Revoilà l'auteur pas très ponctuelle qui vous poste enfin le chapitre 10 ! Bon, je tiens à préciser que je déteste ce chapitre. C'est une sorte de transition, si je peux dire. Si vous ne l'aimez pas, je comprendrais, ne vous inquiétez pas;)
Réponses aux reviews : Gingr-Furie ( Coucou ma petite fan préférée ! Ce n'est pas grave si ce n'est pas une longue reveiw, tu sais. Je suis ravie que ce très très long chapitre t'ait plus. J'ai mis pratiquement trois semaines à l'écrire celui-là loll. Celui-là sera plus court, malheureusement. L'inspiration m'avait un peu quitté, je dois l'avouer. En tout cas, bonne lecture !)
LittleFlicka ( Hey toi ! Ravie que ça t'ait plu. Je ne pense pas que tout va redevenir joyeux tout de suite. Jon et Adélys se retrouveront, mais... Pas tout de suite ;) Faut les torturer un peu avant loll. Bonne lecture ! )
La plume d'Elena ( Salut ! Tu as raison. Je me suis surpassée pour celui-là et j'ai même dû m'arrêter quelques fois pour ne pas inonder mon ordinateur mdrr. Bonne lecture ! )
Chapitre 10
POV Jaime (pour changer un peu)
Voilà pratiquement deux jours qu'Adélys était partit. Personne ne l'avait revu depuis. Elle m'avait dit qu'elle ne serait absente qu'un seul jour. Pourtant, elle n'était pas là. Je commençais sérieusement à m'inquiéter et ma garce de sœur ne cessait de me dire qu'elle avait dû s'échapper avec son frère. C'était exactement ce qu'elle était en train de faire, justement.
- C'est étrange qu'elle ne soit pas encore là, admet-le. Peut-être s'est-elle échappée avec le bâtard pour éviter de se marier avec toi. Cela ne m'étonnerait pas beaucoup. Ou alors, quelque chose lui est arrivé. Cela serait assez déplaisant... Mais bon... C'est comme ça.
Ah, qu'est-ce qu'elle m'énervait ! Adélys n'avait pas pu s'enfuir avec Jon. Ce dernier est si respectueux qu'il ne pourrait commettre un acte aussi immoral. Et puis, Adélys n'aurait jamais agi de la sorte. Elle m'avait dit qu'elle reviendrait, alors elle reviendra. J'avais une grande confiance en elle. Après tout, j'avais tué son grand-père et elle me faisait confiance quand même. Adélys était assez intelligente pour savoir ce qui est judicieux ou non. C'est une femme réfléchie qui a conscience des choses.
- Cersei ?
- Oui, mon frère ?
- Ferme-la !
Surprise, elle tourna vivement la tête vers moi.
- Tu es jalouse d'Adélys. Ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Tu es jalouse d'elle parce qu'on l'apprécie plus que toi, qu'elle est plus belle et qu'elle n'a pas besoin de manipuler pour avoir ce qu'elle veut. Ne fait pas cette tête, soeurette. Tu sais très bien, que je dis la vérité. En même temps d'être jalouse d'elle, tu as peur d'elle. Peur parce qu'elle est une Targaryen et qu'un beau jour, elle viendra te reprendre le trône. En fait, tu as raison d'avoir peur après ce que tu lui as fait. Tu l'as privé de son frère et tu l'envoie dans une cité dont elle ne connaît que le nom ! Tu l'envoies au milieu de gens qu'elle ne connaît même pas. Elle ne sait pas à qui faire confiance. Elle sera démunie à Port-Réal. Personne ne devra savoir que c'est une Targaryen. Est-ce clair ? Si les charlatans de Port-Réal viennent à le découvrir, elle pourrait se faire assassiner ou pire.
- Voilà qui serait très malvenue. J'ai besoin d'elle. Cela serait dommage qu'elle disparaisse alors que j'ai de si bon projet pour elle.
- Ne t'avise même pas de la manipuler à nouveau.
Elle leva les yeux aux ciels avant de soupirer bruyamment.
- Je ne vois pas pourquoi je t'écouterais, mon frère. Tu es fou d'amour pour elle. Tellement qu'elle pourrait faire n'importe quoi de toi. Où est donc passé le noble Jaime Lannister ? Celui qui était prêt à tout pour me prendre n'importe quand, n'importe où. Je ne te reconnais plus.
- Elle m'a changé plus que tu ne le pourras jamais.
- A quel point t'a-t-elle changé ? Murmura-t-elle avec sensualité tout en approchant son visage doucement.
Lorsqu'elle frôla mes lèvres, je la repoussai avant de m'éloigner de deux pas.
- Qu'est-ce qu'il ne va pas chez toi, Cersei ?!
- C'est plutôt à moi de te le demander ! Tu n'es plus mon frère. Avant, tu n'aurais pas refusé un baiser de ma part. Cette... coureuse de remparts1 t'a perverti, mon pauvre. Tu es devenu son jouet. J'aurais dû l'exiler au lieu de te la donner. Au moins, tu ne serais pas aussi méconnaissable.
Un long soupir m'échappa. Elle m'exaspérait à un tel point !
- Avant, tu me suppliais pour me prendre, et maintenant, c'est tout juste si tu m'adresses la parole. Pourquoi ?
- Les choses changent, comme les sentiments. Autrefois, je t'aimais, maintenant, je te méprise. Bon, il est temps que j'aille chercher ma future épouse.
- Est-ce vraiment nécessaire ? La puterelle² a bien pu s'échapper ou même mourir.
Furieux, je la plaquai contre son carrosse. Elle en eu le souffle coupé.
- Cesse de l'appeler comme ça, maudite garce ! Si tu sais quelque chose, dit le moi !
Elle eut un rire sans joie qui m'énerva au plus haut point.
- Cesse de faire la maligne avec moi, Cersei.
- Crois-tu que le roi serait ravi de voir comment tu traites son épouse ?
- Crois-tu que le roi serait ravi de savoir que son épouse couche avec son valet ? Lui crachai-je en la lâchant brusquement.
Cette phrase la laissa sans voix. Il était temps... Depuis le temps que je voulais la faire taire. Cela faisait presque une heure qu'elle jacassait pour m'empêcher de rejoindre Adélys.
- Comment sais-tu ? Me demanda-t-elle déconcerté.
- Mystère... Je ne suis pas prêt de révéler mes sources... ma sœur. Maintenant, dis-moi si tu sais quelque chose ? Si tu lui as fait quoi que ce soit, je te le ferais regretter.
- Que voudrais-tu que je lui fasse ? J'ai besoin d'elle.
Sans même lui décrocher un mot de plus, je partis en direction de mon cheval. Cersei m'avait assez retenue comme ça. Il était temps que je parte à la recherche d'Adélys. J'ignorais ce qui lui était arrivé, ou même l'endroit où elle se trouvait. Elle avait dit qu'elle ne serait pas loin alors j'espérais que ce serait le cas. Sinon... Eh bien, je n'en savais fichtre rien.
- Reviens-vite ! Me cria ma sœur.
Je l'ignorai et montai à cheval. Sans même lui jeter un dernier regard, je partis. Je choisi de commencer par l'Est puisqu'elle ne pouvait pas être au Sud. Je me plongeai dans la forêt sans aucune hésitation. Elle était dense et quelque peu sombre. Je devais repousser les branches pour qu'elles ne me griffent pas le visage. C'était gênant, mais supportable. Je m'enfonçais profondément dans la forêt mais il n'y avait aucun signe d'Adélys. Je décidai de partir dans une autre direction. Cela ne servait à rien de chercher plus longtemps dans cette direction alors qu'il n'y avait aucune trace d'elle. Je partis vers le Nord, la direction la plus probable. Je mis un certain temps à ressortir de l'épaisse forêt mais je finis par y arriver à mon plus grand soulagement. Je filai vers le Nord au galop. Me prenant dix minutes pour repérer sa trace. Au loin, je pouvais voir de la fumée provenant, sans aucun doute, d'un feu qu'elle aurait allumé. Je me lançai dans cette direction. Vu que j'avançais au galop, il ne fallut que peu de temps pour y arriver. Adélys était bien là. Je descendis de cheval et l'attacha à un arbre avant de reporter mon attention sur elle.
Elle était assise à côté d'un feu. Je ne la voyais que de dos, mais elle semblait fatiguer. Son cheval n'était pas très loin et attaché à un arbre. Elle ne semblait pas m'avoir vu. Je savais qu'elle pouvait sentir les regards dans son dos, mais... Elle ne semblait n'avoir rien remarqué. Sauf si elle faisait semblant. Pour vérifier, je m'approchai d'elle tout doucement. A ma plus grande surprise, elle se releva d'un bond et se jeta sur moi, son poignard à la main. Comme je ne m'attendais pas à cette réaction, nous partîmes à la renverse. Mon dos heurta le sol, ma respiration se coupa brutalement. Adélys allait me poignarder lorsqu'elle me reconnut. Je repris mon souffle au moment même où le poignard allait me transpercer la peau. A califourchon sur moi, je pouvais aisément m'assurer qu'elle allait bien. A part d'horribles cernes violets sous ses yeux rougis par les pleurs et ses cheveux en pagaille, elle allait bien. Elle me regarda intensément avant d'éloigner le poignard, à mon plus grand soulagement.
- Que fais-tu ici ? Me demanda- t-elle d'une voix étrangement rauque.
- Je te cherchais. Tu n'es pas revenue.
- J'avais besoin de temps.
Ça, je m'en doutais. Devoir se séparer de quelqu'un qu'on aime... ce n'est pas facile.
- Tu n'as pas dormi ?
Elle secoua la tête. Je me doutais bien. Elle n'avait pas dormi depuis deux jours... Cette femme était extraordinaire !
- Allons-nous rester dans cette position ? Pas que ça me gêne mais... quelqu'un pourrait nous voir.
Gênée, elle piqua un fard. Elle se releva vivement. Trop vite puisqu'elle sembla avoir un vertige. Je me suis aussitôt mis debout pour la soutenir au cas où elle s'évanouirait.
- Ça va ? M'enquis-je, un peu inquiet.
- Physiquement, oui. Mentalement, je suis détruite. Je ne devrais pas voir ta sœur dans les quelques jours à venir sinon... je la torture jusqu'à ce qu'elle me supplie de la tuer, ce que je ferais avec un plaisir immense. A moins que je ne la donne en pâture aux sombres-loups. Je suis désolée... Je ne devrais pas dire ça, c'est ta sœur.
- Cersei et moi n'avons que le sang en commun. Si autrefois il a pu avoir plus, ce n'est plus le cas, maintenant. Et puis, elle ne se gênait pas pour essayer de me convaincre que tu t'étais enfuie avec Jon. Tu peux dire n'importe quoi sur elle, je m'en fiche. Et... Hum... Fais attention à elle. Elle compte te manipuler à nouveau. Je ne sais pas ce qu'elle a en tête mais fais attention à elle.
Elle hocha distraitement la tête en regardant ailleurs. Elle s'amusa à entortiller une mèche de cheveux autour de son doigt. J'adorais quand elle faisait ses frisottis, ça lui donnant un air enfantin adorable.
- Jaime, je... je t'avais dit que je reviendrai. De plus, comment aurais-je pu m'enfuir avec Jon ? On nous aurait poursuivis. La reine aurait révéler mon identité à tout le monde. J'aurais été condamné à l'exil. Et puis, je t'avais dit que je reviendrai. C'est une sacrée garce ! Si elle compte me manipuler à nouveau, qu'elle se prépare à la désobéissance. Je vais la rendre folle. C'est quelque chose que Viserys connaît bien. C'est surement pour cette raison qu'il est aussi fou...
Je connaissais que très peu Viserys, puisque je ne l'avait vu que pendant son enfance, mais le portrait qu'elle m'en faisait était loin d'être flatteur.
- Je n'ai pas cru ma sœur lorsqu'elle disait que tu t'étais enfuie, lui appris-je. Elle a essayé de me retenir afin que je ne te recherche pas, mais je l'ai envoyé balader. Elle a même essayé de me séduire. Pffffff …
Elle esquissa un petit sourire. Elle n'avait pas l'air très étonné que Cersei ait cherché à me séduire. Après tout, même en connaissant peu Cersei, elle savait de quoi elle était capable.
- Je crois que l'on devrait rejoindre le cortège, lui fis-je.
Elle baissa les yeux au sol et hocha la tête après quelques minutes de réflexion. Je n'avais pas envie de la brusquer, mais Port-Réal se rapprochait. Il nous restait environ une semaine, voire deux, de trajet. Mais vu la rapidité de notre cortège, nous pourrions arriver en une semaine.
- Viens, fis-je en l'emmenant vers les chevaux.
Elle me suivit sans piper mot.
- Jaime ! M'appela-t-elle.
Je me suis tournée vers elle en l'interrogeant du regard.
- Merci d'être là pour moi. Ça me touche énormément. Je ne m'attendais pas à ce que tu viennes me chercher. Si tu n'étais pas venu, je serais probablement restée seule quelques jours de plus.
- Tu n'as pas à me remercier, Adélys. C'est normal. J'avais peur qu'il te soit arrivé quelque chose. Qu'as-tu fais pendant ces deux jours ?
- J'ai pleuré, j'ai crié, j'ai réfléchi. Je me suis mise à haïr la reine encore plus. J'ai regretté ton absence. J'ai voulu me mutiler avec une pierre. Je n'aurais pas dû rester seule.
- J'aurais dû rester avec toi. Tu avais besoin de quelqu'un à tes cotés et je n'étais pas là. J'aurais dû être là pour toi.
Elle leva des yeux embuais de larmes vers moi. Je n'aimais pas la voir pleurer.
- Merci d'être là pour moi, répéta-t-elle.
Je la pris dans mes bras alors qu'elle éclatait en sanglot.
POV Jon
- Jon, il va falloir que tu te reprennes, m'affirma oncle Benjen.
Que je me reprenne ? Cela faisait seulement une semaine que j'ai dû quitter Adélys. C'était trop tôt pour moi. Adélys était très importante pour moi, alors j'avais du mal à imaginer les prochaines années sans elle. Et surtout, j'avais du mal à encaisser le fait qu'elle allait se marier avec le Lannister. J'aurais préféré qu'on se marie ensemble. Cependant, c'était impossible puisque c'était ma sœur. Ma sœur...
- Jon ! M'appela-t-on.
Je me suis retourné vers Tyrion qui avança son poney jusqu'à mon cheval.
- Ne déprime pas, me conseilla-t-il. Adélys ne voulait pas que tu sois comme ça. Souris un peu. Elle adorait ça.
- Je ne souris qu'à elle, et elle seule. Elle est la seule qui puisse me faire sourire. Elle est la clé de mon bonheur. Sans elle, je ne suis rien.
- Bon sang, tu parles comme elle ! J'imagine la dureté de la situation pour vous deux. Ma sœur est vraiment une garce de vous avoir fait ça, mais il faut savoir avancer dans la vie. Tu ne peux pas rester dans le passé. Tu l'as reverra un jour, tu le sais. Elle te l'a dit. Pense à ton futur, pas ton passé.
- Vous dites cela, Tyrion, mais vous vivez dans le passé, vous aussi.
Il me lança un regard abasourdi. L'avais-je percé à jour ? C'était bien possible.
- J'essaye de vivre pour le futur, dit-il, mais ce sont mes proches qui me ramènent au passé.
- Ignorez vos proches.
- Difficile à faire entre ma garce de sœur et mon ignoble père. Ces deux-là me mènent la vie dure. S'ils ne sont jamais d'accord sur certaine chose, ils s'accordent néanmoins à me mépriser. Seul Jaime me considère réellement comme son frère. C'est malheureux. Je n'ai pas demandé à naitre nain et a tué ma mère pendant ma naissance, mais c'est difficile de convaincre ces deux têtes de mules. Toi non plus, tu n'as pas demandé à naître bâtard, mais Catelyn Stark n'en a pas tenue compte. Même après qu'elle ait découvert ta vraie identité, je suppose. Sa rancœur est tenace. Elle doit en vouloir encore plus à Ned Stark de lui avoir caché la vérité. S'il lui avait dit dès le départ, je pense que son comportement aurait été tout autre.
- J'aurais préféré que ma vrai mère m'élève, et pas Lady Stark.
- Je peux comprendre. Tu aurais pu vivre avec les Targaryens, sinon. Tu aurais été avec ta sœur, ton oncle et ta tante. Tu aurais sans doute été plus heureux.
J'haussai les épaules. Je ne pouvais pas le savoir. Lyanna avait voulu que ce soit son frère qui m'élève. C'était pour une bonne raison. J'avais un destin à accomplir. Destin que j'avais voulu renier, mais... J'en étais incapable. Notre destin revient quoi que l'on fasse.
Adélys me l'avait dit un bon nombre de fois. Je n'avais pas toujours tenu compte de ses mots. J'aurais peut-être dû l'écouter plus. Mais il était trop tard, maintenant. J'avais envie de l'aider, mais comment le pourrais-je une fois au Mur ? Peut-être y avait-il un autre moyen ? Il y avait un Targaryen au Mur. Aemon, si je ne me trompais pas. Il pourrait m'apprendre des choses que je transmettrais à Adélys grâce à... Tyrion !
- Tyrion, pourquoi êtes-vous fasciné par les Targaryens ?
- Parce que je les trouve très intéressant. Leurs histoires sont passionnantes, et surtout, ce sont les seuls capables de dresser et monter un dragon. J'ai toujours rêvé de monter un dragon... Etant mon rêve, je connais leurs méthodes de dressage et leurs facultés.
- Vous connaissez donc toute l'histoire des Targaryens ?
Il opina de la tête. Tyrion Lannister allait bien aider Adélys à l'avenir. J'en étais certain. Je comprenais mieux pourquoi ils s'entendaient aussi bien.
- Hum... Vous pourriez aider Adélys lorsque le moment de la reconquête viendra ?
- Bien entendu, accepta-t-il. Elle me l'a déjà demandé, tu sais ? Adélys connaît mes capacités et elle sait très bien le rôle que je peux avoir. Selon elle, les dragons vont renaître et je pourrais être utile à leurs dressages.
- Lorsque vous repartirez à Port-Réal, pourriez-vous lui donner un message de ma part ?
- Bien sûr. Met-le par écrit et je lui donnerai.
- Merci. Je comprends pourquoi elle vous apprécie autant. Vous êtes sympathique. Elle a besoin d'hommes comme vous dans sa vie.
- Je ne suis pas vraiment un bon exemple, ricana-t-il.
En effet, mais son intelligence était précieuse. Tyrion était un être très malin, perspicace, malin et rusé.
- Mais bon, j'aime mes beuveries avec elle.
Oh, ça oui ! J'avais bien remarqué. Ensembles, ces deux-là faisaient des paris idiots à propos de leurs capacités à boire ou non une chope de bière d'un trait. J'avais vu ce genre de scène deux ou trois fois.
- Elle est du même avis, lui fis-je. Elle m'a dit une fois qu'elle devait être votre double féminin.
Tyrion sourit.
- Vous vous ressemblez mentalement, ajoutai-je, vous êtes tous deux très intelligents. Adélys est moins rusé que vous, quand même.
- Tu serais surpris... Adélys sait cultiver le mystère qui l'entoure, crois-moi. On ignore encore beaucoup de choses sur elle. Après tout, on sait peu de choses sur son enfance et le début de son adolescence. On ne sait que les grandes lignes. De plus, c'est une bien piètre menteuse, mais au moins, elle sait convaincre.
J'aimais assez la faculté de Tyrion à percer les gens à jour. Il était vraiment très perspicace. J'aurais aimé avoir ce trait de caractère.
- Mais après tout, le mystère qui l'entoure la rend charmante, continua Tyrion. C'est l'une des raisons pour laquelle mon frère a craqué pour elle avant même de la connaître. Il avait entendu parler d'elle. Son courage, sa beauté, son intelligence... Quand il l'a vu pour la première fois, dans la cours de Winterfell, il a cru voir un ange. Mais... je ne devrais peut-être pas parler de ça. Le mystère d'Adélys est vraiment attractif. On ne sait jamais ce qu'elle pense. Elle est imprévisible. Tout le monde à envie de savoir qui elle est, la connaître... Le fait qu'elle révèle peu de chose attise notre curiosité. On voudrait tout connaître d'elle. Elle est fascinante.
- Je suis d'accord, mais ce n'est pas son mystère qui m'a séduit. C'est la complicité que nous avons alors que l'on ne se connaissait pratiquement pas. C'est moi qui me suis occupé d'elle après que je l'ai retrouvé dans les bois. Je suis le premier à qui elle a fait réellement confiance, et on se comprenait en un seul regard. Elle est la seule qui a pu me dissuader de prendre le noir. Elle et moi, on se voyait tous les jours. On se confiait tous nos secrets sans hésiter, même les plus dégradants. Je suis tombé amoureux d'elle sans même m'en rendre compte. Je n'aurais jamais imaginé qu'elle soit ma sœur... Ma sœur ! J'ai couché avec ma sœur. Je ne vaux pas mieux que la reine, votre sœur. Jamais je n'aurais imaginé commettre un inceste, un jour.
- Oh, si on pouvait tout prévoir, il n'y aurait plus de surprise ! Et puis, vous ne saviez pas que c'était ta sœur à ce moment-là. Tu pensais juste qu'elle était Adélys Targaryen, la fille de feu Rhaegar, pas ta sœur. Tu n'as pas à t'en vouloir, tu ignorais la vérité. Quant à ma sœur, ne pense pas à elle. Elle n'en vaut pas la peine. Ce qu'elle a fait avec mon frère, c'est du passé. Il la méprise maintenant. Il a enfin vu qui elle est réellement. Heureusement pour lui. Elle aurait finie par le manipuler, lui-aussi. Si elle ne l'a pas déjà fait. Plus rien ne me surprend avec elle.
Moi, cette reine me faisait peur. Elle était capable de tout pour rester au pouvoir. Elle était obstinée. Je n'avais jamais vu une femme comme elle.
- Voilà le Mur ! S'exclama Tyrion avec admiration.
J'ai regardé devant moi et …. Wouah ! Le Mur était gigantesque et recouvert de glace. Il était très haut. Je ne saurais dire quelle hauteur.
- Magnifique, n'est-ce pas ? Sourit Benjen. Bienvenue chez toi.
Oh oui, magnifique ! Mais terrifiant, également. Et dire que j'allais passer ma vie ici...
POV Adélys
Bien devant le cortège royal, Jaime et moi étions en train d'admirer la vue qui nous était offerte, tout en avançant au trot.
- Voici Port-Réal ma douce, me fit Jaime avec un petit sourire.
Alors c'était ça Port-Réal... C'était une cité... vraiment typique du Sud. Ça ne ressemblait pas du tout à Winterfell. Les bâtiments étaient vraiment très hauts. Je n'avais pas l'habitude de voir ça.
- Nous allons passer par la porte du roi pour entrer dans la cité, m'expliqua Jaime. Elle se trouve sur la colline de Visenya.
J'acquiesçai. Je ne pouvais pas dire avec certitude où cette porte se trouvait puisque j'ignorais tout de cette cité. Il fallait que j'étudie... Je n'avais pas envie de ne rien savoir sur cette cité alors que j'étais en territoire ennemi. Il me fallait connaître chaque détail qui pourrait m'aider.
- Jaime ? Est-ce qu'il y a une bibliothèque ? Lui demandai-je.
- Bien sûr. Dommage que Tyrion ne soit pas là, il t'aurait montré tout ce que tu dois savoir. Il y passe des journées entières.
- Est-ce qu'il y a des livres sur la cité, les Targaryens, les dragons et le haut valyrien ?
- Sûrement. La bibliothèque est très complète. Certains livres qu'on y trouve sont uniques. Je pense que tu y trouveras tout ce que tu cherches. Pourquoi tu me demandes tout ça ?
- Il faut que j'en apprenne le plus possible tant que je le peux encore. Je suis en territoire ennemi alors il faut que j'affûte ma meilleure arme pour me préparer au combat : ma tête. Sinon, je suis fichue. Je dois être aussi rusé que Tyrion pour survivre ici. Et surtout, je dois être plus maligne que la reine. Je dois la prendre dans son propre piège. Et je sais déjà comment faire... Si je lui enlève son moyen de pression, elle n'aura plus rien pour me faire chanter. Ça serait dommage pour elle. Après, ce sera moi qui la manipulera... J'ai hâte de voir sa réaction quand je la prendrais à son propre jeu. Elle a voulu jouer, mais elle va perdre. Elle ne me connaît pas réellement. Elle ne sait pas à quel point je suis joueuse. Je gagne toujours. Si seulement Tyrion était là pour m'aider... Il est tellement rusé !
Il me sourit.
- Tyrion reviendra dans un mois... Pour notre mariage. Il pourra t'aider. En attendant, je pourrais t'aider, moi. Je ne suis pas aussi rusé que lui, mais je connais ma sœur. Elle est parfois très prévisible. Je peux déjà te dire qu'elle va faire en sorte que le roi meure. De quelle façon ? Je l'ignore, mais je t'assure qu'elle le fera.
- Je le sais. C'est tellement évident. Je peux même t'assurer qu'elle va utiliser un de ses amants pour ça. Et à ton avis, lequel est le plus proche du roi ?
Il fronça les sourcils avant d'écarquiller les yeux lorsqu'il comprit.
- Lancel Lannister. Le valet du roi. Bon sang, tu es un génie, Adélys ! Mais... Ça ne nous dit pas comment ils vont le tuer. Il va falloir les surveiller, ces deux-là. Si le roi meurt, le roi suivant sera forcément Joffrey, mais comme il est trop jeune, Cersei sera reine régente, donc elle aura tous les pouvoirs. Ce qui veut dire qu'elle pourra faire n'importe quoi de toi. Tu seras faible face à elle. Elle pourrait te condamner à mort, t'exiler ou autres, sans que personne ne puisse l'en empêcher. Seul Joffrey le peut, mais il ne le ferait pas. Il obéirait à la volonté de sa mère.
Il ne fallait en aucun cas que Joffrey monte sur le trône. Cela serait une catastrophe ! Il serait un vrai tyran. Rien qu'en étant prince, il l'était déjà...
- Que faites-vous ? S'exclama une voix familière derrière nous.
J'ai sursauté avant de me retourner. Le roi... Il arrivait au trot vers nous. Bon sang ! Faites qu'il n'ait pas entendu la conversation.
- Nous discutions de notre futur mariage, mentit Jaime avec une facilité déconcertante.
Lorsque le roi me regarda pour savoir si c'était vrai, je souri, mentant à mon tour.
- Voulez-vous vraiment attendre un mois ? S'enquit-il.
- Oui, répondit mon futur mari. Nous voulons le retour de Tyrion. Nous aimerions qu'il y assiste, votre majesté.
- Comme il vous plaira. Adélys, comment allez-vous ?
- Je vais bien mieux. Et vous, votre majesté ?
Il haussa les épaules. J'adorais l'attitude du roi. C'était l'exemple type d'un homme qui profite de la vie.
- Votre majesté, pouvons-nous partir au galop pour arriver plus vite dans la cité ? Demanda Jaime. J'aimerais lui montrer un peu la ville.
Le roi guetta ma réaction avant de donner son accord. Nous saluâmes chaleureusement le roi (enfin... plus moi que Jaime) et nous partîmes au galop. Jaime partit devant moi pour me montrer le chemin. Sa cape beige se soulevait au grès du vent. J'aurais bien aimé avoir une cape moi aussi.
J'ai toujours trouvé ça agréable et esthétique. Mais bon, là n'était pas le sujet. Quelques minutes plus tard, nous sommes arrivés devant une énorme entrée dont de magnifiques portes en bois sculptée étaient ouvertes sur une cour. Un garde nous arrêta.
- Ser Jaime Lannister, ravie de vous revoir, sourit-il. A qui ai-je l'honneur ? Ajouta-t-il à mon intention.
- Adélys Ta... Stark. Enchantée, ser...
- Robert Maury, lady Stark.
J'hochai la tête.
- Le cortège royal devrait bientôt arrivée, ser Robert, lui appris Jaime. Nous venons en éclaireur.
- Bien, vous pouvez entrer.
Jaime ne perdit pas une seconde et entra. Quant à moi, je pris le temps de remercier ser Robert Maury d'un sourire. Si je venais à avoir des ennuis, autant avoir des amis... J'ai suivi Jaime en regardant tout autour de moi pour mémoriser les lieux. J'en aurais besoin plus tard. Nous suivîmes un long chemin jusqu'à atteindre une seconde porte. Le second guet nous fit entrer sans même nous parler. Il avait bien entendu reconnu Jaime. Nous traversâmes la cour sans nous arrêter passant à côté des cuisines jusqu'à une cour intérieure qu'on rejoignit grâce à un pont levis. J'avais bien deviné que nous étions dans le donjon rouge. Nous traversâmes la cour au trot jusqu'aux écuries. Après être descendu de cheval, Jaime s'occupa d'eux en les attachant, pendant que je réajustais ma coiffure et ma robe violette, qui allait bien avec mes yeux. Je n'avais pas voulu m'habiller chic pour la chevauché alors j'avais mis une robe très simple, contrairement à la reine. Elle s'était mise sur son trente et un. Devinez pour qui... Et oui, Jaime ! Qu'avait-elle en tête ? Elle me force à me marier avec lui et après, elle essaye de le séduire. Suis-je la seule à me dire que cette femme n'est pas nette ?
- A quoi penses-tu ? M'interrogea Jaime en s'essuyant les mains puis en venant vers moi.
- A ta sœur. J'ai franchement du mal à la comprendre. Elle me force à t'épouser et après, elle veut te séduire. Où est la logique là-dedans ? Je ne comprends pas. Elle... Elle n'est pas logique. J'ai l'habitude de bien cerner les gens, mais elle... Je n'y arrive pas. Elle a l'air lunatique.
- Ma sœur est difficile à décrypter. Mais cesse de penser à elle. C'est ce qu'elle veut justement. Potassons un peu l'histoire de la ville. Je t'accompagne jusqu'à tes appartements. Tu résideras dans la tour de la Main puisque Ned Stark est maintenant la main du roi.
J'hochai distraitement la tête. Il me proposa son bras que j'acceptai aussitôt. Il m'entraîna dehors.
- Que sais-tu à propos de Port-Réal ? M'interrogea-t-il.
- Je sais juste que mon ancêtre, Aegon le conquérant, est venu de Peyredragon jusqu'ici, et que la ville est bâti à l'endroit même où il est venu. C'est là que réside le pouvoir grâce au trône de fer. Il y a trois collines portant les noms de mes ancêtres, Aegon, Visenya et Rhaenys. Le trône de fer se trouve non loin d'ici, dans le donjon rouge, où nous sommes actuellement.
- C'est exact. Depuis la conquête des Targaryens, Port-Réal est la capitale des Sept-couronnes. Bien situés et proche de la mer, la cité est devenue de plus en plus grande au fil des siècles. C'est devenu la cité la plus importante de Westeros. Hum... Comme tu l'as sûrement remarqué, il y a des murailles tout autour de la cité. En tout, il y a sept portes chacune sous la garde d'un capitaine du Guet : la porte de fer, du dragon, la vieille porte, la porte des dieux, du Lion, du roi et de la rivière. Il y a bien trois collines. Celle de Visenya, où on est passés tout à l'heure, celle d'Aegon où on est maintenant et celle de Rhaenys, qui est la plus au nord.
Durant toutes ces explications, nous eûmes le temps de rejoindre ce qui me semble être... la tour de la main... Jaime ouvrit une grande porte en bois qui grinça. Il me fit entrer rapidement avant de refermer la porte. J'ai détaillé la pièce dans laquelle je me trouvais avec une attention particulière. J'étais dans un hall où un escalier se démarquait par sa taille et plusieurs portes attirèrent mon attention.
- Ta chambre est à l'étage, me dit-il en m'entraînant vers l'escalier.
Il semblait en marbre, matériau que j'avais déjà vu chez Ilyrio. Je savais d'expérience que c'était agréable au toucher. J'ai grimpé l'escalier doucement, admirant la décoration luxueuse du bâtiment. C'était magnifique ! Winterfell paraissait bien sombre à coté de Port-Réal. Pourtant, Winterfell me manquait atrocement. Port-Réal ne pourrait jamais remplacer cette cité dans mon cœur.
- Ta chambre sera juste à côté de celle de Sansa, m'apprit-il lorsque nous fûmes à l'étage.
Voilà qui m'arrangeait. Je m'entendais assez bien avec Sansa. Elle était très gentille, mais un peu trop naïve. Elle pensait que Joffrey était le prince charmant. Malheureusement pour elle, elle allait vite déchanter.
- J'ai peur pour Sansa, admis-je. Je crains son mariage avec Joffrey.
- N'aie pas peur. On a encore pas mal de temps avant ce mariage.
Il m'entraîna dans un long couloir qui devait contenir au moins huit portes. Huit chambres pour un seul couloir ? Ça faisait beaucoup ! Mais après tout, la tour de la main était conçue pour accueillir la main du roi et toute sa maisonnée.
- Voilà ta chambre, me dit-il en s'arrêtant devant une porte.
Il m'ouvrit la porte avec un petit sourire. Je suis entrée avec un air admiratif. Cette chambre n'était... pas digne de moi. Elle était trop luxueuse. Le sol était recouvert de pavé en granit, les murs étaient beiges, comme la cape de Jaime et au milieu de la pièce, il y avait un énorme lit en baldaquin qui aurait fait pâlir d'envie un noble quelconque.
- On m'a prise pour une princesse ? Cette pièce n'est pas digne de mon rang.
- Tu es une princesse, sourit-il. Chaque chambre est comme ça, tu sais. Celle de la main est encore mieux. Je ne te parle même pas des appartements royaux.
- Je ne suis pas habituée à ce genre de luxe. A Essos, j'avais une chambre des plus sommaires. Je n'avais qu'un lit, une table de nuit et un meuble pour ranger mes vêtements. On ne vivait jamais plus de 2 ans au même endroit. La plus belle chambre que j'ai eu, c'était chez Ilyrio.
- Les temps changent. Maintenant, tu es à la cour, et tu vas bientôt être marié. Tu deviendras une Lannister de Castral-Roc et nos enfants nous rendront complètement fous. L'avenir nous appartient.
- Cet avenir s'annonce bien sombre, crois-moi. Il y aura des morts. Je ne sais pas qui, mais je le sais. Je fais peut-être même partie du lot. Je sens qu'il y aura pas mal de morts dans les années à venir. En même temps, je me sens très bizarre. Je... Comme si mes intuitions étaient brouillées, d'un coup. Je ne comprends pas... Cela ne m'a fait ça qu'une fois quand...
Non, non, je devais me tromper ! Cela ne pouvait pas arriver. Je devais forcément me tromper.
- Quand ? M'interrogea Jaime en fronçant les sourcils.
- Je sais plus, mentis-je effrontément.
Il acquiesça, pas vraiment convaincu. Je n'étais pas vraiment une bonne menteuse.
- Tu sais ce dont j'ai envie, là, maintenant, fis-je, changeant complètement de sujet. Sauter sur le lit comme une enfant.
Il m'invita à le faire avec un sourire en coin.
- Je suis bien trop vieille pour faire ça. Je veux dire, je suis censé être une jeune femme mature, respectable et... Ahhh !
Pourquoi avais-je crié ? Tout simplement parce qu'il m'attrapa et me porta comme un sac à patate et me jeta sur le lit. J'ai eu l'impression de voler pendant quelques secondes avant d'atterrir sur le lit. Je m'attendais à atterrir durement mais le matelas était mou. Je rebondis et atterri à plat ventre. Jaime éclata de rire alors que je m'asseyais. J'ai explosé de rire à mon tour.
- Tu es fou !
- Complètement ! Mais faut pas le dire...
Je me suis recoiffée avec mes doigts difficilement. Mes boucles rouges ne ressemblaient à rien à cet instant.
- Bon sang, je dois ressembler à un mouton ! Grognai-je en essayant de discipliner ma tignasse.
- Un mouton charmant alors, ria-t-il.
Je le fusillai du regard alors qu'il se moquait de moi.
- Tes cheveux sont un peu désordonnés mais ce n'est pas grave. Il n'y a que toi et moi. Ce n'est pas comme si tu étais dans la salle du trône, devant le roi, la reine etc.
J'haussai les épaules. Je voulais être parfaite en toute circonstance. Pas toujours facile à faire.
- Adélys ! S'exclama la voix joyeuse de Sansa dans le couloir. Adélys !
J'ai échangé un regard amusé avec Jaime alors qu'elle entrait dans ma chambre précipitamment. Elle manqua de bousculer Jaime.
- Oh, pardon ! S'excusa-t-elle.
- Ce n'est pas grave. Bon, je vous laisse entre fille.
Il me fit un clin d'œil avant de sortir en souriant. Je fis signe à Sansa de refermer la porte, ce qu'elle fit.
- Que se passe-t-il, Adélys ?
- Je crois que j'ai un gros problème... Je ne suis pas sûre, mais si j'ai raison, je suis dans la mouise.
D'un geste, elle me poussa à continuer.
- Mes intuitions sont brouillées et ça ne m'est arrivé qu'une seule fois.
- A quelle occasion ?
- Ma première grossesse. Lorsque je portais Elaenna dans mon ventre.
Sansa me jeta un regard inquiet.
- Tu veux dire que tu es enceinte ? Chuchota-t-elle en venant vers moi.
- J'en ai bien l'impression. C'est une catastrophe !
Une grosse catastrophe ! Un enfant hors mariage... Il serait traité de bâtard. Comme Jon, et comme moi. Je ne pouvais pas... J'avais affreusement envie d'avoir un autre enfant, mais je ne voulais pas qu'il naisse bâtard.
- Jon est le père ? Me demanda Sansa.
J'opinai de la tête. Elle ne semblait pas vraiment surprise.
- Je ne peux pas le garder, Sansa. Je ne veux pas que cet enfant soit bâtard comme ses parents. Je ne veux pas qu'il souffre comme nous de ce statut. Ca me tue, mais je ne peux pas le garder.
- Adélys, tu aimes Jon ? C'est le seul enfant que tu pourrais avoir de lui. Ne gâche pas cette occasion. Tu seras bientôt marier à Jaime Lannister, alors tu n'auras qu'à dire que c'est son enfant à lui. Ton enfant ne sera pas un bâtard.
- Tu as raison. Tu es maligne, Sansa. Merci beaucoup de m'aider.
Je me suis levée du lit et me jeta dans ses bras.
- Merci...
1 : désigne une prostituée au Moyen-Age
² : Prostituée
Que pensez-vous de ce chapitre ? De la conversation de Jaime et Cersei ? Quand il retrouve Adélys ? Du POV Jaime en général ? Du POV Jon ? Et pour finir l'arrivé à Port-Réal ? Dites-moi tout !
