Note de l'auteur : Hello à tous !

Désolé de ce retard dans mes publications ! Promis, je vais recommencé à être sérieuse et vivre ma vie car j'en est marre de déprimer à cause d'un crétin !

Bonne lecture ! Biz !

Rappel : Je ne possède pas TMNT.


L'enfant perdu


Donatello s'était réveillé un peu groggy après son aventure dans le monde astral. À présent, il était assis au sol, à côté de Splinter, observant avec attention la démonstration que lui faisaient Léonardo, Raphaël et Michelangelo de leur capacité de combattant. Les jeunes tortues sauter en l'air ou rouler sur le côté pour esquiver des coups et des ruades qu'elles s'échangeaient avec énergie.

Tout cela avait semblé chaotique au début pour Donatello. Mais une fois qu'il vit que les coups échangés étaient sans danger, le petit mutant fut plus à même de voir la chorégraphie de leurs déplacements. Il laissa son regard suivre leurs mouvements avant d'être capable d'en deviner les prochains.

Son père le regarda avec un sourire en le voyant faire et lui dit. « Tu vois, ce n'est pas dangereux si tu sais ce que tu fais. La maîtrise de ton corps et de tes mouvements te permet d'être en harmonie avec ton esprit et avec toi-même. »

La petite tortue hocha la tête sans détourner son regard de ses frères luttant entre eux jusqu'à ce que Michelangelo fasse un brusque détour et saute sur Raphaël en lui balayant les jambes. La jeune tortue à la veste rouge s'écroula en grognant avant de crier. « Mikey ! »

Le jeune mutant fautif s'enfuit hors de sa portée en riant alors que s'en suivit une course poursuite bruyante qui fit grimacer d'inconfort Donatello avant de se couvrir les oreilles quand Michelangelo poussa des cris aigues quand il faillit se faire coincer par Raphaël.

Léonardo qui s'était rapproché de Splinter et Donatello pendant ce temps, vit cela et le pris contre lui en ajoutant ses mains aux siennes pour couvrir les oreilles sensibles de son petit frère.

Raphaël abandonna tout de suite ses représailles contre Mikey pour se précipiter sur eux en voyant qu'il y avait un problème. Il ne dit rien et imita Léonardo sous le regard intrigué de leur père et de Michelangelo. Ce dernier s'approcha de ses frères et questionna timidement. « Donny ? »

Le plus petit mutant qui s'était lové contre Léonardo, ouvrit les yeux et le regarda avec angoisse. L'enfant-tortue à la veste orange devient anxieux en ne comprenant pas ce qui se passer. « Tu as mal ? »

Donatello se colla contre Léonardo qui répondit à sa place. « Il a très mal aux oreilles quand il y a trop de bruit. Leather Head a dit que ses tympans ont étés déchirés, mais que ça va s'arranger. Pour l'instant, il est encore très sensible aux sons trop forts. »

Michelangelo tomba à genoux et se mit à pleurer. Surprit de le voir faire, Léonardo le tira contre lui pour le consoler.

Donatello sembla reprendre un peu confiance en son environnement et se découvrir les oreilles pour câliner la tête chauve de son petit frère.

Michelangelo se jeta à son cou en sanglotant. « Pardon… pardon… Je t'ai fait mal… »

Le petit mutant le consola tranquillement en lui disant. « Ce n'est pas grave, tout va bien Michelangelo… Tout va bien Mikey. » Il souleva le menton de son petit frère pour lui essuyer ses larmes et lui déposa un baiser sur le bout de son nez.

Donatello se mit à rougir violemment en se rendant compte de son geste impulsif et se tassa sur lui-même. Léonardo le retient contre lui et lui câlina la tête. Il fit un bisou sur la joue vert olive pâle en disant. « Tu as bien fait Donny. Tu es un bon frère. »

La petite tortue le regarda avec des yeux ronds avant de baisser le regard. En rougissant doucement, il cala comme il put le grand gabarit de Michelangelo contre lui.

La plus jeune tortue à la veste orange se colla contre lui en souriant. « Tu me pardonnes Donny ? »

« Tu n'as rien fait de mal. Tu ne savais pas… » Le rassura son grand frère.

Splinter sourit à la tendre scène et annonça à ses enfants que la leçon était terminée pour aujourd'hui.


Je m'accroche à ma couverture violette en suppliant. « Non, s'il vous pas ça ! »

April tend toujours la main vers moi et attends avec un air décidé. « Donatello s'il te plait… »

« Et si il y avait un accident ? Et si elle ne supportait pas ça ? » Plaidai-je en m'agrippant plus fort.

« Tu n'as rien à craindre. On va la laver à la main, elle sera comme neuve après ça. » Me dit-elle avec assurance.

À contre cœur, je lui tends ma couverture. April me prend la main et me demande. « Tu veux la laver avec moi ? Comme ça tu pourras t'assurer que tout va bien. »

J'hoche la tête avec joie et suis April vers la salle de bain.


Splinter sourit avec reconnaissance à April. Son museau de rat mutant avait décelé des odeurs dérangeantes provenant de l'immonde couverture. La jeune femme devait les avoir senti elle aussi, car le bout de textile était devenu particulièrement odorant d'un seul coup.

Il soupira en repensant au visage angoissé de son jeune fils retrouvé quand April avait parlé de laver sa couverture. Il y avait tant de crainte et de peur dans ses yeux pour une chose aussi futile que cela.

Le père mutant soupira encore avant de se retourner vers ses autres fils et leur annonça qu'ils allaient faire de la chambre d'ami, la chambre de Donatello.


April fit coulée de l'eau dans une bassine en bois et ajouta un produit dedans qui dégagea des senteurs qui me semble familière. Je me penche pour renifler quand elle me fait sursauter en me demandant. « Tu te demandes ce que ça sent ? »

J'hoche de la tête et la regarde immerger ma couverture violette dans l'eau savonneuse en me répondant. « C'est le parfum du savon de Marseille. On fabrique notre lessive pour faire des économies. »

« On peut fabriquer soi-même la lessive ? » Posai-je la question avant de rougir.

La jeune femme aux cheveux roux rit doucement et me dit. « Bien sûr, c'est très simple. Je t'apprendrai si tu veux ? »

« Pour de vrai ?! » M'écriai-je ravi.

April hocha la tête et commença à frotter ma couverture qui recracha d'un seul coup un nuage noirâtre dans la bassine. Je rougi en m'excusant. « Désolé… Désolé… Je vais nettoyer… »

Elle me sourit et secoua la tête. « On va le faire ensemble. »

Cela prit beaucoup, beaucoup de temps. Il fallut lessiver plusieurs fois ma couverture et le résultat que je contemple à présent, me surpris.

Elle est beaucoup plus claire qu'auparavant. Elle est si… si belle.

« Elle est devenue pure… »

Je me rends compte que j'ai parlé à haute voix quand April me câline la tête. Je regarde mes mains qui sont toutes fripées et rouge d'avoir été immergé et frotté aussi longtemps. « Est… Est-ce que je suis pur moi aussi ? »

Elle me tire contre elle et me câline. « Donny… Tu es un magnifique petit garçon. Tu… »

Je me débats en protestant. « Non ! On pourra me laver autant qu'on veut, je suis sale ! Je… je suis si sale. Qu'est-ce que j'ai fait de travers ? J'ai toujours obéis au Boss ! Et j'ai reçu les punitions quand j'ai été insolent. Alors pourquoi je suis comme ça ?! »

Je souffle en retenant difficilement mes larmes, après avoir osé dire tout ça. J'ai mal dans ma poitrine et me recroqueville dessus. April me tire contre elle et je ferme les yeux en pensant me faire taper dessus. Mais elle me garde contre elle et d'une voix enrouée, elle me dit. « Donatello. Même si tu avais traversé toutes les porcheries et tous les égouts des états, je te trouverai toujours pur… quoi que un peu odorant… »

Je renifle pour retenir mes larmes mais tout dégouline quand elle me caresse la carapace, en sanglotant je m'accroche à elle. « C'est… c'est vrai ? M-même si j'étais passé par les égouts ? »

« Et par toutes les porcheries des états… Tu imagines l'odeur ? » Me dit-elle en ricanant tout en s'étouffant dans ses larmes.

« O-oui ! Et pourtant tu me prendrais dans tes bras ? »

« Parce que je t'aime Donatello. Tu es ma famille. »

April me garda contre elle jusqu'à ce que je m'apaise et me proposa d'aller dans le salon pour qu'on se repose un peu.

Une fois là-bas, on trouva Casey berçant doucement Shadow en lui faisant boire un biberon. April s'installa près d'eux en souriant. Je m'assis à l'autre bout de la table pour ne pas les déranger et je les observe.

La petite Shadow a de tous petits cheveux très fins sur le sommet de son crâne qui laisse deviner qu'une fois plus long et plus nombreux, ils seront noirs comme ceux de son père. Elle semblait être bien installée dans les bras forts du jeune homme qui lui murmura. « Dit bonjours à ta maman ma puce. Dit maman ? »

April rit en lui disant. « Elle est trop petite pour parler tu sais. »

« Je me disais qu'avec la maman génial qu'elle a… peut-être… »

La jeune rousse embrassa son mari pour le faire taire alors que je les observe intensément avant de me rendre compte de l'envie d'être avec eux, à la place de Shadow. Est-ce comme ça que doit être une famille ? Avoir un papa fort et beau, et une maman magnifique, pleine de tendresse ?

Je ferme les yeux et imagine un instant, être à la place de Shadow. Recevoir des caresses et être couvert de tendresse sans que ça deviennent répugnant.

Une secousse sur mon bras me tire de mes rêveries pour croiser les yeux bleu turquoise de Michelangelo qui me prend la main et ne me lâche pas du regard.

« Assis-toi avec moi. » Me dit-il.

« Mais je suis déjà assis. » Lui répondis-je avant de me rendre compte que je suis debout dans une pièce inconnue avec un canapé et des fauteuils devant un poste de télévision.

Je me suis encore laisser hypnotiser par le petit mutant qui à une étrange emprise sur moi. Je suis plongé dans mes pensées quand Michelangelo me demande. « Donny ? Est-ce que ça va ? »

Je sursaute et le regarde en le questionnant. « Qu'est-ce qu'il y a ? »

Michelangelo me fixe en faisant ressortir sa lèvre inférieure avant de dire. « Tu as l'air perdu… comme si tu n'étais pas bien ici… avec moi… »

Je le fixe pour me rendre compte qu'il a l'air malheureux. Je secoue la tête pour lui dire que ça va, avant de soupirer en voyant qu'il a l'air plus abattu. Je réfléchi un instant à si ça va me créer des problèmes, avant de me décider à essayer d'expliquer ce que je ressens. « Je… je ne me sens pas à ma place. Je n'ai jamais eu de famille avant… et… je… je ne devrai pas être là. »

Michelangelo eu les yeux qui s'écarquillent et je me précipite pour lui dire. « Mais… quand tu me regardes dans les yeux. Ça me fait bizarre… je ne me rends plus compte de ce que je fais et je ne pense plus à rien… c'est comme si je n'étais plus là… »

« Ça te fait peur ? » Me demanda la jeune tortue vert tendre.

Je réfléchi un instant avant de secouer la tête. « Ça ne me fait pas mal, alors ça va. Du moment que je n'ai pas mal, ça me va. »

Michelangelo me prit la main et me dit. « Je ne te ferais jamais de mal, jamais. Je ne comprends pas trop ce que tu me dis… mais si tu veux, je ne te regarderai plus dans les yeux si ça peut t'aider. »

Je lui serre la main en retour et secoue la tête. « J'aime bien tes yeux. Ils sont beaux. Et apaisant. »

Je le fixe dans les yeux et me perds encore en eux avant de revenir à la réalité quand il me secoue par l'épaule en m'appelant. « Donny ? Reviens. Tu es en transe là ?! »

« Tr-transe ? Qu'est-ce c'est ? » Demandai-je encore un peu étourdi.

« C'est quand on commence une méditation mais sans y entrer. On reste en soi-même en faisant qu'un avec ce qui est autour de nous. » M'expliqua-t-il en me caressant la tête. Je gèle au début à son contact, avant de me lover contre lui. Il me cale facilement contre son plastron qui est large. Il est tellement plus grand que moi. Il prend soin de moi comme l'a fait Léonardo et Raphaël. Comme un grand frère.

Comme s'il avait lu mes pensées, Michelangelo me dit. « On dirait que c'est moi le grand frère tellement tu es fluet ! J'espère que tu iras mieux très vite ! Je veux que tu puisses vivre avec nous ! Tu m'as tellement manque Donny. J'ai cru devenir zinzin sans toi. Je me sentais si vide sans toi à mes côtés. »

Touché par sa déclaration, je me redresse un peu pour lui passer un bras autour de son cou. « Je me sens bien auprès de toi et des autres. C'est comme si… j'étais là où je dois être. »

Michelangelo ricane en disant. « Parce que tu es là où tu dois être depuis toujours Donny. Avec nous. »

Mon esprit semble s'ouvrit quelque part en moi car j'entends une voix me dire que je suis chez moi, je suis avec ma famille.

à suivre...