Auteur : Je ne le rappellerai jamais assez, l'auteur est la magnifique est sublime Evandar. Tout le mérite lui revient, elle est géniale !! Traductrice et beta : Ben là c'est moi ^^ et oui, je fais tout ça toute seule !
NdT 1 : Alors là, c'est la note la plus IMPORTANTE de ce chapitre. J'espère que vous accepterez mes EXCUSES pour cet énorme RETARD dans les publications. J'ai eu en effet une semaine, que dis-je, des semaines hyper chargée, pendant lesquelles je devais travailler tous les soirs pour ne pas me faire submerger. Avec ça j'ai donc eu beaucoup de mal à trouver le temps de traduire...généralement je faisais un petit paragraphe, quelques lignes vers minuit juste avant de tomber de fatigue.
NdT 2 : Comme vous l'aurez sûrement remarqué, je n'ai pas répondu aux reviews non plus, contrairement à mes habitudes. Par contre, je les ai toutes lues et elles m'ont faites très plaisir. Je vous remercie à tous pour prendre la peine d'en poster...
NdT 3 : Je vais donc faire de gros bisous à the-pretty-wolf ; nana ; TheDrEamSpEcTraL ; JTFLAM ; latitetiti ; Arsenic ; Lady Morgan ; titmo ; talya-sama ; Lily Joke ; An author alone in the dark et à tous ceux et celles que je n'ai pas cité mais que j'adore pareillement... Good night and good luck ! ^^
NdT 4 : Je vous invite également à faire un petit tour sur mon profil, que j'ai mis à jour et sur lequel j'ai posté des liens pour plus de renseignement sur les Cobras noirs du Désert ...
Serpens Armarum.
Chapitre 11 : La fin de l'été.
Ce soir-là, après le dîner, Harry monta dans sa chambre avec la ferme intention de parler à ses nouveaux nés. Il devait leur trouver des noms et surtout découvrir ce qu'ils voulaient dire en l'appelant 'Empereur'. Il n'était pas le seul à vouloir leur poser des questions. Il avait raconté aux autres résidents de l'hôtel ce qui s'était passé à l'animalerie et chacun voulait prendre part à l'interrogatoire. Heureusement, Harry avait réussi à leur faire comprendre qu'il avait besoin d'être seul.
En plus, ce n'était pas comme s'ils pouvaient comprendre le Fourchelang…
Lorsqu'il mit la main dans l'aquarium, les petits serpents se glissèrent dedans et il les porta à travers sa chambre jusque sur son lit où il s'assit pour leur parler.
« J'ai quelques questions à vous poser. » dit-il une fois qu'ils se furent habitués à leur nouvel environnement. « Je veux savoir ce que vous voulez dire quand vous m'appelez votre 'Empereur'. »
Les serpents avaient l'air légèrement mal à l'aise, mais ils acceptèrent de lui dire tout ce qu'il voulait savoir.
« Nous vous appelons Empereur parce que c'est ce que vous êtes. » dit le nouveau né mâle. « Vous êtes l'Empereur des serpents. »
« Tu veux dire comme un Basilic ? » demanda Harry.
« Non ! » firent-ils en chœur.
La plus large des femelles s'enroula autour de son poignet et parla à son tour. « Le Basilic n'est tout simplement qu'un Roi parmi les serpents. » dit-elle. « Vous, êtes l'Empereur. Le Basilic est un serpent inférieur à vous. »
Harry déglutit. Il était un serpent encore plus puissant que le Basilic ? Mais alors ça voulait dire que même si ses caractéristiques de serpents ressemblaient à celles du Basilic, il n'en était pas un.
« Est-ce que vous savez de quelle race de serpent je suis alors ? » leur demanda-t-il.
« Vous êtes le Serpent-qui-Marche-comme-un-Homme. » fit la plus petite des nouveaux nés. « L'Empereur : le serpent le plus puissant entre tous. »
Ils lui dirent alors que son existence était un mythe raconté par les serpents adultes à leurs nouveaux nés, mais refusèrent de lui dire quoi que ce soit d'autre sur le sujet. Harry supposa qu'ils étaient trop jeunes - et depuis trop longtemps enfermés dans l'animalerie - pour connaître autre chose. Il joua avec eux pendant une heure après avoir fini de les interroger, les laissant attaquer ses doigts pour développer leurs réflexes de chasseurs. Puis, il les remit dans leur aquarium avec quelques bébés souris mortes et en prit une parmi les vivantes pour lui.
Après s'être occupé d'eux, il se vautra sur son lit et se mit à penser.
Dans tous les livres sur les serpents magiques qu'il possédait, le Basilic était répertorié comme le plus puissant des serpents : leur Roi. Mais il était leur Empereur : au dessus du Roi lui-même. Ce qui voulait dire qu'en fait, il s'était transformé en une race de serpent magique dont personne n'avait jamais entendu parler auparavant.
C'était assez intriguant de se l'avouer. Et ça ne rendait pas sa tâche de trouver ce qu'il était exactement plus facile, loin de là.
Mais Harry était Harry et il commençait à s'habituer à ne pas avoir de vie ordinaire.
Il ferma les yeux et soupira. Il se sentait fatigué : après sa sortie avec les Weasley et les révélations - ou plutôt les brides d'informations - que les nouveaux nés lui avaient faits.
Le reste de la semaine passa trop rapidement pour Harry, et avant qu'il ne s'en rende compte, on était déjà la veille de son retour à Poudlard. Il avait déjà emballé toutes ses affaires dans sa nouvelle valise - qui possédait plusieurs compartiments, dont l'un était dédié à tous les livres qu'il possédait maintenant - et avait mis ses robes d'école dans un fourre-tout.
Il se sentait triste, laissant sa chambre à l'hôtel derrière lui. Il savait qu'il pouvait y revenir quand il voulait, et que d'ailleurs il reviendrait pour les vacances de Noël, mais il se sentait quand même triste de partir. C'était le même genre de tristesse qui le prenait lorsqu'il quittait Poudlard pour l'été. Harry supposa que c'était parce qu'il était triste de quitter sa maison.
Il avait passé les derniers jours de ses vacances d'été assit derrière le comptoir du magasin de Tiberius. On lui avait proposé un jour de congé mais il avait refusé. Il ne voulait pas passer sa journée à ne rien faire excepté à penser combien l'hôtel et tous les gens qui y logeaient allaient lui manquer.
Le plus dur était de partir en ne sachant pas si ses amis seraient toujours là lorsqu'il retournerait. Ils pourraient très bien déménager ou repartir de là où ils venaient, et l'idée de ne plus jamais les revoir était de loin la plus douloureuse. Il pouvait se rassurer en se disant que Tiberius et Aurora seraient toujours là à son retour, mais il ne pouvait en faire autant avec les autres.
Alors au lieu de s'assoir et de se morfondre, il avait préféré se tenir occupé à servir les clients et à garder la librairie propre et bien rangée.
C'est ainsi qu'il était tombé par hasard sur la section 'Langues Etrangères'. Il en avait même reconnu quelques unes : le français, dont il avait eu quelques notions en Primaire, l'allemand, qui ressemblait au russe, le Gobelbabil, et une langue étrange qui ressemblait à des gribouillages et des spirales au premier abord mais qui se révélait être de l'anglais après une étude plus approfondie. Il sortit le livre en question de l'étagère et l'observa. Ce n'était certainement pas de l'anglais - même si ses yeux lui disaient le contraire - car il doutait que Tiberius puisse faire une telle erreur dans son organisation.
Le livre faisait en fait parti d'une série de trois volumes. Ils avaient l'air assez vieux, constitués de pages en parchemin jauni, et avaient chacun une reliure en cuir. Curieux, Harry les emmena au comptoir et profita du calme du magasin pour les lire.
C'est ainsi que Tiberius le trouva quelques heures plus tard, penché sur l'un des livres à faire des mouvements de baguette avec une plume. Il se pencha donc par-dessus l'épaule d'Harry pour voir ce qu'il lisait et leva un sourcil lorsqu'il vit qu'il ne pouvait comprendre un mot de ce qu'il se disait dans ce livre.
« Intéressant ? » demanda-t-il.
Harry sauta environ un pied plus loin du tabouret où il était assit et jeta des coups d'œil frénétiques autour de lui. Tiberius gloussa de la frayeur qu'il avait faite au jeune homme et tapota gentiment l'épaule d'Harry. C'était plus dur, maintenant qu'il s'était partiellement transformé en serpent, de s'approcher furtivement d'Harry, mais Tiberius y arrivait quand même : l'air totalement choqué du garçon en valait bien la peine.
« Quoi ? Oh, salut Tiberius. » dit-il.
« Salut. » répondit Tiberius. « Je suis venu voir pourquoi tu n'avais pas fermé, étant donné que c'est l'heure du dîner. »
Harry rougit. Il avait été tellement absorbé par ces livres qu'il en avait perdu la notion du temps. Il saisit les clés sous le comptoir et se dirigea vers la porte du magasin. Il la verrouilla et tourna l'enseigne 'Fermé' avant de descendre les grilles. Il les verrouilla elles-aussi et se retourna pour voir que Tiberius avait saisit un des livres qu'il n'avait pas encore lu et le feuilletait.
« Vous pouvez le lire ? » demanda Harry.
Tiberius secoua la tête. « Pour moi ça ressemble simplement à des gribouillis, Harry. » dit-il. « Mais je suppose que toi, tu peux. »
Harry acquiesça. « Je pense que c'est écrit en Fourchelang. » expliqua-t-il. « L'auteur parle de jeter des sorts dans ce qu'il appelle la 'langue du serpent', alors je pense que ça doit être ça. »
« C'est censé. » admit Tiberius. « Tu es la première personne à avoir pu les lire. »
Harry ne fut pas vraiment surpris par la révélation. Le Fourchelang était une capacité très rare après tout, et apparemment, les demi-serpents l'étaient encore plus. « Est-ce que je pourrai vous les acheter ? » demanda-t-il. Il avait déjà acheté plusieurs livres du magasin de Tiberius durant les vacances alors trois de plus ou de moins…En plus il était le seul à pouvoir les lire alors Tiberius serait sûrement content de s'en débarrasser.
« Bien sûr. » répondit Tiberius.
Ils marchandèrent sur le prix et vingt minutes et trois Gallions plus tard, Harry se trouva fier possesseur de trois autres livres. Ce fut alors qu'ils réalisèrent qu'ils allaient être vraiment en retard pour le dîner et qu'ils quittèrent le magasin pour traverser la cour en courant et entrer en trombe dans la salle à manger.
Aurora ne put s'empêcher de rire en les voyant débarquer dans la pièce, un air affolé au visage. « Vous n'êtes que des accros aux livres. » les accusa-t-elle.
Harry sourit. Elle n'aurait jamais été capable de l'accuser pour ça au début de l'été, mais maintenant c'était indéniable. Il se demanda si ses professeurs de Poudlard allaient remarquer ce changement.
Il s'assit à sa place habituelle à côté de Linael et accepta avec joie le bol de pâtes aux fruits de mer. C'était tellement délicieux qu'Harry ferma les yeux de plaisir. L'une des choses de l'hôtel qui allait le plus lui manquer était la cuisine d'Aurora.
« Impatient de retourner à l'école Harry ? » demanda Isabella une fois qu'il eut avalé.
« Mouais. » admit-il. « Même si une partie de moi préfèrerait rester ici. »
« Tu vas redescendre dans la Chambre des Secrets ? » demanda Nikolai.
Harry fronça les sourcils. Ce n'était pas vraiment ce qu'il avait prévu de faire. Tout ce qu'il y avait en bas c'était un Basilic mort et rien d'autre. C'était - honnêtement - complètement inutile.
« Je n'avais pas l'intention d'y retourner. » avoua-t-il.
Nikolai parut surpris. « Vraiment ? »
Harry cilla. « Qu'est-ce que vous voulez dire par 'vraiment' ? » demanda-t-il.
« Si j'étais dans ta situation. » dit Nikolai. « Je retournerai là où tout a commencé pour voir s'il n'y a aucun indice sur ce qu'il s'est passé. »
« Mais il n'y a rien là-bas. » protesta Harry.
« Ce qui est assez étrange, tu ne trouves pas ? » demanda Aurora. « Je veux dire, cet endroit est connu à travers l'histoire comme étant la Chambre des Secrets. Tu ne crois pas qu'il pourrait renfermer plus qu'un simple serpent géant ? »
Harry cilla à nouveau. « Je n'y avais jamais pensé comme ça. » avoua-t-il. « Mais… »
Bien sûr ! Le Basilic ne se trouvait pas dans le hall où ils avaient combattu ; il venait de l'intérieur de la bouche de la statue de Serpentard. Pourquoi aurait-il été enfermé là dedans ? Pourquoi, à moins qu'il n'était censé protéger quelque chose ? Il y avait pleins d'autres endroits dans le hall lui-même qui auraient parfaitement pu lui servir de nid, alors pourquoi dans la statue ?
Et, bien sûr, Salazar Serpentard était un Fourchelang. Il avait été célèbre pour ça, en fait. Peut-être que Serpentard n'avait pas placé le Basilic dans la Chambre des Secret pour qu'un de ses descendants puisse un jour tuer tous les nés moldus - ce qui, après plus ample réflexion, semblait être une raison vraiment pathétique de garder un serpent aussi dangereux dans une école pleine d'adolescents - peut-être l'y avait-il mis pour garder quelque chose. Un secret qui, peut-être, aurait nuis à la réputation de Serpentard s'il avait été découvert. C'était la Chambre des Secrets après tout.
« C'est ça ! » s'exclama-t-il.
Les autres le regardèrent totalement perdus. « Tu vas bien, Harry ? » demanda prudemment Aurora.
« Quoi ? Ouais, je vais bien. » dit-il. « Je pense…je pense que j'ai une idée de la vrai raison pour laquelle la Chambre a été construite. Mais je n'en serai pas sûr tant que je n'y serai pas allé pour vérifier. »
« Je te l'avais dis. » fit Nikolai d'un air taquin. Harry lui tira la langue.
« Chut, toi ! » dit-il. « Laisse-moi apprécier mon moment de triomphe. »
« Oserai-je vous demander ce qui vous rend si excité ? » demanda Aurora avec une curiosité non feinte.
Harry secoua la tête. « Je ne veux rien dire tant que je ne sais pas si j'ai raison. » dit-il. « Si je dis quelque chose avant, je vais passer pour quelqu'un d'un peu fou. »
« Parce que là tu passes pour quelqu'un de sain d'esprit peut-être. » marmonna Nikolai.
Harry lui lança un regard moqueur. Il savait que Nikolai n'allait pas arrêter de le charrier s'il avait tord. Mais il savait qu'il avait mis le doigt sur quelque chose. La Chambre était trop bien cachée pour ne servir que de salle de repos à une arme. Elle était protégée par des mots de passe en Fourchelang et un Basilic géant, et pour l'amour du ciel : l'entrée était cachée dans les toilettes des filles ! Des générations de descendants de Serpentard étaient passés à Poudlard et avaient entendu parler de la légende, mais ils avaient complètement ignoré les toilettes des filles.
Il n'y avait que Tom Jedusor, qui était aussi minutieux que cinglé, qui était allé chercher par là-bas. Est-ce que ça faisait de Jedusor le vrai héritier de Serpentard ? Il pourrait très bien n'être qu'un descendant un peu plus chanceux que les autres.
« Laisse-le Nikolai. » dit Linael. « Il pourrait avoir trouvé quelque chose d'important. »
Harry prit une autre bouchée de ses pâtes aux fruits de mer, essayant désespérément de ralentir le flot de ses pensées. Il ne devait pas foncer la tête la première. Il devait garder son calme, retourner dans la Chambre et voir s'il avait raison.
« Ca se pourrait. » dit-il à voix haute en se rangeant du côté de Linael. « Mais ça importe peu pour l'instant. Je dois retourner à l'école avant. »
Pour la première fois depuis son arrivée à l'Hôtel du Dernier Espoir, Harry était impatient de retourner à Poudlard.
Après le dîner, Harry alla emballer ses nouveaux livres dans sa chambre et vérifia en deux fois qu'il était vraiment prêt. Le livre de Contes de Fées Moldus que Linael lui avait donné pour son anniversaire s'était retrouvé dans son fourre-tout avec ses robes. Il en avait déjà lu quelques uns et essaierait d'en lire d'autres dans le train s'il pouvait ignorer Ron et Hermione assez longtemps pour le faire.
Ses petits nouveaux nés étaient à présent éveillés. Il avait découvert que les Cobras Noirs du Désert étaient des serpents nocturnes. Leurs brillantes écailles noires n'étaient en réalité qu'un camouflage efficace dans la noirceur de la nuit.
Ils lui avaient sifflé leurs saluts dès qu'il avait passé la porte de la chambre, et étaient actuellement joyeusement concentrés sur le bébé souris mort qu'il avait lâché dans leur aquarium. Ils avaient l'air si étranges quand ils se nourrissaient, à essayer d'étirer leurs petits corps pour manger une proie plus grande qu'eux.
Il entendit un léger coup sur la porte de sa chambre et se tourna juste à temps pour voir la tête de Linael. « Hey. » salua-t-il doucement.
« Bonsoir. » répondit Linael. Il entra et vint s'assoir sur le lit d'Harry. « Tu fais tes valises ? »
« Ouais. » fit Harry. « Je ne veux pas avoir à me dépêcher demain matin. »
« Tu as bien raison. » dit Linael. « Comment vas-tu voyager ? »
Harry grimaça. « Je vais utiliser la cheminée pour aller au Chaudron Baveur. Tiberius va rétrécir ma valise pour que je puisse la porter dans ma poche. »
« Comment vas-tu emmener tes serpents et ta chouette ? » demanda Linael.
« Hedwige va aller à Poudlard en volant. » dit Harry. « Donc je vais mettre sa cage dans ma valise et je porterai l'aquarium des serpents à la main. Je ne veux pas les rétrécir et je ne veux pas qu'ils se perdent dans le réseau de cheminette non plus. »
Linael gloussa, n'ayant aucun mal à imaginer une pauvre sorcière ou un malheureux sorcier trouver un bébé serpent étourdi dans sa cheminée. « C'est mieux comme ça. » acquiesça-t-il. « Pour tout le monde. Tu leur as donné des noms ? »
Harry acquiesça. Il avait déjà trouvé un nom pour deux des serpents. « Le mâle s'appelle Apep. » dit-il. « Et la plus grande femelle, Nyx. Mais je ne sais toujours pas comment appeler la plus petite. Elle dit qu'elle s'en fiche mais je crois que ça commence à l'ennuyer. Il n'y aurait pas un bon nom de serpent dans ta langue ? »
Linael leva un sourcil vers lui avant de se perdre dans ses pensées. Il posa son menton dans sa main et se tapota la lèvre d'un de ses doigts. Harry l'avait déjà vu faire ça avec une plume auparavant, lorsqu'il était en train d'écrire.
« Ma langue est très étrange, Harry. » dit-il. « Et nous avons tendance à donner aux choses des noms plutôt poétiques. Par exemple, si on traduisait mon prénom, ça donnerait 'Etoile du lac'. »
« J'en tiendrai compte. » Inconsciemment, il pensa que ça lui allait bien.
« Dawlygin. » dit Linael. « Littéralement ça veut dire 'Serpent de la nuit' avec un suffixe féminin. »
Harry le répéta, essayant de copier la prononciation de Linael aussi fidèlement que possible. Il dût se faire reprendre quelques fois mais finalement il arriva à le dire. C'était un nom à la sonorité étrange mais il l'aimait bien et il était sûr que la petite allait l'aimer aussi.
« Merci. » dit-il. « Je le lui dirai dès qu'elle aura fini de manger. »
« Content de t'avoir rendu service. » dit Linael avec un grand sourire. Et Harry remarqua que même ses yeux brillaient.
Harry déglutit nerveusement. Il y avait des moments comme ça ou, après avoir regardé Linael, il se demandait s'il lui serait donné un jour de revoir quelqu'un d'aussi beau que lui.
« Tu vas bien ? » lui demanda Linael.
Harry acquiesça, détournant les yeux du Drow. « Je vais bien. » dit-il. « Ca me rend juste un peu nerveux de retourner à Poudlard. Je veux dire que ça a dû mettre le directeur en rogne de ne plus pouvoir prendre de l'argent dans mon coffre et encore plus maintenant que j'ai fais une demande d'émancipation. Et si jamais je ne trouvais rien dans la Chambre ? Ca ne fera que me ramener au point de départ : en plein milieu d'un mystère. »
« C'est vrai. » dit Linael. « Mais tu dois admettre que c'est toujours mieux de vérifier et de ne rien trouver que de ne pas vérifier et d'éventuellement rater quelque chose. »
Il marquait un point.
« Et pour ce qui est de ton directeur. » continua Linael. « Tu es dans ton droit, qu'importe combien il est en colère. Tu devras faire profil bas la journée, faire tout ton possible pour ne pas attirer l'attention de tes professeurs, et pourvoir ainsi mener tes recherches en toute tranquillité sous le couvert de la nuit. »
Harry sourit. Linael lui donnait toujours de bons conseils, un peu comme Hermione mais en moins ennuyant. « Je sais. » dit-il. « Mais si je n'attire pas l'attention ou les problèmes, ils vont se douter de quelque chose. »
« Ce sont là les mots d'un vrai fouteur de troubles. » fit sèchement Linael.
Harry voulut l'écraser mais Linael l'évita facilement en profitant pour lui jeter un de ses oreillers dans la figure.
Harry cracha lorsque l'oreiller lui tomba dans la figure. Il n'arrivait pas à croire ce que Linael venait de faire. « Quel âge as-tu ? » demanda-t-il incrédule.
Linael haussa les épaules. « Je suis plus vieux que Poudlard. » Il souriait diaboliquement, dévoilant ses longues dents pointues.
Harry le frappa avec un autre oreiller. C'était la guerre.
Ils eurent beaucoup de chance du fait que les oreillers n'explosèrent pas en projetant des plumes dans toute la pièce. Au contraire, à la fin de la bataille, ils étaient parfaitement intacts - bien que leurs vêtements étaient légèrement froissés - et Harry se laissa tomber sur son lit à côté de Linael.
« Tu vas me manquer. » avoua-t-il tout doucement.
Linael tourna la tête et lui sourit. « Tu vas me manquer aussi. » répondit-il. « Tu devras tout me dire de Poudlard lorsque tu reviendras. »
« Tu seras toujours là ? » demanda Harry.
Linael acquiesça. « Bien sûr. » dit-il. « Cet endroit est devenu pour moi comme ma maison depuis que j'ai quitté mon peuple. Je resterai ici aussi longtemps que Tiberius et Aurora me le permettront. »
Cela fit sourire Harry. Il avait peur que Linael parte sans qu'il ait pu lui dire au revoir. « Je pourrais t'écrire ? » demanda-t-il.
« Oui. » répondit Linael. Puis il s'étira légèrement et se leva silencieusement du lit. « Je vais te laisser dormir Harry. » dit-il. « Tu ne voudrais tout de même pas être fatigué demain. »
Il avait raison, Harry le savait, mais il souhaitait tout de même que Linael reste un peu plus longtemps. Mais il se garda bien de la dire. A la place il cria : « Bonne nuit. » juste avant que Linael ne referme la porte.
Il s'endormit à peine vingt minutes plus tard.
Et voilà, enfin un nouveau chapitre de poster...
Une petite précision de fin de chapitre concernant le nom de la petite femelle serpent : Dawlygin se prononce Dol-lig-in...
Je ne sais plus quel jour, ma cousine est venue chez moi et elle a réussi à se connecter sur ma session MSN. Elle est allée regarder mes mails et là elle est tombée sur toutes les reviews et les alertes de ...Il y en avait pour au moins 7 pages !! Ca lui a fait tellement peur que je doute qu'elle ne recommence à fouiller...
Good night and good luck ! ^^
Merci ! ^^
