Le militaire prit l'autre bras d'Elizabeth et la cola à lui.

« Liz, c'est moi le bon, lui chuchota-t-il avant de l'embrasser avec fougue. »

La dirigeante, les yeux ouverts, ne réagit pas. Il recommençait. Il l'embrassait de nouveau. Des tonnes de pensées se bousculaient dans sa tête : va-t-en, gifle le, détache toi…. Embrasse le, laisse toi aller, tu l'aime vas-y… et cette fois, malgré sa moral, malgré le fait que ce qu'elle s'apprêtait à faire allait à l'encontre de ses principes, elle passa une main sur la nuque de l'homme qui dévorait ses lèvres et lui rendit son baiser.

John sentit les liens enserrant son cœur se desserrer lentement. Elle lui répondait. Enfin… Pris par une pulsion, il la plaqua contre le mur.

Elizabeth posa ses mains sur le torse du militaire et détacha leurs lèvres pour reprendre son souffle.

Les deux atlantes s'observèrent. John, attentif à la réaction de la jeune femme, Elizabeth sous le coup de ce baiser et de ce qu'il entraînait.

« Ne réfléchis pas Liz… pour une fois… laisse-toi aller. »

La jeune femme l'observa un moment, ne sachant que faire. Puis… enfin, comme si un nuage se levait de son esprit, ses yeux s'agrandirent.

Elle passa une main derrière la nuque du militaire.

« Je ne sais pas si c'est la bonne voie…. Murmura-t-elle.

Fais-moi confiance Elizabeth… c'est la bonne, lui sourit-il avant de reprendre ses lèvres. »

La jeune femme frémit lorsqu'elle sentit une main au bas de ses reins la caresser fortement. »

« Non… John… pas ici… on pourrait-nous voir. »

Le militaire la regarda un moment.

« Alors viens…, lui sourit-il en lui prenant la main. »

Elizabeth le suivit. Spectatrice de son propre corps, elle se laissa guider. John emprunta des chemins détournés pour ne pas qu'on les voie. Et lorsqu'il parvint à ses quartiers et qu'il eût refermé la porte… il plaqua de nouveau la jeune femme contre la paroi avant de prendre passionnément ses lèvres. Et bientôt ce fût son cou que le militaire dévora.

La jeune femme ouvrit les yeux.

« John… »

Le militaire cessa un moment ses baisers pour regarder la jeune femme dans les yeux.

« Oui ?

C'est …

Trop tôt ? C'est ça ?

Non…enfin… »

Mais elle n'avait pas besoin de s'expliquer. Lui aussi avait attendu pour être avec elle. Ils se connaissaient mieux que personne et ils étaient prêts.

« Elizabeth… je t'aime…, lui murmura-t-il perdu dans ses yeux.

John….

Dis-le…

Je… t'aime aussi. »

Ce fut tout ce qu'il voulait entendre. Il en ferma les yeux de plaisir et l'embrassa, cette fois tendrement, sur les lèvres.

Celles du militaire glissèrent bien vite sur la joue, puis sous l'oreille de la jeune femme.

Elizabeth passa une main dans les cheveux ébène de John et sourit. Il s'y prenait si bien. Mieux encore que toutes ces fois où elle l'avait imaginé… elle en rougit… Oui il était tellement mieux…

La bouche de John descendit jusqu'à venir effleurer le haut du débardeur de la dirigeante.

Il releva les yeux vers elle et posa ses mains à la base de ce bout de tissu qui le gênait dans sa progression.

Le militaire attendit. Un mot, un geste, pour aller plus loin.

« Et demain ? demanda Elizabeth. »

John fronça les sourcils.

« Demain ?

Oui, demain… tu seras toujours là ? »

Cette question troubla le militaire.

« Oui… bien sûr que oui ! Elizabeth… plus jamais je n'irai voir ailleurs… »

La jeune femme le sonda du regard. Il disait vrai, elle le voyait… Alors…

Elle leva les bras et permit à John de lui ôter son débardeur.

Le regard du militaire s'assombrit aussitôt. Elle était encore plus belle que toutes ces nuits où elle lui était apparut en rêves…

Elizabeth frissonna sous son regard. Il la détaillait sous toutes les coutures. Elle se sentait vulnérable.

John remonta lentement son regard vers celui de la jeune femme et lui sourit avant d'enlever son t-shirt. Cette fois ce fut au tour de la dirigeante de l'observer. Les entraînements militaires l'avaient incroyablement bien sculpté.

John capta le regard, qu'il qualifia de gourmand, de celle qui allait devenir son amante, sa seule et unique, et en fut flatté.

D'un geste il se rapprocha d'elle et posa ses mains sur ses hanches avant de les remonter le long de ses côtes puis derrière son dos. Il se colla à elle et l'embrassa dans le cou tout en dégrafant les attaches de ce sous-vêtement qui n'allait plus faire long feu.

Elizabeth frémit sous ses mains visiblement expertes et posa les siennes sur les hanches de son chef- militaire.

Lorsque John se détacha d'elle, ce fut pour délicatement descendre les fines bretelles de son sous-vêtement en dentelle bordeaux.

Le cœur d'Elizabeth s'accéléra. Elle redoutait son jugement. Toute grande et forte dirigeante qu'elle était, en ce moment même elle redoutait le jugement d'un homme. Il avait raison… elle avait oublié ce que c'était que d'être une femme. Juste une femme. A cet instant, son masque de leader ne lui servait à rien.

« Elizabeth, tu es magnifique, lui chuchota John en la regardant dans les yeux. »

Elle sentit son cœur faire un bon et se rapprocha de lui. Leurs corps, en contact, tressaillir.

« Tu as froid ? lui demanda John, la voix cette fois chargée de désir.

Un peu… »

Le militaire posa ses mains sur ses hanches et se laissa tomber à genoux devant elle. Avec des gestes sûrs et rapides, il lui enleva tout ce qui pouvait le gêner avant d'enlever enfin son pantalon, révélant à son regard un shorty s'accordant parfaitement avec son soutien-gorge qui jonchait actuellement le sol.

John releva les yeux vers sa supérieure. Elle le regardait avec appréhension et envie. Il se redressa et posa de nouveau ses mains sur ses hanches. D'une pression, il l'incita à entourer sa taille de ses jambes.

Et c'est perdu dans ses yeux qu'il la conduisit sur son lit.

Il l'y allongea et l'embrassa de nouveau fougueusement, laissant ses mains s'égarer sur ce corps qu'il avait si souvent rêvé de caresser, de posséder.

Elizabeth gémit sous ces caresses qui se faisaient plus franches, plus précises.

« John … »

Le militaire cessa un instant ses baisers pour défaire son pantalon, sous le regard fiévreux d'Elizabeth.

Une fois en boxer, il se rallongea sur la jeune femme.

« J'en ai tellement rêvé, lui chuchota John en se noyant dans ses yeux.

Moi aussi, lui répondit Elizabeth en glissant ses mains jusqu'au boxer du militaire. »

John sourit. Il aimait la sentir pressée…Il se redressa, tout comme Elizabeth. La jeune femme infiltra ses doigts sous l'élastique et le fit glisser. Un instant plus tard ils se contemplaient tout deux, entièrement offert au regard de l'autre.

« Elizabeth Weir, j'ai envie de vous, lui chuchota John avant de plonger sa tête entre ses seins. »

Il laissa sa langue jouer sur ce terrain dont il avait si souvent rêvé.

Elizabeth rejeta la tête en arrière et agrippa les draps.

John se laissa glisser le long du buste de la jeune femme et ses lèvres parsemèrent de baisers son ventre. Il sentit non sans plaisir une main lui agripper les cheveux. Elle aimait. C'est tout ce qu'il voulait. Il descendit encore.

« Oh mon dieu John ! »

Il venait de l'embrasser à un endroit où aucun homme n'avait jamais posé les lèvres. Elle ne l'avait jamais permis. Mais avec lui… elle ne pouvait rien lui refuser. Et elle ne voulait rien lui refuser. Parce que pour la première fois elle n'avait pas peur… Il lui avait fait baisser ses défenses. Il lui avait fallu du temps, mais maintenant….

Elle écarta sensiblement les jambes et laissa John se caler entre elle.

Sur ses avant- bras, le militaire l'observa avec amour.

« Je t'aime… »

Furent les mots qu'il prononça avant de l'embrasser, étouffant par là même leur gémissement commun lorsqu'il entra en elle.

Il s'immobilisa. Il était si bien en elle…

Elizabeth posa ses mains sur le dos de John et le pressa contre elle, lui donnant ainsi le feu vert pour débuter ses vas et viens.

Le militaire ne se fit pas prier.

Ses coups de bassins débutèrent lents et peu profonds. Il voulait qu'elle se détende avant d'aller plus loin.

Ce fut Elizabeth qui lui demanda d'accélérer en posant ses mains très au bas de ses reins. Maintenant qu'il était là elle se demandait comment elle avait pu tenir tant de temps sans lui. Sans être aimée par lui.

John enfouit la tête dans le cou de son amante lorsqu'il entra plus profondément. Elle était faite pour lui… il n'avait plus de doute là-dessus.

« Elizabeth… c'est…

Si bon John… »

Le militaire ferma les yeux et embrassa avec ferveur sa poitrine. Bon… non ce mot était si faible en comparaison de ce qu'il ressentait. Il accéléra encore, décrochant un cri à son amante.

« Plus fort John… »

Il s'exécuta. Il pilonna davantage la chairs chaude et tendre de sa partenaire, la sentant se resserrer autour de lui. Lui procurant un bien indéfinissable.

Leurs deux corps ondulaient en parfaite harmonie… et enfin, lorsque John donna un coup plus fort que les autres, ils vinrent. Ensemble. En un même cri.

Lorsque les corps se détendirent, le militaire reposa sa tête sur la poitrine de la jeune femme pour reprendre son souffle.

Elizabeth, les yeux fermés, savourait ce corps dans le sien, cette chaleur contre elle, laissant une main caresser le dos de son amant.

John releva la tête vers elle et l'embrassa.

« Tu regrettes ? lui demanda-t-il, anxieux.

Non…. Absolument pas, lui sourit-elle en lui caressant la nuque. »

John lui caressa la joue avant de se détacher d'elle. Il la recouvrit d'un drap et vint prendre place à ses côtés, l'enserrant fortement contre lui.

« On peut dire qu'on est ensemble maintenant ? demanda le militaire en dévorant la jeune femme du regard.

Oui ! lui répondit Elizabeth en l'embrassant dans le cou. Mais…

Il faudra se cacher ?

Oui…

Ca me va… tant que je suis avec toi.

John, merci.

Oh… de rien. Mais remets-toi, tu auras d'autres expériences comme celles-là, se rengorgea le militaire.

Non ! Enfin si… c'était stupéfiant, rougit la jeune femme. »

John la contempla et lui caressa tendrement la joue.

« Je voulais dire merci pour m'avoir ouvert les yeux.

Merci de les avoir ouvert. »

Elizabeth soupira. Cette fois ça y était, elle l'avait trouvé. Elle avait dû attendre un temps infini, mais elle avait fini par le trouver, l'homme de sa vie.

FIN