Salut a tous, je suis finalement parvenue à écrire cet OS. Il me trotte dans la tête depuis plusieurs mois déjà, c'est même la première idée qui me soit venue sur TM. Et hier enfin j'ai eu le courage de le finir.
Il m'a été inspiré par une chanson de Marie Mai et si vous voulez l'écouter en même temps voila le lien: .com/watch?v=-fK3kBdaS90.
Je dédis cet OS a s-damon-s, c'est surtout pour toi que je me suis vraiment mise à écrire plus sérieusement alors j'espère que tu l'aimeras.
Sur ce, place aux remerciements.
Filaments-de-lune: ravie que cet OS t'ais plu. Il m'est venu comme ça sans trop y réfléchir. Wouaou, je t'ais inspiré? Pourtant la meilleur dans ce domaine, entre nous deux c'est toi, je suis vraiment contente alors, ça veut dire que je m'améliore. J'espère que ce nouvel OS te plaira aussi. Bisous ma belle.
Silhara: désolée de t'avoir fait pleurer, ce n'était pas volontaire, quoi que, je suis sadique moi, qui dit que je n'écris pas pour rendre les gens tristes? Niark niark niark. Non je rigole, ce nouvel OS aussi est un peu triste mais pas autant que le précédent. Et puis un autre plus joyeux va suivre rapidement, j'ai eu le temps de l'écrire cette nuit. Bisous.
Gavroche31: et oui Jane toujours là pour Lisbon. Heureusement d'ailleurs car avec tout ce qui lui arrive dans mes OS si Jane n'était pas là pour la soutenir, elle serait partie en dépression depuis longtemps. Je suis peut-etre un peu trop sadique. Bon encore un OS triste mais le suivent sera plus joyeux. Eclate-toi à le lire.
Pasca: je trouve enfin un peu de temps pour poster. Pas facile vu qu'en ce moment je fais de treeeeees longues journées. Mais comme je sais comme vous aimez mon travail, je me trouve quelques minutes en rentrant le soir pour vous faire partager mes idées. En espérant que tu aimeras ce dernier autant que tu as aimé les autres. Bisou ma belle.
Janeandteresa: mon intention n'étais pas de te tuer, sinon tu ne pourras plus venir me commenter, lol. Désolée si l'OS était un peu trop sombre et un peu trop triste. Encore un petit tristounet et le suivant vous fera pleurer, mais parce qu'il est émouvant, du moins j'ai essayé de le rendre. Mais ce ne sera pas avant Vendredi ou Samedi.
Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite à toutes et à tous une bonne journée et une bonne lecture.
Bisous,
Sweety
Souvenirs douloureux
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La petite fille était couchée sur son lit, roulée en boule, les jambes étroitement serrées contre elle par ses petits bras, les larmes coulant sur ses joues. Elle tremblait de peur, de douleur et de peine. Encore une nuit, son père était rentré saoul d'une soirée avec ses amis, encore une nuit, il s'était énervé en voyant la maison pas rangée, encore une nuit, il s'en était prit a ses enfants, encore une fois, elle s'était mise entre son père et ses frères et encore une fois elle avait souffert. A présent, elle espérait que son père se calme, qu'il arrête de boire et qu'il prenne soin de ses frères et d'elle.
C'Était toujours la même chose, depuis la mort de sa mère il avait changé et elle commençait à se demander si son père les aimait vraiment.
Bien sure chaque matin il s'excusait de ce qu'il avait fait, chaque matin il les embrassait sur le front avant de les regarder partir pour l'école, mais était-ce suffisant? Pour lui peut-etre mais pour eux, il en était autrement.
Alors ce soir, la petite fille priait pour que les choses changent, pour que son père change et pour que sa vie redevienne ce qu'elle avait toujours été, heureuse. Elle savait bien que rien ne serait plus jamais comme avant mais elle avait l'espoir que son père ferait un effort pour eux, avant qu'il ne soit trop tars, avant que le coup fatal ne s'abatte sur l'un d'eux.
Et comme chaque nuit, Teresa Lisbon pleurait seule dans sa chambre, le visage et les bras recouvert de bleus, vestiges des colères de celui qu'elle aimait malgré tout.
La porte de sa chambre s'ouvrit a la volé et elle sursauta en entendant son père pénétrer dans la pièce, encore sous l'emprise de l'alcool. Elle n'eut le temps de ne rien faire qu'il l'attrapait par le bras et la relevait brusquement. Elle le supplia de la laisser mais il n'entendit rien. Et alors le premier coup la toucha.
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Lisbon sursauta en entendant ses collègues parler a coté d'elle. Ce n'était qu'un cauchemar, ou plutôt un souvenir, un douloureux souvenir.
Comment était-il venu à elle? Pourquoi maintenant alors qu'elle croyait avoir enfin trouvé le bonheur?
Elle se souvint alors de la raison du retour de ces souvenirs qu'elle aurait voulu oublier a jamais.
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Une nouvelle affaire venait d'être résolue et l'équipe au complet était en train de déguster une pizza, la fameuse pizza de fin d'enquête, cette pizza qui leur rappelait qu'ils avaient fait du bon travail.
Mais ce soir, l'humeur n'était pas vraiment a la célébration mais plutôt aux souvenirs, douloureux pour certains, incompréhensibles pour d'autres. Tant de choses se passaient chaque jour que personne ne soupçonnait, tant de souffrance dans ce monde et tant de silence autour de ces actes. Et ce soir, Patrick Jane observait Teresa Lisbon alors qu'elle était plongée dans ses souvenirs d'une enfance malheureuse. Il le savait, il la connaissait et il n'avait pas eu besoin de lire son dossier pour le savoir, il était mentaliste et, même s'il avait souvent du mal à lire en elle, il y avait certaines choses qu'il savait et qu'il aurait préféré ignorer. Comme cette partie de la vie de sa patronne qui l'avait changé a jamais, la rendant dure et l'ayant aidait à construire un mur autour de son cœur, ne laissant personne s'attacher de trop a elle.
Leur dernière affaire avait été très difficile pour la jeune femme, un père alcoolique suite a la mort de sa femme et de l'un de ses enfants, sa fille ainée devant assumer ses plus jeunes frères et sœur, tout cela en supportant les coups de son père. Il y avait de quoi devenir fou et la jeune fille en question n'avait pu empêcher son frère de commettre l'irréparable, tuer son père pour ne plus jamais devoir subir ses foudres alors qu'il rentrait encore saoul d'une de ses soirées avec ses amis.
Lisbon n'avait rien montré tout au long de l'enquête, mais à présent elle se laissait aller et les souvenirs revenaient comme une rafale de vent trop puissante, balayant toutes ces années durant lesquelles elle avait tenté d'oublier, d'effacer de sa mémoire cette vie dont elle n'avait jamais voulut.
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La jeune femme se leva et se dirigea d'un pas rapide dans son bureau, sous le regard triste de ses collègues. Tous savaient ce qu'elle avait, mais par respect ils ne dirent rien, la laissant prendre un peu de distance.
Même Jane n'avait pas bougé, ce qui étonna tout le monde. Mais il savait lorsqu'il pouvait faire enrager sa patronne et surtout il savait lorsqu'il ne fallait surtout pas l'embêter et la laisser seule.
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Les heures passèrent et tous le monde, les uns après les autres, quittèrent les locaux du CBI pour une nuit reposante. Seul Jane resta, attendant que Lisbon sorte enfin de son bureau, mais elle ne semblait pas vouloir partir ce soir et cela l'inquiéta au plus haut point. Il n'aimait pas la voir triste, la savoir plongé dans ses souvenirs douloureux, seule face a tout ça.
Alors il se leva et se décida à la rejoindre, ne pouvant pas résister au besoin de la réconforter. Il frappa un petit coup sur la porte et attendit une réponse, mais rien ne vint, alors il ouvrit et chercha la jeune femme des yeux. Il la trouva assise sur le sol, pleurant à chaudes larmes en serrant une photo contre son cœur. Il ne lui en fallut pas plus pour la rejoindre a grandes enjambées et s'installer au sol a coté d'elle. Il passa un bras autour de ses épaules et Lisbon vint pleurer contre lui, ne se cachant même pas. A quoi bon, elle était triste, il le savait et elle avait besoin de réconfort, elle avait besoin de lui.
Les minutes s'écoulèrent et les sanglots s'estompèrent. Jane n'avait pas bougé, attendant que la jeune femme se calme d'elle-même et lui parle. Il ne voulait pas la brusquer, il voulait qu'elle aille à son rythme, qu'elle ne s'ouvre à lui que si elle le voulait vraiment. Et c'Est-ce qu'elle fit, relatant quelques souvenirs, les plus marquants, les plus tristes, les plus douloureux.
Jane l'écouta parler, resserrant son étreinte a chaque fois qu'il la sentait hésiter, a chaque fois qu'il la sentait se tendre contre lui, a chaque fois qu'elle en avait besoin. Pas besoin de mots, il savait lorsqu'elle en avait besoin, il la connaissait parfaitement à présent et son corps parlait pour elle, les mots étaient inutiles.
Elle ne lui cacha rien, voulant qu'il sache tout ce qu'elle avait gardé en elle durant toutes ces années, se libérant ainsi d'un poids devenus trop lourd à porter seule.
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"_ J'avais douze ans quand tout a commencé. Ma mère venait de mourir et mon père a sombré dans l'alcool. Je tentais de prendre soins de mes petits frères, ils étaient si jeunes, si fragiles, ils avaient besoin de moi. Peu a peu mon père et devenu violent, il rentrait le soir saoule et s'en prenait toujours a l'un de nous, alors je faisais ce que je pouvais pour protéger mes frères, prenant les coups a leurs places. Le matin il avait tout oublié, il ne se rappelait jamais de rien. Parfois il venait me voir et s'excusait en pleurant, promettant de ne plus jamais recommencer, mais il ne tenait jamais ses promesses. J'ai passé mon enfance à tenter de lui pardonner ce qu'il nous faisait subir mais je n'y suis jamais parvenu. Il a volé mon enfance, ainsi que celles de mes frères."
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Lorsqu'elle eut finis, Lisbon releva doucement et timidement les yeux vers lui, attendant de voir sa réaction. Et elle ne se fit pas attendre longtemps, Jane se pencha vers elle et l'embrassa doucement du bout des lèvres. Elle se lassa faire et passa ses mains derrière sa nuque, lui montrant ainsi qu'elle le voulait elle aussi, qu'elle en avait besoin plus que tout autre chose, se savoir aimée, se savoir appréciée, se savoir en sécurité.
A bout de souffle, ils se séparèrent mais restèrent dans les bras l'un de l'autre, leurs doigts enlacés.
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"_ Merci de m'avoir parlé Teresa."
"_ Merci de m'avoir écouté Patrick."
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Pas un autre mot ne fut échangé, tout était dit. Teresa Lisbon venait d'ouvrir complètement son cœur à l'homme qui partageait sa vie depuis quelques mois, elle venait de s'ouvrir à Patrick Jane. Il lui avait aussi ouvert son cœur, un mois après qu'ils se soient mit en couple mais n'avait pas cherché à en savoir plus sur elle. Il savait qu'un jour ou l'autre elle le ferait, il n'était pas pressé, il allait a son rythme.
A présent, chacun savait tout sur l'autre et cela renforcé d'autant plus leur amour, leur couple, car ils n'avaient plus aucuns secrets l'un pour l'autre, tout était dit.
Ce soir, ils pouvaient repartirent sur de nouvelles bases. Ils repartaient de zéro, classant dans un coin de leur mémoire ces douloureux souvenirs au profit de nouveaux beaucoup plus joyeux.
The End
