Pluie de larmes. Pluie de sang.

Pov Ciel

Je ne m'attendais vraiment pas à ça. L'instant fût merveilleux quand nous fûmes tous dans les bras d'Aelys. Comme par hasard, ce fût à ce moment-là que mon ami m'avertit d'une chose capitale. Sans m'en rendre compte, je me suis figée sous le premier regard, surpris d'Aelys. Ce fût celle-ci qui avertit de mon état second avec son regard. Ma tendre Crystal paniquait, elle y perdait son sang-froid Pourtant ? Je ne pouvais toujours pas bouger, pourquoi ? Je finis cependant par réussir à murmurer sinistrement :

« Ils sont là… »

Je pouvais, comme tout le monde, voir les yeux d'un lapin qui scintillaient dans ma tête. Surprise, crainte, terreur. C'est tout ce que je peux définir sur leur visage, Crystal poussa un cri.

« Ça craint ça. » Déclara Ren, tout en se grattant le haut du front.

Kira ne fit rien, comme toujours d'ailleurs. Personne ne peut vraiment savoir à quoi pense Kira tellement il garde ses sentiments secrets. Chronos murmurait, de façon inaudible, une chose pour elle. Aelys, elle, regardait la lune. Oui, la lune. Elle reflétait dans ses yeux émeraude. D'ailleurs, elle était particulièrement grande ce soir-là. L'atmosphère était assez lourde à cause de moi, je l'allégeai pour eux. Brusquement, Crystal se blottit contre moi pour sentir ma chaleur, je la sentis trembler. De peur ? Elle me murmura à l'oreille :

« Je ne veux pas retourner dans l'obscurité… »

J'essayai de la caresser en la serrant mais cela ne servit à rien.

« Je ne veux pas ! Je ne veux pas ! » Cria Crystal, s'échappant de mon étreinte.

Les autres la regardaient, de la tristesse se peignait dans leurs yeux. Chronos s'approcha d'elle, et lui sourit. Bizarrement, ce n'était pas du tout un sourire forcé… Je n'aurai jamais penser ça d'elle. Tant qu'elle console ma Crystal, je me fiche éperdument du reste. Elle serait prêt à tout pour ne pas être enfermer, elle me l'avait avouer quelques jours plus tôt, elle irait jusqu'à prier Dieu pour ne pas être encore enfermer. Prier Dieu ? Je me retournai précipitamment vers Aelys, elle regardait toujours la lune, ses mains se joignaient sur sa poitrine. Elle ferma les yeux en marmonnant quelques mots. Je la regardai interloquer.

« Séraphita ? » Demandai-je à Aelys, incrédule.

Aelys sursauta légèrement, elle hocha la tête en signe d'approbation. Séraphita est la déesse lunaire de notre peuple. Certaines personnes la prient pour être protéger du « mauvais sort ». Personne ne l'avait remarqué, sauf moi. Etrange. En même temps, ils étaient un peu à l'opposer de nous.

Je sursautai. Une nouvelle information importante m'a été donnée. J'interpellai tout le monde avant de parler.

« Ils sont dans la forêt. »

Il y eut un silence de mort. Cela ne nous servirait à rien de parler car nous savions tous ce que nous devions faire : Allez dans cette foutue forêt pour en finir.

Pov Van

La soirée était calme. J'ai résisté aux nombreux assauts de ma fiancée qui, elle, voulait s'amuser. Je n'étais pas vraiment d'humeur, le second baiser d'Aelys avait laissé plusieurs traces dans ma bouche. Doux, sucré et amer. J'ai honte d'aimer deux femmes. De toute façon, je ne sais même pas si la seconde m'aime. C'est assez confus. Cette fille me rend malade ! Respire Van, respire. Prendre l'air sans se soucier du reste, oui comme ça. Profiter de la luxuriante forêt qui aborde Fanélia. Si seulement j'étais homosexuel. Mais, il y aurait le problème à propos d'un fameux héritier… Je m'étonne toujours de n'être pas encore au courant à propos d'une certaine femme, future reine de Fanélia, enceinte. Etonnant, vu le nombre de fois que je la fais mienne et elle est toujours pas morte ? Non, je plaisante. Serena est une véritable tigresse au lit. Elle m'aurait tué si je le lui disais même si elle sait que j'y pense. Me voilant en train de passer de sentiments, au sexe. Je t'aime Serena, je t'aime plus que tout. Je t'aime Hitomi, pourquoi es-tu arrivé dans ma vie ? Tout simplement foutu. Parlons d'autre chose avant que vous me surprenez à dire, encore, des âneries.

A force de marcher, je me retrouvai dans une grande clairière. Plus grande que celle qui abrite Escaflowne. On pouvait voir distinctement Dame la lune. J'aimai rester ici, assis sur la souche d'un arbre et vider mon esprit. C'est tellement reposant. Silence.

Je sursautai en entendant des bruits de pas. Ici, à cette heure de la nuit ? Je vis une…non, cinq silhouettes. Cela ne m'auraient pas inquiéter si je ne voyais pas leurs tenues, mais là…

« Qui êtes-vous ? » Demandai-je, brusquement.

Les cinq silhouettes s'arrêtèrent à moins de vingt mètres par rapport de moi et tous enlevèrent leur capuche pour que je puisse voir leur visage. Les quatre personne se tournèrent vers la cinquième personne, une fille qui avait une pierre rouge sang dans la main.

« Non, ce n'est pas lui. » Déclara-t-elle d'une voix sans émotion.

Une autre personne, un garçon, s'approcha de moi et se présenta ainsi que ses compagnons.

« Je suis Liam. Eux, ce sont : Pearl, Mariko, Lil et Ricardo. » Déclara Liam, avec une certaine malice insignifiante.

« Je suis Van Fanel. » Déclarai-je en montrant le sceau gravé sur mon épée. « Puis je savoir ce que vous êtes sur mes terres, sans vouloir être indiscret ? »

« On chasse. » Répondit automatiquement Pearl.

« Il y a peu d'animaux ici, il faut s'enfoncer dans la forêt pour en trouver. »

« On fait une chasse à l'homme. » Précisa-t-il.

Je n'ai pas trouvé quoi répondre. Que dire à part être surpris, choqué ?

« On cherche des personnes dangereuses pour nous autres. Humains. » Déclara Ricardo.

« D'après nos recherches, ils sont ici. » Acheva Mariko.

Des personnes dangereuses ? Dans MON pays ?

« Pourquoi ne suis-je pas au courant ? » Réussis-je à articuler.

« Personne n'est au courant. » Dit Lil, souriante de toutes ses dents. « Nous sommes rapides et efficaces. Nous ne voulons pas que le sang coule dans votre pays, Majesté. » Continua-t-elle.

« A tout les coups, ils sont qu'on est ici. Attendons-les. » Dit Liam, tout en s'étirant, un sourire sadique aux lèvres. »

« Pourrai-je vous aider ? » Intervins-je. « Je manie assez bien l'épée. »

« Si c'est vrai… Cela ne nous sera peut être utile. » Répondit Pearl après avoir réfléchit.

« Merci. Je veux vous aidez à chasser ses monstres de mon pays ! » Déclarai-je froidement, les poings serrés.

Les autres ne m'écoutaient pas, ils regardaient derrière moi. Je me retournai brusquement, mon épée à la main, sachant parfaitement que c'étaient eux. Quand je vis leur visage, mon sang ne fit qu'un tour. Je me figeai aussitôt. Ils étaient là, tous.

Chronos. Kira. Crystal. Deux personnes que je ne connaissais pas. Et… Hitomi. Hitomi.

Ils me regardaient tous…enfin me toisaient. Sauf Chronos. Hitomi ne pouvait pas, elle pleurait en silence. Elle s'arrêta de pleurer, mais tremblait toujours. L'autre groupe de cinq s'était regroupé, ils étaient face à face. Moi, j'étais au milieu. Je ne bougeai pas. De toute façon, je m'en fiche. De l'autre côté, tous le monde regardait Hitomi qui avait la tête penchait, inquiet. L'atmosphère devint lourde. Les deux personnes que je ne connaissais pas, passèrent devant eux et regardaient froidement l'autre groupe. Vous savez quoi j'en ai marre ! Marre de tout ça ! Tout ça c'est de la faute d'Hitomi. La fille que j'aime et que j'ai traitée de « monstre ». Une voix me réveilla.

« Vous avez une minute pour vous rendre ! » Déclara fortement Ricardo, de sa voix ferme et rauque.

« Vous rêvez, bande d'imbécile ! » Dit l'une des deux personnes placées devant Crystal, Kira, Chronos et Hitomi. « Moi, Ren, gardien du feu vais tuer la première personne qui s'approche ! » Au moins j'ai un prénom.

Derrière, Hitomi s'évanouit. Crystal tenta de la libérer à coup de claques mais rien n'y fait. Quant à Kira, il rejoint Ren et l'autre garçon.

« Enfin quelque chose d'intéressant. » Déclara-t-il, ironique.

« Allez Ciel ! » Dit Ren avec entrain, bizarre. Nouveau prénom ! « Fait nous un petit courant d'air, il commence à faire chaud ! »

Ce dernier utilisa sa main droite pour lancer un violent courant d'air à leur adversaire…et à moi par la même occasion. Je décidai de m'écarter et de rejoindre Hitomi, inquiet qu'elle se soit évanouie. Mais je fus rejeté avec Crystal.

« Dégage. » Me murmura-t-elle dans une extrême froideur.

« Pars. » Rajouta Chronos. « Puisque nous sommes des monstres. »

Je me demande pourquoi je n'ai pas rejeté l'idée. Sûrement parce que je le pensais vraiment. Chronos se leva et partit rejoindre les garçons pour les aider, eux trop occuper à attaquer leur adversaire. Crystal, elle, resta prêt d'Hitomi me lançait une dizaine de regard noirs afin que je m'éloigne et je le fis. Hitomi se leva brusquement, la tête penchée pour qu'on ne voie pas son visage et partit voir aussi les garçons, suivit de Crystal. Ils étaient tous alignés. Les garçons s'étaient déjà élancés vers les garçons ennemis et attaqué à coup de dons. Mais apparemment, leurs ennemis étaient de fois plus puissants qu'eux. Je vais vois faire un petit résumé. Ils réussirent à capturer Ciel et Crystal en même temps. Mariko les…scellait dans des sortes de… cartes ? C'est ce que je voyais pourtant. Mais pourtant, grâce à ça. Pearl et Lil étaient morts. Toujours à égalité. Hitomi ne faisait rien, la tête penchée, elle semblait perdue dans sa bulle. Elle s'écroula brusquement, sur les fesses, les jambes croisées.

« Bordel ! Réveille toi Aelys ! » Cria-t-il. Il se retourna vers Chronos. « Maintenant ! »

Pov Chronos.

Je fis ce que me demanda Kira. J'arrêtai le temps.

« Tu as trois minutes. » Dis-je, comme avertissement, à Kira.

Il hocha la tête.

« Aelys ! Aelys ! Ne fait pas attention à ce qu'a dit ce crétin ! Il dit n'importe quoi comme tout les autres. » Lui cria Kira en secouant ses frêles épaules.

J'étais inquiet, surtout parce que le temps passait très vite. Il y eut un silence. J'étais stressée, il restait tout juste une minute. Ma Aelys réussit à murmurer.

« Ils ont tous raisons. »

« Arrête ! Aelys, s'il te plait, regarde de moi ! » Supplia Kira. C'était la première fois que je le voyais ainsi.

Moins de dix secondes.

« Je ne les ai jamais cru, avant que je te rencontre. Tu te rappelles ce qu'ils te disaient ? » Déclara-t-il, le ton allégé.

Le temps repris son cours. Bizarrement, les trois restants se figèrent et Van aussi. Hitomi leva la tête, un doigt sur ses lèvres formant un léger « o ». Kira continua.

« … Il te traitait de monstre. »

Le doigt pointa le cou de Kira et sa tête partit sous un jaser de sang. Le corps inanimé de Kira était à terre, sans sa tête. Celle-ci était à moins deux mètres d'Aelys.

Pov Van.

J'eus le besoin de vomir. Des mots. Une Hitomi plus étrange que jamais. Un doigt. Une tête séparée de son corps initial. J'hurlai, tandis que Chronos essaya de se retenir. Je pouvais clairement voir les expressions choquées de Ricardo, Mariko et Liam. Ce dernier profita du manque d'attention général pour capturer Chronos et être scellé par Mariko. Il le fit avant de succomber à l'objet tranchant qu'on venait de lui lancer, dans le cœur. Ricardo et Mariko ne firent rien. Ils jetèrent un coup d'œil mutuel aux trois corps sans vie. Hitomi, elle, était allongée, les yeux fermés. La tête de Kira prônait devant son visage.

Je vomis de dégoût.

Pov Hitomi/Aelys.

Je dormais. En faites, je dormais souvent depuis que ma mémoire était revenue. Je ne pouvais pas m'en empêcher, c'était tellement bien. L'obscurité en moi ne me faisait pas peur, je savais qu'elle ne pouvait pas me faire de mal. Je la connaissais trop bien. Pourtant, j'avais fait un rêve. J'avais tué Kira en lui coupant la tête. C'était assez étrange ! Tuer Kira ! Moi ! Vous voulez rire ! J'ouvris les yeux. Ma vision était quelque peu brouillée. Heureusement, ce n'était qu'un rêve.

Qu'un rêve.

Ecarquillement des yeux. Perd le contrôle d'elle-même. Explose.

Ce n'était pas un rêve.

J'hurlai. Des larmes rouges coulèrent sur mes joues et mes ailes sortirent. Je pris sa tête et le serrai fort, fort. Les autres me regardèrent paniquer.

« Le réveil de l'ange destructeur. » Murmura une voix, mais je m'en fichai.

Kira est mort. Kira est mort. Kira est mort. Mon âme sœur est mort. Mon âme sœur est mort. Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi. Plus rien ne me retient ici, je peux me laisser aller.

Et je fermai les yeux, je n'avais, de toute façon, plus rien d'autre à faire. Quoique prier pour que ça ne soit pas réel serait envisageable mais de toute façon, il était déjà trop tard. Je devenais incontrôlable.