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Chapitre 11

t'aimer …

Chanson en écoute : Si j'avais au moins,Mylène FARMER

« Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter » William SHAKESPEARE

Après les félicitations de toute la famille, Alice décida de s'improviser photographe. Avec la quantité monstrueuse de clichés qu'elle avait du prendre, je ne doutais pas qu'il y aurait de quoi remplir au moins trois albums. Vint le moment des cadeaux, bien que j'ai précisé qu'ils ne seraient pas nécessaires, j'avais déjà reçu le plus beau …

De retour à la villa, nous nous installâmes au salon où nous devions recevoir nos présents. Emmett et Jasper nous offrirent un bon d'achat à utiliser dans un sex shop. Bien que cela ne m'étonna guère de la part de l'ours qui me servait de beau-frère, je fus plutôt surprise de voir Jasper éclater de rire au moment où Edward et moi avons ouvert l'enveloppe. Si nous avions encore pu rougir l'un et l'autre, nous l'aurions certainement fait. Même Esmée et Carlisle essayaient de se retenir de ne pas pouffer. Un fois passé ce moment embarrassant, Rosalie et Alice nous tendirent également une enveloppe. Plus épaisse, elle contenait trois bons : un pour des vêtements féminins, un autre pour des habits masculins et le dernier pour une boutique de lingerie. Quant à Esmé et Carlisle, ils nous tendirent à chacun une petite boîte noire. Lorsque j'ouvris la mienne, je fus un instant perplexe. À l'intérieur, une fine gourmette en or blanc, gravée de nos deux prénoms sur l'endroit et de la date d'aujourd'hui sur l'envers, était accrochée par un ruban à une clé en laiton de taille moyenne, mais façonnée à la main.

Je me tournais vers Edward pour voir que sa boîte contenait la même chose que la mienne, si ce n'est que la gourmette était plus masculine.

- Je ne comprends pas … commençais-je.

- Venez avec nous, me répondit Esmé en nous attrapant les mains.

Nous suivîmes le reste de la famille dehors et lorsqu'ils se mirent à courir, il nous fallut un temps avant de les poursuivre. Après 5 minutes de course, nous les retrouvions au cœur de la forêt. Ils s'étaient arrêtés devant une maison de taille moyenne, mais qui me fit immédiatement penser à Blanche-Neige. La devanture en était toute fleurie de roses et de freesias. La couverture en ardoise donnait un charme fou à la chaumière et sur l'un des côtés s'étalait une rangée d'hortensias. Sur deux niveaux, les murs en bétons semblaient allégés par les immenses trouées vitrées. Elle était tout bonnement magnifique.

- Cette maison est sublime, mais … que faisons-nous là ? Demanda Edward.

- Ben, on attend que tu nous invite à entrer ! Dit Emmett comme une évidence.

- Pardon ? Répliquais-je.

- Edward, Bella, vous êtes ici chez vous. Cette maison est notre cadeau de mariage à Esmé et à moi, nous expliqua Carlisle.

- Comment ? Mais c'est beaucoup trop ! Nous ne pouvons pas accepter !

- Bien sûr que si vous le pouvez, Bella. Et vous n'avez de tout façon pas le choix, s'exclama Alice.

- Mais …

- Il n'y a pas de "Mais ..." qui tienne, Edward. Je me sentirais extrêmement vexée si tu refusais mon cadeau, dit Esmé.

Je me tournais vers elle, puis vers Edward qui me fit un sourire résigné. Alors je pris Esmé dans mes bras.

- Merci du fond du cœur, maman. Je t'aime.

- Je t'aime aussi, chérie. Et je pense que vous serez bien ici. C'est assez loin de la villa pour que vous ne soyez pas dérangés sans cesse, mais je peux malgré tout vous garder près de moi, sourit-elle.

- Bon, assez gémit comme ça, s'impatienta Alice. Il se fait tard et un mariage sans nuit de noces n'en est pas un ! Alors, laissons les amoureux se retrouver, ajouta-t-elle plus doucement. Je pense qu'ils l'ont bien mérité.

- Merci pour tout ce que tu as fais, Alice, dis-je en la serrant contre moi. Je n'y serais certainement pas arrivée sans toi.

- Bien sûr que si. Ça aurait juste mis plus de temps, me sourit-elle.

Après un dernier câlin groupé, Edward et moi nous retrouvâmes seuls, enfin. Je me tournais vers lui et en lui souriant, j'ouvris la porte de notre nouveau "chez-nous". Alors que j'allais passer le seuil, Edward me prit dans ses bras et me porta à l'intérieur en fermant la porte d'un coup de pied. Impossible d'avoir ne serait-ce qu'une infime idée de la décoration intérieure. J'étais tout simplement noyée dans ses yeux.

- Emmenez-moi dans la chambre, Monsieur Cullen.

- Vos désirs sont des ordres, Madame Cullen.

Il prit son temps pour nous y conduire. Marchant à vitesse humaine, peut-être même plus lentement. Il monta les escaliers, moi toujours dans ses bras. Sans aucune hésitation, il franchit une porte au fond du couloir. Ce n'est qu'une fois qu'il m'eut posée à terre et que je me fus détachée de son regard, que je remarquais que cette porte était double, à l'instar des suites d'un hôtel luxueux. Mais la chambre dans laquelle il m'avait déposée, ne paraissait en rien luxueuse. Elle était située à l'arrière de la maison et toute la surface sud était vitrée, cachée par d'immenses voilages blancs. Un tapis épais, blanc également, avait été disposé sur la majeure partie du sol. Un feu flambait dans la cheminée au centre du mur opposé à la baie et au-dessus de celle-ci, un cadre enfermait un dessin en noir et blanc. Ce dessin, c'était Alice qui l'avait réalisé, à partir d'une de ses visions. Une vision lors de laquelle, Edward et moi étions réunis, vampires et mariés. C'était juste magnifique. En face de la porte d'entrée, trônait le lit à baldaquins. Recouvert de voiles blancs, on aurait dit un nuage.

- Edward, c'est magnifique !

- Pas autant que toi.

Je me retournais pour lui faire face.

- Tu m'as tellement manqué, mon amour, me dit-il en me prenant dans ses bras.

- Toi aussi, tu m'as manqué. C'est tellement bon de te retrouver.

- Bella, jure-moi que nous ne serons plus jamais séparés.

- Je te le jure. Plus jamais. Rien ne pourra plus jamais me séparer de toi.

- Ma femme …

- Mon mari ...

Heureux comme nous ne l'avions jamais été, nous nous embrassâmes tendrement. J'avais retrouvé ma force et c'est uniquement cela qui me permit de briser cette étreinte.

- Attends-moi, je n'en ai pas pour longtemps.

Un peu surpris, il me laissa néanmoins quitter ses bras. Je me rendis à la salle de bain et entrepris de revêtir l'ensemble qu'Alice y avait laissé pour moi, après avoir pris une douche. Bleu nuit, il se composait d'un soutient-gorge push-up, d'un shorty en dentelle, de bas et de porte-jarretelle. Fin prête, je pénétrais dans la chambre. Étendu sur le lit, le regard perdu au plafond, les pieds nus mais encore habillé, Edward attendait. Lorsqu'il m'entendit entrer, il se redressa et se figea. M'observant, son regard devint noir.

- Bella ?

- "Un mariage sans nuit de noces n'en est pas un", citais-je Alice.

Se relevant d'un bond, il se retrouva devant moi, haletant. Comme effrayé, il prit mon visage entre ses mains tremblantes et posa délicatement ses lèvres sur les miennes. Plus audacieuse, je mis mes bras autour de son coup et entreprit de le déshabiller. Encouragé par mes gestes, il se mit lui-même en sous-vêtements à une vitesse ahurissante. La seconde suivante, nous étions enlacés sur le lit.

A peine ses lèvres se sont-elles posées sur les miennes que je compris la futilité de mes craintes. J'étais avec Edward, rien ne pourrais plus jamais m'arriver et il ne me ferait jamais le moindre mal. Avec langueur, il explora mon corps de ses mains tièdes et j'entrepris d'en faire de même.

- Tu trembles ? Me demanda-t-il.

- Oui, mais pas de peur …

Surpris par ma rapidité, il n'eut pas le temps de m'empêcher de me retrouver à califourchon sur lui. Ma bouche remplaça mes mains et lorsque j'atteignis l'élastique de son caleçon, je sentis qu'il avait cessé de respirer.

- Bella, es-tu sûre …

- Chut, absolument certaine. Aie confiance en moi, susurrais-je.

J'avais envie de lui faire plaisir de toutes les manières possibles et imaginables. Alors avec frénésie, je retirais le dernier rempart à sa nudité. Prenant un peu de distance, j'observais son corps dépourvu de toute imperfection.

- Tu es magnifique, lui dis-je dans un souffle.

- Pas autant que toi …

A genoux entre ses jambes, j'approchais mon visage de sa masculinité érigée et entrepris d'y déposer plusieurs baisers.

- Bella !

Forte de son exclamation de plaisir, je me fis plus entreprenante et l'entourait totalement de ma bouche, ma langue le caressant au gré de mes va-et-viens. Il avait un goût merveilleux et je prenais autant de plaisir que lui à lui prodiguer cette caresse. Après quelques minutes, il enfouit sa main dans mes cheveux et sa respiration retrouvée se fit plus rapide, haletante. Dans un grognement presque animal qui me fit frissonner, il se déversa dans ma bouche.

- Mon amour, murmura-t-il après m'avoir ramenée dans ses bras. Merci.

Rapidement, il inversa notre position précédente et je me retrouvais bloquée par son corps puissant au-dessus du mien.

- Edward, qu'est-ce que tu …

- Chut, mon amour, j'aimerais te rendre la pareille, profite simplement.

Je compris que mes sous-vêtements ne seraient plus utilisable lorsque j'entendis le son d'une tissu déchiré. Il était tellement impatient de me découvrir à son tour qu'il n'avait pas traîné à me dévêtir. Alice allait me tuer !

- Tu es la plus magnifique de nous deux et sans aucun doute la plus belle de toutes les femmes que je n'ai jamais rencontré, souffla-t-il sur ma peau.

Comme une brise, ses lèvres descendirent le long de ma gorge tandis que ses mains empaumaient mes seins. Caressantes, les premières rejoignirent les secondes pour torturer ma poitrine durcie par le plaisir que me procuraient ses gestes tendres. Son prénom dans ma bouche se fit murmure. Il posa sa tête sur mon ventre et m'étreignis avec un telle force que j'aurais sans doute péri si j'avais été encore humaine. Mais à cet instant, je sentais sa promesse silencieuse de ne jamais m'abandonner et de m'aimer pour le reste de nos vies.

Il reprit sa lente exploration jusqu'à l'intérieur de mes cuisses qu'il embrassa avec ferveur. Son souffle à cet endroit de mon corps me paraissait si chaud que je me cambrais presque instantanément. Sa langue s'infiltra dans mes chairs et il lécha avec application cette partie si sensible d'un corps de femme. Lorsqu'il inséra tout à coup deux doigts en moi, ma vision devint étrangement floue et un tel plaisir me submergea qu'il me fut impossible de me retenir de crier se bonheur.

- Tu es encore plus belle lorsque tu atteint l'extase mon cœur, me dit Edward en ma regardant dans les yeux, les siens pleins de tendresse, de dévotion et de désir.

- Edward, s'il te plait, aime-moi, j'ai besoin de toi maintenant, lui répondis-je en l'embrassant.

- Tout ce que tu veux, ma Bella.

Alors, il s'installa entre mes cuisses et au moment où il me pénétra, plus rien autour n'eut d'importance. Qu'il s'agisse du décor, des sons, des autres êtres présents sur la terre, rien n'eut plus d'importance. Et lorsqu'il buta au fond de moi, se fut comme si j'étais enfin entière. Et je sus que j'aurais toujours une partie de moi en Edward, parce qu'il me complétait parfaitement, sur tous les points. Il se mit à se mouvoir et moi à onduler sous lui. C'était tellement fort, tellement bon que j'aurais voulu que jamais ça ne finisse.

- Bella … hum … viens avec moi mon amour, haleta-t-il.

Mon cri fit écho au sien, nous avions atteint ensemble l'apogée de notre plaisir. Il se blottit contre moi et fixa mon visage.

- Que se passe-t-il ? Demandais-je.

- Rien, tout va pour le mieux, je ne fais qu'admirer ma merveilleuse femme, me répondit-il.

- Je t'aime, Edward.

- Au moins autant que je t'aime, Bella.

Et rien n'aurait pu être plus vrai. Terminées les petites guerres pour savoir lequel de nous deux aimait le plus l'autre. Désormais, nous nous étions retrouvés, d'égal à égale. J'aurais tellement voulu trouver plus que ces simples mots pour lui dire tout ce que je ressentais à cet instant. Mais ceux-ci seraient suffisants, pour le moment. Après tout, j'avais toute l'éternité à ses côtés pour en trouver de nouveaux …

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Fin

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Laissez une dernière review pour dire ce que vous avez pensé de cette fiction svp.

Bisoux à tous et à bientôt j'espère pour une nouvelle fic =)

EimeoN