Chapitre 10 :

- Ivy ?

- ….

- Ivy ? Ivy, ma chérie !

- …..

- Je t'en prie réveille-toi, mon ange !

- ….. Mmmmm… Ma….. Maman ?

- Tu es réveillée, je suis soulagée.

- Mais où suis-je ? Et pourquoi es-tu là ?

- Je veille sur toi, voila pourquoi. Tu es dans un endroit où tu ne devrais pas être.

- Où ça ?

- Dans l'au-delà, mais ta place n'est pas ici. Pas maintenant.

- … Pardonne moi…..

- Qu'as-tu à te faire pardonné ? Rien ne t'es reproché, mon Ivy.

- …. Je n'ai pas écouté ce que tu m'avais dit…. Cette porte….. Je m'en suis approchée…..

- Ce n'est rien, tout va bien.

- …. Mais….

- Il n'y a pas de mais. Je suis fière de toi, tu sais ?

- ….?

- Tu es devenue grande, forte et réfléchie.

- Ce n'est pas vrai ! Sinon je serai resté dans le monde des humains ! J'ai foncé tête baissée et je me suis faite avoir…..

- Ivy, tu as fait ça en écoutant ton cœur, non ?

- Oui, mais….

- Alors tu n'as pas à t'en vouloir, je sais que je ne devrai pas dire ça mais je suis contente que tu sois passée par ce passage. Tu agis comme ton père, tu sais ? Lui aussi, il agit souvent en écoutant son cœur.

- Je ne croirais pas ça à ta place….Je l'ai vu…. Il n'est pas comme tu me le disais, il est tout à fait différent…

- Qu'est-ce que tu en sais ? Tu lui as parlé ?

- ….. Non, mais…

- Alors, ne dis pas ça, il est peut être différent en apparence mais je suis sure qu'il est le même à l'intérieur.

- ….

- Il est temps que tu t'en ailles, ce n'est pas bon de rester ici. Pas pour toi.

- Mais pourquoi ? Pourquoi on devrait encore se séparer ?

- Je sais que c'est dur, mais il le faut, tu dois vivre, ma chérie.

- Mais…..

- S'il te plait mon ange. Je serais toujours là, près de toi, ne t'en fait pas.

- ….. D'accord…. Je t'aime, maman.

- Je t'aime aussi, ma petite fille.

- Hé ! Je suis plus si petite !

- Oui je sais, tu es devenue grande et belle….. Tiens, tu en auras plus d'utilité que moi maintenant.

- Qu'est-ce que c'est ?

- C'est quelque chose que j'ai laissé dans le monde des démons avant de partir, mais tu verras quand tu reviendras à toi.

Nero, lui, était sorti du repère de Mundus et cherchait la jeune femme dans les alentours. Il l'aperçu plus loin. Elle gisait sur le sol, inconsciente. Il courut vers elle et la prit dans ses bras. Elle semblait dormir, sa respiration était très faible mais elle était en vie. Le choc avec le sol, lui avait sans doute fait perdre connaissance. Il resta un moment à l'observer, laissant ses pensées l'envahir. La jeune femme ne le laissait pas indifférent, et il le savait, mais de l'autre coté, il y avait Kyrie. Ses sentiments envers la jeune sœur de Credo étaient confus et puissants, mais quelque chose avait changé depuis quelques mois. Il ne s'en était pas rendu compte tout de suite mais maintenant il le voyait. Il était toujours attaché à elle, mais différemment. Il ne savait plus où il en était. Ivy avait un sale caractère mais elle l'attirait sans trop qu'il sache pourquoi. Il sorti vite de ses pensées quand le brassard de la jeune femme s'illumina soudainement, l'aveuglant. Quand la lumière se dissipa, il remarqua que la jeune femme avait ouvert les yeux et qu'elle le regardait étrangement. Ses yeux étaient vides, sans vie. Dans sa main gauche était apparue une magnifique épée de cristal.

- Ivy ?

- ….

- Réveille toi, Ivy.

- ….. Quoi ?

Elle semblait avoir soudainement repris conscience.

- Ça va ?

- Bien sur, pourquoi ?

- Ben… Après la chute que t'as fais….

- Ah oui, c'est vrai… Ça va, je vais bien.

- C'est quoi cette épée ?

- Une épée ? ….. Alors c'est de ça dont elle parlait…..

- Qui ça ?

- …. Ma mère, je sais qu'elle est morte, mais je l'ai vu…. Ça doit te paraître bizarre.

- … Tu l'as peut être aperçue en rêve.

- …. Oui, peut être… Quoi qu'il en soit, elle m'a donné son épée.

- Elle lui appartenait ?

- Oui, elle l'avait laissé ici en partant.

- Je vois, bon allons aider Dante, je sais pas si il tiendra seul face à Mundus.

- ….. OK.

Ils retournèrent au repère de Mundus en courant. Pendant leur course, Nero regarda la jeune femme. Elle semblait différente, quelque chose venait de changer, comme si elle avait pris conscience de quelque chose.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Hein ? Rien !

- Alors pourquoi tu me regardes comme ça ?

- … Je me demandais… Où étaient passées tes ailes.

- Elles ont du disparaître quand j'ai perdu connaissance. Mais t'es sur que c'est pour ça ?

- Bien sur !

- Si tu le dis.

- Bon dépêche-toi, faut aller l'aider.

- Ouais, je sais… Hahaha

- Qu'est-ce qui te fait rire ?

- Toi, t'es trop bête.

- Pardon ?

- Aller grouille, c'est toi qui traînes en plus.

Quand ils arrivèrent, Dante se battait encore contre Mundus. Le combat était féroce et le chasseur de démons avait de plus en plus de mal à lui tenir tête.

- ET BIEN DANTE, ON FAIBLIT ?

- Pfff, tu parles, je te laisse souffler un peu, ça doit être dur de bouger autant après être resté aussi longtemps sans bouger à faire la statue.

- TU PARLES MAIS TU N'ES PAS EN MESURE DE ME BATTRE SEUL. TU NE L'AS JAMAIS ÉTÉ D'AILLEURS. TU AS EU BESOIN DE TRISH AUTREFOIS ET MAINTENANT C'EST DE CES GOSSES !

- Tu rêves ! J'ai juste envie de m'amuser un peu.

- T'AMUSER ? POURTANT TU AS L'AIR ÉPUISE, TU VEUX QU'ON EN FINISSE ? MEURS !

Mundus voulu lui asséner un puissant coup mais celui-ci fut paré au dernier moment par Ivy qui avait brandit son épée de cristal. Elle lui renvoya son attaque et il recula de quelques mètres.

- COMMENT EST-CE POSSIBLE ?

- Tu m'as sous-estimée Mundus ! Tu croyais vraiment m'avoir avec une attaque aussi faible ?

- TU VIENS AIDER CE MISÉRABLE ?

- Sache que moi seule ai le droit de mettre la pâtée à mon père !

- Quoi ?

- Depuis quand tu sais ça ?

- On en reparlera plus tard. Avant faut lui botter les fesses !

- Très bien, c'est parti.

- Tsss….

- Quoi ?

- Rien.

- Aller sort ton cure-dent, gamin.

- Mon cure-dent ? Tu vas voir ce qu'il sait faire le cure-dent !

- Bon alors ? Qu'est-ce que vous foutez ?

- On arrive, ma puce.

- Je t'ai pas permit de me parler aussi familièrement que je sache.

- Je suis ton père, non ?

- Ça ne veut pas dire que tu peux m'appeler ainsi.

- Tu préfères princesse ?

- Mais ferme là…

Ils attaquèrent Mundus en même temps. Celui-ci parvint à stopper une attaque mais reçu les deux autre de plein fouet. Ils recommencèrent leur parade et cette fois les trois le touchèrent. Mundus s'effondra sous la force de leurs attaques. Il tenta une dernière fois de les atteindre mais ses coups passaient loin à coté.

- Tu veux lui donner le coup de grâce ?

- … Moi ? Pourquoi ?

- Pour ta mère.

- …. OK.

Elle brandit son épée qui se mit à briller et fonça vers Mundus. Elle fendit l'air en direction de son adversaire, l'épée créa un courant d'air froid qui en l'atteignant gela le corps de Mundus. Quelques secondes plus tard il explosait en morceau de glace.

- Wow ! Pas mal l'attaque, mais tu l'as eu où cette épée ?

- Elle était à maman. Maintenant, c'est la mienne.

- Comme tu veux.

Le sol trembla sous leurs pieds et ce qui restait du plafond commença à tomber. Le bâtiment s'effondrait. Ils sortirent en vitesse et une fois dehors ils regardèrent un moment les débris.

- Voila qui est fait.

- Oui.

- …..

Alors depuis quand étais tu au courant ?

- …

Ivy leur tourna le dos et parti en direction du lac. Les deux autres se regardèrent un moment et la suivirent.

- Toi tu le savais ?

- Ça te regarde en quoi ?

- Comme ça, je suis curieux.

- C'est pas beau, ça, gamin. Ah oui, j'oubliais.

- Quoi ?

- Rêve pas trop, elle s'intéresse pas à toi.

- Et pourquoi tu dis ça ?

- J'ai bien vu comment tu la regardes.

- Ah ouais ? Et ?

- Et ? Bah c'est clair que t'en pinces pour elle.

- Pffff….. Va te faire voir.

- Aaah les jeunes.

- Ça te vieilli encore, non ?

- De quoi ?

- D'avoir une fille.

- Je pense pas, je me bats toujours mieux que toi.

- Ouais, c'est pas l'impression que j'avais quand tu te battais contre l'autre.

- Pfff, je le ménageais, t'a bien vu, je lui ai botté les fesses.

- C'est pas toi, c'est Ivy.

- Parce qu'elle le voulait.

- T'as pas eu envie de venger sa mère ?

- Si, mais c'est à elle de le faire, elle m'en aurais voulu, sinon.

- Elle te tire la gueule pourtant, elle a peut être pas apprécié son surnom ?

- Tu lui as demandé ?

- Pourquoi je l'aurais fait ?

- Tu dois pas régler une histoire avec elle ?

- Laquelle ?

- Ce qui c'est passé au manoir ?

- Pfff… T'es chiant avec ça.