Note de l'auteure : Coucouuuu ! Je suis vraiment vraiment vraiment désolée de ce retard … J'avoue que sur ce coup, j'ai pas trop assuré, j'avais du boulot, des ennuis, bref, je m'excuse encore, et promis, cette fois ci, je suis là pour vous !
Breffons, voici donc le nouveau chapitre, qui est vraiment différent de ceux qui le précèdent (surtout par la longeur). Vous avez le droit à un loooong flash-back ET un lemon. Donc, les âmes sensibles, je vous invite à passer votre chemin au milieu du chapitre ^^
Pour tout vous avouer, c'est mon tout premier lemon, donc j'espère vraiment que vous l'apprécierez. Enfin, j'espère surtout que je ne m'enfonce pas ! Haha !
Enfin, je tiens à remercier, encore, Indifferente qui est géniale dans son travail de bêta ! MERCI ! :)
Note de la bêta : Enfin mon passage préféré ! J'ai adoré le lire et le relire. Ce chapitre est très différent des autres mais comme toujours, vous serez emportés par cette histoire si bien écrite. Merci à Clara de nous faire partager cela.
Réponses aux reviews :
Aileensmithx : En effet, cette jeune fille est importante dans leur quête ^^ elle pourrait même devenir un personnage récurrent par la suite ;) Bon, je suppose qu'il faut que je prévienne Drago ? Ce serait embêtant qu'il meurt quand même :p ! Comme tu le dis, pour moi Drago a quand même certaines idées bien ancrées dans la tête, bon pas forcément toutes horribles, mais c'est Drago, et franchement, il est loin d'être un ange ^^
Alex et la nouvelle ? Qui sait :) Haha, je crois que la réaction de Lucius sera violente, mais sait-on jamais ! :p Hum quand va-t-elle l'apprendre ? Probablement bientôt :p En tout cas, cela va changer beaucoup de choses pour elle ;)
Brefouille, j'espère que tu vas aimer ce chapitre ! Et je m'excuse encore pour le retard !
chapou69 : Merciiiii :D Je jubile à chaque fois qu'on me dit qu'on ne s'attendait pas à la trahison de Drago :p Mais, il nous réserve bien des choses le petit ! En tout cas, je suis contente que ça te plaise :) et j'espère que ce chapitre-ci te satisfera ! :D
Guest : Merci pour tous ces jolis messages ! Ca fait tellement plaisir :)
Tabourette : Que je suis contente à chaque fois que je reçois tes reviews ! :D Je suis vraiment contente que tu aimes cette histoire et que tu sembles aussi prise dedans :)
La suite va, j'espère, te faire cogiter et surtout te donner envie de continuer ! :)
En tout cas, merci !
Bonne Lecture !
Chapitre 10 : Helena
Severus se pinça l'arrête du nez une nouvelle fois. Il soupira. Il était fatigué, épuisé, éreinté. Et ce n'était pas cette nouvelle réunion privée qui allait l'aider à dormir. Il fit habilement voleter sa cape sombre autour de lui et donna le mot de passe à la gargouille avec ennui. Il ne s'empressa pas de monter les escaliers pour rejoindre le bureau du directeur. Il était 2h du matin et à une telle heure, tout laissait présager que des problèmes pointaient leur nez. Et c'était tout sauf ce dont il avait besoin maintenant. Il entendait d'ici le discours d'urgence de Dumbledore et le regard inquisiteur qui l'empêcherait de s'opposer à lui.
Il arriva finalement devant la porte du bureau à laquelle il frappa sans plus d'envie. Elle s'ouvrit d'elle même et il entra sans un mot. Face à lui, Dumbledore, debout face à son bureau, le fixait d'un air soucieux. De l'autre côté du bureau, un homme et une femme se tenaient face au directeur. L'homme avait des cheveux bruns bouclés et une carrure qu'il aurait pu associer à celle d'un joueur de Quidditch. La femme, quant à elle, se tenait droite, ses cheveux noirs tombant jusqu'au milieu de son dos avec grâce. Il émanait d'elle une force tranquille qui le cloua sur place. Il ne remarqua même pas l'intervention de Dumbledore.
- Severus, je vous présente Jonathan et Abigail Twain.
Abigail tourna la tête vers lui et posa ses yeux bruns sur le visage de Severus. Elle le jaugea du regard et Severus se sentit tout à coup mis à nu devant la froideur de ses yeux calculateurs. Il détestait ça et ne laissa aucune émotion transparaître sur son visage, arborant cet air froid qu'il savait si bien conserver dans de pareils moments. Malgré la bonne mesure dont faisait preuve Mme Twain, elle avait les traits tirés, des cernes violettes s'étiraient sous ses yeux et il osa même penser qu'elle avait les yeux rougis à force d'avoir pleuré. Elle détourna rapidement la tête et il préféra s'avancer pour se placer à côté du compagnon d'Abigail qui regardait résolument Dumbledore. Severus se concentra sur l'homme à sa gauche. Il ne lui avait pas lancé un seul regard depuis qu'il était entré dans la pièce et gardait le visage tourné vers le directeur de Poudlard. Il avait le visage carré et ses lèvres étaient crispées en un rictus tendu qui accentuait l'air de mauvais garçon qu'il dégageait.
Severus soupira. Décidément, il aurait préféré rester dans son lit.
Après leur avoir lancé un regard qui se voulait rassurant, Dumbledore les invita à prendre place dans les trois fauteuils qui se trouvaient face à son bureau. Il nota intérieurement que Severus avait pris grand soin d'éloigner son siège de celui de Jonathan avant de s'y asseoir. Le professeur de Défense Contre les Forces du Mal semblait en proie à un grand dilemme et Albus choisit d'intervenir rapidement de peur qu'il en vienne à ces sombres idées qui hantaient les pensées de Rogue chaque jour.
- J'ai une bonne raison pour vous avoir convoqué en pleine nuit, Severus.
Le professeur Rogue ne répondit pas, se contentant de poser ses mains à plat sur ses cuisses. Dumbledore ôta ses lunettes et frotta ses yeux fatigués. Il était loin de ressembler au professeur dont les yeux pétillants vous rassuraient. Il avait l'air épuisé. Bien plus que moi, ne put s'empêcher de penser Rogue qui fut pris d'un élan d'affection rare pour le vieil homme. Le directeur reposa délicatement ses lunettes sur son nez aquilin et, croisant ses deux mains devant lui, posa ses yeux sur le Mangemort.
- Que savez-vous de la descendance de Rowena Serdaigle, Severus ? lui demanda Dumbledore avec une pointe de mystère dans la voix.
Severus fronça les sourcils. Que diable y avait-il d'intéressant dans la question de la descendance de la famille Serdaigle, qui puisse forcer le directeur à le sortir du lit à une heure pareille ? Il avait beau se torturer les méninges, il ne voyait pas. Enfin, il voyait une chose. Il n'y avait pas de descendance de la famille Serdaigle pour la simple et bonne raison que la fille de Rowena, Helena, n'avait pas eu le temps de fonder une famille.
- Professeur, commença Severus, je ne vois pas où vous voulez en venir. Nous savons tous qu'Helena Serdaigle a été assassinée par le Baron. Il ne peut donc pas y avoir de descendance puisque la seule fille de Rowena n'a pas eu l'occasion de donner naissance.
Un sourire narquois naquit sur les lèvres de Jonathan. Bien sûr, le professeur Rogue ne lui avait rien fait qui nécessitait une telle moquerie, mais il ne pouvait s'empêcher de le trouver assez antipathique pour montrer clairement sa supériorité à ce moment-là. Non vraiment, il ne supportait pas l'homme au nez crochu.
Et il le lui rendait bien. La mâchoire de Severus se crispa. Il avait l'impression de se retrouver dans ses jeunes années à Poudlard, subissant les moqueries des autres élèves. Surtout qu'il ne voyait pas pourquoi cethomme arrogant le regardait comme s'il était le premier des imbéciles.
Il allait lui rabattre le caquet d'une remarque bien placée quand Abigail prit pour la première fois la parole. Severus tourna légèrement la tête vers elle. Abigail le regardait avec un visage bienveillant. Le visage d'une femme qui n'avait absolument rien à lui reprocher et bizarrement, après celui narquois de Jonathan, cela faisait du bien.
- Il y a bel et bien une descendance de la famille Serdaigle, lui dit-elle avec gentillesse. L'histoire n'en est certes pas joyeuse, mais elle existe.
Severus fronça les sourcils. Cela ne présageait rien de bon. Il s'apprêtait à dire quelque chose quand Dumbledore le coupa.
- Je suis sûr que Severus aimerait entendre cette histoire Abigail.
Le directeur posa ses yeux assombris sur Abigail Twain. Severus soupira intérieurement. La nuit allait être longue.
Helena chantonnait. La soirée allait être merveilleuse. Elle s'admira une nouvelle fois dans le miroir. Le bleu lui allait si bien. Elle épousa la forme de son corps avec ses mains, un sourire ravi sur les lèvres.
Dire qu'elle était belle aurait été un euphémisme. Elle resplendissait. Elle rayonnait. Ce soir, elle allait enfin pouvoir rabattre le caquet à cette peste de Mélisande. Et impressionner Duncan. Son visage s'empourpra à l'évocation du prénom du jeune homme. Elle s'imagina les yeux de celui qu'elle aimait secrètement posés sur elle, une lueur d'admiration y brillant avec envie.
Elle secoua sa chevelure en soupirant de plaisir. Elle rêvait de cette soirée depuis qu'elle était née. L'événement que tous attendaient avec impatience, la majorité de la petite Helena Serdaigle, digne fille de Rowena Serdaigle.
Duncan Emwell saisit la main de l'homme qui se tenait devant lui, un sourire hypocrite plaqué sur les lèvres. Il ne supportait pas tout cet étalement de richesse. Il en était même dégoûté. Il laissa le noble raconter ses frasques pendant quelques minutes, puis, n'y tenant plus, s'excusa aussi sournoisement qu'il le pouvait et se dirigea vers une silhouette connue.
Lorsqu'elle l'aperçut, Mélisande attrapa son bras fermement et l'attira dans un coin.
- Je pensais que jamais vous ne viendriez me voir Mr. Emwell, roucoula-t-elle en le fixant avec un sourire en coin.
Duncan sourit d'un air supérieur et passa son bras libre dans le dos de la jeune femme. Mélisande gloussa et, enroulant une mèche de cheveux autour de son doigt, se rapprocha du brun jusqu'à coller son corps contre le sien.
- Si vos parents nous voyaient, Miss Mayers … commença Duncan d'une voix rauque.
- Laissez mes parents en dehors de cela, voulez-vous ? lui répondit-elle avec un sourire charmeur.
Avec un sourire narquois, il s'appuya contre le mur et laissa la jeune femme se serrer contre lui. Certes, son père l'avait prévenu qu'à la première bévue il l'enverrait chez son oncle Don en France, pourtant, il ne pouvait s'empêcher de se laisser harponner par Mélisande. Il savait qu'il jouait un jeu dangereux. La jeune femme était promise au fils du roi d'Écosse et si on le prenait ici à fricoter avec elle, ce n'était pas la colère de son père qu'il craignait le plus. D'autant plus qu'à l'origine, il n'était pas venu pour elle.
- Mademoiselle est-elle déjà arrivée ? demanda-t-il avec curiosité à la femme qui se collait contre son torse.
Mélisande se recula et le regarda avec une moue déçue.
- Alors ce qu'on dit est vrai.
Duncan la fixa sans comprendre.
- Le beau Duncan Emwell se serait entiché de la fille Serdaigle.
Elle affichait une mine triste qui ne l'impressionna guère. Elle se rapprocha de lui et approchant sa bouche de son oreille, susurra :
- Je ne la laisserai pas t'avoir. Approche-là, et je ferai en sorte de la détruire.
Duncan repoussa Mélisande et la fixa dans les yeux, un sourire narquois sur les lèvres.
- Ce que tu ne sais probablement pas, c'est que je suis celui qui peut te détruire. Alors maintenant, écoute-moi bien, approche-là, et je ferai en sorte que le petit prince d'Écosse sache tout des va-et-vient de sa fiancée dans les chambres du royaume.
- Il ne te croira pas, rétorqua-t-elle d'une voix aiguë.
- J'ai ouï dire que le prince possédait une pensine, c'est pratique non ? renchérit-il avec un sourire mauvais.
A ces mots, Mélisande sentit le sang quitter son visage. Elle envoya sa main vers la joue du jeune homme, mais celui-ci l'attrapa au vol avec un sourire moqueur. Elle essaya vainement de se détacher, mais le garçon la tenait bien fermement. Il finit par la lâcher et tournant la tête vers les portes de la Grande Salle, poussa la jeune femme, la laissant seule dans l'ombre.
Helena retint une moue dégoûtée. Elle n'osait imaginer ce qu'avait touché les lèvres qui baisaient sa main. Elle ne supportait plus de sentir la salive de tous les nobles sorciers d'Angleterre sur sa peau blanche. Elle n'avait qu'une envie, s'enfuir. D'autant plus qu'elle avait croisé cette peste de Mélisande. Celle-ci l'avait regardée avec tant de haine dans les yeux qu'elle avait préféré s'éloigner plutôt que d'affronter la colère de la blonde. Elle avait d'ailleurs remarqué le regard de jalousie qu'elle avait posé sur sa robe et Helena en était plus qu'heureuse.
Elle regarda une nouvelle fois l'homme bedonnant qui lui parlait. Il était absorbé dans son récit et ne semblait pas remarquer que la jeune femme ne l'écoutait pas. Tant mieux pour elle. Helena s'éloigna aussi silencieusement que possible du noble et une fois arrivée près de la porte du château, elle se précipita dans le parc en courant.
Duncan s'appuya contre l'arbre en soupirant. Il était énervé. D'une part parce que son père avait réussi à le faire entrer dans les bonnes grâces de la famille Selmy et que cela présageait le mariage, et d'autre part, parce qu'il n'avait pas encore réussi à approcher Helena. Il ferma les yeux. Cette soirée était un désastre.
Un bruit de pas lui fit relever la tête.
Elle était là, dans sa robe bleue. Il n'osait le croire. Il avait essayé de l'approcher toute la soirée sans aucun succès et voilà qu'elle se trouvait à quelques pas de lui.
Elle était dos à lui et ne semblait pas l'avoir s'approcha d'elle à pas de loup, s'arrêtant à quelques mètres de la jeune femme. Il retint son souffle. Seul le clapotis de l'eau rompait le silence qui s'était installé sur les berges du lac. Elle croisa ses bras sur sa poitrine dans un frissonnement. Duncan se sentit bête. En bon gentleman, il devrait poser tendrement sa cape sur les épaules nues de la jeune femme, mais il ne fit pas.
Ce fut elle qui se retourna et qui posa ses yeux sur lui. Il se traita intérieurement d'idiot en sentant la chaleur envahir ses joues. Son comportement était loin d'être celui d'un homme viril. Pourtant, cela ne semblait pas déranger Helena qui continuait de le fixer sans un mot. Il prit son courage à deux mains, se traitant une nouvelle fois d'idiot devant son manque d'assurance, et rejoignit la jeune femme sur la berge.
Elle continuait de le regarder sans rien dire, se contentant de lever les yeux quand il s'arrêta à côté d'elle. Il faisait bien une tête de plus que la jeune Serdaigle, mais cela ne lui posait aucun problème. Il plongea ses iris dans les siens tout en retirant sa cape et s'apprêta à la poser sur les épaules d'Helena quand il suspendit son geste. Elle lui lança un regard interrogateur qu'il évinça en tournant la tête. Non, décidément, il n'était pas un gentleman. Il n'était qu'un garçon qui préférait sortir à cheval, chasser et se battre plutôt que de paraître aimable aux yeux des filles. Et étonnamment, cela lui avait plutôt porté chance auprès de la gente féminine jusqu'alors.
Sa mâchoire se contracta et il posa finalement sa cape sur les épaules d'Helena en prenant bien soin de ne pas toucher sa peau nue. Il ne vit pas son sourire, trop occupé à fixer le lac.
- Duncan.
Il se figea, et serra ses poings. Elle avait prononcé son prénom avec tant de chaleur qu'il eut envie de l'embrasser sur le champ. Il garda les yeux braqués sur le lac. S'il cédait, il savait qu'il ne pourrait pas s'arrêter.
Elle attrapa la manche de son costume et le força à tourner la tête vers elle.
Il maudit son regard enflammé et ses joues rouges. Tout dans l'attitude d'Helena était un appel à l'amour. Il soupira de frustration. Il n'avait pas le droit, mais il en mourait d'envie. Et elle approchait son visage du sien, jusqu'à ce qu'il sente son souffle sur ses joues.
Il s'arracha violemment de la prise de la jeune femme et se recula. Il savait à quoi il ressemblait en ce moment même. Ses pupilles dilatées par le plaisir, sa gorge sèche, sa mâchoire contractée par l'envie. Il était une bête assoiffée de désir et il n'était pas sûr qu'Helena sache vraiment ce qui l'attendait. Par merlin, il devenait fou. Son entrejambe commençait sérieusement à devenir douloureuse et il envisagea un moment d'aller voir Mélisande pour remédier à ça. Il ferma les yeux. Vraiment, cette situation devenait compliquée.
Jusqu'à ce qu'elle se rapproche de lui. Elle colla son corps au sien et rougit en sentant la virilité de Duncan contre sa cuisse. Il ne put s'empêcher de laisser un son rauque sortir de sa gorge. Il ouvrit les yeux et la fixa avidement.
- Je ne pourrai pas m'arrêter, Helena, laissa-t-il échapper d'une voix rauque.
- Je sais, se contenta-t-elle de répondre avec un sourire rassurant.
Sa détermination le désarma. Il craqua et s'empara violemment de ses lèvres. Il n'avait rien de tendre. Sa langue caressait ses lèvres, poussant la jeune femme à les entrouvrir. Elle ne pût s'empêcher de gémir quand Duncan les mordilla sensuellement. Le goût métallique du sang se répandit dans sa gorge, mais elle n'y prêta pas attention, trop occupée à s'accrocher au jeune homme. Elle laissa la langue de Duncan s'emparer de la sienne, jouant avec elle dans un ballet charnel.
Il n'avait qu'une seule envie, la prendre ici et maintenant. Il laissa une de ses mains descendre sous les jupes d'Helena, caressant la peau douce de sa cuisse tandis que l'autre dansait dans la chevelure brune de la Serdaigle. Elle tressaillit devant l'insistance de Duncan, mais le laissa faire, soupirant de plaisir quand il l'embrassa dans le cou. Elle rejeta sa tête en arrière, offrant sa gorge au jeune homme, qui s'empressa d'y poser un baiser.
Il s'arrêta subitement, surpris, quand il sentit qu'Helena posait une main sur son entrejambe douloureuse. Le rouge envahit les joues de la jeune femme et elle s'empressa d'enlever sa main quand elle vit le regard noir de désir de Duncan. Elle ne savait comment réagir, la peur de faire quelque chose de travers lui nouant le ventre. Avec un sourire rassurant, il attrapa la main d'Helena et la posa contre son cœur. Elle ferma les yeux, écoutant les battements fous de Duncan contre sa paume.
Il en profita pour délacer le corset de la Serdaigle d'une main experte, tandis qu'elle s'occupait de la chemise du jeune homme. Elle attrapa le tissu, le jeta sur le côté et posa ses mains sur le torse de Duncan, l'une posée à l'endroit où se trouvait son cœur, l'autre caressant le fin duvet de poil qui descendait se perdre dans le pantalon du jeune homme. Elle arrêta son mouvement quand elle sentit l'air froid de la nuit courir sur sa poitrine nue. Duncan posa tendrement sa paume sur un des seins d'Helena et, approchant son visage de sa poitrine, il posa ses lèvres sur le deuxième mamelon. Il sentit la jeune femme haleter dans son cou sous ses caresses et un sourire victorieux s'empara de ses lèvres.
Il n'en pouvait plus. Il releva la tête, laissant le froid se déverser sur leurs bustes nus, et s'empressa d'enlever son pantalon sous le regard médusé d'Helena qui ne savait comment réagir. Duncan se tenait nu devant elle dans toute sa splendeur, son membre fièrement dressé. Il lui adressa un sourire moqueur et attrapa les hanches de la Serdaigle d'une main, s'empressant d'enlever les dernières barrières qui cachaient le corps de la jeune femme.
Il ne put s'empêcher d'admirer son corps. Elle était loin d'être aussi plantureuse que Mélisande, mais l'harmonie de ses formes et sa peau blanche étaient ce qu'il y avait de plus beau à ses yeux. Il posa ses deux mains sur ses hanches et approcha son corps du sien. D'un mouvement de pied agile, il disposa sa cape correctement sur le sol et invita Helena à s'allonger. Il se plaça au dessus d'elle, plongeant ses yeux dans les siens. Il caressa le corps de la jeune femme, sa main descendant doucement vers le bas jusqu'à son intimité qu'il caressa tendrement. Il glissa un doigt en elle, puis deux, entamant un va-et-vient alors que la Serdaigle poussait des soupirs de plaisir. Elle était prête, il le sentait. Le regard d'Helena était fiévreux, le sien brûlant. Elle ferma les yeux. Il ne pouvait attendre plus longtemps, et se plaçant tout contre son intimité, la pénétra d'un violent coup de rein.
Il sentit qu'Helena se tendait. Il savait qu'elle était vierge et attendit qu'elle se soit habituée à sa présence. Elle ouvrit les yeux et le regarda avec un sourire rassurant. Il passa tendrement une main dans ses cheveux et l'embrassa avant de se mouvoir en elle. Doucement, Helena se mit à onduler contre le corps de Duncan, poussant des gémissements de plaisir qu'il s'empressait de dissimuler sous ses baisers.
Il avait l'impression qu'un Feudeymon s'était emparé de son corps. Il pensait avoir atteint la perfection avec Mélisande, mais faire l'amour à Helena s'apparentait au paradis. Ses va-et-vient étaient de plus en plus rapides. Des étoiles dansaient devant ses yeux. Les gémissements d'Helena résonnaient à ses oreilles jusqu'à ce qu'un cri plus fort et plus rauque jaillisse de ses lèvres gonflées par le désir. A la vue de la jeune femme, une onde de plaisir déferla en lui, et dans un dernier râle, il jouit en elle avant de se laisser tomber à côté d'Helena.
Il attira la jeune femme contre lui dans un geste possessif. Il allait probablement le regretter, mais pour le moment, il se sentait bien.
- Ca suffit Abi !
Abigail tourna un regard surpris vers Jonathan. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais un regard noir de l'homme l'en dissuada.
- Ce n'est pas le moment pour les histoires de famille ! siffla-t-il d'un air mécontent en se levant soudainement de sa chaise.
Jonathan se tourna vers Dumbledore et posa ses mains sur le bureau du directeur. Il se pencha vers lui.
- Vous avez dit savoir où se trouvent nos enfants. Je veux une réponse. Maintenant.
A ces mots, Abigail se tourna vers Severus qui n'avait pas ouvert la bouche depuis la fin de son récit. Il n'avait pas bougé d'un centimètre, et fixait Dumbledore sans un mot. Elle n'aurait su dire ce qui la gênait autant dans le mutisme du professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Peut-être le fait qu'elle ait dévoilé le secret le mieux gardé de sa famille avec autant de facilité à un inconnu. Ou alors qu'il sache qu'elle avait des enfants.
Pourtant, elle avait cette impression rassurante qui lui soufflait qu'il comprendrait son histoire. Et qu'il pourrait l'aider. Ses pensées n'avaient duré qu'une seconde, mais elle eut l'impression que le temps s'était arrêté quand elle remarqua que Jonathan s'était de nouveau assis, cachant le profil du professeur Rogue à ses yeux.
Dumbledore se racla la gorge et se tourna vers Severus pour chercher son soutien. D'aussi longtemps qu'elle connaissait Albus, Abigail ne l'avait jamais vu aussi fatigué. Elle eut un élan de compassion pour le vieil homme qui lui avait tant appris. Il l'a fixa de son regard azur et passa une main dans sa barbe.
- Je sais de source sûre que le jeune Eliot est actuellement avec Harry Potter et Ronald Weasley. Quand à Alexander, je ne peux que supposer qu'il soit entre lesmains de Voldemort, laissa échapper Dumbledore dans un souffle.
Abigail ne put s'empêcher de laisser un cri de douleur s'échapper de sa poitrine. Elle avait beau se douter que le Mage Noir était celui qui avait capturé son fils, ce n'en était pas moins douloureux de l'entendre de la voix de quelqu'un d'autre. Qui plus est lorsque cette personne n'est autre de Dumbledore.
Ses mains se mirent à trembler. Elle baissa la tête, honteuse de sentir les larmes envahir ses yeux chocolat. Elle sentit qu'on posait une main réconfortante sur son épaule et elle sut plus qu'elle ne vit que c'était Albus.
- Abi, je te promets que nous allons les sortir de là, dit-il avec compassion.
Elle leva la tête et croisa son regard. Elle voulait y croire, vraiment. Jonathan, qui s'était rapproché d'elle, avait pris sa main dans la sienne et la serrait à lui en faire mal. Severus, quant à lui, s'était levé et s'était approché du petit groupe, tout en restant légèrement à l'écart, ne sachant trop quoi faire.
Albus tourna la tête vers le professeur de Défense Contre les Forces du Mal, et lui indiqua d'un mouvement tête le fauteuil où il était assis auparavant. Sans rien comprendre de ce que voulait réellement le directeur, Severus retourna à sa place, bientôt rejoint par Jonathan qui avait reçu le même ordre de la part de Dumbledore. Après, un dernier geste réconfortant pour Abigail, il retourna lui-même s'asseoir dans son siège et invita sa protégée à continuer.
- Il y a certaines informations que nous gardons secrètes, commença-t-elle mal à l'aise en jetant un regard peiné à Jonathan. Même à nos conjoints.
Jonathan se crispa. Il n'en menait pas large. Et Severus se fit un malin plaisir de laisser un sourire moqueur orner ses lèvres. Ce que Dumbledore s'empressa d'effacer d'un regard sévère qui fit frémir le professeur.
- Albus, reprit Abigail en se tordant les mains, je ne peux pas …
- Il a l'anneau Abi, j'en suis sûr, répondit seulement Albus, le visage grave.
Elle secoua sa chevelure noire, la mâchoire tremblante et posa un regard horrifié sur Albus.
- Alors, il sait, parvint-elle à dire dans un souffle.
- Qu'est-ce qu'il sait ? demanda Jonathan d'une voix sourde, le sang battant à ses tempes.
Abigail tourna la tête vers lui et sentit les larmes emplir de nouveau ses yeux marron. Sentant son désarroi, il abandonna son air énervé et attrapa sa main. Il entrelaça leurs doigts et sentit la chaleur rassurante qui en émanait. Cela faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait serrée comme ça. Sa gorge se noua à l'idée que ses deux fils étaient en danger. Albus se racla la gorge, et Jonathan tourna la tête vers lui, imité par Severus.
- Jonathan, Severus, ce que vous allez entendre est probablement le secret le mieux gardé du monde magique. Inutile de vous préciser qu'il est vital, pour nous et pour tous ceux que nous aimons, qu'aucun mot prononcé dans ce bureau ne sorte d'ici. Dumbledore adressa un regard entendu aux deux concernés qui hochèrent la tête. Bien, je pense que nous nous sommes compris. Abigail, je t'en prie, il est temps de leur parler de la légende des Fondateurs.
Alors, verdict ?
D'abord, que pensez-vous d'Abi et Jonathan ? Et de notre Rogue adoré ?
Et surtout d'Helena, Mélisande, et Duncan ?
Je suis sûre que vous m'en voulez énormément de vous laisser là-dessus, et que le tout premier vrai lemon de l'histoire ne concerne pas Drago et Hermione haha :p
Enfin, voilà, vous avez maintenant quelques pistes pour la suite, notamment sur les Twain et donc sur Alex :p
Dans le prochain chapitre, vous aurez le droit à du Harry protecteur, du Eliot tout chou et surtout, du Ron brinquebalé dans tous les sens, heureusement pour lui. Non franchement, ça va être (presque) sanglant ;)
Sur ce, à la prochaine les coupains ! :D
