Hellooo°°° !

Fait trop beau et chaud (splendide exemple de contrepèterie belge) pour rester coincée devant le PC alors je passe...

et je rapace !

Bonne lecture et...

... ENJOY ! ! !


Alors que j'entrais en biologie, les regards des élèves se tournèrent vers moi. Celui de Mike « je tire tout ce qui bouge » Newton était envahi d'admiration et de convoitise. Ben tu peux embarquer Tanya quand tu veux, ça me rendra service !

Ceux des « chaude-pisse sisters » étaient haineux, jaloux. Je pouvais presque entendre leurs cœurs se briser !

Quant à celui de Bella, il pétillait d'amusement.

C'est pas possible d'avoir autant de poisse et d'être un aimant à cruches ! C'est vraiment ça ton style de femme ? Les gourdes ?

Je lui lançais un regard faussement mauvais et me laissais tomber lourdement à ses côtés avant d'enfouir ma tête entre mes mains.

- Qu'est-ce que j'ai pu faire, Bella ? Qu'est-ce que j'ai pu faire de si horrible pour mériter ça ?

- Ne t'inquiète pas, je te donnerai un coup de main à la sortie du lycée !

- Tu ne sais pas de quoi elle est capable. Et ça sera pire si Rosalie s'y associe…

- Ah ! Ne t'inquiète pas pour moi, Edward, elles ne me font pas peur !

- Tu sais ce qui m'ennuie le plus, en dehors de ses tentatives désespérées et passablement lourdes de faire de moi son compagnon ? C'est que je vais devoir me fader ses pensées insipides pendant tout le week-end… Enfer et damnation !

- Tu n'auras qu'à venir te réfugier chez moi !

- Cullen ! Swan ! Taisez-vous !

Nous nous tournâmes d'un bond vers Monsieur Banner qui nous observa attentivement avant de reprendre son cours… Comme si je n'avais pas un diplôme supérieur au sien !

Le reste du cours se passa dans un silence confortable, Bella et moi échangions de temps à autres regards et sourires.

Je rejoignis en suite Emmett en Espagnol. Mon frère se répandit en excuses, il ne savait pas ce que Rosalie pouvait avoir en tête mais elle allait l'entendre, et il me promettait de m'aider à me débarrasser du pot de glu.

- T'inquiète pas, Emmett ! J'ai un plan !

Enfin… j'espérais surtout que Bella me vienne en aide…

Lorsque la cloche sonna la fin des cours de la journée, je me raidis sachant déjà ce qui m'attendait par la suite. Foutue Rosalie… J'aurai dû me douter que sa gentillesse n'était pas sans arrière-pensée !

J'avançais d'un pas lent jusqu'à ma voiture, j'étais d'ailleurs le dernier à y arriver.

Tanya frétillait d'impatience, assise sur le capot – j'allais devoir le récurer et l'aseptiser plus tard – Rosalie me toisait, les bras croisés sur la poitrine et puante de supériorité, Emmett et Jasper faisaient barrage de leurs corps entre le pot de glu et moi, et Alice s'énervait parce qu'elle n'arrivait pas à voir ce qu'il risquait d'arriver et elle n'aimait pas ça.

Agacé au possible, je rejoignis ma famille les yeux rivés au sol, et les relevais brusquement lorsqu'un hoquet de stupeur d'Alice et deux feulements outrés, Tanya et Rosalie, se firent entendre. Un envoûtant parfum se fit sentir, m'enrobant dans son cocon protecteur, et une petite main douce et chaude se posa sur mon bras. Je me tournais alors vers Bella pour l'apercevoir, irradiant de malice. Je souris.

- Salut Edward ! On a pas eu l'occasion d'en discuter plus tôt avec Banner mais… tu passes toujours à la maison ce soir ? Je comprendrais si tu voulais passer la soirée avec ta famille… Dit-elle d'une voix lente et avec emphase.

- Non, non ! Je viens oui ! Pas de soucis !

- C'est elle l'humaine ? C'est elle la sale humaine qui veut me voler mon Eddy ? Demanda Tanya d'une voix basse, normalement imperceptible aux humains.

Oui, normalement imperceptible. Mais Bella ne l'était pas, humaine s'entend. Lorsque Rosalie le lui confirma d'un signe sec de la tête, elle se planta face à Bella, bombant le torse.

- Écoute-moi bien espèce de sale petite garce, je ne sais pas pour qui tu te prends, mais Eddyyy est à moi !

- Edward n'est ni un objet, ni une possession. Il est libre de faire ce qu'il veut, quand il veut et avec qui il veut…

- Je suis sa fiancée ! Je suis là pour le week-end et je compte bien profiter de mon Eddyyyy chériii pendant mon séjour !

Bella se tourna alors vers moi, les yeux écarquillés, et pointa Tanya de son pouce.

- Elle a vraiment un problème avec la réalité ! Ça lui arrive souvent de se faire des films comme ça ou c'est une seconde nature chez elle, la folie ?

Emmett, Alice et Jasper pouffèrent de rire aux paroles de Bella, et alors que je lui répondais d'un joyeux hochement de tête, les doigts osseux de Tanya s'enroulèrent fermement autour de son poignet. Bella aurait été humaine, il se serait sûrement brisé sous la pression. Et cette cruche de Tanya ne s'en aperçut même pas…

Bella se tourna alors vers la dinde écervelée et la vrilla d'un regard sombre. Un regard dangereux.

- Lâche-moi immédiatement.

- Eddyyy est à moi, espèce de stupide petite fille. Rentres-toi bien ça dans le crâne.

Tanya resserra sa poigne sur Bella, les lèvres retroussées sur les dents, sans même s'apercevoir qu'elle ne commettait aucun dégât sur le poignet de la magnifique « humaine ».

- J'ai dit lâche-moi. Immédiatement. Répéta Bella d'une voix basse et venimeuse.

Quelle puissance ! Elle n'est vraiment pas humaine, aucun humain ne dégagerait une telle aura de puissance… Même un vampire ne le peut pas ! Il faut immédiatement la calmer avant que ça ne dégénère, Edward ! Ça craint…

Jasper s'inquiétait des répercussions possibles au cas où Bella perdrait son calme apparent. Il pressa fermement l'épaule de Tanya qui grinça des dents face à la douleur occasionnée.

- Ça suffit, Tanya ! Relâche cette fille immédiatement !

- Mais enfin Jasper ! Cette petite garce veut me voler mon fiancé ! Pleurnicha la Denali.

- Mais dans quel monde vis-tu, nom d'un chien ? Edward n'a jamais voulu de toi, tu le sais très bien ! Fous-lui la paix une bonne fois pour toute et fais-en de même pour cette pauvre fille !

Tanya gronda, tapa du pied telle une gamine capricieuse, puis relâcha finalement Bella qui était étrangement tendue depuis quelques instants. Bella se tourna alors vers moi, un étrange éclat miroitait au fond de ses iris mais elle ferma brièvement les yeux avant de les rouvrir. Il avait disparu.

- On se voit tout à l'heure, Edward, ok ?

- Pas de soucis, Bella. Et merci !

Bella me fit un petit sourire fatigué et alors qu'elle se retournait, Tanya l'appella.

- Eh ! Toi ! Oui, toi la voleuse d'homme !

Bella roula des yeux avant de refaire face à l'idiote des Denali. Tanya la vrilla d'un regard qui aurait fait trembler n'importe qui, mais étrangement, il eut l'effet inverse sur Bella puisque cette dernière l'observait tranquillement, un sourire moqueur aux lèvres.

- Tu voulais, blondasse ?

Tanya feula, outrée, avant de se reprendre.

- Je te préviens une dernière fois, Eddyyy est à moi. Alors sois intelligente et reste loin de lui ou tu auras affaire à moi. La menaça-t-elle d'une voix sourde.

- C'est censé me faire peur ? Pauvre petite fille pathétique… Quand comprendras-tu que les gens sont libres de faire ce qu'ils veulent, hum ? Et si tu étais aussi intelligente que tu te plais à le croire, tu saurais qu'Edward n'en a rien à faire de toi. Alors s'il veut me voir, je ne l'en empêcherais pas, es-tu capable de comprendre ce que je dis ? Tu n'as pas à te mêler de sa vie, c'est la sienne, et ce qu'il fait ne te concerne en rien. Qui il voit ou avec qui il s'envoie en l'air ne te regarde pas. Oh ! Et quand on fait des menaces, on s'arrange pour savoir à qui on à faire. Allez, au-revoir chérie !

Bella lui envoya un baiser railleur du bout des lèvres, puis me fit un petit signe de tête avant de tourner les talons et de se diriger vers sa moto. Elle enfonça son casque sur sa tête, enfourcha l'engin, puis fonça hors du parking dans un vrombissement infernal.

Emmett et Alice l'observaient partir en pouffant de rire, Rosalie était furibonde pour ne pas changer, Jasper était circonspect, ayant désormais de réelles preuves quant à l'inhumanité de Bella et ne sachant trop quoi en penser. Il me promit mentalement de ne pas en parler. Et Tanya, elle, était choquée qu'une sale « humaine » ait osé lui tenir tête de la sorte.

- Eddyyy ! Non mais t'as vu comment elle a osé me parler cette sale petite garce ! Pleurnicha-t-elle en tapant du pied.

- Oh ! La ferme Tanya ! Tu l'as bien cherché !

Je me tournais vers Emmett, stupéfait par ses paroles, mais ce qui me frappa le plus fut le regard dédaigneux qu'il lança à sa compagne.

- Franchement Rosalie, tu me déçois. Je pensais qu'on avait été clair avec toi, ce que fait Edward et avec qui, ça ne te concerne pas. Quand les Denali vont se faire sauter par des humains, tu interviens ? Non ! Alors qu'est-ce qui te dérange tant que ça si Eddy devait faire la même chose ?

- Emmett je…

- Tais-toi ! Je ne veux pas t'entendre si c'est pour que tu me mentes une fois de plus ! Et c'était quoi ce coup monté avec Tanya ? Merde Rosie ! C'est sa vie ! Pas la tienne !

Emmett monta dans la voiture, suivi d'Alice et Jasper. Il avait bien fait attention à ce qu'il n'y ait plus de place à l'arrière, refusant que Rosalie s'installe à ses côtés. Dépitée, ma blonde de sœur s'installa à l'avant, sur le siège passager.

- Tu me fais une petite place sur tes genoux, Eddyyyy chériii ? Gloussa Tanya en papillonnant des cils.

Alice roula des yeux et se serra contre Jasper, lui criant « monte ! » et la Denali s'installa à l'arrière en râlant d'exaspération.

Le chemin du retour se fit dans un silence des plus tendus mais j'allais finir par exploser avec toutes leurs pensées ! J'avais le droit à des volées d'insultes de la part de Rosalie, des commentaires vulgaires au sujet de Bella, Emmett évidemment, les pensées plus que détaillées, écœurantes et délirantes de Tanya, les questions incessantes de Jasper et les cris de joie hystériques d'Alice.

Une fois à la maison, je fus étonné d'y trouver Carlisle, puis me rappelais finalement qu'il était en congé ce jour-ci. Lorsqu'il nous vit tous entrer, il fut plus que surpris de trouver Tanya parmi nous. Il la salua poliment puis lui demanda la raison de sa visite.

- Bah ! Rosalie m'a appelée et m'a dit que je manquais trop à Eddyyy mais qu'il était trop timide pour m'avouer ses sentiments ! Et puis qu'une sale humaine lui rôdait autour !

Carlisle lança un regard peiné à Rosalie et Esmée grinça des dents.

- Je pensais qu'on en avait suffisamment parlé, Rosalie. Lui dit notre père en lui lançant un regard fatigué.

- Et je pensais m'être fait comprendre ! Comment pouvez-vous tous, comment peux-tu toi, Carlisle, cautionner un tel rapprochement ?

Emmett posa brutalement ses mains sur la table, elle se fendit sous le choc. Son regard, noir de colère, était vrillé sur sa compagne. Il la regardait d'une toute autre manière désormais. Au lieu de la vénération habituelle, il y avait désormais une grande part d'incompréhension et de déception. Il regardait Rosalie comme s'il se demandait qui elle pouvait être…

- Mais bordel Rosie, qu'est-ce que ça peut te foutre ?

- Emmett ! Langage ! S'écria Esmée faiblement.

- Désolé m'man, c'est plus fort que moi ! Elle agit comme la dernière des égoïstes ! Quand Tanya se fait décrasser la tuyauterie par des humains, elle dit rien, mais maintenant qu'Eddy pense éventuellement…

- Non ! Je n'y pense même pas, Emmett ! Râlai-je.

C'est vrai quoi ! Je ne pensais pas à Bella de cette façon ! Enfin… si… un peu quand même…

- Menteur ! Tu crois qu'on t'a pas vu baver devant elle, Eddy ? Ricana Emmett.

Je me renfrognais et allais m'asseoir sur un fauteuil, croisant les bras sur mon torse et posant délibérément les yeux sur l'écran de télévision.

- Rha ! Boude pas frangin, j'essaye de te défendre, là ! Je disais donc, Rosie, en quoi ça t'emmerde si Eddy veut se faire la p'tite humaine, hein ? Il est suffisamment grand pour savoir ce qu'il veut, non ?

Rosalie, le regard noir, se tourna vers moi et me pointa d'un doigt accusateur.

- T'es content de toi ? Tu vois ce que tu provoques ? À cause de toi, j'en viens à me disputer quotidiennement avec mon mari ! Ta faute, uniquement ta faute ! Tu ne pouvais pas faire comme tout le monde, hein ? Il fallait que tu t'intéresses à une foutue humaine ! Tu ne pouvais pas te trouver quelqu'un parmi les nôtres ? Non ! Parce qu'il faut toujours que Monsieur se distingue ! Se trouver une compagne parmi les vampires femelles n'est pas assez bien pour toi ! Espèce de sale égoïste ! On finira par avoir des problèmes à cause de toi !

- Rosalie ! Ça suffit maintenant ! Intervint Carlisle.

- Et si tu veux qu'on mette les point sur les I, Rosie, je m'engueule avec toi à cause de ton foutu caractère ! Et pourquoi avoir fait venir Tanya ? Pourquoi nous avoir fait croire que tu acceptais les choix d'Eddy pour mieux nous décevoir ensuite ! C'est toi la putain d'égoïste ici ! Hurla Emmett, au bord de l'apoplexie.

Rosalie se laissa lourdement tomber sur le sofa, les bras croisés sur la poitrine, et refusa obstinément de répondre, préférant regarder ce qu'il se passait dehors.

Jasper et Alice, assis enlacés sur un fauteuil, et Emmett, assis à mes côtés, m'observaient tous trois avec une franche sympathie.

J't'ai jamais vu aussi heureux et souriant p'tit frangin, alors s'il faut que tu nous ramènes une humaine à la maison, ça me va ! Et t'aurais pu tomber plus mal, elle est sacrément bien roulée la Bella ! Tu vas pas t'ennuyer avec mon cochon !

Je roulais des yeux mais échangeais un sourire avec Emmett. Il me répondit d'un coup de poing joueur dans l'épaule, qui m'envoya valser à l'autre bout du sofa.

Je ne sais pas ce qu'elle est, je ne sais pas d'où elle vient, je ne sais pas ce qu'elle ressent, mais je sais que cette Bella ne nous veut aucun mal. J'ai bien vu comment tu la regardes, mais j'ai surtout vu ses regards à elle, ça ne trompe pas… Sois heureux, frangin.

J'vais avoir une nouvelle sœur ! OUAIS ! Une nouvelle sœur ! OUAIS ! Une nouvelle sœur ! TROP GÉNIAL ! Une nouvelle sœur ! UNE NOUVELLE COPINE DE SHOPPING ! TROP FOOOORT ! Merci Edward ! MERCI ! MERCI ! MERCI ! OH j'vais avoir une nouvelle sœur ! OUAIS ! Une nouvelle sœur ! OUAIS !

Alice pensait en boucle, complètement surexcitée à la pensée que Bella s'intègre à notre famille et je ne pus m'empêcher de sourire. Jasper, par ses paroles mentales, me mit du baume au cœur. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser que j'avais une famille en or. Carlisle et Esmée étaient tout simplement contents pour moi. Bon, l'idée de changer un humain répugnait Carlisle, mais pour le moment, il préférait ne pas penser aux conséquences d'une possible relation avec Bella « humaine ». J'avais promis à Bella de garder son secret mais celui-ci pesait de plus en plus lourd sur mes épaules.

Soudain, je sentis un poids tomber sur mes genoux. Je frissonnais de dégoût en m'apercevant que Tanya était une fois de plus en mode « chaudasse », malheureusement cette idiote prit mes frissons de répulsion pour du plaisir. Elle commença à se frotter énergiquement contre mon entrejambe et je la repoussais comme je le pouvais, mais elle se cramponnait à moi comme une moule à son rocher, ses ongles griffus enfoncés dans mes avant-bras. Esmée se tourna alors vers elle et le vrilla d'un regard mauvais.

- Tanya, aurais-tu l'obligeance d'éviter de te comporter comme une chienne en rut sous mon toit ?

- Oups ! Désolée Esmée ! Tu viens Eddyyy ? On va se promener mon chériii ?

Elle se releva brusquement, agrippée à mon bras et me tira jusqu'à elle. Mes pieds ripèrent sur le sol tant je m'escrimais à rester sur place.

- Allez Eddyyy ! Bouges-toi un peu !

- NON !

- Allez mon chériii ! Viens ! Je vais te faire du bien tu verras…

Elle me lança un regard qu'elle voulait langoureux mais qui me donnait plus envie de vomir qu'autre chose et papillonnait des cils au point où je crus, un instant, qu'elle avait une poussière dans l'œil. J'essayais de me défaire de l'emprise de ses bras tentaculaires calmement, mais plus je m'en écartais, plus elle se collait à moi.

- Tanya ! Il me semble que mon fils t'a dit « non ». Arrête un peu de te comporter comme une chatte en chaleur et si tu ne peux vraiment pas faire autrement qu'agir en prostituée de bas-étage sous mon toit, je te renvoie à Denali manu-militari. Si tu dois réellement satisfaire tes… besoins, trouves-toi quelqu'un d'autre ! Cracha Esmée en assassinant la blonde du regard.

- Mais enfin Esmée ! Je suis venue ici parce que je manquais à Eddyyyy ! C'est Rosalie qui me l'a dit !

- Et Rosalie t'a menti ! Mais quand vas-tu comprendre une bonne fois pour toutes qu'Edward ne te supporte pas ? Demanda ma mère, les yeux exorbités par la colère et les pensées énervées à l'encontre de sa fille.

- Mais je sais qu'il m'aime ! Il ne m'aurait pas autant fait l'amour la dernière fois et…

- C'était il y a 30 ans ! Une seule et unique fois ! Est-ce que tu aimes à ce point tous les mâles qui te sont passés sur le corps ? N'as-tu donc aucun respect envers toi-même pour te jeter désespérément à ses pieds alors qu'il n'arrête pas de te dire que tu l'insupportes au plus haut point ?

Tanya se laissa lourdement tomber sur le sofa en boudant, elle ne supportait pas que ma mère la reprenne de cette façon et lui renvoie mon manque de sentiments à la figure.

Rosalie, elle pestait dans son coin. Elle n'aimait pas Tanya, la trouvant trop stupide dans sa parfaite caricature de la « blonde », mais elle aurait préféré me savoir avec elle qu'avec une humaine. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle avait fait venir Tanya ici, espérant que la beauté ravageuse de la Denali fasse peur à Bella. Parce que oui, Tanya est une magnifique vampire. Sa beauté n'a d'égale que sa stupidité…

Espérant apaiser les esprits, Carlisle proposa une partie de chasse familiale. Je fus le premier à accepter sa proposition ! J'avais enfin un parfait alibi pour m'échapper rejoindre Bella…

Une fois tous à l'extérieur, je rejoignis rapidement mes frères et leur fis part de mon projet. Jasper fut le premier à me promettre de me couvrir, au cas où Tanya se poserait des questions sur mon absence. Alors que je sentis l'odeur de la cruche nous rejoindre, nous bifurquâmes tous trois et mes frères camouflèrent ma piste sur une dizaine de kilomètres.

Enfin libre… Bella, me voilà !