Hello tout le monde !

Eh non, vous ne rêvez pas ! Ceci est bien un nouveau chapitre de "Comme son Père". J'aurais même du le poster bien avant mais je voulais l'avis de ma Siamoise (Popolove) qui, malheureusement, n'a pas pu au final me le donner. Enfin bref, je vous le poste quand même avec une certaine appréhension.

Je remercie Fallone et Hélène (je pense qu'elles se reconnaitront) pour leurs avis ! Merci les filles 3

Toujours la même chose : pas de long discours mais le principal...

Remerciements : sexforlife, xoxlauoxo, lili70, laura, eliloulou, coco26, Crepuscule-12, clwea swan-cullen, sarinette60, Iselie, Dex-DaZzLinG, Butterfly971, Fandetwilight, cOuNtY-miSS, SAMYSTERE, Pupuce0078, SalomeRose, Titie, Domi2a, zazouisa01, larsand, xjustmyself, chriwyatt, fifer, mmccg, fanfictionalcolic, vinie65, mel031, LuneBlanche, Chris'of13, TheJane15, TeamEdward, kikinette11, anges0112, malariou, Allie29, Rosabella01, Ludivine28, kinoum, Vivibatta, Saraodiana, Nadalexx, mamoure21, SellyCullen, Em 81, Lily-Rose-Bella, moinini, Aliiice, potine, COCOTTE 56, frimousse30, coeur-de-gael28, Juliet1802, nini, aelita48, Edwardxbella, Pauline, calimero59, LILIA68, Habswifes, isabelle, JessieRobSten, SweetyMarie, soleil83, Clairouille59, patoun, Grazie, philae89 et enfin ma Popolove d'amour !

tae yang : Oui, c'est une très soft "Dark Edward". Autant j'aime beaucoup en lire, autant je n'arrive pas du tout à en écrire de véritable. Alors, c'est plus un Dark psychologique... Ne vous attendez pas à des coups de fouet, des enlévements ou autres dans le genre avec cette fiction ;D

Bon, je vais pas vous retenir plus longtemps ! J'espère encore vous garder à la fin de ce chapitre...

Bonne lecture !

...

Chapitre 10 : Une longue journée...

Mon réveil sonnait depuis pratiquement un quart d'heure maintenant et je n'arrivais toujouts pas à bouger, ne serait-ce que mon bras pour l'éteindre ou le balancer contre le mur d'en face. Je voulais stopper ce bruit assourdissant et énervant mais je n'en avais pas la force. Je n'avais aucune envie de bouger et ce n'était pas l'évolution de la journée qui allait changer mon état. Bien au contraire…

Ce sont dans ces moments-là que j'aurais aimé être accompagnée. Dans ces moments-là que j'avais besoin des personnes que j'aimais le plus mais aussi, contradictoirement, c'était dans ces jours que je ne souhaitais parler à personne. Rester seule, dans ma tristesse, et éviter de faire subir mon chagrin à tout le monde. Bien entendu, rares étaient les fois où j'arrivais à rester seule et déprimer dans la solitude la plus totale. Mon fils ou mon… Ou Edward étaient là pour moi. Esmée et les autres étaient également là en cas de besoin. Emmett et mon père, eux, étaient comme moi. Enfin, pas tout à fait. Charlie avait Sue et était de moins en moins triste au fil des années. Emmett ne montrait rien de son état et préférait se terrer dans son garage, jusqu'à ce qu'il me rejoigne, pour que nous exprimions cette tristesse, ce manque. Le manque de notre mère à nos côtés.

Renée n'était pas ce qu'on pouvait appelé une « maman-poule ». Elle n'était pas non plus une mère indigne. En fait, elle nous avait donné suffisamment d'amour mais avec ce recul que j'avais réussi à voir et à comprendre en grandissant. Ma mère me manquait. C'était un fait, ce jour n'était pas le meilleur de toute ma vie, j'étais extrêmement triste qu'elle ne soit pas là pour voir son petit fils grandir, pour ne pas être là aux moments les plus importants de sa vie et de la mienne. J'aurais voulu avoir son avis, comme j'avais eu celui d'Esmée, pour mes rapports avec Edward. J'aurais voulu qu'elle soit différente de son vivant mais maintenant que la vie nous l'avait arraché, je donnerais énormément pour la retrouver telle qu'elle était. Une mère un peu à l'ouest, un peu folle mais toujours présente.

Mais aujourd'hui, cela faisait cinq ans qu'elle n'était plus de ce monde. Tous les ans, je me disais que j'allais être forte. Que je n'allais pas craquer. Que pour mon fils, j'allais me comporter normalement, comme les autres jours, qu'il allait avoir sa maman pour lui toute la journée. Mais à chaque fois, j'échouais lamentablement. Je ne savais pas exactement pourquoi j'étais dans cet état. Après tout, je n'avais jamais été si proche que ça avec Renée, mais je ne pouvais m'empêcher de me dire que peut-être, avec le temps, avec la venue de Lucas, nous nous serions rapprochés. Qu'à l'image d'Esmée, elle serait devenue une aide. Une « mamie-gâteau ». Qu'elle aurait été là pour moi durant ma grossesse, comme l'avait été ma belle-mère. J'osais espérer un rapprochement avec le temps mais, est-ce que ça se serait passé ainsi ? Je l'ignore et je l'ignorerais toujours.

Je soupirais, commençant réellement à en avoir marre de ce réveil qui me brisait les tympans. Regardant l'heure, je soupirais encore plus. Je devais me lever impérativement pour m'occuper de mon fils. Cette année, je ne serais pas secondé dès le départ. Bien vite, cependant, je décidais d'oublier la douleur plus aigüe qui serrait mon cœur déjà endolori. Je ne devais pas y penser. Je devais avant tout penser à Lucas, à moi. J'avais pris une décision et j'étais bien décidé à ne pas flancher. Secouant la tête, j'oubliais et me concentrais sur le silence ambiant.

La maison était très calme, plongée dans un silence reposant après le boucan d'un radioréveil. Un léger sourire vint se poser sur mes lèvres alors que j'entendais les pas lents, contrôlés, hésitants de mon fils, dans le couloir, qui venait dans ma chambre. Quelques secondes s'écroulèrent avant que la porte ne s'entrouvre et qu'un petit reniflement se fasse entendre.

- Maman, tu veux que j'appelle mamie ?

J'étais honteuse face à la demande de mon fils. J'aurais dû lui dire que non, que je pouvais très bien me lever afin de m'occuper de lui. J'aurais dû lui demander juste un instant pour que je passe mon peignoir et que j'aille lui préparer son petit-déjeuner. Que je l'aide à se laver et s'habiller. Que je lui prépare son déjeuner pour le midi. Que je l'emmène à l'école. J'aurais lui dire de patienter un instant, le temps que je me réveille et qu'un câlin de lui m'aurait extirpé du lit. J'aurais dû mais contre mon gré, ma réponse fut la positive.

J'entendis mon fils s'approcher lentement de mon lit avant de me déposer un baiser sur la joue et de caresser mon front avec sa petite main.

- Fais dodo maman, mamie s'occupera de tout quand elle sera là.

Ce petit était un amour et à peine eu-je le temps de penser que j'avais vraiment de la chance de l'avoir, je m'étais rendormi.

Un léger bruit, suivant un rire me sortit de mon sommeil léger. Je me redressais lentement dans mon lit, passagèrement éblouie par le soleil qui brillait étrangement dehors. Je m'étirais longuement avant d'enfin, poser le pied au sol et me diriger vers la salle de bain afin d'enfiler un pantalon léger noir. Habillée de ce dernier avec mon débardeur, je rassemblais mes cheveux en une queue de cheval haute et descendais rejoindre mon fils et ma belle-mère qui devait être arrivé.

- Maman est encore triste…

- Je sais, mon chéri… Mais maman va très vite reprendre ses forces, je te le promets.

- Mamie ?

- Oui ?

- Tu crois qu'elle m'aime encore ?

Je me figeais à l'entrée de la cuisine. Aucun des deux ne m'avait vu, étant dos à moi. Je retenais à grande peine les larmes et ma gorge complètement nouée ne m'aidait pas à prendre la parole et aller rassurer mon fils, sans qui, je ne serais plus rien à l'heure qu'il était.

- Pardon ? Qu'est-ce que c'est que cette question, jeune homme ?

- Bah, tu sais, maman est super triste… Tout le temps… Et même si elle me dit qu'elle m'aime tous les ours, bah ai peur qu'elle m'aime plus parce qu'elle sourit pas tout le temps…

- Lucas, ta maman t'aime plus que tout !

- Et papa ?

- Papa aussi t'aime énormément.

- Bah alors pourquoi on est plus comme avant ? C'était bien quand on était tous les trois… Suis triste maintenant mais veux pas le montrer à maman parce qu'elle préfère quand ze souris, elle a dit…

Les larmes coulaient à présent abondement sur mes joues et je me mordais la lèvre pour ne pas leur révéler ma présence.

J'avais plus que honte de ce que je faisais subir à mon fils. Ce que nous faisions subir à notre fils. Edward était tout aussi responsable que moi, si ce n'est plus. À cause de lui, notre fils pensait que nous ne l'aimions plus. Que je ne l'aimais plus. Il était, à présent, mon unique raison de vivre. L'unique raison qui me faisait me lever le matin. J'avais toujours su qu'il était intelligent mais je n'avais jamais sous-estimé sa force. Il me voyait triste malgré mes sourires. Il était bouleversé à cause de la situation et pourtant, il souriait, riait, s'amusait. Il pensait que son père et moi ne l'aimions plus mais jamais il n'avait fait ou dit quoi que ce soit… Il était malheureux et moi, je ne l'avais même pas vu.

Je n'avais pas vu dans quel état était mon propre fils, avec qui je vivais tous les jours. J'étais devenue une mère abominable. Je ne le méritais pas. Il méritait tellement mieux qu'une mère qui s'apitoie sur son sort. Une mère forte et qui ne pleurerait pas tous les jours son mari perdu. Une mère qui prendrait une bonne fois pour toutes la bonne décision. À savoir, le protéger, l'aimer comme il se doit et surtout, lui montrer qu'il est la personne la plus importante à ses yeux.

Je reniflais silencieusement et séchais du mieux possible mes larmes. Je reprenais mon calme en respirant lentement et profondément. Au bout de quelques minutes, je me trouvais en assez bon état pour faire mon entrée dans la cuisine, un léger (et faux) sourire aux lèvres.

- Bonjour Esmée. Bonjour mon poussin.

Je m'approchais du bar et enlaçais mon fils avant de l'embrasser sur le sommet de sa tête. Il s'accrochait à moi, comme s'il se serait accroché à une bouée, entourant fortement ses bras autour de mon cou et nichant son petit visage dans ce dernier. Je perçus le regard triste et mélancolique de ma belle-mère mais décidais de ne pas y faire attention pour le moment. Lucas toujours dans les bras, je me servais une tasse de café et vint prendre place sur un des hauts tabourets.

- Tu vas bien, maman ?

- Et toi, mon poussin ? Tu as bien dormi ? Tu n'as pas fait de cauchemar ?

- Si, un seul mais j'ai pas eu peur alors suis resté dans ma chambre mais zai allumé la lumière…

- Tu aurais pu venir dans mon lit, tu sais ?

- Sais…

Son regard baissé sur ses doigts qui jouaient avec les miens, je compris pourquoi il n'était pas venu et mon cœur se resserra dans ma poitrine.

- Poussin… Maman n'a pas vraiment envie que tu grandisses trop vite alors dès que tu fais le moindre cauchemar… Même si tu n'as pas eu peur, viens me voir, d'accord ?

- D'accord…

- Promis ?

- Oui, promis, maman.

Il me déposa un baiser sur la joue avant de retourner se réfugier dans mon cou. Je l'embrassais à nouveau sur le crâne et penchais ma tête afin que ma bouche soit près de son oreille.

- Maman t'aime, mon poussin.

- Moi aussi, t'aime.

Je l'enlaçais encore plus fortement contre moi et remontais mon visage vers Esmée, qui buvait tranquillement sa tasse de thé, les yeux légèrement brillants. J'avalais lentement le liquide chaud, toujours Lucas dans les bras. Je ne préférais pas pensé à ce que je devrais faire, plus tard dans l'après-midi. C'était toujours un moment étrange, triste et très éprouvant à la fois.

Esmée posa sa main sur la mienne, délicatement. Elle me fit un signe de tête vers l'horloge. À contre cœur, voyant que j'étais plus qu'en retard au boulot, je desserrais ma prise autour de mon fils, lui déposant un baiser sur la joue.

- Mon poussin, je dois aller me préparer.

- Mais tu travailles pas maintenant…

- Si, je dois passer au bureau pour prendre des papiers avant d'aller voir… Mamie Renée au cimetière.

- Ah… Bon, bah, tu patiras en même temps que mamie et moi ?

- Oui, mon poussin.

Je l'embrassais à nouveau, essayant de lui faire comprendre qu'il avait tout faux en pensant que je ne l'aimais plus comme avant. Vidant ma tasse de café, j'allais la porter à l'évier pour la laver rapidement mais ma belle-mère me stoppa.

- Va te préparer, je m'occupe de tout.

Lui souriant, je l'embrassais elle aussi avant de monter prendre une longue et bouillante douche.

Quelques minutes plus tard, vêtue d'un jean noir et d'une chemise cintrée noire également, je redescendis à la cuisine, voulant avoir une conversation avec Esmée. Cette année, je devais lui demander à elle de prendre soin de Lucas pour cette journée. Edward ne serait pas là…

En tout cas, c'est ce que je pensais jusqu'à ce que j'entre dans le salon et que je le trouve debout devant le buffet. Il portait son traditionnel costume noir. Celui qu'il portait en ce jour particulier. Je fronçais les sourcils alors que ma belle-mère se tournait vers moi, un sourire hésitant sur le visage. Pas de doute, c'était elle qui l'avait appelé.

- Bonjour Bella.

- Esmée, je pourrais te parler un instant, dans la cuisine ?

- Eh bien…

- MAMIE ! TU PEUX MONTER STE PLAIT ?

- … Lucas m'appelle. On parlera plus tard.

Passant à côté de moi, elle me lança un regard à moitié désolé mais aussi avec un éclat d'espoir à l'intérieur. Après m'avoir légèrement pressé le bras, elle disparut dans les escaliers.

Je soupirais avant de relever les yeux vers Edward. Nous ne nous étions pas vu depuis la nuit où je l'avais ramené dans sa chambre d'hôtel et que je lui avais dit que je ne voulais plus le revoir. Dès qu'il souhaitait voir Lucas, je m'arrangeais toujours pour que ce soit sans moi ou bien que ce soit Esmée qui lui apporte. J'étais déjà assez malheureuse de la tournure de notre couple alors il était hors de question que je déprime encore plus en le voyant. Il était également hors de question qu'il me serve son baratin, qu'il me dise encore une fois qu'il était désolé et que j'avais imaginé ce que j'avais vu dans son bureau, avec Tanya.

Je restais silencieuse, ne voulant aucunement parler avec lui mais tout de même intriguée par sa présence ici. Je savais que sa mère avait dû lui dire que venir me soutenir en ce jour pouvait lui rapporter quelques points mais ce n'était pas le cas. À présent, je doutais fortement qu'il puisse faire quelque chose qui me ferait changer d'avis sur notre futur divorce.

- Comment tu vas ?

Je fermais les yeux et, soupirant, lui tournais le dos afin de me rendre dans la cuisine. J'entendais ses pas dans mon dos et j'espérais de tout cœur qu'il comprenne mon envie de ne pas lui parler.

- Je sais que ce n'est pas un jour gai pour toi alors c'est pour ça que je suis venu voir si tu n'avais pas besoin de quelque chose. Si tu voulais que je fasse…

- La seule chose que je veux de toi, tu sais ce que c'est.

- Bella…

- Tu as les papiers signés du divorce ?

Il ne répondit pas mais secoua la tête en silence. Il ne voulait pas divorcer. Voulait-il vraiment me faire du mal ? Encore plus que ce qu'il était en train de me faire ? Voulait-il que je reste à jamais malheureuse ? Ne souhaitait-il pas le bonheur de celle qu'il aimait, soit disant ?

- Alors tu n'as rien à faire ici. Je n'ai pas besoin de toi.

- Aujourd'hui plus que jamais tu as besoin de moi, et tu le sais.

- Non ! J'avais besoin de toi avant mais maintenant, je ne veux plus de toi. Je veux que tu t'en ailles. Je ne veux tout simplement plus te voir Edward parce que tu ne peux pas savoir à quel point ça me ronge intérieurement de te voir dans ma cuisine, comme si de rien était.

- Je ne partirais pas. Je sais que… J'ai envie de prendre soin de toi, Bella.

C'était la meilleur !

Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer face à sa remarque. Je secouais la tête, le regardant aussi froidement que je le pouvais. Pour ma plus grande satisfaction, il fit un pas en arrière et murmura un « je suis désolé ». À ce moment là, je me retins, je ne sais pas comment, de lui balancer quelque chose à la figure.

- Combien de fois je vais te dire d'arrêter de t'excuser, Edward ? Ça ne sert plus à rien de t'excuser ! J'en ai plus rien à faire de tes regrets, il fallait y penser avant de me tromper… Deux fois.

- Je te redis…

- Occupe-toi de ton fils au lieu de moi. Tu m'as déjà perdue… Ne perd pas Lucas, à présent.

Énervée, j'attrapais mon sac, mes clés et mon manteau avant de claquer la porte et de me diriger vers la voiture. Une fois la portière fermée, je soupirais et mettais ma tête sur le volant.

Quand est-ce que tout ça s'arrêterait ? Quand est-ce qu'il comprendrait que je ne veux plus souffrir et qu'en venant ici, il réduisait mon cœur en bouilli ?

Je soufflais et jetais un œil vers la maison. Secouant la tête, je sortis de la voiture et retournais à l'intérieur de la villa. Edward était dans l'entrée, abattu et lorsqu'il releva le regard vers moi, il eut l'air on ne peut plus perplexe.

- Je dois dire au revoir à Lucas.

Je ne fis pas plus attention à lui et montais à l'étage.

Immobile depuis quelques minutes maintenant, dans les bras de mon frère, mes larmes coulaient silencieusement sur mes joues alors que mes yeux flous fixaient la pierre tombale en face de moi. Nous avions changé les fleurs fanées, retiré les feuilles mortes et balayé la terre, rendant la tombe plus… belle. Une photographie de notre mère était juste au dessus de son nom et prénom, accompagnée de la traditionnelle phrase « A une femme et une mère exceptionnelle ».

Je me séparais un instant de mon frère qui renifla disgracieusement. Il déposa un baiser sur ma joue avant de prendre ma main dans la sienne.

- Hey maman…

- Emmett, arrête. Tu sais que je déteste ça.

- … comme tu le vois, Bella est toujours aussi bornée, tête de mule et j'en passe.

- Je comprends pas, c'est tout. C'est qu'une pierre… Elle ne t'entend pas, tu parles dans le vent, Emmett.

- Tu as toujours été la plus raisonnable de nous deux. Tu sais que je fais toujours des trucs un peu…

- Stupides ? Oui, je sais.

Je l'entendis souffler et pendant qu'il recommençait à parler, seul, je regardais les autres tombes autour de nous. Une vieille femme, vêtue d'une vieille combinaison de maison bleue pâle était en train de sourire devant une pierre, des fleurs fraîchement cueillie entre ses mains. Elle regardait devant elle, les yeux rempli d'amour. Après quelques paroles que je n'entendis pas, elle déposa son bouquet, embrassa le bout de ses doigts et les déposa sur le sommet de la pierre.

Je ne comprendrais jamais ces gens. À quoi bon parler à des défunts ? Je sais que je vais sûrement paraître étrange, insensible mais c'est ce que je pense. À quoi bon poser des questions alors qu'elles resteront à jamais sans réponses ? Pourquoi parler dans le vent ? Dire « je t'aime » dans le vide ? Ou encore embrasser une pierre ?

Renée était morte. Elle n'était plus là. Même si nous lui gardions une place au fond de notre cœur, elle n'était plus là pour nous. Même avec ses belles paroles, Emmett ne la ramènerait jamais parmi nous. Elle partait un peu plus de jour en jour. Notre père pensait toujours à elle mais beaucoup plus à Sue. Emmett aimait notre mère mais chérissait plus que tout Rosalie. Et de mon côté… De mon côté, j'avais Lucas. Je lui portais tout mon amour. Je devais lui en porter encore un peu plus pour lui prouver que je l'aimais par-dessus tout. Je ne devais pas lui laisser croire que je ne l'aimais plus.

En repensant à la conversation entre mon fils et sa grand-mère, mon cœur se resserra. Je me souvins qu'un jour, j'avais eu, à quelques différences près, la même conversation avec Edward.

.

- Tu sais, tu as de la chance, Cullen. Tu as un père génial, une mère cool ! Je t'envierais presque si Alice ne faisait pas parti de ta famille.

- C'est vrai qu'Alice est horrible mais c'est encore supportable.

Je le regardais en retournant la tête. J'étais sur le premier banc, dans les gradins du terrain de basket de mon frère et lui. Edward avait décidé de faire une pause et notre conversation était partie sur sa famille, alors que je l'empêchais tant bien que mal de lui cacher les mots de mon journal intime, où je le décrivais comme le plus beau des garçons.

- Bella, pourquoi tu me dis ça, tout à coup ? Charlie, Renée et Emmett ne sont pas cools et géniaux, eux aussi ?

- Si mais des fois… Ne le dis pas à Emmett, ok ?

- Raconte-moi. Tu sais que tu peux tout me dire, Belly Bells ?

- Arrête avec ce surnom stupide… Tu sais que je déteste quand on m'appelle comme ça…

- Oui mais moi, j'ai tous les droits… Je sais que quoi que je fasse, quoi que je dise, tu me pardonneras toujours.

Je le regardais, les yeux légèrement plissés. Même si je voulais lui montrer qu'il avait tord, au fond de moi, une petite voix me disait que j'étais fichu et que je ne pourrais jamais en vouloir à l'amour de ma vie.

- Bon, bref… Des fois, j'ai l'impression que Renée ne s'intéresse pas à moi. Je sais qu'elle m'aime. Elle me le dit souvent mais je sais pas… J'ai l'impression que… Je suis sans doute trop banale face à son excentricité…

Je lui servis un petit sourire timide avant de me retourner pour voir mon frère en train de courir comme un dingue en travers du terrain, dribblant comme un fou alors que personne n'était là pour lui piquer le ballon. Je soupirais lourdement en rangeant mon carnet dans mon sac à dos.

Quelques secondes de silence se fit, cassé par le cri (hurlement) de victoire d'Emmett, alors qu'Edward se plaçait à côté de moi, ramenant ma tête contre son épaule, un bras entourant mon dos.

- Tu es tout sauf banale, Bella. Tu es une fille douée à l'école, assez intelligente pour ne sortir avec aucun garçons, qui sont tous nuls d'ailleurs… Tu es jolie comme un cœur, souriante, marrante…

- Souvent à mes dépens.

- Mais ça n'en est que plus drôle, Bella, je t'assure. Ne crois pas que ta mère te trouve insignifiante et indigne d'attention. Et si elle pense comme ça… Alors elle loupera énormément. Tu es une fille de rêve, Bella Swan. Une fille passionnante.

Je souriais timidement alors qu'il déposait un baiser dans mes cheveux et fit une pression sur mon épaule. J'étais si bien dans ses bras que je voulais que ça ne s'arrête jamais. Malheureusement, mon frère nous interrompit.

- Bon, au lieu de câliner ma sœur, viens sur le terrain, Cullen.

Déposant un dernier baiser rapidement sur mon front, il baissa la tête pour me regarder dans les yeux.

- Regarde comment on rétame un ours en deux dribbles. Je te dédies le panier, ma belle.

Bien sûr, il gagna la partie haut la main. Il dédicaça d'ailleurs tous ses paniers à sa « fille d'exception »

.

Je secouais la tête, un petit sourire nostalgique sur le visage. Revenant doucement dans le présent, ce sourire disparu. Tout comme la vieille dame à la combinaison bleue.

- … Et voilà. Rosalie a une pensée pour toi, maman. On viendra te saluer quand on viendra rendre visite à son grand-père, le mois prochain. Je t'aime, maman.

Je soupirais alors que mon frère se tournait vers moi. Il enlaça mes épaules, sachant que je n'avais rien à dire pour ma part.

- Café ?

- Je veux bien, si c'est toi qui invite. J'ai oublié mon porte-monnaie.

Il eut un faible soupire alors que nous nous approchions doucement de notre traditionnel bar post-cimetière.

- Deux cafés. Un noir et un au lait.

- Bien, ça arrive tout de suite.

Je posais mon portable sur la table et y remarquais deux messages. Un était d'Esmée, me demandant comment j'allais et l'autre était d'Edward. Je supprimais ce dernier sans même le lire.

- Tu… Edward est venu, ce matin ?

- Pourquoi tu me demandes ça ?

- Il… Je sais qu'il… Il sait que ce jour est particulier alors… Enfin…

- Emmett, c'est pas ton genre d'être timide. Tu ne cherches jamais tes mots.

- Je ne sais pas si je peux t'en parler comme ça, comme si de rien était. Edward m'a parlé de la demande de divorce…

- Tu lui parles ?

- Faut bien quelqu'un pour lui bouger le cul. Il ne veut pas trop voir Esmée parce qu'il est mal à l'aise. Carlisle ne veut pas s'en mêler, même s'il est triste de voir le petit, toi et Edward tristes…

- Edward n'a que ce qu'il mérite.

- Je suis de ton côté, sœurette. Je tiens juste à te dire qu'il fait des efforts. Il veut vraiment redevenir comme avant.

- C'est trop tard, Emmett. Comment veux-tu que j'ai à nouveau confiance en lui ? Il m'a menti, il m'a trompé, il a failli me…

- Mais il ne l'a pas fait. Toi-même tu m'as dit qu'il s'arrêtait toujours à temps. Qu'il reprenait la plupart du temps ses esprits avant d'aller trop loin.

- Alors sous prétexte qu'il ne m'a pas encore frappé sous le coup de l'alcool, je devrais lui pardonner. Je devrais le laisser revenir dans notre vie, à Lucas et moi, comme une fleur ? Je te rappelle qu'il y a deux minutes, t'as dit être de mon côté, Emmett.

- Tu l'aimes. Non, écoute-moi avant de t'énerver et de me foutre la baffe que t'as envie de me foutre depuis une seconde. Tu l'aimes, il t'aime. Il a envie d'être avec toi et Lucas. Il s'en veut à mort de ce qu'il t'a fait subir, ces derniers mois. Il m'a dit qu'il ne voulait pas essayer de redevenir comme avant… Il m'a dit qu'il réussirait à être à nouveau lui-même.

- Bien, imaginons qu'il redevienne comme avant… Comment… Explique-moi comment je tire un trait sur tout ce qu'on a vécu ?

- Ne tire pas un trait sur tout ça, Bella. Cette épreuve vous rendra plus fort. Si tu… Je ne te parle pas de lui pardonner ses conneries mais juste… Je suis nul dans tout ça, tu le sais, mais je le vois se défoncer pour être à nouveau digne de toi. Je te jure qu'il fait de son mieux, Bella.

Je soupirais, secouant la tête. J'avais beau aimé mon frère mais comme je l'ai dit plutôt, il faisait des choses vraiment stupide. Parler aux morts, croire en l'impossible… Edward ne pourrait jamais revenir l'Edward de mon cœur. Ce n'était pas possible, il m'avait fait tant de mal.

Mais d'un autre côté, une infime partie de moi, souhaitait qu'il redevienne comme avant. Elle voulait le revoir souriant, aimant, attentionné, en tout temps. Elle ne voulait pas avoir Edward Cullen, puis Masen, pour être à nouveau Cullen quelques heures plus tard et se retransformer en fantôme de son père. J'en avais assez de marcher sur des œufs, de recevoir des lames en plein cœur, des coups de couteaux à l'estomac… Je voulais une vie tranquille, avec l'homme que j'avais épousé et notre fils.

Est-ce qu'un jour, ça pourrait être à nouveau comme ça ? Edward et moi, main dans la main, allongés sur les transats du jardin pendant que Lucas jouerait dans la piscine gonflable ? Lui me murmurant qu'il m'aime et moi, lui jurant qu'il sera le seul, à tout jamais ?

Non, bien sûr que non. C'était impossible et je ne voulais pas me faire de films. Je ne voulais pas briser les faibles reconstructions de mon cœur.

- Quoi que tu décides, Bella, je te soutiendrais. Esmée, Carlisle, Rose… Tout le monde est avec toi. On ne veut que ton bonheur et, même si tu ne veux plus l'avouer ou le voir, il est avec Edward.

Je méditais les paroles de mon frère.

Pas de doute, c'était bien sa journée des conneries dites…

Emmett et moi étions resté toute la journée dans le bar, à parler de tout et n'importe quoi. J'avais mit un terme au sujet « Edward » et pour mon plus grand soulagement, il n'était pas revenu au bout de plus de quatre heures de conversation.

Coupant le moteur, je regardais rapidement ma montre et courus vers la maison. Je montais quatre à quatre les marches, jetant mon sac à main au passage, dans l'entrée. Je soufflais un bon coup avant de pousser doucement la porte de la chambre de mon fils. Comme je le craignais, il dormait déjà, son doudou dans les bras, sa main légèrement reposée sur une photo de son père et moi qu'il avait posé sur son oreiller. Les larmes me montèrent aux yeux quand je reconnaissais le cliché.

Pour notre lune de miel, nous avions été sur une île isolée de tout. Seulement lui et moi, pendant plusieurs semaines. Pour nos souvenirs, nous avions prise de nombreuses photographies. Une que j'affectionnais particulièrement se trouvait dans le salon, sur le meuble de télévision. Edward et moi étions dans le lit et après plusieurs tentatives, nous étions arrivés à en faire une correcte. J'étais en train de regarder l'objectif pendant que mon époux m'embrassait la joue. C'était une photo très simple et pourtant, je ressentais à chaque fois tout l'amour qu'il y avait entre nous, à cette époque-là. Enfin, sur l'oreiller de mon fils, se trouvait une prise gentiment par un passant. Nous étions dos à la mer, Edward dans mon dos entourant ma taille de ses bras pendant que j'avais la tête légèrement retourné et que j'embrassais sa mâchoire. Il avait un grand sourire, ses lunettes sur le nez, les cheveux décoiffés. Il portait une chemise blanche, accompagné d'un jean alors que je portais une courte robe beige. J'aimais également cette photo et durant un instant, je me demandais où il l'avait trouvé.

Secouant à nouveau la tête, j'embrassais le front de mon fils, qui murmura après moi. Il avait hérité ça de moi : il parlait dans son sommeil. Je souriais en prenant la photo dans mes mains. Je la regardais, une douce nostalgie m'envahissant pour la seconde fois aujourd'hui. Je soupirais, m'empêchant d'espérer qu'un jour, nous referions ce genre de photo. Déposant le cliché sur la petite table de nuit à côté du lit, je me retournais pour sortir de la chambre. Ma belle-mère me regardait, silencieusement, appuyée contre la chambranle de la porte. Je lui fis un mince sourire avant de m'avancer. Nous sortîmes de la pièce, fermant légèrement la porte derrière nous.

- Tu as mangé ?

- Je n'ai pas trop faim.

- Viens, il reste des macaronis au fromage, que j'ai fait pour ce soir. Tu as besoin de manger.

- Je ne pense pas que ça passera, mais merci quand même.

- N'argumente pas ! Tu dois manger, Bella. Tu es toute pâle. Tu as dû perdre dix kilos en quelques semaines et je ne parle même pas des cernes que tu as sous les yeux. Tu dois travailler moins et dormir plus.

- Tu as fini ta leçon de morale, Esmée ? Tu peux me montrer où se trouve les pâtes, maintenant ?

Je lui lançais un petit sourire avant de descendre à la cuisine. Gentiment, elle me fit chauffer une assiette, me demandant comment c'était passé ma journée avec Emmett et mon séjour au cimetière. Je lui racontais tout, omettant ma conversation à propos d'Edward avec mon frère. J'avais déjà eu la leçon de sa part, je n'avais pas spécialement envie d'en avoir une venant de ma belle-mère. Je savais qu'elle ne me tiendrait pas le même discours qu'Emmett. Elle serait de mon côté, même si elle était très attristée de notre séparation, entre son fils et moi. Mais Esmée savait ce que j'endurais. Elle l'avait vécu aussi. En pire, certes mais elle connaissait ce sentiment de perte, de trahison… Elle savait que la confiance ne se redonnait pas facilement à quelqu'un qui vous a fait du mal. Je lui souriais légèrement alors qu'elle me servait un verre de vin.

- Et toi alors ? La journée ? Tout s'est bien passé avec Lucas ?

- Bien sûr. Comme d'habitude, de toute façon. Il a été à l'école, la maîtresse m'a dit qu'il était parfait, qu'il participait et qu'il aidait les autres dans leurs travaux. En bref, ton petit est un vrai petit ange.

- Un petit ange qui pense que son père et moi ne l'aimons plus comme avant.

Elle soupira tristesse, laissant tomber son sourire et tortillant ses doigts.

- Tu as entendu la conversation de ce matin ?

- Oui… J'ai pas pu… Je me sens tellement honteuse, Esmée. Mon propre fils subit mon calvaire et il pense que je ne l'aime plus. Pire ! Il fait comme si tout va bien. Il prend soin de moi… Ces derniers temps, j'ai l'impression qu'il est l'adulte qui console la pauvre adolescente qui a un chagrin d'amour.

Une larme orpheline coula sur ma joue. Je l'essuyais rapidement et continuais de manger sous le regard de ma belle-mère.

- Edward m'a dit que tu ne lui avais pas vraiment parlé ce matin…

- Ah oui, d'ailleurs, tu n'avais pas à lui dire de venir ici.

- Je ne lui ais rien dit du tout, Bella…

- Alors pourquoi il était là ?

- Parce qu'il savait qu'aujourd'hui était l'anniversaire de la mort de ta maman et qu'il voulait être à tes côtés. Il veut être là pour toi. Nous avons parlé et…

- Oh pitié, Esmée, tu ne vas pas me dire que tu crois en ses belles paroles ? Pas toi !

- Bella, il est mon fils et je le crois. Tu devrais peut-être ouvrir un peu les yeux et voir qu'il est sur la bonne voix de changer… Edward t'aime et…

- Non, arrête, je n'ai pas envie de me disputer avec toi et je sens que ça sera le cas si tu continues sur ce chemin.

- J'ai le droit de te dire ce que je pense, tout de même, non ?

- Non.

- Eh bien, je vais te le dire quand même !

Je me levais, prenant mon assiette et mon verre, les portant dans l'évier.

Je ne voulais pas cette conversation. Dire que quelques secondes plus tôt, je pensais qu'elle serait de mon côté. Qu'elle me dirait que j'ai raison de réagir comme ça. De m'éloigner de lui, malgré que ce soit son fils et qu'elle l'aime. Je ne pensais pas du tout… J'étais à mille lieux de me dire qu'elle allait me demander de lui laisser… Non, elle ne pouvait pas me demander ça ! Elle savait ce que je vivais. Elle l'avait vécu. Comment pouvait-elle me faire ça ? Prendre son parti. C'était son fils, certes, mais en ce moment, il se rapprochait plus de son ex-mari qu'autre chose.

- Tu devrais réfléchir, au calme. Je suis certaine que tu as pris ta décision sous un coup de colère. C'est vrai qu'Edward n'est pas au mieux en ce moment mais…

- Pas au mieux ? Esmée, il boit, il me trompe, il est à deux doigts de me frapper quand il est bourré comme un pot et tu trouves qu'il est seulement « pas au mieux » ? Non, mais je rêve… C'est un cauchemar et je vais me réveiller.

- Tu l'aimes, Bella. Je le sais, ça se voit. Je ne veux pas que tu fasses une erreur en te coupant de tout. Tu ne veux pas voir les efforts qu'il fait…

- Les efforts ! Les efforts ! Vous n'avez que ce mot à la bouche mais moi, j'en ais beaucoup plus : tromperie, trahison, humiliation… Je t'en site d'autres ? Tu dois d'ailleurs les connaître vu ce que tu as subi par le passé.

- Tu ne vis pas ce que j'ai traversé Bella, c'est différent. Anthony ne m'aimait pas… Il me frappait, il menaçait de frapper Edward à chaque instants et quelques fois, heureusement que je me mettais entre les deux sinon, ça aurait mal fini. Tu vis quelque chose de fort, de triste, de dévastateur mais Edward vous aime, toi et Lucas…

- Je pensais que tu me soutiendrais…

- Je te soutiens, Bella, mais…

- Non ! Non, tu ne me soutiens pas ! Je pensais qu'avec ce que tu avais vécu, tu serais de MON côté. Et ce, même si de l'autre, c'était ton fils. Je pensais que tu ferais la part des choses que tu me comprendrais, moi !

- Mais je te comprends, c'est juste que je me demande si tu as fait le bon choix, lorsque je vois ton état et celui de Lucas.

La colère bouillait en moi. Mes mains étaient accrochés sur le plan de travail et mes yeux se brouillaient sous les larmes qui les envahissaient.

- C'est pour Lucas que je fais ça. Pour le protéger. Pour me protéger également.

- Arrête de croire ça. Il t'aime, je te le jure. Il me le répète tous les jours. Le divorce n'est peut-être pas la bonne solution.

Cette fois, je n'en pouvais plus. Je m'avançais vers ma belle-mère, qui était toujours assise sur un des tabourets. Je me m'étais en face d'elle et exposais ma façon de voir les choses.

- Si on t'avait dit, à l'époque, qu'Anthony t'aimait toujours, tu n'aurais rien écouté et tu aurais également divorcé.

- Mais Anthony était malsain, il me trompait à longueur de temps et…

- Edward aussi !

- Il ne te fera jamais de mal, ni à Lucas, ni à toi, contrairement à Anthony.

- Il nous fait du mal mais il s'en fout. Il continue ses conneries… Il n'en a plus rien à faire de nous, Esmée.

- Tu sais que c'est…

- Non ! Ma décision est prise ! Je veux divorcer.

- Je persiste à dire que ce n'est pas la bonne solution. Parle-lui. Donne-lui, ne serait-ce que cinq minutes pour te parler. Tu mets de côté la rancœur que tu as. Tu fais le vide dans ton esprit. Tu oublies ce qu'il a été ces dernières semaines. Écoute-le et ensuite, prends ta décision. Je sais que tu ne l'as pas fait à la va-vite, je me suis mal exprimé mais… Laisse-lui du temps. Laisse-toi du temps. Vous vous aimez depuis… Vous êtes faits l'un pour l'autre et devez tout essayer pour réparer vos erreurs.

- Il n'y a que lui qui a fait des erreurs. Je n'y suis pour rien s'il s'est mis à boire et à sauter sa secrétaire.

Esmée resta bouche bée devant moi. Je fermais les yeux et soupirais. C'est vrai que j'avais manqué de tact durant notre conversation mais j'étais si en colère que rien de ce qu'elle aurait pu me dire m'aurait fait changé d'avis.

- Je crois que je vais te laisser. Tu as besoin de sommeil. Mais réfléchis à ce que je t'ai dit, d'accord ?

- Je ne pourrais jamais lui pardonner. Oublier… Ce n'est pas possible.

- Essaye. Il t'aime. Je sais que c'est peu en comparaison à ses bêtises mais je n'ai pas envie qu'il souffre. Je ne veux pas non plus que tu souffres ou que Lucas souffre de cette situation. Parle-lui. Ensuite, s'il ne te convainc pas du tout alors… Si vous n'arrivez pas à régler tout ça, je le persuaderais de signer les papiers du divorce.

Ce fut à mon tour de rester bouche bée devant les paroles de ma belle-mère. Devrais-je l'écouter ? Elle avait toujours été de très bons conseils pour moi mais son jugement n'était-il pas altéré par la présence de son fils dans l'affaire ? Penserait-elle ainsi s'il s'agissait d'inconnus ? Elle avait bien réagi par le divorce elle, alors pourquoi pas moi ?

Lorsqu'elle m'embrassa la tempe, me souhaitant une bonne nuit et me laissant seule dans la cuisine, je me demandais toujours si je devais accorder ou non, le bénéfice du doute à Edward…

Voilà plus de trois jours que je passais mon temps à réfléchir à la conversation que j'avais eu avec Esmée. Avec le recul, je voyais à quel point j'avais pu être blessante envers elle, en lui rappelant le passé. En lui rappelant le passé douloureux qu'elle avait vécu mais sur le moment, la colère l'avait emporté, emmenant toute compassion. Je m'en étais, bien entendu, voulu et lui avais présenté mes excuses le plus rapidement possible.

Mais depuis, ses paroles tournaient et retournaient dans ma tête. Il était clair que notre séparation, à Edward et moi, nous affectait tous. À commencer par Lucas et moi. Je ne savais plus ce qui était le mieux. Devais-je poursuivre, persévérer à demander le divorce pour ne plus souffrir ? Ou bien, devais-je lui donner la dernière chance ? Ma belle-mère m'avait dit que je devais y réfléchir. C'est vrai que j'avais fait ça sous un coup de colère. Dès que je l'avais vu, dans ce bureau, cette blonde à son cou, tous mes sentiments s'étaient mélangés. Tristesse, colère, trahison, humiliation et j'en passe… Trompée à nouveau, je n'avais pas mis une minute à trouver le bureau d'un avocat et aller lui demander une procédure de divorce. Cela me semblait la meilleure chose à faire mais quand il était revenu, le soir, avec ce sourire amoureux et qu'il m'avait juré qu'il n'avait rien fait avec cette Tanya… Aurais-je pu voir qu'il disait la vérité si je l'avais vraiment regardé ? Si j'avais regardé au plus profond de lui, comme j'en avais l'habitude, est-ce que j'aurais vu qu'il me disait vrai ? Que c'était… Que j'étais arrivée au mauvais moment et partie trop tôt pour le voir la repousser ?

Je secouais la tête, me replongeant dans le manuscrit en face de moi.

Je devais me rendre à l'évidence, je n'arriverais jamais à prendre une bonne décision en ce qui concernait l'avenir ou la mort de mon couple. J'étais revenue mainte et mainte fois sur mes décisions. Tout d'abord, j'avais subi, comme la femme aimante et naïve que j'étais. Ensuite, j'en avais eu assez et l'avais fait sortir temporairement de ma vie, en le jetant dehors pour ensuite lui donner une seconde chance. Chance qu'il n'avait pas mis plus de quelques jours à jeter par la fenêtre, lorsque je l'avais trouvé en train de batifoler avec sa secrétaire. J'avais décidé qu'il était temps de mettre fin à tout ça en imposant le divorce mais il ne le voulait pas. Il était têtu, mais je l'étais encore plus. D'après toute la famille, il faisait vraiment des efforts mais pouvais-je lui faire confiance à nouveau ? Pouvait-on redevenir une famille unie, lui, Lucas et moi ? Ne retomberait-il pas dans le côté « sombre » ? Aurais-je assez de force pour affronter une nouvelle déception ?

Je voulais m'arracher les cheveux sous ce flot de questions, sans réponses. M'abandonner ? Faire confiance ? Ou bien, rester sur mes postions et me protéger quoi qu'il arrive ?

- Bella, il t'a fait quoi ce crayon ?

Sursautant légèrement, je relevais mon regard sur ma patronne. Elle me regardait, une mine mi-inquiète, mi-amusée. Lorsque je baissais le regard sur le fameux crayon, que j'avais dans les mains, sans vraiment en être consciente, je remarquais à quel point il était tordu et mâchouillé à son embout. Je regardais à nouveau ma patronne et lui lançais un petit sourire d'excuse.

- J'étais dans mes pensées…

- Dis, ce n'est pas le livre qui te fait passer tes nerfs sur les fournitures de bureau ?

- Non, non… Le manuscrit est très bien… Enfin, de ce que j'ai lu et retenu. Oh, Kate, je suis désolée. En ce moment, c'est pas…

- J'avais compris. Tu devrais peut-être prendre le script et rentrer chez toi. Tu le lis tranquillement chez toi, tu fais les notes sur la marge… Enfin, tu sais comment t'y prendre.

- Mais…

- Pas de « mais » Bella. Tu sais que tu fais peur à tout le monde, avec cette tête.

- Merci, c'est sympathique…

Je me rebiffais, posant le crayon dans un coin de mon bureau et faisant semblant de repartir dans le manuscrit.

- Ce que je veux dire, c'est qu'à un moment, tu as une tête de déprimée et l'instant d'après, on dirait que tu t'apprêtes à tuer quelqu'un.

- C'est peut-être le cas.

- Je préfère que tu établisses tes plans de meurtre chez toi, Bella, si tu le veux bien.

- T'es en train de me donner congé, ou je rêve ?

Doucement, Kate croisa ses bras sur sa poitrine, me regardant fixement. J'aimais beaucoup travailler pour elle, et j'avais été plus qu'heureuse qu'elle me reprenne mais il était sans doute normal qu'elle me vire si je ne faisais pas le boulot pour lequel elle me payait. À savoir, lire et juger des livres et non penser à ma pauvre petite vie chamboulée.

- Je te donne juste un nouveau bureau et comme par hasard, il se trouve à la même adresse que ta villa. Prends un ou deux manuscrits et disparait avant que je n'appelle la sécurité…

- Tu sais bien que Sam ne me fait pas peur.

- Bella…

- Ok, ok ! Je prends les scripts que je devais lire et les numéros des auteurs. Est-ce que tu sais si un d'entre eux vit ici ?

- Hum, fais-moi voir ta liste… Eh bien, il y a Riley Biers et Bree Tanner.

- Bien, je les rencontrerais pour parler de leur histoire.

- Bien.

Sans que je m'y attende, elle me prit dans les bras. Je restais figée un moment avant de passer mes bras maladroitement autour d'elle, à mon tour.

- Reviens en forme, ok ?

- Merci Kate…

Je lui fis un faible sourire alors que je rangeais mes affaires et prenais la direction de l'ascenseur.

.

J'étais captivée par le récit de ce Riley. Il trouvait les bons mots, là où il fallait, quand il fallait. Il avait un don certain pour l'écriture. Cette histoire bouleversante d'un frère et sa sœur, unis malgré toutes les épreuves : la mort de leur père, les scandales de leur mère. J'avais vraiment l'impression que c'était une histoire vraie, une histoire vécue et ça me donnait encore plus envie de rencontrer et voir à quoi ressemble ce jeune homme. Lorsque je m'arrêtais de lire, notant les petites choses à voir ou les autres questions à poser à cet auteur, je levais les yeux sur l'horloge murale de mon bureau et sautais sur mes pieds. J'avais dix minutes de retard pour aller chercher Lucas à la maternelle. Fermant rapidement mon ordinateur, sans prendre la peine de l'éteindre, j'empoignais ma veste et descendais à la va-vite dans les escaliers. Alors que je mettais mes chaussures, prête à sortir, la porte s'ouvrit sur mon fils, souriant et rigolant comme un fou.

Mes yeux s'écarquillèrent tandis que l'angoisse s'insufflait en moi.

- … hâte de voir ça ! Oh, ma petite maman, ça va ?

Il se jeta dans mes bras après avoir déposé sans douceur son cartable dans l'entrée. Je le serrais contre moi, déposant un baiser dans son cou.

- Mais, comment tu es rentré ?

- C'est papa qu'est venu me chercher… C'est cool, vais aller dans son hôtel quatre zétoiles !

- Hein ? Qu'est-ce que…

- Vais faire mon sac !

Il déposa un baiser claquant sur ma joue avant de se ruer à l'étage. Je me relevais lentement, posant mon regard sur Edward, qui se tenait dans l'encadrement de la porte, un petit sourire sur le visage. Sans une parole, je lui lançais un regard « qu'est-ce que c'est que ça ».

- J'avais pensé venir te parler devant la maternelle, de sorte à ce que tu m'écoutes cette fois au lieu de partir dans la cuisine et me crie dessus mais… Bah, tu n'es pas venu alors, j'ai récupéré le petit et je suis venu ici.

- Je… Je serais… Merci. J'ai pas vu l'heure passée et j'allais juste partir alors… Je suis contente qu'il ne soit pas tout seul dans la récréation.

- Sur le chemin, il m'a demandé quand je… rentrerais à la maison et comme il m'a dit que je lui manquais, je lui ai proposé de venir dormir à l'hôtel ce week-end jusqu'à… Enfin, quand tu le veux bien.

Il hocha la tête avant de me demander silencieusement s'il pouvait entrer.

- Bien sûr… Tu veux un café ?

- Euh… En fait, je préférerais que tu écoutes… ce que j'avais à te dire…

- Oh… Bah, si je t'écoute, je pense que personnellement, j'aurais besoin d'un café.

Sachant qu'il me suivrait, je me dirigeais en silence dans la cuisine et me préparer un café noir. Je ne l'aimais pas tellement ainsi mais ça m'aiderait peut-être à avaler ce qu'il avait à me dire. Lorsque je levais les yeux vers lui, une étrange sensation m'envahit. Il avait l'air… angoissé sous son apparence déterminé. Et s'il m'annonçait qu'il acceptait le divorce ? Pour moi bien et celui de notre fils ? J'aurais dû être heureuse à cette pensée et pourtant…

- Je suis désolé. Je sais que tu détestes quand je dis ça, je le sais, tu le sais mais c'est important pour moi de te dire à quel point je suis navré du mal que je t'ai fait. Et celui que je te fait encore, d'ailleurs. Hum… Esmée et Emmett m'ont dit que tu avais… Que tu semblais très fatiguée et je voulais te dire que si tu avais besoin de moi, eh bien…

- Je ne veux pas de ton aide, seulement les papiers du divorce.

Qu'est-ce que je disais ? J'étais passé en parole de défense automatique. Je savais que c'était le mieux, qu'il me dise qu'il allait le faire mais une douleur piqua mon cœur. Je tentais de ne pas y penser. De ne pas ressentir ses milliers de piqures. En vain…

- Je ne divorcerais pas, Bella. Pas avant d'avoir fait tout mon possible pour te récupérer. Tu m'avais donné ma dernière chance et tu as dit que je t'avais trompé hors, c'est faux. Je sais que tu ne me crois pas mais il ne s'est absolument rien passé avec Tanya. Je te le jure. Tu es certainement arrivée au moment où elle s'est jeté sur moi et tu es partie avant d'avoir vu que je la virais de mon bureau. J'ai joué au con ces derniers temps, je le sais, j'en suis conscient mais il faut que tu me crois. Je te jure que je n'ai rien fait avec Tanya.

- Je serais juste arrivé au mauvais moment ?

- Je t'aime Bella et même si j'ai fait des conneries lorsque j'étais dans des états pas très… clairs… Je te jure qu'il ne se passe plus rien de physique entre elle et moi depuis longtemps.

- Imaginons que je te crois… Qui me dit que tu ne me tromperas pas à nouveau avec une autre ? Comment je suis sensé te faire confiance, maintenant ?

- Eh bien, j'y ai réfléchi. Comme je te dis, je suis prêt à tout pour te récupérer et être à nouveau avec toi et Lucas, ici, dans cette maison. Alors… J'assiste à des réunions pour combattre l'envie de boire dès que je vois une bouteille dans mon champ de vision. Je fais tout mon possible. Je travaille pratiquement vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour ne pas penser à l'alcool et à… A mes conneries. Tu sais quoi, je me suis même mis au sport. Moi ! Je fais du footing tous les matins et avec un partenaire, nous allons faire du golf…

- Ce n'est…

- Je sais… Tu détestes le golf et tu ne considères pas ça comme un sport mais c'est la seule activité que je pouvais faire avec mes collaborateurs. Emmett voulait me mettre à nouveau au baseball mais…

Un sourire s'étendit sur mon visage, sans que je ne le veuille vraiment. C'est vrai que depuis la fac, Edward ne faisait plus de sport. Et la dernière fois que mon frère avait voulu le faire jouer au baseball, il avait tellement bien lancé la balle que j'avais eu un bandage autour de la tête pendant une semaine. Ça avait fait rire Lucas, du haut de ses un an. Essayant de cacher mon expression, je pris une gorgée de ma boisson chaude, qui ne l'était plus vraiment et qui me fit faire une grimace. Sans un mot, Edward se déplaça vers le frigo et sortit une brique de lait.

- Tiens, je comprends pas comment tu as fait pour boire une gorgée… Bref, comme je te dis, j'ai réfléchi et j'ai peut-être trouvé une solution à notre problème… Autre que le divorce.

- Je suis pas convaincu.

- Tu n'as même pas entendu ce que j'avais à te proposer.

- Vas-y, je t'écoute.

- Un conseiller conjugal.

J'ouvris la bouche pour lui demander s'il était sérieux mais Lucas déboula en courant dans la cuisine, déposant encore une fois son sac brusquement et bruyamment sur le sol, nous regardant avec un immense sourire. Ce que j'aimais quand il était ainsi. Souriant et heureux, c'est tout ce que je désirais pour lui. Si son père revenait vivre ici, aurait-il toujours ce sourire éclatant ? Étais-je prête à tout pour mon fils ? Assurément.

- Maman, t'es d'accord pour que zaille avec papa aux quatre zétoiles ?

- Bien sûr, mon poussin. Tu as le droit, tant que tu ne fais pas n'importe quoi, que tu te couches à une heure raisonnable et que tu ne manges pas de sucre après le dîner.

- Papa me dira que y'a pas le droit, ok ?

Je secouais la tête, amusée devant la tête de mon fils excité comme si c'était le matin de Noël. Je lui fis signe de venir me faire un câlin avant qu'il ne parte.

- T'aime, maman.

- Je t'aime aussi mon cœur. Fais pas de bêtises, hein ?

- Vais faire attention à papa…

Je l'embrassais une dernière fois sur le front alors qu'il se tournait vers Edward.

- Dis champion, tu vas à la voiture ? Je dois dire quelque chose à maman avant de partir à l'aventure.

- Ok, capitaine !

Il leva les pouces en l'air et courut dehors. Je soupirais. Encore une fois, j'allais me retrouver seule. Je repoussais cette pensée alors que je voyais Edward s'approchait de moi. J'étais figée, le regardant dans les yeux. Mon cœur se serra dans ma poitrine lorsque je voyais tout l'amour et tout l'espoir qui baignait dans ses pupilles vertes.

- Crois-moi, Bella. Crois en tout ce que je te dis… Je t'en prie.

- J'ai de plus en plus de mal à croire ce qui sort de ta bouche, Edward.

Sans que je m'y attende, il rapprocha mon visage du sien et m'embrassa tendrement, doucement, me laissant l'opportunité de le repousser. Mais encore une fois, je ne pus bouger et décider que, perdue pour perdue, je pouvais profiter de cette douceur avant de sombrer à nouveau dans la tristesse et la colère de ma faiblesse. Ses lèvres étaient plus douces et plus délicieuses que dans mes souvenirs. Malheureusement. Le baiser était simple, sans vraiment de passion mais rempli d'amour. Nos lèvres ne faisaient que s'effleuraient et pourtant, j'avais l'impression que c'était le meilleur baiser qu'il ne m'avait jamais donné depuis que nous étions ensemble.

Au bout de quelques secondes, il libéra ma bouche, embrassant ma joue et inspirant profondément.

- Tu peux au moins croire en ça et croire que je t'aime plus que tout, Bella.

Libérant ma nuque de sa main et retirant sa main qui s'était posée sur ma hanche aussi légèrement qu'une plume, il se recula et me lança un petit sourire timide, comme plus tôt lorsqu'il était dans l'entrée de la villa. Alors qu'il arrivait à la porte de la cuisine, près à sortir de la maison, il se retourna.

- Je prends rendez-vous et je te tiens au courant.

Il ne manquait pas de culot ! J'aurais dû lui sortir ça, lui dire qu'il ne pouvait pas décider pour moi alors que je ne lui avais même pas dit si j'étais d'accord ou non. Mais, ce fut de toutes autres paroles qui sortirent de ma bouche.

- Mercredi, en me rendant Lucas au parc.

- Il me tarde d'y être.

Il me regarda tendrement avant de sortir de la cuisine, puis de la villa. Quand je vis la voiture partir de devant la maison, je glissais contre le bar de la cuisine.

Quel genre d'erreur venais-je encore de faire ?

...

Vais-je me recevoir des tomates ?

Bon, j'ai juste une question avant de vous laisser tranquille : j'ai la fin en tête, je sais exactement ce qu'il va se passer mais vous, que préfériez-vous pour cette fiction :

- Une bad-End ou une happy-End ?

Expliquez-vous, donnez-moi votre avis. Edward doit-il être pardonner ?

Le prochain chapitre arrivera le plus vite possible. Je vous remercie d'être encore là malgré le long temps entre chaque poste et mes nombreuses pauses.

A bientôt, Edwardienne100