Salut tout le monde ! Wouah ! Je publis tôt, c'est un miracle lol ! Mais là, j'dois vous avouer que je me fais trop trop chier :-x Bref, je publis pas ce chap parce que je n'ai rien d'autre à faire mais seulement parce que... j'ai envie ! xD

Bientôt la rentrée, j'espère que cela n'influencera pas trop mon temps d'écriture et de publication.

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RaR :

Lilli-Puce : Oui, il tient beaucoup à elle :-) J'espère que la suite concernant le père de Lizy te plaira ! Merci de me reviewer aussi souvent

666Naku : Si, il a peur pour elle. D'ailleurs, c'est pour ça qu'il était un peu réticent à ce qu'elle y aille. Mais comme lui, quand il a une idée, il refuse qu'on la lui retire, il se dit qu'il en est de même pour Lizy. De plus, Lizy ne part qu'avec Drago car les vampires n'accepteraient jamais de recevoir trop de sorciers d'un coup ! Explications aux prochains chapitres ! Vala, merci à toi aussi

The Lady Voldemort : Tu vis à Cannes ? J'peux taper l'incruste chez toi pour le prochain festival ? xD (la grosse profiteuse ptdr) Moi, mes vacances, c'était plutôt fête que repos ' Résultat, chuis revenue plus crevée quand partant mdr ! Merci beaucoup à toi aussi pour ta review :D

Ginny 360 : J'espère avoir été assez rapide Oui, dans les prochains chapitres, ce sera plus action que romance ! (il était temps xD) T'étais à Hyères ? J'y suis allée il y a quelques années, c'est super beau ! Avec la presqu'île de Giens à côté

Shaeline : La voilà

Lila Flow : Merci beaucoup, ça me fait trop plaisir ! Voilà la suite !

Nath : Merci à toi aussi Ca fait plaiz

Shana : Ouais, ça me le fait parfois aussi, je veux reviewer le dernier chap d'une fic et ça veut pas / En tout cas, merci d'en laisser une quand même ! Et oui, maintenant, une part de Tom est en Lizy ! Ca promet ! Merci à toi !

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Youhou 7 reviews, je suis happy ! J'en veux encore plein d'autrrrrreeeesss ! Merci quand même à mes lecteurs inconnus lol !

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Chapitre 11 : Sans pitié

Quelques jours plus tard...

Elle ouvrit lentement les yeux. Une merveilleuse vision lui apparut instantanément : l'homme qu'elle aimait. Il était encore dans un sommeil profond, aucune expression n'apparaissait sur son visage d'ange. Elle constata qu'il avait posé la main sur la sienne durant la nuit. Elle avait atteint son coeur, même s'il ne lui avait jamais avoué son amour. Elle dirigea doucement sa main vers ce si beau visage et l'effleura du bout des doigts. En cet instant, elle craignait de le blesser, de défaire ses si beaux traits. Mais juste par cette petite caresse, il fut réveillé. Il ouvrit ses magnifiques yeux noirs et attrapa sa main qu'il embrassa doucement. Puis sans signe préventif, il se releva brusquement.

- Que se passe-t-il ? demanda-t-elle, une main sur le coeur.

- Le jour est levé depuis longtemps, je dois y aller, répondit-il affairé à s'habiller.

- Où ça ?

- Je ne te l'ai pas dis ? Il est vrai que dès que tu commences à... enfin, tu es une ensorcelleuse comme je te l'ai déjà dis ! J'en oublis donc de te dire des choses essentielles.

Elle leva un sourcil.

- Je dois partir quelques jours pour ramener des... personnes..., à notre cause !

- Encore ? Ne sommes-nous pas assez nombreux ?

- Il vaut mieux prévenir que guérir !

- Mais, Tom, que vais-je faire sans toi ? Je ne peux pas diriger tout le monde toute seule !

- Bien sûr que si, mon bel ange diabolique ! Je te fais confiance !

Il attrapa sa cape de voyage, la mis sur son bras et traversa la pièce jusqu'à la porte. Elle sauta hors du lit et accourut derrière lui afin de se serrer contre lui, sa tête sur son dos.

- Fais attention.

Il se retourna vers elle, un sourire éclatant aux lèvres.

- Ne t'en fais pas, tout ira bien.

Il lui caressa le visage, lui déposa un baiser sur les lèvres et se jeta hors de la pièce.

Elle traversait les couloirs du manoir avec une assurance mesurée. Bien que chaque Mangemort lui obéissait au doigt et à l'oeil, elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter quand Tom n'était pas là pour veiller au grain. Ses talons haut claquaient sur le carrelage, ses longs cheveux d'un noir de jai voltigeaient derrière elle et chacun s'abaissait à son passage. Elle ressentait tant de fierté. Avoir été choisi par Lui, Tom Elvis Jedusor, Lord Voldemort comme compagne. Non, il ne l'avait pas demandé en mariage mais il la traitait comme sa femme. Jamais il ne lui avait hurlé dessus comme il le faisait si souvent avec ses fidèles. Il ne l'avait encore moins frappée ni envoyé le moindre sortilège impardonnable. Il l'aimait...

Elle pénétra dans le grand salon et s'installa dans le fauteuil préféré du Seigneur des Ténèbres, près de la cheminée. A peine une heure qu'il était parti et il lui manquait déjà.

Cela faisait tout juste trois minutes qu'elle était arrivé que quelqu'un entra dans la pièce. La Mangemorte s'approcha d'elle et s'agenouilla à contrecoeur.

- Bonjour, Bella. Que puis-je faire pour toi ?

- Maîtresse, pénétrer Poudlard est impossible. Malgré la mort de Dumbledore, toutes ses protections ont été maintenues autour du château. Impossible de trouver une brèche.

- Ne prononce jamais ce mot...

La jeune fille se releva et s'approcha de la cheminée.

- Tu sais pertinemment que rien est impossible quand on désire ardemment le faire, dit-elle froidement.

Bellatrix ne répondit rien.

- Le Maître a confiance en toi. Si tu échouais dans cette mision, je pense qu'il serait déçu, très déçu et... moi aussi, Bella.

Cette dernière se releva.

- Je ne sais même pas pourquoi je me rabaisse devant toi !

La brune se retourna et fusilla Bellatrix du regard.

- De quel droit me tutoies-tu ?

- Après tout, pour l'instant, nous n'avons pas la moindre preuve de ta supériorité ! J'ignore ce que tu as fais à mon maître mais sache que cet acte ne restera pas impuni !

Il y eut un éclair, Bellatrix tomba à genoux et fut aussitôt agitée de spasmes incontrôlables.

- Finite.

L'incantatrice rangea sa baguette et se rassit dans son fauteuil.

- S'il te plait, sors vite d'ici avant que je ne m'énerve réellement, dit-elle en plongeant sa tête dans une main.

Bellatrix se releva difficilement mais s'accomplit en pestant.

La jeune fille soupira. Et dire qu'elle allait devoir tenir plusieurs jours de cette manière sans Tom...

En fin d'après-midi, il y eut tout de même de quoi la consoler. Alors qu'elle marchait rêveusement à travers les nombreux couloirs du manoir, elle se retrouva face à une asiatique. asiatique à qui elle tenait tant...

- Keira ! s'exclama-t-elle.

Elle accourut vers elle et la serra dans ses bras.

- Alors, comment tu vas ? demanda-t-elle en la conduisant dans une pièce adjacente. Tout se passe bien au ministère ?

- Oui, ce que je fais est vraiment intéressant et je rencontre plein de gens importants ! répondit Keira avec enthousiasme. J'ai pris quelques jours de congés pour venir te voir mais je dois surtout faire un premier rapport au maître.

- Tu as appris quelque chose d'important ? questionna Lizy en lui donnant à boire. Assieds-toi, je t'en prie.

- Merci, dit Keira en prenant place dans un fauteuil. Et bien, je sais simplement que l'Ordre du Phénix a également des espions dans les gens qui m'entourent. En revanche, je dois me rendre à Poudlard à Noël. L'école veut, parait-il, accueillir des étrangers pour lier les élèves de différentes nationalités. Un peu comme pour le tournoi des trois sorciers sauf que cette fois, il n'y aura pas de compétition. J'ai appris que le maître voulait de nouveau pénétrer dans cette école mais je ne sais pas pour quelle raison. Je pourrais enquêter un peu et avoir une vue d'ensemble.

- Tu prends ton travail et ton allégeance vraiment à coeur.

- C'est normal. Je ne veux pas faire en sorte que ce soit une corvée. Et toi, quoi de nouveau ?

- Oula ! Tant de choses.

Elle lui raconta l'histoire de l'horcruxe et que logeait à présent en elle une partie de l'âme de Tom. Elle lui parla également de leurs rapprochements et de ses projets.

- Tu es certaine de vouloir en finir avec ton père ? Tu n'auras plus de famille connue après lui.

- Je m'en fiche ! clama Lizy. Je préfère être seule que de vivre en sachant que monsieur fait sa petite vie tranquille. J'attend le retour de Tom et je vais le chercher.

- Et après, tu vas chez les vampires ? demanda Keira, soucieuse.

- Oui, moi aussi, je veux participer à la montée de Tom. Je partirai avec Drago.

Elle lui en avait parlé et celui-ci était tout disposé à l'accompagner.

- Tu peux à nouveau le voir en toute liberté alors ? C'est bien.

Elles échangèrent un sourire.

Keira s'était installée dans une chambre au rez de chaussée, non loin de celle de Drago. Les deux jeunes filles discutaient souvent à bâtons rompus jusqu'à une heure avancée de la nuit et Lizy finissait souvent par s'endormir auprès de Keira. Malgré sa présence et celle maintenant plus active de Drago, l'abscence de Tom se faisait de plus en plus insoutenable. Quand il revint trois jours plus tard, elle lui sauta littéralement dans les bras. Bien qu'il ne l'aurait jamais avoué, il semblait épuisé. Elle passa toute une journée avec lui. Puis le lendemain, elle lui dit au revoir. Chargée uniquement de sa baguette, qui lui permettrait de lui apporter nourriture et de quoi boire, Lizy quitta le manoir dans un matin frais d'Octobre. Elle avait enfilé un bonnet de laine et s'était drapée dans une cape de texture douce et agréable. Elle transplana aussitôt à Londres et chercha un ciberg-café. Une fois qu'elle l'eut trouvé, elle pénétra à l'intérieur et alla chercher à boire pour faire bonne figure. Un groupe de jeunes hommes lui firent presque instantanément de l'oeil mais elle n'y prit pas garde. Elle alla s'asseoir devant un ordinateur. Elle les avait longuement étudier mais s'en servir en réel ne semblait pas aussi simple. Elle parvint tout de même à entrer sur Internet puis elle conclut qu'en affichant le nom de son père dans le moteur de recherche devrait lui donner son adresse. Il n'en fut rien. Elle ne trouva que des noms de personnes célèbres, peut être ses ancêtres, portant le même nom. Cela faisait dix bonnes minutes qu'elle se cassait la tête quand l'un des jeunes hommes s'approcha d'elle et lui murmura :

- Besoin d'aide ?

Elle se retourna vers lui. Ce n'était pas le moment de faire la fine bouche. Elle lui offrit un grand sourire.

- Je ne sais pas très bien me servir d'Internet, dit-elle d'une voix ronronnante qui était loin d'être la sienne, je recherche l'adresse de mon p... de quelqu'un.

- Il ne faut pas chercher là dedans, dit-il en riant, clique là.

Il lui indiqua les pages blanches (NDA : je sais pas ce que c'est en Angleterre) et elle comprit dans la minute.

- Merci... Je…, je peux poursuivre seule.

Il acquiesça puis lui déposa un baiser dans le cou. Elle se retourna vers lui, prête à le gifler mais il s'était déjà éloigné. Il ne manquait pas de culot celui-là ! Surtout qu'un bisou dans le cou veut généralement dire "je te veux". Elle reporta son attention sur l'écran et entra le nom de son père. La réponse ne se fit pas attendre. Il habitait non loin du pont de Londres. Il ne devait pas manquer de moyens...

Elle fourra aussitôt ses affaires dans son sac, papier et stylo qu'elle avait pris pour noter l'adresse, jeta sa cape sur ses épaules, mis son bonnet et se prépara à sortir. Mais en arrivant devant la porte, le jeune homme "qui ne manquait pas de culot" s'interposa.

- Tu pars déjà ? demanda-t-il avec un pseudo sourire séducteur aux lèvres.

A part ses beaux yeux bleu, elle ne lui trouvait rien de particulier. Il fallait aussi dire qu'elle avait bien assez à la maison.

- Oui, je le crains, répondit-elle.

Elle essaya de la contourner mais il l'en empêcha.

- Ca te dirait d'aller boire un verre ? proposa-t-il.

- Non, ça ne me dit pas, riposta-t-elle durement.

- C'est bon, fais pas ta coincée (NDA : argument que sort à 90 des cas un mec avec qui vous ne voulez pas boire un verre ou plus...)

Elle le regarda dans les yeux et éclata d'un rire franc.

- Tu pourrais songer que, ce n'est pas parce que je suis seule dans ce café, que je suis seule dans la vie. Et je peux t'assurer qu'il est mille fois mieux que toi.

Il allait répliquer mais elle le poussa sur le côté et sortit en trombe. Il était bientôt midi et elle commençait à avoir faim. Elle décida d'avoir recourt à la magie pour pouvoir se nourrir tout en marchant et fit apparaître un bon sandwich. Elle n'avait pas encore envie de se faire interpeller. Il ne fallait pas qu'elle tue plus d'une personne aujourd'hui. Enfin, elle allait essayer...

Aux alentours de treize heures, son bus s'arrêtait non loin du pont de Londres. Elle avait décidée d'utiliser le moins de magie possible pour ne pas se faire remarquer. Elle descendit, regarda autour d'elle et prit la route de la résidence de son père. Elle arriva ainsi devant une grande propriété étroitement entourée de grandes murailles. Elle décida de sonner et attendit. Elle entendit des bruits de pas et bientôt, un adolescent d'environ quatorze/quinze ans se présenta devant elle. Il avait les cheveux chatains clairs et des yeux verts. Et il n'était pas plus grand qu'elle.

- Bonjour, mademoiselle, dit-il en l'étudiant du regard. Que puis-je pour vous ?

- J'aimerai parler à Mr Redrey, répondit poliment Lizy.

- C'est moi-même, annonça le jeune homme.

- Je ne crois pas, répliqua calmement Lizy. Je parlerai plutôt de votre père.

Elle ne l'avait que brièvement aperçu il y a huit ans alors qu'il déjeunait en compagnie de sa mère, son père et un autre jeune homme qui devait être son frère. Devant ses yeux se tenait son demi-frère.

L'adolescent plissa les yeux.

- Qu'est-ce que tu lui veux à mon père ?

- On se tutoie ? lança Lizy. Ca ne te regarde strictement pas ! Je veux discuter avec lui. Et tu pourrais avoir la décence de me laisser entrer.

- Oh, c'est qu'elle s'énerve la p'tite mignonnette ! Qu'est-ce que tu me donnes si je t'ouvre ?

- Je ne te dois rien.

- Alors, tant pis.

Il lui tourna le dos et commença à s'éloigner. Lizy sortit sa baguette et l'envoya valser dans les airs. Elle ensorcella le digicode et le portail s'ouvrit alors que l'adolescent se relevait peinement de son séjour dans les airs.

- Mais t'es qui toi ? demanda-t-il dans un mélange d'inquiétude et de défi.

- Maintenant, on arrête de jouer, avertit Lizy d'un ton qu'employait plus généralement Tom. Tu me conduis à ton père sans discuter.

Elle avait pointé sa baguette sur lui.

- Qu'est-ce que tu fous avec ton bout de bois ? dit-il narquoisement.

Elle l'agita ce qui eut pour effet de lui envoyer un courant d'air dans le visage, produisant la même réaction qu'une bonne baffe.

- Allez, indiqua-t-elle alors qu'il se frottait la joue devenue écarlate.

Tous deux se dirigèrent vers la porte d'entrée et Lizy conclut que cet imbécile de demi-frère avait des invités.

- Sortez, lança-t-elle à un groupe comportant trois filles et deux garçons du même âge que lui.

Ils allaient répliquer quand son demi-frère leur dit qu'il leur expliquerait. Ils sortirent alors avec des regards soupçonneux, l'une des filles embrassant précédemment le demi-frère.

- Alors, où est-il ? s'impatienta Lizy.

- Probablement dans son bureau.

- Allons-y.

Ils montèrent un majestueux escalier en marbre blanc recouvert d'un tapis rouge qui se tenait au bout du hall d'entrée. Cette maison était énorme et richement meublée. Ils arrivèrent devant une porte à laquelle l'adolescent toqua.

- Papa, une fille veut te voir.

- Une fille ? répondit une voix étonnée derrière la porte.

Celle-ci s'ouvrit et sans signe préventif, Lizy poussa son demi-frère dans la pièce qui bouscula son père au passage. Elle se retourna vivement vers la porte après être entrée dans la pièce et s'écria :

- Collaporta !

La porte fut scellée et elle se retourna. Elle conclut qu'en plus de son père et de son demi-frère, un autre jeune homme d'une vingtaine d'année était présent dans la pièce.

- Qui es-tu ? demanda froidement son père en s'approchant d'elle.

Lizy se sentit mal à l'aise quand elle vit qu'elle avait hérité de ses beaux yeux.

- A distance, dit-elle en l'envoyant s'asseoir dans son fauteuil. Tu n'es que du poison !

Son demi-frère était allé se réfugier auprès de lui et l'autre jeune homme la regardait d'un air neutre.

- Tu ne reconnais même pas ta fille, cracha-t-elle sa baguette pointée sur lui.

Tout comme son fils l'avait fait précédemment, il plissa les yeux et joignit ses mains en accent circonflexe.

- Bien sûr que si je t'ai reconnu, dit-il avec un sourire arrogant. Petite Lizy, si tu savais...

Elle le regarda stupéfaite.

- Explique toi, ordonna-t-elle.

- Du calme ! répondit son père. Mais bon, je vais te faire une fleur. Depuis que je vous ai revues, toi et ta mère quand tu n'étais encore qu'une petite fille, j'ai décidé de te filer. Je l'avoue, quand tu avais un an et que j'ai appris que tu étais habitée de dons magiques et qu'il en était de même pour ta mère, je me suis enfuis. Je n'aime pas du tout les magiciens. Ils sont fiers de leurs talents alors qu'il n'y a vraiment pas de quoi. En tout cas, moins d'un an plus tard, j'ai rencontré une femme charmante qui m'a donnée un fils de tout ce qu'il y a de plus normal.

Il montra l'adolescent de la main, ce dernier toujours en position de méfiance.

- Détends-toi, Lucas, il n'y a rien à craindre.

- Tu plaisantes ? dit Lizy en riant haineusement. Tu risques de crever d'un moment à l'autre !

Son père prit un air étonné.

- Tu tuerais ton propre père ?

- Tu n'as pas hésité à nous abandonner maman et moi !

- Oui, jusqu'à ce que le destin nous réunisse. Mais je me suis alors rendu compte que je n'avais plus de sentiments pour ta mère depuis longtemps et que j'aimais ma nouvelle femme. Toi, je n'en avais pas plus que pour ta mère étant donné que je ne te connaissais pas. Mais je me suis dis qu'en te faisant du mal, j'en ferai à ta mère qui repose en terre aux côtés de ma douce femme qu'elle a tuée de sang froid.

Lizy lui jeta un regard interrogateur.

- Cela fait maintenant quatre ans que ta mère à croiser ma femme dans une petite rue déserte de Londres. En réalité, elle l'avait suivis. Elle a utilisé sa magie pour la tuer. Elle n'a eu aucune pitié. Comment puis-je savoir tout ça si la rue était déserte ? Parce que ta mère est tout simplement venue ma l'annoncer, la garce ! Sur le coup, je ne l'ai pas cru mais quand la police est venue frapper à ma porte le lendemain, j'ai aussitôt compris. Ma femme était belle et bien morte et je n'avais aucune preuve contre ta mère ! De plus, comme votre magie est indétectable par des gens normaux comme nous, les médecins ont simplement pensé qu'elle avait fait une crise cardiaque alors que celle-ci se portait parfaitement bien !

- Et tu dis que nous n'avons pas à être fiers de nos pouvoirs, lança Lizy avec un sourire. Pourtant, tu vois que c'est plus utile que d'utiliser une arme à feu.

- Malgré avoir grandit dans ton monde, tu en sais beaucoup sur le nôtre, n'est-ce pas ? questionna son père.

- Comme quoi ça sert.

- Tu as tout à fait raison, approuva son père en posant ses mains sur ses genoux. Mais réfléchis. De mon côté aussi, j'ai enquêté sur ton monde. Enfin plus directement, enquêté sur toi et l'histoire globale de la sorcellerie. Et j'ai fini par découvrir que tu t'étais alliée aux ténèbres et à Lord Voldemort...

Lizy le jaugea du regard. Cet homme imbécile ignorait de qui il parlait.

- Dans le monde de la sorcellerie, peu de sorciers osent prononcer son nom. Tu devrais t'abstenir, infecte Moldu !

Il répondit par un sourire de plus en plus irritant pour Lizy.

- Ca a donc dû être une véritable honte pour Voldemort de se faire blesser par un Moldu, comme vous dites, je me trompe ? Parce que je crois également que tu dois être au courant de ses réactions. A mon avis, tu n'es pas à ses côtés juste pour le plaisir de tuer. Il parait qu'il est beau jeune homme.

Lizy eut de plus en plus de mal à retenir toutes les informations. Tout d'abord, son père, un simple Moldu arrivait à l'observer. Ensuite, il savait pour sa relation avec Voldemort et enfin il savait qu'il avait été blessé, de plus par un Moldu ?

- Comment sais-tu tout ça ? parvint-elle seulement à articuler.

- Par le biais de Dylan, répondit-il en montrant le jeune homme. Je l'ai recueillis il y a dix ans et c'est un très bon détective et... il excelle avec un katana à la main.

Lizy tourna son regard vers lui, comprenant en quelques secondes. Elle avait devant elle l'homme qui avait blessé Tom.

- Il y a tout de même de quoi rire quand on sait que Voldemort se prend pour le plus grand sorcier du monde et se fait blesser par un simple katana. Finalement, de toute manière, tu ne mérites pas mieux, c'est sûrement un être faib...

- Assez ! hurla-t-elle.

Ses yeux virèrent au noir, ce qui retira le sourire du visage de son père.

- J'en ai trop entendu ! Tu as pris ma mère pour une moins que rien ! Tu te permets de me donner des leçons ! Tu m'observes à mon insue et tu essayes de me rabaisser ! C'en est assez ! Je vais te tuer !

Elle s'approcha du bureau et leva sa baguette.

- Arrête ! cria-t-il en se protégeant le visage.

- Tu as dis toi-même que je prenais plaisir à tuer ! Tu ne crois pas que ce serait là la plus belle des récompenses ? Je ne vais pas la manquer !

A l'instant où elle allait lancer le sort, Lucas se jeta sur elle et il se le prit en pleine poitrine. Il tomba sur le sol, mort.

- Dylan ! s'écria son père. Tues-la !

Celui-ci sortit un katana de son étui, posé non loin de lui, et s'approcha d'elle tendit que son père tombait à genoux auprès de son fils. Lizy transplana dans le dos du jeune homme et lui murmura :

- Ne tourne jamais le dos à l'ennemi.

Il allait se retourner quand son père le bouscula pour se jeter sur Lizy qui n'hésita pas et lui envoya un Avada Kedavra. Il tomba à ses pieds et un sourire triomphant se dessina sur le visage de Lizy. Elle regarda Dylan et toujours avec le même sourire, elle se courba devant lui avec grâce et lui dit :

- Toutes mes condoléances.

Elle lui fit un geste obscène de la main et transplana de nouveau mais cette fois, jusqu'au manoir Jedusor. Elle aurait aimé tuer Dylan aussi impitoyablement que son père. Pour son demi-frère, ce n'était pas prévu. Elle ne l'avait pas fait exprès... Mais elle se consola en se disant que ce n'était pas une grande perte. Si elle n'avait pas tué Dylan, c'était parce que Tom désirerait peut être le faire lui-même après avoir reçu un tel affront. Au pire, elle s'en occuperait plus tard...

Elle ouvrit les portes d'entrée à la volée et s'engouffra dans les couloirs. Elle ne comprit guère pourquoi mais plus elle avançait, plus elle avait mal au coeur et du mal à respirer. Elle ne trouva sur son chemin ni Tom, ni Keira ni Drago. Elle décida de monter à l'étage, une main sur le coeur. Elle avait à présent une abominable envie de vomir. Elle pénétra en trombe dans sa chambre et tomba à genoux sur le sol. Elle sentit quelqu'un la porter jusqu'au lit mais n'entendit pas ce qu'il lui disait. Elle rouvrit les yeux qu'elle avait fermés sous la douleur et conclut qu'il s'agissait de Tom. Celui-ci eut l'air stupéfait quand Lizy se mit soudainement à rire telle une démente. Cela dura une bonne minute avant que son rire soit remplacé par des sanglots incontrôlables. D'une prise ferme, elle tira Tom vers elle et le serra fortement contre elle tout en continuant de pleurer comme jamais.

- Mais que t'arrive-t-il ? demanda Tom en essayant de se dégager de ses bras.

- Je ne sais pas ! répondit-elle entre deux sanglots en essayant de le retenir contre elle. J'ai tellement mal au coeur !

Tom lui caressa lentement les cheveux et peu à peu, elle desserra son étreinte mais continua de pleurer silencieusement.

- Tu as trouvé ton père ? demanda Tom.

Elle hocha positivement la tête.

- Tu l'as tué ?

- Oui... ainsi que mon demi-frère...

Ses larmes reprirent de plus belle.

- Je le haïssais tant ! Encore plus quand je l'ai revu ! Pourquoi est-ce que je pleure

maintenant ?

Tom relava son visage d'un doigt et planta son regard dans le sien.

- La culpabilité, souffla-t-il. Tu as éliminé les derniers membres de ta famille et cela blesse ton coeur malgré toi. Quand j'ai tué le reste de ma famille dont mon père, je n'ai pas pleuré parce que j'étais seul et que je savais que cela serait stupide. Je ne dis pas par là que c'est stupide de ta part que de faire ça, ajouta-t-il en voyant qu'elle allait répliquer, mais toi, tu n'es pas seule et tu savais que tu trouverais du réconfort. Même si c'est juste inconsciemment.

Elle avait retrouvé une respiration normale et ses larmes commençaient à disparaître tout comme son mal de coeur. Elle ignorait seulement que son mal de coeur ne venait pas seulement de sa "culpabilité".

- Merci, Tom. Ca va beaucoup mieux.

Elle lui sourit d'un sourire timide et heureux. Elle se relaissa tomber sur le lit et lui fit signe de s'approcher. Il se pencha au dessus d'elle et elle entoura son cou de ses bras avant de capturer ses lèvres et l'entraîner dans un baiser passionné. Il se laissa tomber à ses côtés et elle vint se loger dans ses bras.

- J'ai découvert la personne qui t'avait blessé, annonça-t-elle en essuyant les dernières larmes qui roulaient sur ses joues.

Il ne répondit pas tout de suite, semblant passionné par la contemplation du plafond.

- Qui est-ce ? finit-il simplement par demander.

- Un homme de ton âge : Dylan. Il a été recueillis par mon père il y a dix ans. C'est un peu mon frère en quelques sortes mais nous n'avons aucun lien du sang. Fort heureusement.

- Qu'as-tu fais de lui ?

- Rien. Je ne savais pas si tu voulais te venger toi-même ou non alors je l'ai laissé en vie entouré des cadavres de son père et son frère. Mais quelque chose m'inquiète.

Elle lui raconta alors que son père et son "frère" l'avaient filé et qu'aucun d'eux ne s'était rendu compte de quoi que ce soit.

- Il avait peut être tout simplement un complice dans notre monde, dit Tom d'un air songeur.

- Je ne pense pas, opposa Lizy. Il n'aimait vraiment pas tout ce qui touche à la magie. Il disait qu'on a vraiment pas de quoi être fiers de nos pouvoirs. Je crois plutôt qu'il en avait peur.

- Probablement.

- Mais sinon, que vas-tu faire pour Dylan ?

- Je vais voir. Ma priorité est les vampires. Nous verrons une fois ta mission achevée.

- D'accord, je partirai après demain dans ce cas. Je préfère prendre une journée de repos, si ça ne t'ennuie pas.

- Aucun problème, mon ange. Je prendrais bien soin de toi demain.

Ils échangèrent un sourire et repartirent pour quelques doux ébats.