Malgré l'absence de reviews, je mets un autre chapitre en ligne...j'espère qu'il vous plaira, dites moi ce que vous en pensez...xoxo
Chapitre 10 : J'assume ce que j'ai fait
- Salut
Renée : Salut ma puce
Charlie : Bonjour chérie
- Je sais que je vous ai fait peur ces derniers jours, et que vous ne comprenez pas ce qui m'arrive, et je vous dois une explication, parce que je veux pas que vous pensiez que c'est de votre -faute
Charlie : On veut juste t'aider
- Vous ne pouvez pas, je suis la seule à pouvoir changer ce que je suis
Renée : On t'écoute ma puce
- Quand je suis venue chez toi maman, il s'est passé quelque chose qui a changé, ce que je recommençais à construire chez toi papa...tu sais maman que chaque fois que je viens chez toi, je vais voir leurs tombes
Renée : Oui
- Cette fois, j'ai vu Alyssa
Alyssa était la petite sœur de Kenzo, nous étions amis avant que tous ça n'arrive. J'avais prit l'initiative de rompre les ponts en lui écrivant une lettre, dans laquelle je lui disais ce que je ressentais.
- Le gardien du cimetière m'a apprit qu'Alyssa était venue se recueillir sur la tombe de son frère, parce qu'elle n'avait plus personne, quand j'ai demandé qu'était devenue sa mère...il m'a dit qu'Annah était en hôpital psychiatrique pour délire obsessionnel, avec hallucinations, il m'a ensuite dit qu'elle passait des heures à parler à Kenzo, hallucinant qu'il était près d'elle
Renée : Oh mon Dieu !
- J'ai comprit que je n'avais pas le droit d'être heureuse, alors que cette femme souffrait, et que sa fille n'avait plus personne !
Renée : Ce n'est pas de ta faute
- Bien sûr que si maman, qui d'autre !...mais je ne suis pas venue m'apitoyer sur mon sort, je veux juste vous dire que j'ai décidé de faire une thérapie, le directeur du lycée m'a conseillé un psy réputé
Charlie : Tu le fais pour nous ou encore Edward, ou pour toi ?
Je détestais cette question, parce que la réponse décevait souvent.
- Pour moi, ce que j'ai fait est impardonnable, et je le sais, et je vivrais avec ça toute ma vie, seulement je dois aussi avancer, sinon je deviendrais folle, et ce n'est pas ce que je veux
Renée : Pour ce que ça vaut, ce n'était pas de ta faute
- Maman, s'il te plait, j'ai pas envie de débattre sur ça
Renée : Tu te morfonds pour une chose où toi aussi tu as été une victime
S'en était trop ! Était-elle vraiment aveugler par l'amour qu'elle me portait ?
- Victime ? Comment tu peux dire ça ! J'ai envoyé 7personnes à la morgue ! Le fait que je sois vivante, montre seulement que je dois souffrir avant d'être puni
Renée : Charlie, tu peux pas la laisser dire ça !
Charlie : Il faut qu'elle nous dise ce qu'elle ressent
- Faudra t'y faire maman, je suis une meurtrière, et aussi naïve est il de croire que ce que j'ai fait été involontaire, j'ai bu et j'ai prit cette PUTAIN de voiture, et j'ai tué 7personnes, JE l'ai fait !
Renée : J'en ai assez entendu !
Ma mère quitta la pièce, claquant la porte d'entrée.
- Je suis désolée de tout ça papa
Charlie : Contrairement à ce que tu peux croire, ce que tu as fait, je vois des jeunes le faire tous les jours, et tu es celle qui en est ressortit le plus mature, et rien que pour ça, je suis fier de toi
- Ne dis pas ça s'il te plait, je n'ai aucun mérite...une dernière chose, j'ai lu dans un livre qu'il fallait vivre dans un environnement sain pour pouvoir avancer, alors avec mes amis on va refaire ma chambre, ça ne te dérange pas ?
Charlie : Non, au contraire, tu me manques depuis que ton petit ami t'a volé à moi
- Je suis désolée pour ce que je te fais endurer
Charlie : Ne crois jamais que tu es un poids, je suis heureux que tu sois venu ici, même si tu vis très rarement ici
- Pendant quelques heures, tu risques d'avoir de la vie ici
Charlie : Je suis pas contre
J'embrassais le front de mon père et ressortit. Edward m'attendait, adossé à la porte de sa voiture.
Edward : Qu'est ce qui s'est passé ? J'ai vu ta mère sortir pas très heureuse
- Échange quelque peu houleux
Edward : A cause de nous ?
- Non, à cause de moi, ma mère a du mal à accepter certaines vérités...bon, à part ça, vous pouvez tous débarqués chez moi, mon père est d'accord
Edward : Il est au courant que nous avons rompu ?
- Non, à part le lycée, personne n'a su
Edward : Je vais appeler les autres
- Je t'attend dans la cuisine
J'embrassais mon homme, puis rejoignis mon père, pour une dernière faveur.
- Papa chéri
Charlie : Que veux tu ?
- Je vais devoir bouger les meubles, et je vais devoir les mettre quelque part, ça te dérange pas, si je les mets dans ta chambre
Charlie : Pour combien de temps ?
- Une semaine, ce sera pas long
Charlie : OK
- Cool
Edward frappa à la porte avant d'entrer.
Edward : Bonjour chef Swan
Charlie : Bonjour Edward
- On monte papa
Je pris mon amoureux par la main, et nous montâmes dans ma chambre. Edward s'allongea sur le lit.
Edward : Alice va ramener quelques trucs en plus pour la déco
- Quoi ? Mais j'ai tout acheté hier
Edward : C'est des trucs plus personnels
- Comme quoi ?
Edward : Tu verras
Je me déshabillais pour me mettre quelques choses où je prendrais soin à salir sans m'en vouloir. Comme à chaque fois que je me retrouvais en lingerie, Edward s'approcha de moi, je souriais en le voyant venir.
Il m'embrassa les lèvres, mêlant sa langue à la mienne. Je ne pouvais rien faire dès l'instant où il me touchait, j'étais désespérante !
Edward me souleva et me porta jusqu'au lit, sans lâcher mes lèvres. Nos baisers devenant plus fougueux et langoureux, nos caresses suivirent le rythme.
Réalisant que nous étions chez moi, et bientôt plus seuls, je me détachais à contre cœur.
- Faut que je m'habille les autres vont arriver
Edward : Tu es cruelle !
- Je me rattraperais plus tard
Je lui donné un dernier baiser, puis enfiler un vieux tee-shirt et un vieux jean destroy.
Pendant que les autres arrivaient, nous détachions mes photos avec des commentaires sur chacune.
Je m'arrêtais sur la dernière photo que nous avions faites.
- Un prof de Juilliard m'a appelé pour auditionner, il m'avait vu jouer dans un spectacle de l'école, les 7 étaient là, on avaient beau passé notre temps ensemble, ce jour là, j'ai réalisé en sortant de la salle, que je ne pourrais jamais me passer d'eux
Edward : Comme des frères
- Exactement, comme des frères, à eux 7, ils représentaient tout ce que j'étais, et ce que j'aimais, j'avais répété mon audition avec eux
Edward : Tu avais joué quoi ?
- Cry me a river de Michael Bublé, j'étais à deux doigts de ne pas y aller, mais ils m'ont convaincu qu'en y allant, je pourrais leur avoir des places pour n'importe quel spectacle
Edward : Mort de rire
- Quand je les ai perdu, soudain je me suis retrouvée toute seule, je peux t'assurer qu'il n'y a rien de pire que le vide, pendant 1an, j'ai espéré que l'un d'entre eux me réveille en sautant sur mon lit, et me dise que je ne faisais qu'un cauchemar
Edward me prit dans ses bras, en voyant trembler mes mains.
Edward : Je suis sûr que quelque part, ils sont en colère que tu ne sois plus la fille que tu étais
- On ne peut jamais savoir ce que ressentent les morts
Edward : En les connaissant profondément, on peut anticiper
- Même si chaque moment est unique, j'arrive à vivre autre chose qui y ressemble avec vous, et je sais que je suis très difficile à comprendre, mais y a un truc dont je ne veux jamais que tu doutes...Je t'aime, vraiment vraiment, je suis amoureuse de toi, je crois que t'es cette chose qu'on appelle seconde chance
Sans dire un mot, mon amoureux emprisonna mon visage dans sa main et m'embrassa les lèvres.
- : Je pensais qu'on étaient là pour refaire la déco
Emmett qui d'autre pour nous interrompre !
- Exact, vous auriez vu ma mère en rentrant ?
Rosalie : Oui, elle part, je crois, elle a un bagage à la main
- Prenez vos aises, je descends deux minutes
Je laissais mes amis, pour rejoindre ma mère. Elle s'apprêtait à sortir avec une valise.
- Tu t'en vas ?
Renée : Phil m'attend
- Je suis désolée pour tout à l'heure, il fallait juste que ça sorte
Renée : Je t'en veux pas
- Pourquoi tu ne me regardes pas dans les yeux alors ?
Renée : Je me rends compte que j'ai pas été assez là pour toi
- Pourquoi tu dis ça ?
Renée : Je pensais que tu allais bien, et j'ai vu ta chambre ce matin
- Tu n'aurais jamais du voir ça
Renée : J'aurais tellement voulu être là
- Tu n'es pas fautif
Renée : Bien sûr que si
Voilà qu'elle recommençait !
- Tu n'as donc rien comprit de ce que je t'ai dit
Renée : Je ne t'ai pas aidé quand tu en avais le plus besoin
- NE FAIS PAS CA ! (hurlant presque)
Renée : Quoi ?
- Rejeté la faute sur toi !
Renée : Je suis coupable !
- NON ! PUTAIN ! Quand vas tu réaliser que tout est de ma faute, à MOI ! J'AI provoqué ma chute !
Renée : J'y ai participé
Je claquais le seul vase qu'il y avait dans cette maison, contre le mur, tout ça n'allait jamais donc cesser !
- ARRETES DE DIRE CA ! J'ai tué des gens, j'ai fait en sorte que tout Phœnix te détestes pour ce que ta fille a fait !
Renée : Je me fous de ce que peuvent bien penser les gens !
- C'est faux ! Tu mens ! Tu devrais écouter ces gens qui disent que je ne mérite pas de vivre !
Renée : Tu ne peux pas dire ça !
- Bien sûr que si !
Une fois de plus, mes blessures refaisaient surface. Je ne serais jamais tranquille ! A bout de souffle, je finis par mettre toute ma colère dans la glace, qui se trouvait à l'entrée dans la cuisine.
Au bruit des verres brisées, Charlie et le groupe débarquèrent dans la cuisine. Je ne pouvais définir ce qu'il y avait dans leurs yeux, de la pitié, je n'en veux pas !
Edward se précipita vers moi, c'est en prenant ma main dans la sienne, que je vis que j'étais blessée.
Edward : Bella faut soigner ta main
Renée : Bella, je suis désolée
Elle voulu me prendre dans ses bras, mais je fis un pas en arrière, butant contre le torse de mon amoureux.
- J'en veux pas de pitié !
Charlie : Renée, tu devrais la laisser, vous avez eu assez d'émotions pour la journée
Renée : Je vais prendre une chambre à Seattle, je reviendrais
Charlie : Je vais te raccompagner
Ma mère sortit avec sa valise.
Charlie : Edward, je compte sur toi pour la soigner
Edward : Oui chef Swan
Mon père prit son manteau et sortit. Edward me serra dans ses bras, paralysée par la colère et la peine, je ne bougeais plus.
Rosalie : On va vous laisser, on reviendra plus tard
Chacun passa devant, m'embrassant la tempe.
Sans dire un mot, Edward me porta, entourant sa taille de mes jambes, nous montâmes dans ma chambre, où il me posa sur le rocking-chair, il disparut quelques instants dans la salle de bain, il revint avec quelques pansements, et un antiseptique.
Doucement, mon amoureux prit ma main ensanglantée qu'il prit soin de désinfecter, avant de la recouvrir d'une bande de gaz.
Toujours sans rien dire, il me porta dans ses bras, et nous posa sur le lit, m'allongeant sur lui, comme nous avions l'habitude de faire.
