Alors, 10 reviews pour le chapitres 10. Je trouve ça génial. Pour vous remercier, j'ai fait un très long chapitre. J'espère que ça vous plaira. J'annonce pas de sexe, de vrai sexe avant Poudlard. J'exécute les ordres de Lucius! Bref, bonne lecture.
Guest:Merci pour ta review. Et oui, un peu de détente en ces temps de guerre ça fait pas de mal.
Guest: Merci, je suis heureuse que ça te plaise. Un lemon dans le prochain chapitre promis mais pas de vrai sexe avant Poudlard.
XooX
11. Révélations
Ils se regroupèrent formant un cercle et Hermione fut ravie de voir que Ginny se plaçait entre Théodore et Pansy alors que Ron restait entre Harry et Blaise. Ginny semblait bien s'entendre avec Pansy, leurs tempéraments presqu'identique. En fait depuis leur retour au manoir sans Blaise et Ron, les choses allaient mieux entre Gryffondors et Serpentard. L'inquiétude des rouge et or qui connaissaient les colères de Ron avait fait rire les serpents. Cela avait donné lieux à quelques révélations.
ooooooo
- J'espère que ça ne se passe pas trop mal entre Ron et Blaise ? soupira Ginny. Je sais comment il peut être.
- Je ne m'inquiéterais pas pour eux à ta place. Blaise ne fera pas de mal à Ron même si celui-ci l'attaque et il ne répondra pas s'il cherche à se disputer. Il attend ce moment depuis trop longtemps.
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? demanda Hermione.
- Blaise a en quelque sorte le béguin pour Ron, répondit Drago un sourire moqueur aux lèvres.
- Je ne me moquerais pas à ta place, intervint Théodore. J'ai toujours trouvé que tu prenais un peu trop plaisir à chercher Hermione et Harry.
Drago ouvrit la bouche pour répondre lorsque la voix de Ron appela Hermione. Hermione prit une plume et un parchemin y inscrivit quelque chose et alla ouvrir la porte. Ron et elle échangèrent quelques mots avant que celui-ci ne parte en courant. Hermione revint le sourire aux lèvres.
- Pourquoi souris-tu comme ça ? demanda Ginny.
- Il était inquiet de laisser Blaise dans le bois sans protections, répondit Hermione.
- Ne jamais sous-estimer le pouvoir de séduction d'un Serpentard et encore moins celui d'un Zabini, pérora Pansy.
- Que veux-tu dire ? demanda Harry. Je connais certes la réputation de Zabini mais je ne vois pas de quel charme tu parles. Il est plutôt beau gosse mais c'est tout.
- Tu ne l'as jamais vu en pleine action de séduction, expliqua Pansy. La mère de Blaise a été mariée sept fois. Elle maitrise l'art de la séduction mieux que quiconque et Blaise a eu la chance de profiter de son apprentissage. Vous avez dit vous-même que les colères de Ron étaient mémorables pourtant il semble que Blaise soit vivant et même qu'il arrive à rendre Ron inquiet pour sa sécurité.
Les paroles de Pansy firent réfléchir les Gryffondors. Elle échangea un regard avec ses condisciples et ils sourirent tous. C'est comme ça que Ron et Blaise les trouvèrent. Les gryffons soucieux et les serpents souriants.
oooooo
Ils se calèrent confortablement sur les coussins puis se regardèrent avec interrogations.
- Qui commence ? demanda Ron.
- Puisque c'est Pansy qui a proposé le jeu, c'est à elle de commencer ou de choisir quelqu'un, dit Drago
- Donc je commence, claironna Pansy. Aloooors, Ginny.
La rousse affronta sans ciller le regard.
- Ginny, Ginny, Ginny. Action ou vérité?
- Vérité, répondit calmement Ginny.
- Avec combien de garçons as-tu couché ?
- Pansy, je ne pense pas que ce genre de questions soit indiquée, intervint Drago les autre rouge et or trop choqué pour réagir.
- Laisse Drago, le coupa Ginny. Je tiens à démontrer ce soir que tous les Gryffondors ne sont pas innocents et vulnérable. Pour répondre à ta question, Pansy, deux.
- Deux, Ginny ! Mais tu n'as que 15 ans ! s'exclama Ron.
- Je ne pense pas que ce jeu soit une bonne idée, déclara Théodore. Ça va mal finir.
- Je suis d'accord avec Théodore, exposa Hermione. Je ne suis pas sure que tout soit bon à dire surtout sur nos vies privées.
- Le but n'est-il pas de se connaitre mieux ? demanda Blaise.
- Si mais…
- De vrais amis savent ce genre de chose, continua-t-il. Hermione ne savait tu pas ce que Ginny vient de dire ?
- Si mais…
- Donc ce jeu et le plus adapté pour que nous nous connaissions rapidement et surtout pour que nous nous fassions confiance. Parce qu'autant vous allez nous confier des choses que vous ne voulez pas voir ébruité autant il va en être de même pour nous. Donc je pense que nous pouvons continuez et Ron essaye de voir Ginny comme ton amie et non ta sœur pour ce soir.
- Blaise à raison, intervint Drago. Ils savent tout de ma vie comme je sais tout de la leur. Il n'est pas facile de se confier à des inconnus mais nous sommes une famille maintenant.
- Bien à mon tour, déclara Ginny mettant fin au discutions. Blaise, action ou vérité.
Le mulâtre réfléchit une minute avant de dire :
- Puisque nous y sommes : vérité.
- Bien, es-tu amoureux de quelqu'un en ce moment ?
- Oui, répondit Blaise après un haussement de sourcil. Drago, action ou vérité ?
- Vérité.
- Avez-vous parlé de moi lorsque je n'étais pas présent aujourd'hui ?
- Oui, sourit Drago comprenant que Blaise avez compris le sous-entendu de ma question de Ginny. Ron ?
Celui-ci sursauta presque à l'entente de son prénom.
- Détends-toi, on ne va pas te manger, rigola Drago. Alors action ou vérité ?
Ron pesa le pour et le contre longtemps. Il ne voulait pas donner au Serpentard de la matière à l'humilier ou le charrier plus tard. Après tout, il n'avait pas été envoyé à Gryffondor pour rien. Alors, il prit son courage à deux mains et dit le premier 'action de la soirée. Le silence qui accompagna ce tout petit mot fut intense. Le même sourire apparut alors sur les visages des verts et argents.
- J'aime vraiment pas comment vous souriez tous là, s'exclama Ron. Alors, Drago dépêche-toi !
- Hum, Ron tu sais que si tu ne fais pas ton action, tu auras un gage ?
- Oui, je ne suis pas non plus débile, s'énerva Ron.
- Alors embrasse Pansy.
- Hors de question, se rebella Ron.
- Tu es tellement prévisible, murmura Pansy.
- Tu en es sûr Ron ? insista Drago.
- Annonce ton gage ? ordonna Ron.
- Embrasse Blaise avec la langue, un vrai baiser.
Ron ouvrit la bouche et la referma plusieurs fois. Blaise échangea un regard avec Drago. C'était sa manière à lui de se faire pardonner d'avoir dit aux rouges et or qu'il avait un sérieux béguin pour le roux. Maintenant, grâce à la question de Ginny, ils savaient tous que c'était bien plus que ça. Blaise retourna son attention sur Ron qui semblait suffoquer. Il ressemblait de plus en plus à un poisson hors de l'eau. Blaise hésita un moment à se rapprocher du rouquin mais resta immobile. Il devait laisser Ron faire ce premier pas. Il ne devait pas montrer à celui-ci qu'il était intéressé. Alors Blaise attendit ce qui lui sembla être une éternité. Ce fut Ginny qui rompit le silence et ramena Ron sur terre.
- Ron, dit-elle. C'est le moment de leur montrer que nous ne sommes pas des couards.
Ron la regarda avant de se tourner vers Blaise. Il observa le métis avant de se décaler plus près de lui. Il n'était pas lâche et il dû s'avouer qu'il préférait largement embrasser Blaise que Parkinson. Pas que Pansy soit moche, elle était pas mal dans son genre mais son visage de bulldog lui avait lancé trop d'insulte pour qu'il puisse envisager plus que l'avoir dans son périmètre immédiat sans lui lancer de sorts. De plus, il devait avouer que Blaise était loin de la personne qu'il croyait. Ils avaient passé une bonne, très bonne journée. Ron prit une grande inspiration et ancra ses yeux dans ceux de Blaise. Il leva la main et la posa sur sa joue. Le brun frissonna et ferma les yeux. Ron posa doucement ses lèvres sur celles de Blaise. Il en apprécia les contours et la douceur. Il frissonna à son tour lorsque la langue de Blaise effleura ses lèvres. Il ouvrit la bouche et laissa Blaise prendre les commandes. Merlin qu'il s'avait embrasser ! Blaise approfondit le baiser déclenchant de drôle de petit picotement dans le bas de son dos et des soubresauts dans son estomac. Ron rompit le baiser à contrecœur parce qu'il n'avait plus d'air. Il reprit difficilement sa respiration sans quitter Blaise des yeux ignorant le monde autour d'eux. Que venait-il de ce passer ? Ron abaissa sa main doucement ses yeux toujours ancré dans ceux de Blaise.
- C'est à toi de jouer, dit doucement Blaise le ramenant à la réalité.
Ron se tourna lentement vers les autres et sans attendre lança :
- Pansy. Action ou vérité ?
- Vérité très cher, répondit-elle.
- Quelle est ta plus grande peur ?
- Que notre défiance envers le Lord soit découverte et de perdre ceux que j'aime, répondit-elle simplement. Harry, action ou vérité ?
- Vérité, lâcha rapidement Harry.
- Qu'est-ce que ça fait d'être le garçon qui a survécu ?
- Rien, a part me gâcher la vie et ne pas me laisser beaucoup de possibilité d'avenir, de mettre constamment en danger ceux qui me sont cher et de voir ma vie étalé et dénigré dans les journaux, répondit Harry morose.
- C'est vraiment ce que tu ressens ? demanda Blaise.
Harry hocha la tête.
- On a toujours cru que tu aimais être célèbre, vu dans les journaux, respecté par beaucoup de sorciers, expliqua Drago.
- Je n'ai su que j'étais un sorcier qu'a l'âge de onze ans et j'ai découvert que j'étais célèbre la même année. Alors j'ai découvert que mes parents étaient morts pour que je puisse survivre et ainsi défaire Voldemort. Je n'ai jamais pensé que cette célébrité était juste parce que pour être célèbre, j'ai du devenir orphelin, répliqua Harry acide.
- Nous ne savions pas, Harry, intervint Théodore.
- Tu as vraiment été élevé par des moldus ? demanda Pansy.
- Oui, murmura Harry.
- C'est drôle quand même de se dire que nous avons toujours su qui tu étais alors que toi tu ne connaissais même pas l'existence de notre monde, annonça Théodore.
- Ça l'est en effet. C'est à moi, déclara Harry. Théodore action ou vérité.
- Vérité, t'en qu'on y est.
- Comment a été ton enfance en détail ?
- Ma mère est morte lorsque j'avais 4 ans. Mon père étant assez âgé, ce sont les elfes et les précepteurs qui m'ont élevés. J'ai grandi avec une certaine liberté de par la situation de ma famille et l'absence notable de mon père dans ma vie. Je n'ai jamais eu à m'en faire tant que mon comportement et mes notes était digne de ma famille jusqu'à l'année dernière. Mon père espère que le Lord m'appellera à son service lorsque je serais majeur. Drago est bien le seul à avoir été marqué si tôt mais on sait tous que c'est pour punir Lucius de son échec au ministère. Bref, j'ai eu une enfance solitaire certes mais je n'ai jamais eu à subir de Doloris pour avoir mécontenté mon père. Je suis son seul héritier et je sais qu'il m'aime. Je suis la dernière chose qui le rattache à ma mère. Hermione, action ou vérité ?
- Action, répondit-elle sans hésitation.
- Danse nous une danse moldue sexy.
Hermione se leva alla fouiller dans son sac et revint avec quelque chose en main.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Pansy.
- C'est un lecteur de CD. Ça sert à écouter de la musique.
Hermione inséra un disque dans le boitier puis pointa sa baguette dessus. Une musique rythmée s'éleva dans la pièce et Hermione se mit à bouger en chantant les paroles.
I'll tell you what I want, what I really really want, so tell me what you want, what you really really want,
I wanna, I wanna, I wanna, I wanna, I wanna really, really really wanna zigazig ha.
If you wanna be my lover, you gotta get with my friends, make it last forever friendship never ends,
If you wanna be my lover, you have got to give, taking is too easy, but that's the way it is.
Elle se déplaçait en suivant apparemment une certaine chorégraphie. Drago était soufflé. Il ne connaissait pas cette Hermione là. Sensuelle et sure d'elle. Harry semblait dans le même état que lui et Drago lui prit la main. Ils s'échangèrent un regard rapide avant de retourner leur attention sur Hermione. La chanson s'arrêta en même temps qu'Hermione prenait la pose. Un tonnerre d'applaudissement suivit le silence du au choc de découvrir Hermione sous un nouveau jour. Hermione salua son public et retourna s'assoir entre Harry et Drago, un peu essoufflée.
- C'est une chouette chanson, déclara Pansy.
- C'est un groupe de filles qui chantent ensemble. Cette chanson était plutôt populaire cet été, explique Hermione.
- Tu en as d'autres, demanda Pansy. Des chansons je veux dire.
- Oui, j'ai pleins de CD avec moi. Mon père m'en offre souvent. Malheureusement, il ne fonctionne pas à Poudlard alors je m'en sers pendant les sortie à Prés au Lard ou dans la salle sur demande quelque fois.
- Tu nous feras écouter autre chose ? demanda Pansy.
- Si tu veux, je peux laisser jouer mais moins fort. Ça nous fera une ambiance de fond, proposa Hermione.
- Ce serait bien oui.
Hermione se leva alla chercher un CD et le mit en route puis retourna s'assoir.
- Drago, dit-elle. Action ou vérité.
- Vérité ma Lionne, répondit-il avec un léger baiser.
- Pourquoi nous détestais-tu ?
- Hum… Et bien, je dirais que la première raison était que j'étais jaloux. Vous avez toujours été vous trois contre le monde entier. Votre amitié inébranlable était quelque chose que je vous enviais jusqu'à l'année dernière. Le retour du Lord a fait tomber nos masques et nous a permis à Pansy et moi dans un premier temps puis à Blaise et enfin Théo de devenir amis sans faux semblant. Mais pendant quatorze ans, je n'ai jamais eu d'amis, de vrais amis. Alors, je vous haïssais pour avoir quelque chose que je n'avais pas. Ensuite, il y a toi et ton intelligence. A l'époque, je ne savais pas que mes parents portaient un masque même avec moi et que les propos que tenais mon père ne reflétais pas ce qu'il pensait. Il m'a punit l'été de notre première année suite à la remarque de la mère de Blaise sur le fait que tes résultats étaient meilleur que les miens. Je sais maintenant qu'il avait été obligé de le faire pour ne pas perdre la face mais je t'ai haï pour ça. Et enfin, votre trio était reconnu et connu. Respecté et aimé alors que moi malgré mon nom et ma fortune je n'étais rien. Voilà pourquoi je vous détestais avant.
- Merci, d'être franc, murmura Hermione en lui caressant la joue.
- A moi, dit Drago. Harry ?
- Vérité.
- Pourquoi as-tu refusé la main que je t'ai tendue en première année ?
- Je venais de découvrir le monde magique, la vérité sur la mort de mes parents, sur moi. Je m'étais fait deux amis et tu t'es moqué d'eux. Alors je ne pouvais pas saisir cette main tendue et devenir ami avec toi alors que tu critiquais les deux seules personnes qui avaient été gentille avec moi.
- Je n'ai critiqué que Ron, déclara Drago.
- Tu t'es moqué d'Hagrid, expliqua Harry. C'est lui qui est venu me chercher. C'est lui qui m'a sauvé de mon oncle et de ma tante. Il m'a offert mon premier gâteau d'anniversaire.
- Tu n'as pas eu de gâteau d'anniversaire jusqu'à tes onze ans ? s'exclama Drago.
- Oui.
- Harry raconte-moi, s'il te plait, demanda Drago.
- Que veux-tu savoir ? Que j'ai vécu dans un placard sous l'escalier jusqu'à mes onze ans ? Que je n'ai jamais eu de gâteau ou de cadeau ou de fête pour mon anniversaire ou pour noël ? Que j'étais un elfe de maison pour eux ? Que j'étais privé de nourriture pour tout et n'importe quoi ? C'est ça que tu veux que je te dise Drago ? Que Celui-qui-a-survécu à eu une enfance misérable ? cracha Harry.
Drago ne répondit rien. Il se leva d'un bon se dirigea vers Ron et demanda :
- Où habitent-ils ? Ces moldus où habitent-ils ?
Ron le regarda, ébahi. Drago l'attrapa par le col de son T-shirt et le releva. Blaise suivit le mouvement.
- Drago, dit Blaise. Lâche-le.
- Dis-moi où ils habitent Ronald, ordonna Drago.
- Drago, dit Harry en posant une main apaisante sur son épaule. Lâche Ron. Il ne t'a rien fait.
- Viens, dit Hermione en détachant ses mains du col de Ron et en l'attirant vers Harry et elle.
Hermione lança un regard aux autres avant de déployer ses ailes. Drago se détendit immédiatement.
- Laisse-moi y aller Harry. S'il te plait. Ils méritent de payer pour ce qu'ils t'on fait.
- Non Drago. Ils ne méritent même pas qu'on pense à eux. Ils ne sont rien. De pauvres personnes étroites d'esprit qui ont peur de ce qui est différent d'eux. C'est pour ça que je me bats. C'est pour que la paix règne dans mon monde. Car mon monde c'est le monde magique mais je ne veux pas avoir peur parce que mon sang n'est pas assez pur comme j'ai eu peur si souvent parce que j'étais différent. J'ai une famille maintenant. Une famille qui m'aime et l'espoir de fonder un jour la mienne.
Drago baissa la tête se laissant enlacer par ses amours.
- Ça va mieux ? demanda doucement Hermione.
- Hum un peu. Mais je ne sais pas ce que je ferais si je me retrouve face à ses gens un jour.
- Rien, Drago. Ils ne méritent pas ton attention, murmura Harry. Je suis désolé de m'être emporté et de t'voir craché tout ça au visage.
- C'est rien. Je me serais surement comporté pareil. Merci ma Lionne.
- Pourquoi ? demanda Hermione surprise.
- Pour cette sensation de sécurité et de bien-être.
- Je t'aime Drago, murmura-t-elle avant de l'embrasser tendrement.
- Je t'aime aussi, répondit Drago. Je t'aime Harry.
- Je vous aime tellement tous les deux, murmura Harry en les serrant à les étouffer. Je n'aurais jamais pensé avoir droit à ça un jour. Je vous aime.
Ils restèrent ainsi un moment.
- C'est à ton tour de jouer, dit Hermione lorsqu'ils se relâchèrent. Puis-je suggérer quelque chose ?
- Hermione qu'as-tu derrière la tête ? demanda Harry.
- J'ai envie de jouer les cupidons. Blaise ne se débrouille pas trop mal pour l'instant et je pense qu'il n'a pas plus besoin de nous que ça. Par contre, j'ai piqué son premier et seul amour à Ginny alors j'aimerais me rattraper.
- Pansy ou Théo, demanda Drago.
- Théo, répondit Hermione. Ginny n'est pas attiré par les filles.
- Ron non plus de ce que je sais, dit Harry.
- Hum Harry, il faut vraiment que tu ouvres les yeux et devienne moins naïf, dit Hermione. Ron n'as pas de préférence même s'il n'est sorti qu'avec des filles, je sais qu'il trouve Blaise attirant tout comme Seamus.
- Comment sais-tu cela ? demanda Harry.
- Il m'est arrivé de mater les fesses de Blaise ou de Seamus avec lui.
- Quoi ?
- C'est vrai que Finnigan est pas mal foutu et assez doué de sa langue, intervint Drago.
Deux regards enflammés le pétrifièrent sur place. Drago se tortilla pour tenter d'échapper à leur étreinte mais échoua lamentablement.
- Désolé, dit-il. Mais il va falloir que vous acceptiez que j'aie eu une vie avant vous.
- Pas si on les tue tous, annonça Hermione une lueur féroce dans les yeux.
- Je suis à vous, entièrement à vous maintenant, lui assura Drago.
- Hum, renifla Hermione.
- Bref, dit Drago. Bien que j'adore être ainsi mais les autres doivent s'impatienter.
Hermione renifla encore alors Drago l'embrassa avant de faire de même avec Harry.
- Je vous aime vous. Je n'ai jamais aimé personne avant. Vous êtes les seuls pour toujours, dit Drago.
Ces paroles semblèrent apaiser Hermione et Harry posa un baiser sur sa joue. Hermione replia ses ailes et ils trouvèrent les autres regroupé en un cercle très serré. La cuisse de Ron contre celle de Blaise, Ginny la tête sur les genoux de Pansy et les pieds sur Théodore. Ils discutaient calmement et ne virent même pas que leur conciliabule était fini.
- Je ne savais pas cela, disait Ginny. En fait, il n'y a que Théo qui ne craigne pas grand-chose.
- De quoi vous parlez ? demanda Hermione en s'asseyant.
- Ils nous racontaient leurs difficultés avec leur famille respective, expliqua Ron en se rapprochant de Blaise pour faire de la place à Harry. Je ne me plaindrais plus jamais de maman. Sa mère à lui est bien pire.
- Pas plus que le père de Pansy, fit remarquer Blaise.
- Je dirais qu'ils sont aussi dangereux l'un l'autre, dit Drago.
- Comment sont-ils ? demanda Harry.
- Et bien la mère de Blaise est une veuve noire extrêmement douée en potion et en sortilège, expliqua Pansy. Sept maris, tous morts d'une cause inconnue. Il n'y a que le père de Blaise qui sorte du lot. Il est mort lors de la première guerre, tué par le Lord lui-même. Il avait échoué à retrouver les Londubat. Sa mère à comme perdu la tête selon ma mère. Elle est devenue aussi folle que Bellatrix mais en plus froide et calculatrice.
- Ce n'est pas une mauvaise mère, intervint Blaise. Elle m'a élevée avec amour mais elle a changé depuis son retour. Lorsque je lui ai dit que je ne comprenais pas qu'elle puisse servir celui qui avait tué le seul homme qu'elle n'ait jamais aimé, elle m'a presque tué. C'est grâce aux soins de Pansy et Drago que je suis encore en vie. Mais je sais que ma mère, celle de mes quatorze première année est encore là quelque part. Elle a juste besoin d'aide.
- Un électrochoc quoi ! lâcha Hermione.
- Un électro quoi ? demanda Drago.
- Un électrochoc. C'est moldu, expliqua Hermione.
- Ça sert à ranimer les personnes dont le cœur s'est arrêté, intervint Harry.
- Comment on peut faire repartir un cœur ? demanda Drago. Lorsque le cœur s'arrête on est mort.
- Pas chez les moldus. Lorsqu'on a un accident et que les secours arrivent, si le cœur ne s'est pas arrêté depuis trop longtemps, il existe une machine qui envoie de l'électricité dans le corps de la personne et ces chocs électriques ou électrochocs peuvent faire repartir le cœur. Il y a aussi une technique manuelle qui sert à faire fonctionner le corps le temps que les secours arrivent, expliqua Hermione.
- Tu sais le faire n'est-ce pas ? demanda Harry.
- Oui, répondit Hermione. Mes parents sont dentistes, ils m'ont fait prendre des cours de secourisme dès que j'ai eu l'âge.
- Je ne l'ai vu qu'à la télé, expliqua Harry.
- De quoi vous parlez ? les interrompit Drago.
- Hermione connait la méthode manuelle pour faire repartir un cœur, répondit Drago.
Le silence suivit cette déclaration. Tous les autres regardaient Hermione d'un drôle d'air.
- Tu es en train de dire qu'Hermione, sais tromper la mort ? demanda Pansy sceptique.
- Non, je ne sais pas tromper la mort Théodore. Je connais les premiers gestes de secours à faire lorsqu'un accident survient.
- Normalement, un défibrillateur est nécessaire pour faire repartir le cœur mais il arrive parfois que la méthode manuelle suffise, déclara Harry. Je l'ai vu à la télé.
- C'est quoi une télé ? demanda Pansy.
- C'est une boite à image, déclara Ron. Je l'ai vu une fois lorsqu'on est allé chercher Harry.
- Oui, c'est une comme une boite qui permet de regarder des films ou des documentaires, explique Hermione. On y voit des gens qui parle et qui raconte une histoire comme au théâtre. Enfin, bref. On parlait de la mère de Blaise là.
- En effet, acquiesça Ginny.
- Je me suis toujours demandé pourquoi le Lord voulait les Londubat au point de tuer mon père, expliqua Blaise.
Harry lança un regard à Hermione puis à Ron. Ils acquiescèrent tous les deux alors Harry déclara :
- C'est à cause d'une prophétie.
- Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche. Il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal, mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun ne peut vivre tant que l'autre survit, cita Hermione.
- Il avait le choix entre Neville et moi, reprit Harry. Ayant échoué trouver les Londubat et ayant dans ses rangs le gardien du secret de mes parents Voldemort c'est tourné vers nous.
- Mais cela veut dire que tu es vraiment le seul qui peux le vaincre, lâcha Pansy.
- Oui.
- Et comment peut-on t'aider ? demanda Théodore.
Ron, Hermione et Harry se regardèrent un moment, s'interrogeant du regard.
- Je pense qu'on peut leur faire confiance, déclara Ron.
- Ce qu'on va vous dire est trop important pour que nous vous le disions sans prendre de précaution, dit Hermione. J'ai confiance en vous mais vos places qui peuvent vous amener à tous moments près du Seigneur des ténèbres ou il pourrait lire en vous me fait être prudente. Etes-vous d'accord pour que je vous jette un sort afin que vous ne puissiez pas parler de ce qui va vous être révélé même sous la torture et qui le rendra invisible sous legilimencie ?
- Oui, répondirent les Serpentards ensemble.
- Ginny, toi aussi ?
La rousse hocha la tête. Hermione leur lança le sort avant de poser sa baguette et de faire signe à Harry.
- Si Voldemort à réussit à survivre après avoir reçu l'avada qu'il m'avait lancé en retour, c'est parce qu'il est en quelque sorte immortel pour le moment. Il peut être tué mais il reviendrait comme il l'a déjà fait. Il a divisé son âme en sept morceaux qu'il a cachés dans divers objets. Ces objets sont appelé horcruxes. Nous en avons déjà détruit deux. Le journal de Tom Jedusor qui a possédé Ginny en deuxième année et une bague que le professeur Dumbledore a récupéré cet été. Il en reste cinq car il y a la part d'âme qui reste en lui. Nous supposons que Nagini en est un, ainsi qu'un objet ayant appartenu aux fondateurs de Poudlard.
- Si je peux me permettre, intervint Drago. Je ne pense pas que le Lord aurait pris un objet appartenant à Gryffondor pour en faire un Horcruse.
- Horcruxe, mon ange, répondit doucement Harry en lui prenant la main. Je t'aime Drago alors s'il te plait reste calme.
- Je vais trouver une solution, intervint Hermione.
- Pourquoi je sens que ce que vous allez dire ne va pas me plaire ? demanda Drago.
- Tu as raison, reprit Harry. Seul un objet appartenant à Serpentard, Poufsouffle et Serdaigle ont dû être utilisé puisque le septième Horcruxe, c'est moi.
- La nuit ou Voldemort a tué sa mère, le morceau d'âme qui s'est détaché s'est accroché à Harry, expliqua Hermione.
Un lourd silence s'installa jusqu'à ce que Drago se leva brusquement et sorte de la pièce. Harry se précipita à sa suite. Hermione se leva, s'excusa et partit à son tour.
- Harry doit mourir pour qu'on puisse vaincre le Lord, murmura Ginny. Je croyais juste… je n'avais pas compris lorsqu'ils ont parlé de la prophétie.
Théodore la prit doucement dans ses bras et la berça en lui murmurant des paroles apaisantes. Pansy était figée. Blaise passa une main réconfortante dans le dos de Ron.
- Tu savais, constata-t-il.
- Hermione nous l'a appris en même temps que pour sa véritable identité.
- Au fait, pourquoi lui avoir révélé cela maintenant alors qu'elle est plus que jamais en danger ? demanda Théodore, Ginny toujours dans ses bras.
- Que vous a dit Lucius au sujet de tout cela ?
- Qu'Hermione était une sang pur et sa filleule et que Drago nous réclamait, c'est tout, dit Pansy.
- Non ce n'est pas tout mais je ne sais pas si je peux vous le dire.
- Ron, intervint Blaise. Vous venez de nous apprendre le plus grand secret du Lord, je ne pense pas que le reste soit pire.
Ron interrogea Ginny du regard. Elle hocha la tête sans bouger des bras de Théodore.
- Une prophétie a été faite sur Hermione. Une prophétie qui dit qu'Hermione est le lien entre la lumière et les ténèbres, entre Harry et Drago. Elle doit les aider afin d'en finir avec face de serpent.
- Tu peux être plus clair ? demanda Théodore.
- La dernière de la plus puissante harpie entre la Lumière et les Ténèbres le passage sera. Elle révèlera la Lumière aux Ténèbres et les Ténèbres à la Lumière et lorsque la Lumière débarrassée de ses ténèbres s'éteindra, la lumière qu'elle aura mise au plus profond des Ténèbres se révèlera pour détruire à jamais l'âme noire qui ne connaît aucune lumière, murmura Ginny.
- Voilà, c'est ça, dit Ron plongeant les Serpentard dans une profonde réflexion.
Harry trouva Drago en train de hurler sur son père. Il figea Drago, s'excusa auprès de Lucius et fit léviter Drago. Hermione arriva sur ça, expliqua rapidement la situation à son parrain et suivit les garçons à l'étage. Harry se dirigea vers la chambre de Drago.
- Hermione peux-tu bloquer les sorties, s'il te plait, demanda Harry.
Hermione lança une batterie de sort sur les deux portes et Harry relâcha Drago. Celui-ci était furieux et commença à leur crier dessus. Harry s'avança doucement et le prit dans ses bras. Drago se débattit en frappant le torse d'Harry. La fureur de Drago se calma pour être remplacé par une immense tristesse. Il avait l'impression que son cœur était compressé. Il avait du mal à respirer. Alors il craqua et les larmes affluèrent. Le désespoir. Il n'y avait que noirceur autour de lui. Tout n'était que noirceur. On avait mis une étincelle de lumière dans sa vie juste pour que la lumière lui manque cruellement une fois disparut. Il préférait mourir que de perdre ce qu'il venait tout juste de recevoir.
Harry serra Drago dans ses bras avec force. Le désespoir qui venait du blond lui faisait mal. Il souffrait avec Drago. Il s'en fichait de mourir tant que Drago et Hermione vivaient. Ils serraient heureux, formeraient une famille, vivraient vieux. Mais cette peine qui enserrait le cœur de Drago lui faisait mal à lui aussi. Il releva la tête de Drago et l'embrassa avec tout l'amour qu'il possédait.
Lorsqu'Harry posa ses lèvres sur les siennes. La peur fit surface. La peur de perdre Harry avant d'avoir eu le temps d'être heureux avec lui, la peur de ne jamais connaitre le brun. Il attrapa brusquement la nuque d'Harry et l'embrassa avec tout le désespoir et l'amour qu'il ressentait. Il l'embrassa comme s'il n'y avait pas de lendemain.
Hermione ne savait pas quoi faire. Les sentiments des deux garçons la laissaient pantoise. L'amour d'Harry face au désespoir de Drago. Lorsque Drago étreignit brusquement Harry en approfondissant le baiser, elle décida de ne pas intervenir. Drago avait peur de perdre Harry. Seul Harry pouvait le réconforter en ce moment. Elle se laissa glisser au sol et attendit.
Drago ravageait ses lèvres et le désir commençait doucement à embraser ses reins. Lucius leur avait formellement interdit ce genre d'activité sous son toit. Harry tenta doucement de repousser le blond mais celui-ci quitta sa bouche pour descendre dans son cou. Harry lança un regard à Hermione assise par terre, lui demandant de l'aide silencieusement. Elle hésita puis finit par se lever. Elle entoura la taille de Drago de ses mains et ouvrit ses ailes. Elle essaya d'apporter le plus de sérénité possible dans ses pensées et referma ses ailes autour des garçons.
Drago sentit Hermione l'enlacer puis une grande sérénité l'envahir. Il posa sa tête sur l'épaule d'Harry et respira à fond. La peur et la colère était toujours présente mais il pouvait maintenant réfléchir posément.
- Je ne veux pas te perdre Harry, murmura le blond. Je viens tout juste de vous trouver.
- As-tu confiance en moi Drago ? demanda Hermione.
- Oui, ma Lionne. Je te confirais ma vie sans hésitation.
- Alors crois-moi quand je te dis que je ne laisserais pas Harry mourir. Je vais trouver une solution.
- Je te fais confiance mais cela ne m'empêche pas d'avoir peur, expliqua Drago.
- Nous ne te demandons pas de ne pas avoir peur, mon ange, dit Harry. J'ai peur à chaque instant. Peur qu'une personne que j'aime soit attaquée, blessée ou tuée. Pourtant, je garde espoir que tout cela n'est que temporaire, qu'un jour nous n'aurons plus à avoir peur et que nous pourrons vivre dans un monde libre.
- Je comprends, dit Drago. Mais donnez-moi le temps de m'y faire. Je suis préparé depuis peu à la potentielle perte de ceux que j'aime mais j'ai bien plus peur de ne pas me relever si je perds l'un de vous que quiconque d'autre.
- Tu ne nous perdras pas, Drago, lui assura Hermione.
- Je t'aime Harry, je t'aime Hermione.
- Je t'aime Drago, répondirent en cœur les rouges et ors.
Ils restèrent ainsi blottit dans la chaleur de l'autre jusqu'à ce que Drago ne dise :
- On devrait descendre. Les autres doivent s'inquiéter.
Hermione replia ses ailes et prit la main de Drago alors qu'Harry faisait de même. Ils descendirent doucement les escaliers, la peur toujours présente mais l'amour et l'espoir encore plus fort dans leur cœur. Ils entraient dans la salle de bal lorsque qu'Harry poussa un cri en portant une main à son front avant de s'effondrer. Drago le rattrapa de justesse alors que tous les autres accouraient. Harry gémissait et tremblait dans les bras de Drago.
- Une vision ? demanda Ron à Hermione.
- Je crois bien, murmura-t-elle en repoussant quelques mèches du front d'Harry qui se couvrait de sueur.
- Que se passe-t-il ? demanda Lucius en entrant en trombe Narcissa sur ses talons.
- Harry a une vision, expliqua Hermione. Cela arrive lorsque Voldemort est particulièrement en colère. Il est tombé d'un coup. Cela fait un moment que ce n'est pas arrivé. Harry a appris à fermer son esprit.
Soudain, Harry convulsa avant de retomber inerte dans les bras de Drago.
- Une potion revigorante, vite, demanda Hermione.
Narcissa partit en courant avant de revenir une fiole en main et de la tendre à Hermione. Celle-ci glissa la potion entre les lèvres d'Harry le forçant à avaler. Harry cligna des paupières quelques secondes plus tard avant de se redresser.
- Neville, dit-il. Il a Neville. Il veut que sa grand-mère se joigne à lui et lui donne des informations sur l'ordre. Il est dans une pièce avec le sol en marbre blanc et une très longue table en bois sombre.
- Il y a-t-il une cheminé en marbre blanc avec ce blason gravé dessus ? demanda Lucius en tendant sa main et désignant la bague qu'il portait.
- Oui, je crois, murmura Harry.
- Il est au manoir Malefoy, dit alors Lucius. Tu viens de décrire la salle de réunion du manoir.
- Il faut qu'on aille le chercher, dit Harry en se relevant.
- Pixie ! appela Lucius.
Un elfe aussi vieux que Kreattur apparut et s'inclina devant Lucius.
- Oui maitre.
- Il y a-t-il un prisonnier de sang pur en ce moment au manoir ? demanda Lucius.
- Oui maitre. Un jeune homme brun.
- Ou est-il précisément et comment va-t-il ?
- Il vient d'être amené au cachot et il est blessé, maitre.
- Va, ramène le ici et fait croire au gardien qu'il s'est échappé. Vite.
L'elfe disparut. Hermione se précipita dans la cuisine avec Narcissa récupéra toutes les potions qu'elle pensait utile demanda des bandages et pansement à Camy et reparti vers la salle de bal. Elle entra au moment où l'elfe apparaissait avec un Neville ensanglanté.
- Par la barbe de Merlin, s'exclama Pansy en se précipitant vers le Gryffondor évanoui.
