Chapitre 11
SO HAPPY I COULD DIE
(Traduction de la chanson en bas de page)
VEUILLEZ LIRE LE « IMPORTANT » EN BAS DE PAGE SIOUPLAIT !
Les invités se faisaient de plus en plus nombreux. Petit à petit, ils entraient dans l'enceinte de Poudlard, tous plus étonnés les uns que les autres face à tant de sécurité. Quelques uns les questionnaient, inquiets de savoir s'il y avait un danger possible. Naturellement, ils niaient tous hypocritement : il ne fallait pas créer la panique. Si jamais ils annonçaient qu'un ancien Mangemort avait prévu de montrer le bout de son nez et qu'il avait prévu de « faire quelque chose, ils ne savaient pas quoi, mais ça n'avait pas l'air gentillet »… Harry ne voulait même pas savoir s'il serait resté quelqu'un au château. Ils auraient peut-être dû annuler carrément ? Cependant, le Ministre n'aurait jamais permis une telle chose simplement à cause d'une « pseudo menace », persuadé que ce criminel ne pourrait jamais passer le mur des Aurors. Au contraire, cela permettrait enfin de pouvoir l'attraper. Il fallait prouver aux invités qu'il avait la situation bien en main, et qu'en plus le gouvernement était plus que compétent. Même si l'extrême sécurité avait l'étrange effet d'inquiéter plus que de rassurer. Donc inutile de même proposer cette alternative. Alors l'état d'anxiété de Harry ne faisait qu'augmenter…
Et puis il en avait assez que Hermione le fuit ainsi ! Il profita donc d'un instant d'inattention du Ministre pour s'esquiver le plus vite et discrètement possible. Il se fraya un passage entre les convives attroupés par groupes compacts, se dépêchant pour qu'aucun ne l'interpelle pour l'arrêter. Tout en évoluant très rapidement, un peu voûté pour être le moins visible possible, il regardait frénétiquement autour de lui pour repérer la chevelure brune ébouriffée de sa meilleure amie. Au bout de plusieurs mètres, il la vit enfin et se précipita vers elle avant qu'elle ne le remarque et comprenne ses intentions. Il ne fallait pas qu'elle s'esquive à nouveau ! Il réussit facilement grâce à sa vitesse. Elle ne tourna le visage vers lui que lorsqu'il fût à un pas, la main tendue vers son épaule pour l'empoigner. Ce qu'il fit avant qu'elle ne se tourne totalement, accélérant ce mouvement.
- « Maintenant tu vas arrêter de me fuir et m'expliquer une bonne fois pour toute ce que tu sais ! ordonna-t-il dans un murmure ferme et décidé.
- Si tu ne t'étais pas conduit comme un imbécile idiot et pathétique, je ne t'éviterais pas comme la peste ! cracha-t-elle pleine de rancune en se dégageant brutalement de sa prise.
- Sais-tu au moins ce que j'ai l'intention de faire ? grogna-t-il, commençant à sentir la colère lui monter au nez à la manière d'une moutarde trop forte. J'ai augmenté la sécurité pour qu'il rebrousse chemin et ne vienne pas se jeter dans la gueule du loup ! Ce qu'il voulait faire, qu'importe ce que c'est, c'était du suicide pur et simple ! Et si jamais il approche quand même, je le capturerais moi-même pour l'enfermer chez moi afin qu'il ne lui arrive rien ! Au moins ma dénonciation de tout à l'heure a eu le mérite d'augmenter plus encore la sécurité pour sa protection à lui !
- J'hallucine ! fit Hermione, ébahie. Tu es encore plus stupide que je le pensais ! Tu crois franchement que ça va l'arrêter ? Tu crois qu'il comptait arriver par la Grande Porte et dire « salut tout le monde » avant de faire son petit show en pensant qu'on va le laisser faire ? En fait, tu le prends vraiment pour un idiot.
- Il ne pourra jamais repartir à présent ! Rien que la quantité d'Aurors présents devrait le dissuader !
- Et tu n'as pas pensé un instant qu'il n'avait jamais eu l'intention de repartir librement ?
- Que veux-tu dire par là ? s'angoissa Harry, son stress montant d'un cran supplémentaire.
- Il a un plan minutieusement établi pour pouvoir faire ce qu'il veut accomplir sans être inquiété par la sécurité ! La doubler, la tripler, la centupler, ne servira à rien tant que vous ne savez pas ce qu'il manigance ! Et je ne le sais pas non plus, je ne peux qu'élaborer des théories.
- Cela signifie qu'il connait un moyen de s'introduire au château par un chemin inconnu de tous, que personne ne surveillera, conclut Harry s'inquiétant de plus en plus. Et en plus, il a une astuce pour ne rien avoir à craindre qu'on le capture, le frappe ou lui lance un sort quand il se montrera à tous… Mais comment ? C'est impossible, je le sais ! J'ai toujours cherché inlassablement la moindre technique de défense. Si une telle chose existait je l'aurais découvert !
- Je n'en sais pas plus que toi, Harry, soupira Hermione un peu plus calme en voyant que son ami souhaitait sincèrement qu'il n'arrive rien à Draco. Mais pourtant, s'il y a bien quelques choses dont je suis certaine, c'est bien qu'il a un plan parfaitement ficelé pour faire ce qu'il souhaite, et qu'il n'a aucune intention de ne pas être capturé. C'est un Serpentard ! Il est rusé et intelligent, un bon stratège ! Il sait très bien ce qu'il va se passer, et rien ni personne ne pourra l'en empêcher.
- Mais c'est du suicide ! s'exclama Harry, n'arrivant toujours pas à y croire. Pourquoi faire une telle chose, quoi que ce soit. C'est insensé ! Comme tu le dis, c'est un Serpentard, il devrait avoir un certain sens de la préservation. S'il est si éclairé que tu le dis, il devrait rebrousser chemin devant tant de gardiens de la Justice !
- Il a ses raisons, insista Hermione en le fixant droit dans les yeux pour le convaincre. Tu peux me croire : il a de très bonnes raisons pour agir ainsi. Car connaissant sa finesse et son habileté, il ne doit pas vraiment avoir le choix. Il a dû avoir à décider entre deux morts, ou au moins deux équivalents. Je ne vois pas autre chose. »
Tout faisait sens pour Harry. Draco ne lui avait pas menti finalement, lorsqu'avec Ron ils l'avaient questionné. Et après tout, il n'avait jamais précisé le genre de danger mortel il encourrait. Lequel était-ce donc ? Que pouvait-il donc craindre sur le Continent, ou dans le reste du monde sauf l'Angleterre. Qu'est-ce qu'une grande star planétaire comme lui pouvait tant redouter pour ainsi ce jeter volontairement dans les bras de ceux qui le haïssent tant ? Une star…
- « Crois-tu qu'il puisse redouter une mort… professionnelle ? »
Hermione le regarda comme s'il s'était soudain métamorphosé en vampire assoiffé de sang. Elle devait vraiment se faire violence pour se souvenir que Harry n'était plus le gamin immature qui ne réfléchissait qu'en surface ! Parce qu'avec sa simple phrase, il venait de répondre à une question qu'elle se posait depuis qu'elle savait le retour de Draco Malfoy ! C'était tellement évident : ce n'était pas une mort physique qu'il craignait en restant en France, mais une mort plus spirituelle, immatérielle. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ! En entrant dans le monde moldu et en se faisant un nom parmi les célébrités, il s'était créé une nouvelle identité en abandonnant la précédente. Si celle-ci n'était plus rien alors lui non plus. Il était trop connu pour devenir quelqu'un d'autre une troisième fois…
- « A quoi penses-tu exactement ? questionna-t-elle dans l'espoir qu'il en sache plus qu'elle finalement.
- Je ne sais pas, soupira Harry en se passant une main dans les cheveux, las. Je croyais que tu aurais toi-même une réponse. Cette histoire est irréaliste. Je ne suis toujours pas convaincu qu'il ne veut rien faire de mal, juste se faire entendre, comme tu sembles en être persuadée. Particulièrement avec cette résolution d'être capturé et jugé. Il faut vraiment que ça vaut le coup pour lui, cela doit donc être un projet de grande ampleur. Et je n'aime pas ça. Un simple concert ne me semble pas crédible. Et pourtant, rien ne l'est dans cette affaire. Je suis totalement perdu, Hermione. Je n'y comprends plus rien à rien. En t'entendant parler d'un choix qu'il aurait entre deux morts ou deux équivalents, je me suis demandé ce que pouvait craindre une super star… La déchéance et l'oubli, j'imagine. Cependant, Lord Gaga est à son apogée, rien ne présage la moindre chute dans sa carrière. Ron le suit si assidûment qu'il nous en aurait forcément parlé s'il y avait la moindre possibilité de déclin. Mais alors quoi ? Que redoute-t-il tant que venir ici soit la meilleure option pour lui ? A moins que ce ne soit une solution ?
- Une solution ? s'étonna Hermione.
- Je n'en sais rien, s'énerva Harry de frustration. J'ai pensé que peut-être, il n'y avait pas de choix mais de réponse ? Que venir est une réponse à un problème qu'il a ? Cependant, je ne vois pas pourquoi il aurait une quelconque difficulté dix ans après sa fuite ! Nous ne serons la vérité que de la bouche de Draco ! Et je veux l'empêcher de faire des bêtises ! Alors je dois l'attraper moi-même avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit et que je le mette en sécurité. Par conséquent, si tu as la moindre information, n'importe laquelle, tu dois me le dire !
- Je t'ai dit que je ne savais rien, Harry ! insista la jeune femme en lui agrippant le bras pour appuyer ses dires. Je le jure ! Tout ce que je peux t'apprendre, c'est qu'il est au courant… avoua-t-elle, coupable.
- Au courant ? fit Harry, surpris. De quoi ?
- Que tu l'as dénoncé… »
Une lourde pierre chuta dans son estomac. Oui, c'est vrai… Il l'avait trahi… Il avait agi sans trop réfléchir, persuadé d'avoir raison. Maintenant il doutait, et pensait que sans le vouloir il avait peut-être fait la bonne chose. Il devait le dissuader d'agir par tous les moyens ! Et s'il n'y parvenait pas, alors il s'en chargerait lui-même, contre sa volonté. Parce que même s'il s'était senti lui-même trahi, et qu'il ressentait cela encore maintenant, il n'en demeurait pas moins qu'il y avait quelque chose entre eux. Cela lui retournait les entrailles d'une manière inqualifiable : cela lui faisait autant de bien que de mal, comme si son ventre était comprimé ou que son cœur se serrait. Parfois agréablement, parfois douloureusement… Un rien pouvait changer cette sensation. Draco était devenu important pour lui, qu'importe le reste. C'était indéniable. Et savoir que celui-ci était persuadé que Harry l'avait livré sans état d'âme… C'est extrêmement désagréable. Il était mal à l'aise, et sentait l'envie inexplicable de courir vers le blond pour se justifier… Et pour cela, il devait le capturer ! Encore et toujours, c'était la seule solution. Il avait envie de se fracasser la tête contre un mur !
- « Comment… ? grinça-t-il difficilement, les poings serrés.
- J'ai appelé Pansy pour l'en informer, murmura-t-elle en se triturant les doigts de gêne. Moi aussi j'espérais que Draco avorte son plan. Mais elle m'a rappelé et m'a demandé quelles étaient les entrées surveillées… Elle avait l'air un peu paniqué… et l'était toujours après que je lui ai donné la réponse. Résignée aussi, c'était bizarre… Je crois qu'elle ne savait plus trop si elle avait envie que son ami poursuive ses objectifs, et ses intonations m'ont convaincu qu'il continuait à en avoir l'intention…
- Cela veut dire qu'il y a une entrée que nous ne connaissons pas, réfléchit intensément Harry. Pourtant je fais surveiller même les passages secrets connus de nous seuls, grâce à la Carte des Maraudeurs. Les Aurors s'étaient même indignés, persuadés qu'ils ne serviraient à rien là où je les avais obligés de rester. Quel autre chemin nous est inconnu ? Quel pourrait être ce trajet que même mon père et ses amis n'ont pu découvrir.
- Ils ne connaissaient pas non plus la Salle sur Demande, tenta Hermione. Pourquoi pas un passage secret ?
- Et comment les Serpentards ont-ils pu le découvrir ?
- Comment avons-nous pu découvrir la Salle ?
- Par hasard », dirent-ils en même temps.
Décidemment, Poudlard recelait bien des mystères, pensèrent-ils ensemble.
[===]
- « Cette forêt ne me dit rien qui vaille ! râla M.
- De quoi tu as peur ? ricana Lorc'. Des vampires ? Des loups-garous ?
- Sous-entendrais-tu que tu peux nous protéger la lopette ? s'amusa H.
- Pas vraiment, mais ma simple présence devrait dissuader le tout venant de possibles intentions belliqueuses. »
M. émit un son dédaigneux avant de trébucher sur une racine et de tomber de tout son long. H. et K. ne purent s'empêcher de rire en l'aidant à se relever. Draco sourit d'amusement en regardant s'il n'avait rien. O. et D. tentaient toujours de frayer un chemin au milieu des branches et des feuilles, s'énervant et maudissant toute la végétation alentour.
- « Nous ferions mieux de faire une pause, nous avons tout notre temps, déclara Draco.
- Tu es sûr ? demanda K. Il commence à se faire tard.
- Je n'ai pas d'heure précise pour commencer mon petit spectacle, rit Draco. Tout ce que j'ai prévu se déclenchera automatiquement quand je le voudrais, et pas autrement. Par conséquent, je ne dépends pas d'un moment précis ou d'une occasion quelconque », termina-t-il en s'affolant sur une racine sortant largement au-dessus de la terre.
J. s'installa tout près du blond, se collant contre lui, et sortit un peu de nourriture de sa sacoche pour lui en donner. K. s'écroula à même le sol, s'allongea en travers du chemin terreux. Elle soupira bruyamment, et vociféra qu'elle avait mal aux pieds. H., O. et D. s'assirent en tailleur au sol, pendant que Mer., G. et Her. se partagèrent le tronc d'un arbre déraciné. M., lui, préféra rester là où il était tombé. Lorc' fût le seul à rester debout.
- « Je crois que je me suis tordu la cheville, geignit M.
- T'es sérieux, là ?! s'exclama K. en levant la tête vers lui. Tu te rends compte que c'est pas le moment ?
- Tu crois franchement que je l'ai fait exprès ? s'énerva M. Je m'en serais bien passé !
- Un coup de baguette devrait régler le problème, non ? demanda J., un moldu conscient de l'existence du monde sorcier par sa sœur.
- Je suis une buse en sort de soin, expliqua H.
- La même, fit K.
- Je sais à peine lancer faire des étincelles avec la mienne, continua G.
- Je ne m'en suis pas servi depuis des années, je ne suis pas sûr d'y arriver moi-même, gémit M. en se tenant la cheville.
- Je me soigne toujours avec des potions, je crois n'avoir jamais lancé le moindre sort de soin moi-même, fit Mer., perplexe. Et je n'en ai pas pris avec moi…
- Euh… c'est quoi déjà le sort ? demanda O.
- Instans Cura ? proposa Her. qui n'en savait rien non plus.
- C'est pas plutôt l'inverse ? tenta à son tour D.
- Vous êtes vraiment incroyables, soupira Lorc'. Et ça se dit sorcier.
- Et toi alors ? s'emporta M. Je veux bien accepter d'être soigné par un mec aussi désagréable que toi si ça peut me permettre de ne plus avoir mal.
- Tu sais bien que je ne peux pas, ricana dédaigneusement Lorc'. Les seules compétences sorcières que je peux exécuter sont les offensives. Et encore, pas toutes. Juste les plus cruelles.
- J'ai ma baguette, et je me suis réhabitué à elle, sourit Draco en se levant. Et c'est bien Instans Cura. »
Il soigna la cheville de son ami, mais dû s'y prendre à plusieurs reprises. Il était monstrueusement conscient d'avoir perdu la main en dix ans d'inactivités magiques. M. put enfin se redresser sur ses deux jambes et mit son pied à l'épreuve pour en tester la solidité. Tous l'observèrent en se restaurant. Ils savaient qu'ils n'auraient pas beaucoup d'occasion pour profiter du banquet de ce soir. Il valait donc mieux qu'ils prennent des forces avant ce qu'ils appelaient « la Grande Bataille pour la Justice ». Ils commençaient tous à ressentir le stress avant l'action. La boule au ventre s'intensifiait. Elle ne s'envolerait que dès qu'ils agiraient enfin. Il leur tardait tout en redoutant. Car après tout, aucun ne savait ce qui allait réellement se passer…
- « Ca aurait été dommage d'être privé d'une jambe avant le « grand moment », rit M. qui commençait également à redouter cet instant précis.
- Tu es sûr que ces broches fonctionnent ? demanda pour la énième fois G. Je trouve ça si simple que ça ne m'inspire pas confiance…
- On dirait des trucs de filles, bougonna Mer.
- Et alors ? pouffa K. Ca aura le mérite d'embellir ta sale tronche.
- Soit pas désagréable, K, bougonna Mer. T'as beau être une fille, t'es aussi chiante qu'un Gobelin.
- Merci du compliment, éclata-t-elle de rire, toujours étalée sur le sol.
- Pour te répondre, G., expliqua encore une fois Draco. Ces bijoux ont été testé et approuvé. Crois-moi, les meilleurs ont travaillé dessus sans relâche des jours et des nuits dès lors que je le leur ai demandé. J'en ai moi-même porté une pendant qu'on me lançait un expelliarmus. Le sortilège n'a pas pu m'atteindre, il s'est carrément fait absorbé par la broche.
- Pourquoi en avais-tu autant ? interrogea O. Après tout, nous n'étions pas censés être là, tout les dix.
- J'en avais fait faire en plus au cas où certaines se cassent… Heureusement, cela n'est pas le cas. Et comme je voulais en donner aussi à mes cinq amis… Et j'en ai voulu plus au cas où j'aurais dû en donner à d'autres. Ce qui a été le cas. Donc le à peu près le triple du nécessaire : seize broches. Ils ont halluciné quand je le leur ai dis, mais se sont exécutés. Ils sont également des amis et je les ai évidemment gracieusement récompensés. C'est justement parce que je n'avais que seize broches que je n'ai pu faire appel à plus de personnes pour m'aider. Je veux que vous ne couriez aucun risque, même si normalement cela ne devrait pas être le cas.
- Alors on fait parti du top 10 ? ricana K.
- Effectivement, sourit Draco d'amusement.
- Ca explique pourquoi tu n'as pas demandé à ce que Patrick vienne, déduisit J. qui s'était longuement questionné à ce sujet, puisque Patrick était lui aussi très proche de Stéphane, le faux nom de Lord Gaga.
- On peut les tester ? Histoire d'être sûr… » demanda timidement G. qui n'était toujours pas convaincu.
Draco rit. Il prit le temps d'engloutir le reste de son pain, de boire à sa gourde emplie d'eau, et se leva. Il dégaina sa baguette qu'il avait remise à sa ceinture, et se positionna en souriant. C'était la pose de duel que lui avait appris son père. Une stature familiale, dérivant de celle classique, qui représentait parfaitement les Malfoy : hautaine et aristocratique. Cela fit sourire tout le monde d'amusement, même Lorc' le cynique et taciturne. Draco aussi souriait. G. accrocha tout de suite son bijou à son pantalon et se leva si précipitamment qu'il trébucha. Il n'avait vraiment pas l'air rassuré. Il se tint cependant debout face au blond, les jambes et les bras écartés et le dos voûté, près à se baisser au cas où.
- « Si tu esquives, le sort va me tomber en plein sur la figure, fit laconiquement H. qui était pile derrière lui.
- Ca s'appelle un réflexe, rétorqua G. Ca ne se contrôle pas. »
H. soupira et mit lui aussi la broche : il n'avait aucune confiance en ce rempart qu'était censé être le corps de G. face au sort du chanteur. Draco ne put s'empêcher de rire encore une fois, persuadé que personne n'aurait rien. C'était pour cette raison qu'il décocha un Confringo, le Maléfice Explosif. Pour rassurer ses amis, il devait y aller fort.
Comme prévu, G. se jeta sur le sol par « reflexe », et ce fût H. qui se prit le sort en pleine poire : directement sur le visage. L'effet pour lui fût impressionnant. Tout se passa en une fraction de seconde. Dès qu'il entendit l'invocation du blond, il crût qu'il allait faire dans son slip. La seule pensée qui eut le temps de traverser son esprit fût « quel salopard ». Il vit comme au ralenti le corps de G. sauter sur le côté pour s'affaler lamentablement contre le tronc de l'arbre mort, se faisant sans doute terriblement mal. Il vit la petite boule de lumière rouge flamboyante se diriger droit sur lui, entre ses deux yeux. Il voyait sa mort arriver. Il ne pensait pas si tôt… Il ne faisait pourtant pas un métier dangereux, et il aimait trop la vie. Pourquoi ? Il ne ferma cependant pas les yeux, il n'en eu pas le temps. Et quand le moment de la collision arriva, le sort se déclencha… Il vit rouge. Totalement rouge… Puis il retrouva la vue.
Pour les spectateurs, ce fût aussi très étonnant. Alors que la minuscule boule lumineuse couleur sang touchait le haut de l'arrête du nez de H., le feu se déchaîna et s'apprêtait à dévorer son visage barbu, sa frange en pointe et ses petits yeux cerclés de noir. Quand tout à coup, les pierres précieuses qui étaient serties dans l'argent pur de la broche se mirent à scintiller. Instantanément, le feu se fit aspirer par elles. Cela dura moins de temps qu'un clignement d'œil. H. était intact. Les pierres brillèrent encore une fraction de seconde puis s'éteignirent. C'était comme s'il ne s'était rien passé. Les seuls dégâts causés par cet épisode furent le dos extrêmement douloureux de G. à cause de sa mauvaise chute contre le tronc, et le choc psychologique que subit H. Celui-ci manqua de tourner de l'œil tant il était persuadé de mourir. Toute l'assistance était hébétée. Seul Draco semblait encore en vie, et il se retint difficilement de rire. Finalement, ce fût un gémissement de douleur de la part de G. qui réveilla tout le monde.
- « J'ai mal, geignit-il en se laissant glisser sur le sol.
- Pauvre imbécile, crétin, idiot, stupide, immature, couard, trouillard, faible, bécasse, lâche, froussard, taré, peureux, pleutre, niais, dégonflé, retardé, foireux, pétochard, abruti, dégénéré, débile, couillon, corniaud, andouille, ignorant, dinde, demeuré, cruche, arriéré, ahuri, couille-molle, som…
- Je crois que ça ira comme ça, K., se gaussa Lorc'. On a compris l'idée.
- J'avais pas fini !
- Aouch ! grimaça Draco en soulevant le tee-shirt de G. pour constater les dégâts. Tu ne t'es pas loupé.
- La belle entaille ! fit M., impressionné par le dos écorché de son ami.
- Si ce n'était que ça, soupira D. Il va avoir un bleu magistral vu la chute. On peut dire que tu t'es jeté de toutes tes forces sur ce pauvre arbre. On aurait dit que tu voulais le plaquer, à la manière d'un de ces rugbymen moldus.
- J'ai mal ! insista G. en leur jetant un regard empli de reproches.
- T'as rien à dire, sombre… se réveilla H. après le choc. J'arrive pas à trouver un autre adjectif, t'as déjà tout dit, K.
- J'en ai d'autres si tu veux.
- J'ai mal ! continua G. avec de plus en plus de hargne.
- C'est quoi déjà le sort contre les incisions ? demanda Draco qui ne rigolait pas du tout.
- Et tu nous demandes ça à nous ? s'étonna O. C'est toi le pro ici.
- Occludo quelque chose, non ? proposa Lorc'.
- Qu'est-ce que t'en sais ? intervint Her. Tu as toi-même dit que t'y connaissais rien.
- J'ai dit que je ne pouvais pas lancer des sorts sorciers de soins ou de défense, pas que j'étais un total inculte comme vous.
- Comment on dit « plaie » en latin ? poursuivit le blond, ignorant volontairement le début de dispute qui pointait le bout de son nez.
- Vul… Vula… Vuld… euh… essaya D.
- Vulnus ! s'écria Draco. Occludo Vulnus », dit-il ensuite en lançant le sort sur le dos de G.
Les écorchures plus ou moins profondes se refermèrent au bout de la septième tentative, mais un énorme bleu violacé commençait déjà à se former. Et celui-ci était bien trop difficile à faire partir pour des débutants médicomages comme eux. G. chouina encore quelque temps avant de se faire rembarrer par H. qui se souvenait encore très bien du feu qui avait failli le défigurer à cause de lui. Draco soupira. Il avait failli avoir un estropié en la personne de M. qui s'était tordu la cheville. Il en avait maintenant bel et bien un. Cette soirée s'annonçait mal… Très mal…
[===]
Pansy se tortillait frénétiquement les doigts. Elle ne l'avait pas cru quand elle l'avait vu. Et pourtant, elle le voyait encore. Elle le portait même ! Ses propres créations ! Draco avait fait faire ses dessins de mode par le plus grand couturier de Londres. Pour chacun d'entre eux. Il avait même sélectionné ceux qui leur conviendraient le mieux à chacun. Elle avait une robe boule gris perle, Millicent en portait une taille empire en mousseline vert d'eau, Blaise se dandinait dans un costume rouge sang avec un nœud papillon noir, Theo était perplexe de se trouver si classe tout en étant confortable dans un smoking en lin beige et jabot de soie, et Grégory montrait un bonheur ému avec son tout premier veston à queue de pie et chapeau haut de forme noirs. Ils s'étaient tous posés des questions au sujet de la broche identique qu'ils avaient eus avec. Mais un petit message, également identique, y était accroché : « Vous les portez ce soir, c'est un ordre, ne me décevez pas ! ». Il y avait aussi l'énigmatique « Tenez-vous à gauche de la scène, tout devant ! C'est très important. » Theo et Blaise s'étaient offusqués bruyamment face à l'aspect ultra féminin des bijoux, mais s'étaient exécutés. Après tout, il s'agissait presque d'une dernière volonté… Car c'étaient les derniers messages qu'il leur laissait… à part le testament qui allait être lu chez le notaire. Rien qu'à y penser, ils en avaient des frissons désagréables le long de l'échine.
A présent, ils étaient tous devant les grilles du château, hésitant à parcours le chemin bordé de torches et de billes lumineuses couleurs pastelles. Pansy sortit les invitations offertes par Hermione, se demandant un peu tard si on allait les laisser entrer. Après tout, ils étaient tout de même connus comme étant… d'anciens Mangemorts. Ils se regardèrent, incertains de ce qui allait se passer. Ils espéraient tous que Hermione serait proche de l'entrée pour intervenir au cas où… Finalement, ils se décidèrent. Ils se mirent en marche. Blaise tenta quelques blagues qui tombèrent à plat. Theo les arrêta même tous pour lui demander de ce taire d'un ton sans réplique.
Ca y était. Ils étaient en vu de la porte et d'une quantité incroyable d'Aurors. L'un d'entre eux, patrouillant le long du chemin, les arrêta pour leur demander ce qu'ils faisaient là. Pansy eut beau tendre les cartons d'invitations, il ne voulut rien entendre. Theo commençait à s'énerver, et d'autres Aurors s'approchèrent. Ca sentait le roussi… Les gardes étaient persuadés qu'ils avaient volé les invitations.
- « A qui avez-vous volé ces cartons ? demanda l'armoire à glace, la main posée sur la baguette à sa hanche.
- Puisqu'on vous dit que c'est Hermione Granger qui nous les a donnés ! s'emporta Theo.
- Vous mentez, car si c'était bien le cas vous sauriez qu'elle se nomme Weasley à présent.
- Mais bien sûr qu'on le sait, qui l'ignore ? cria Theo. C'est paru dans la Gazette du Sorcier ! On l'appelle par son nom de jeune fille par habitude ! On l'a toujours nommée comme ça !
- Votre histoire ne tient pas debout. Je vous prierais de bien vouloir faire demi-tour.
- Excusez-moi, intervint Blaise. Peut-être pourriez-vous aller la chercher ? Je suis sûr que cette histoire pourrait vite se régler sans accro ainsi.
- Faites demi-tour, je ne le répèterais pas. »
Theo commença à crier à l'injustice quand un Auror arriva par derrière dans l'intention de l'immobiliser. Cependant, sa poigne fût violemment rejetée en arrière lorsqu'il était à quelques millimètres de son épaule. Ce brusque mouvement attira l'attention de tout le monde. Ils restèrent immobiles un instant, interloqués. Les Serpentards étaient également bouche-bée, Pansy en avait la mâchoire presque déboitée tant elle était ouverte. L'Auror renouvela l'expérience… Même résultat. Mais cette fois-ci, quelques uns remarquèrent que les pierres de la broche s'illuminaient. Theo sourit alors machiavéliquement.
- « Et bien je crois que nous allons nous rendre à cette soirée. Au revoir. »
Les Aurors tentèrent de les en empêcher sans succès. Ils crièrent pour appeler des renforts, mais aucun autre garde ne put en faire plus. Les autres serpents ne purent que suivre leur ami si décidé, peu certains de la marche à suivre pour qu'il n'y ait pas d'esclandre… Les gardes les suivirent, impuissants, appelant toujours à l'aide. Ils étaient déjà devant la Grande Porte quand les cris ameutèrent du monde… Le Ministre, Harry et Hermione en tête.
- « Que se passe-t-il ic… Vous ! cria le Ministre. Arrêtez-les !
- Nous essayons, Monsieur le Ministre, mais nous ne parvenons pas à les attrapez ! tenta de se justifier un Auror en faisant une démonstration de leur impuissance.
- Tout va bien ! intervint tout à coup Hermione en se précipitant vers les Serpentards. C'est moi qui les ai invités !
- Vous voyez qu'on ne mentait pas ! ne put s'empêcher de s'époumoner Theo en direction de l'accusateur.
- Qu'est-ce que c'est que ces bijoux qui brillent en vous protégeant ? demanda Harry, intrigué.
- On nous les a offert », sourit Blaise, heureux d'offrir une réponse vaseuse.
Mais le brun avait parfaitement compris. Il échangea un regard entendu avec Hermione qui hocha la tête en se mordant les lèvres. Une telle broche qui empêchait la moindre attaque ou autres tentatives offensives était justement ce qui répondait à leurs questions au sujet du plan de Draco. Du moins à une question. Nul doute qu'il en portait une aussi. Alors oui, effectivement, il pouvait parfaitement faire ce qu'il avait prévu sans être dérangé. Et Harry, même s'il le trouvait avant, ne pourrait pas l'arrêter autrement qu'avec des arguments bien choisis… Ce qui était une mission impossible pour une personne suicidaire et entêtée, qui avait monté un plan si bien ficelé depuis plusieurs semaines qu'il était allé jusqu'à créer ces broches magiques. L'absurdité de la situation commençait à atteindre des sommets si hauts que sa peur augmentait furieusement.
Hermione passa un bras autour de celui de Pansy, craignant un rejet dû à la broche qui ne vint pas. Elle tenta de raisonner le Ministre qui ne voulait rien entendre jusqu'à ce que Theo entre d'autorité dans le château, suivi de ses amis. Et personne ne put les en empêcher. Le politicien était rouge de colère, mais se retrouva démuni. Il pointa Hermione du doigt en lui promettant qu'héro de la Guerre ou pas, il allait lui faire regretter. Celle-ci sentit son visage chauffer à grande vitesse. Non mais pour qui il la prenait au juste ? Elle leva bien haut son petit nez à la manière Malfoy et entraîna Pansy à l'intérieur. Harry souriait d'amusement et la suivit, sans manquer de regarder hautainement le Ministre pour montrer qu'il soutenait son amie. Les cinq Serpentards cherchaient des yeux une possible scène sans parvenir à trouver un équivalent. Ils ne savaient pas trop comment respecter l'ordre de Draco qui leur disait de se tenir devant à gauche…
- « Bon, attaqua Harry une fois à l'intérieur. On sait très bien que c'est Draco qui vous a offert ces broches. Alors dites-moi où il les a trouvé ! »
Un long silence lui répondit. Naturellement, ils n'en avaient aucune idée puisqu'ils les avaient eues avec leurs paquets cadeau et non en main propre. Mais il était hors de question de satisfaire ce sale Potter en lui répondant docilement. Pour qui se prenait-il ? Ce sale cafard qui avait osé dénoncer leur meilleur ami ! Alors ils lui jetèrent le regard le plus noir qu'ils avaient en réserve et le snobèrent magistralement.
Tout à coup, Ron se précipita vers eux en les harcelant de milliers de questions. Mais il s'arrêta en plein milieu d'une phrase en fixant sa femme droit dans les yeux avec un air de chien battu en lui suppliant de le pardonner parce qu'il en avait déjà marre de leur dispute. Celle-ci rit aux éclats, ayant tourné la page depuis longtemps. Elle quitta le bras de Pansy pour aller dans ceux de son époux et répondre à toutes ses questions en prenant bien garde de ne pas trop en dire devant les Serpentards. Le roux sembla satisfait et rassuré, jeta un regard noir vers Harry, et démarra une conversation anodine avec les Serpentards en demandant comment allait Draco, et à quel point le spectacle allait être magnifique.
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- « Tu as vraiment, vraiment, vraiment, vraiment bien fait de nous conseiller des vêtements tous pourris pour ramper dans ce passage secret humide, plein de terre, de racines et de toiles d'araignée, grommela K, en deuxième position.
- Ca ne m'étonne pas que vous faisiez ça jeunes, intervint M, à la cinquième place. Mais c'est plus de notre âge.
- Quoi, t'as des rhumatismes ? ricana Lorc', à la fin de leur fil indienne.
- Tiens, d'ailleurs en parlant de ça, s'exclama D, derrière K. Je me suis toujours demandé si tu en avais, Lorc' ? T'es le plus vieux ici, mais t'es pas tout à fait humain…
- Même les humains n'ont pas encore de rhumatisme à quarante-trois ans, ne put s'empêcher de faire remarquer O, devant Lorc'.
- Ca dépend des personnes, corrigea Mer, devant M.
- Vous n'arrêterez donc jamais de râler ? soupira J, derrière M. Vous êtes bien trop habitués au luxe et en devenez capricieux. Ca ne vous fait pas ne mal un peu d'exercice.
- Tu te fous de nous ? s'emporta H, à la huitième position. On arrête pas de bosser, on fait tout le temps du sport rien qu'avec notre job : on est crevés tous les soirs !
- Et ramper dans la terre vous emmerde ? rétorqua J. Si vous êtes si sportifs, ça ne devrait pas vous énerver autant !
- Mais ça n'a rien à voir, répondit K. Là, on est plein de boue ! D'habitude, on ne fait que transpirer dans des vêtements sexy ! On a la classe ! Une fois dans le château, on n'aura rien pour se laver !
- K… souffla Draco, en tête. Nous portons des pantalons, des manches longues, des cols roulés, et des bonnets, et nos vêtements de rechange sont dans nos sacs-à-dos : justement pour ne pas avoir à se laver. Et on y va lentement pour ne pas trop transpirer. Quel est donc le vrai problème ?
- Le voilà : je me suis cogné le genou contre un caillou pointu et j'ai mal, grogna K. Et je me fais de plus en plus mal à chaque « pas ». J'ai l'impression d'être embarqué dans une expédition sauvage. Je ne m'attendais pas à ça et je déteste.
- On est presque arrivés, répondit le blond. Et je te soignerais quand on pourra à nouveau se tenir debout. »
Draco leva les yeux au ciel encore une fois, un léger sourire sur les lèvres. Leurs disputes, commentaires, et autres râles, lui tapaient sur le système mais avait l'énorme avantage de le détourner de son stress. Et en ce moment, à quelques minutes de son petit show, à quatre pattes pour atteindre la Grande Salle de Poudlard, dans la terre humide, les racines, les cailloux et les toiles d'araignée qui se collaient à son visage, c'était plus que le bienvenu ! Alors il décidait de s'en amuser plutôt que faire sortir son énervement pour se défouler. Il avait besoin d'une bonne entente et d'une cohésion pour le spectacle de ce soir, ou leur groupe éclaterait très facilement avec une mauvaise ambiance juste avant d'entrer en scène. Hors, il était la glue qui les soudait les uns aux autres ce soir.
Enfin, ils arrivèrent dans une sorte de petite salle troglodyte, une trappe au plafond menant à la Grande Salle. Ca y était. Il sortit de son sac son appareil spécialement fabriqué pour ce soir, une autre invention de ses amis chercheurs. Une sorte de boîte à leviers où sont stockées des boules de verre dans lesquelles des volutes multicolores tournoyaient et scintillaient. Ces fragiles sphères étaient réparties en seize rangées. Rangées qui contenaient chacun une bonne vingtaine de boules. Ces dernières étaient triées soigneusement, chronologiquement, car c'étaient elles qui contenaient les différents sorts qui allaient faire le concert. A chaque levier correspondait une chanson. En actionnant le premier, il cassait la première boule qui éteignait les lumières et faisait retentir la musique. Puis, un bout d'un certain temps programmé, la deuxième sphère créait les premiers éclairages, etc. La dernière programmant son retour dans ce passage secret pour qu'il actionne le levier prochain après avoir repris un peu de force et avoir changé de tenue.
Il expliqua tout cela à ses amis qui le regardaient installer le matériel tout en se changeant. Ils ne se pressèrent pas, sachant qu'ils avaient largement le temps. Pendant que Draco se déshabillait pour revêtir son tout premier costume, tous l'observèrent pour savoir si ses mouvements trahiraient un peu d'angoisse. Ils avaient surtout peur pour lui. C'était la fin, ils le savaient mais espéraient toujours. Même Lorc', qui admirait Draco pour son courage et sa folie d'une telle action, commençait à penser qu'il s'agissait d'une très mauvaise idée finalement. Cependant, il était trop tard pour faire demi-tour : car au point où ils en étaient, le blond aurait abandonné depuis longtemps s'il n'était pas absolument déterminé au point que rien ne pouvait le faire renoncer. Advienne que pourra, pensa-t-il alors en soupirant, songeant également que la mort de Lord Gaga serait une énorme perte pour le show-business.
- « C'est bon… dit tout à coup Draco en se redressant, prêt et paré. Je crois qu'on va pouvoir commencer. Enflammons la salle ! »
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Au bout de dix minutes de conversations, Harry dut repartir pile au moment où Millicent commençait à l'interroger sur le sujet qui la tourmentait depuis un bon moment déjà : pourquoi il avait trahi Draco alors qu'il couchait avec. Son patron était venu le chercher pour travailler pile au bon moment, il lui en serait éternellement reconnaissant. Au bout de quelques temps, Ron et Hermione s'éloignèrent pour converser avec des personnes importantes. En tant que héros de la guerre, ils ne pouvaient pas se permettre de les ignorer, même si cela ne leur plaisait pas beaucoup.
Une heure plus tard, ils se retrouvèrent tous les trois et soupirèrent de concert. Ils en avaient marre des mondanités… Que d'hypocrisies et du léchage de bottes à la chaîne. Et tous voulaient les voir pour les « remercier d'avoir libérer l'Angleterre du joug de ce terrible mage noir », ou bien les « féliciter pour leur courage à toutes épreuves » ou leur « sacrifice », etc. Entre temps, Hermione avait réussi à faire un topo de la situation à son époux qui se trouvait scandalisé à l'idée que sa star soit condamnée au baiser du Détraqueur. Il n'avait pas pensé un seul instant que ses paroles puissent aboutir à une telle situation. Très mal-à-l'aise, il voulait aider Harry à capturer Draco pour l'amener loin, très loin de tous dangers. Mais avec ces broches, impossible d'élaborer aucun plan. Ils devaient interroger les Serpentards pour en savoir plus.
Quand ils arrivèrent à cette conclusion pour se diriger vers les serpents, la lumière s'éteignit…
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VEUILLEZ LIRE LE « IMPORTANT » SIOUPLAIT !
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NOTES :
Alors euh… Oui, effectivement, il y a eu une légère modification… Je vous explique : il y a SEIZE chansons pour le concert. J'ai commencé à l'écrire, j'en suis à 3 chansons d'environ cinq pages chacune, voir plus ! Résultat, 20 pages pour 3 chansons ! Si on fait 16 x 5 = 80… 80 pages donc… Imaginez, celui-ci fait 10 pages (sans compter ces notes). Et pour 10 pages, je mets environ un week-end ou un jour. Et je ne peux pas travailler en semaine…
Vous commencez à comprendre ? Par conséquent, il y a ce chapitre de transition, l'« avant ». Puis, le concert risque d'être également morcelé en plusieurs chapitres… Rassurez-vous, il va se passer plusieurs choses pendant ce concert, il n'y aura pas qu'un Draco chantant et dansant, ni uniquement des descriptions de mise en scène. Des petits retournements de situation, des provocations, des évolutions, etc. Je préfère vous donner des petits morceaux petit à petit plutôt que tout d'un coup dans trois mois… Bon j'exagère peut-être, mais n'est-ce pas mieux ?
Ici, vous avez déjà l'explication au sujet de la manière dont Draco compte se protéger des Aurors et l'organisation de son show magiquement. Et quelques petits passages où je me suis bien amusé. J'ai adoré inventer le caractère de K., M., Lorc', J. et toute la clique ! Parce que même si J. K. Rowling a bel et bien parlé d'eux, on ne connait que leur nom. (Sauf J. Lui, c'est un personnage inventé). Il y a aussi Harry qui se remet enfin à réfléchir ! A regretter tout en se disant que finalement ce n'est pas plus mal : l'empêcher d'approcher. Cependant, ne croyez-vous pas que grâce à ces broches, Draco peut parfaitement repartir sans rien craindre ?...
Vous ne pensez pas que ce serait trop facile ? Héhé
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IMPORTANT !
Pour montrer ce fameux carnet de mise en scène détaillé, j'ai créé un blog SPECIALEMENT pour les fanfictions ! J'y poste déjà des dessins à moi pour montrer des vêtements ou d'autres petites choses.
Je poste régulièrement des nouveautés, donc n'hésitez pas à y retourner de temps en temps si vous avez aimé ! Si vous vous posez des questions au niveau de la régularité, il y a un calendrier où sont inscrits les différents posts. C'est environ tous les week-end… Pour l'instant.
VOUS POURREZ LE TROUVER SUR MON PROFIL, TOUT EN HAUT ! Sinon, le voici, supprimez les espaces :
: / / fanfics hp drawings. wordpress. com
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LA TRADUCTION :
Je devais trouver le titre d'une chanson de Gaga pour illustrer ce chapitre absolument pas prévu au départ. J'ai cherché dans mon iTunes et… quand j'ai vu le titre de celle-ci je me suis dit « PARFAIT ! ». Vous ne trouvez pas ? Seulement, pour ce chapitre-ci, les paroles conviendraient bien mieux si c'était Harry qui les disait. Surtout pour le « j'aime ce blond décoloré, etc. ». Mais le reste conviendrait parfaitement à Draco !
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(Traduction légèrement romancée, et parfois pas tout à fait exacte… J'ai cherché à retranscrire l'idée de chaque mot, mais pas une traduction littérale qui, en français, ne veut rien dire. Alors pardonnez-moi les inexactitudes. Et si vous n'êtes pas d'accord, faites-vous votre propre traduction.)
So Happy I Could Die
I love that lavender blonde
The way she moves, the way she walks
I touch myself, can't get enough
And in the silence of the night
Through all the tears and all the lies,
I touch myself and it's all rightJust give in
Don't give up baby
Open up your heart and your mind to me
Just know when
That glass is empty, that the world is gonna bendYeahhhHappy in the club with a bottle of red wine
Stars in our eyes 'cause we're having a good time
Eh eh, So Happy I Could Die
Be your best friend yeah I love you forever,
Up in the clouds we're both higher than ever
Eh eh, So Happy I Could Die
And it's all rightEh eh yeah ah yeah ah
Eh eh ah-hah ah-hah
Eh eh yeah ah yeah ah
Eh eh ah-hah ah-hahI am as vain as I allow
I do my hair, I gloss my eyesI touch myself all through the night
And when something falls out of place
I take my time, I put it back
I touch myself 'till I'm on trackJust give in
Don't give up baby
Open up your heart and your mind to me
Just know when
That glass is empty, that the world is gonna bendHappy in the club with a bottle of red wine
Stars in our eyes 'cause we're having a good time
Eh eh, So Happy I Could Die
Be your best friend yeah I love you forever,
Up in the clouds we're both higher than ever
Eh eh, So Happy I Could Die
And it's all rightSo Happy I Could Die
And it's all right
So Happy I Could Die
And it's all rightEh eh yeah ah yeah ahEh eh ah-hah ah-hah
Eh eh yeah ah yeah ah
Eh eh ah-hah ah-hahHappy in the club with a bottle of red wine
Stars in our eyes 'cause we're having a good time
Eh eh, So Happy I Could Die
Be your best friend yeah I love you forever,
Up in the clouds we're both higher than ever
Eh eh, So Happy I Could Die
And it's all right (2x)
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TRADUCTION
J'aime cette blonde décolorée, la façon dont elle bouge et marche. Je me caresse, je n'en ai jamais assez. Et dans le silence de la nuit, à travers les larmes et les mensonges, je me caresse et c'est bon. Donne juste, n'abandonne pas, chéri. Ouvre-moi ton cœur et ton esprit. Sache juste que quand ce verre est vide, ce monde flanchera.
Heureuse dans le club avec une bouteille de vin rouge, des étoiles dans les yeux parce que nous passons du bon temps.
Si heureuse que je pourrais en mourir.
Être ta meilleure amie, je t'aimerai pour toujours. Au-dessus des nuages, nous nous élèverons plus haut que jamais.
Si heureuse que je pourrais en mourir.
Et tout va bien.
Je suis aussi vaine que je peux me le permettre. Je me coiffe et fais briller mes yeux. Je me touche toute la nuit. Et quand quelque chose n'est pas à la bonne place, je prends mon temps, le repositionne. Je me touche jusqu'à ce que je sois sur la bonne voie.
Heureuse dans le club avec une bouteille de vin rouge, des étoiles dans les yeux parce que nous passons du bon temps.
Si heureuse que je pourrais en mourir.
Être ta meilleure amie, je t'aimerai pour toujours. Au-dessus des nuages, nous nous élèverons plus haut que jamais.
Si heureuse que je pourrais en mourir.
Et tout va bien.
Si heureuse que je pourrais en mourir.
Et tout va bien.
