
—Merci.
—J'allais pas laisser la petite dans cet état. Et tu avais l'air dépassée.
—C'était le cas. Merci d'avoir pris les choses en main.
—C'est rien, marmonna Drago. Bonne nuit.
Il se tourna à nouveau et descendit quelques marches d'escalier.
—Drago ?
—Oui ? répondit-il en retenant son souffle.
—Tu restes ?
Et comment refuser ? Les yeux d'Hermione avaient la même teinte que ceux de Rosie, et elle n'était sans doute pas consciente que ses longs cils bruns lui faisaient un regard de biche. Sa peau encore pâle et ses yeux brillants de larmes semblaient le supplier de rester pour la nuit. Drago remonta les quelques marches qui le séparaient d'Hermione, et lui adressa un sourire en coin.
—Tu n'en veux plus alors ?
Hermione fit non de la tête. Malgré son état, il était hors de question qu'elle admette qu'elle ne lui en voulait plus à haute voix. Drago lui adressa l'un de ces sourires charmeurs dont il avait le secret, et se laissa entraîner à l'intérieur de l'appartement. Il était plus de trois heures du matin, et tous deux étaient fatigués, mais l'adrénaline et la peur de perdre Rosie les avait maintenus éveillés. Hermione proposa de leur faire un thé, et ils s'installèrent sur le canapé pour le boire. Et puis, peu à peu, la nuit eut raison d'eux. Ils s'endormirent sous l'épais plaid qui recouvrait le canapé, Hermione dans les bras de Drago, et Drago confortablement calé contre l'accoudoir du canapé.
C'était une étrange position, qui leur donnait l'impression d'un couple, qui s'était inquiété pour leur fille unique. C'était comme si cette inquiétude les avait subitement rapprochés. La tête contre les cheveux d'Hermione, c'est serein et apaisé que Drago s'endormit. Quant à Hermione, elle s'enroula dans les bras de Drago de manière si naturelle, que c'était à se demander si la place n'avait pas toujours était là.
Et oui, une petite nuit ensemble, c'est pas mignon ça ? Bon pas de baiser, mais du rapprochement physique quand même. Demain, on assistera au réveil gêné haha. J'espère que ce chapitre vous a plu, je le poste un peu plus tard que prévu, mais j'espère que vous serez au rendez vous. N'oubliez pas de reviewer si le cœur vous en dit. A demain et bonne soirée.
