Chapitre 10

Je ne pouvais m'empêcher de sourire en portant Bella sur mon épaule. Je voulais faire en sorte que les choses avancent lentement aujourd'hui. Il n'y avait aucune raison de lui faire peur en étant trop rude. Chaque chose en son temps. Elle avait déjà assez peur à cause de ma stupidité.

Mais à présent, il était temps qu'elle apprenne à se comporter comme une soumise et lui montrer que le plaisir pouvait aussi venir de notre mode de vie et qu'il n'existait pas que de la douleur. C'est ce qui me dérange avec les personnes extérieures à notre monde. Ils pensent que nous aimons faire souffrir.

Il est exacte que la souffrance fait partie de notre monde mais elle peut est agréable et servir à intensifier le plaisir. Lorsque j'utilise ma cravache ou mon fouet sur une soumise, elle en retire une certaine part de plaisir. Loin de moi, l'idée de la blesser.

Je n'aime pas les punitions.

Je montai à l'étage et avançai vers la salle de jeux. Je souriais toujours à la pensée de ce que j'avais prévu. J'ouvris la porte et posai Bella sur ses pieds.

« Déshabille-toi, » ordonnai-je en m'éloignant d'elle afin de préparer ce dont j'aurai besoin.

Jeu de carte, prêt.

Vibromasseur, prêt.

Cravache (juste au cas où !), prêt.

Cordes, prêt.

Baillon-ball, prêt.

Pince à mamelons, vérifié.

Je me retournai pour voir Bella se dévêtir.

« A genoux, » commandai-je en continuant à vérifier mes outils. « Place tes mains derrière la tête. » Je pivotai pour m'assurer qu'elle exécutait mes ordres.

Je souris à la vue de Bella. Très bien.

« C'est la position de soumission, Isabella. Chaque fois que tu entres dans cette pièce, tu dois prendre cette position immédiatement. Comprends-tu ? Secoue la tête pour répondre. »

Elle hocha la tête en me regardant.

Je m'approchai d'elle, m'accroupis afin d'avoir nos yeux au même niveau et saisis son menton entre mes doigts.

« Il n'y a qu'un seul problème avec ta position, » murmurai-je. « Tes yeux doivent regarder vers le bas. Je ne t'ai pas permis de me regarder. »

Je lâchai son menton d'un coup. « Je ne te le redirai plus, » menaçai-je.

Je retournai à l'endroit où mes jouets étaient rangés et regarda un moment. Je lui donnai ainsi un instant de réflexion afin d'imaginer ce qui pouvait se produire aujourd'hui. Je sentis son anticipation augmenter et je décidai qu'il était temps de commencer.

« Nous allons faire un match. Ce jeu peut être amusant pour nous deux. Il permet de faciliter l'entrée d'une soumise dans notre monde. » Je reculai de quelques pas et la toisai. « Je t'ai posé plusieurs fois la question de savoir si c'était bien ce que tu voulais. Chaque fois, ta réponse à été la même, mais je vais te le demander encore une fois. Est-ce vraiment ce que tu veux ? »

Dis non et tu me tues simplement. Dis qu'après la nuit dernière, tu ne peux pas rester avec un dominant comme moi.

Isabella ! Je tiens trop à toi pour mon propre bien ou le tien.

Pas de réponse.

« Je prends ça pour un oui. » Je la regardai encore un peu.

Passons aux choses sérieuses.

« Interrogation… » Expliquai-je en prenant une chaise pliante que j'avais préparé plus tôt et la plaçai au centre de la pièce sous un grand crochet accroché au plafond et face à la barre en bois qu'elle avait déjà expérimentée. « …est un jeu de rôle. » Je souris en la voyant rougir. Le but du jeu est de la travailler jusqu'à ce qu'elle me donne l'information voulue.

Il n'y aura pas de douleur dans cette scène. La douleur n'est pas un automatisme même si elle fait partie intégrante de la relation dominant/soumise. Mais oui, on nous connait surtout pour elle.

Le jeu de rôle est simple et peut être amusant pour tous les participants la plupart du temps. C'est un mélange de tout ce que nous faisons : la fessée, les jouets, la domination, la soumission. Tous réunis en un seul petit jeu.

Je marchai autour d'elle en lui expliquant les « règles » de cette scène.

« Je serai l'interrogateur. Tu possèdes une information que j'ignore. Mon but est d'obtenir cette information. Ton objectif est de m'empêcher de la trouver. » Je ris à l'idée de la manière de l'obtenir. J'ai joué tellement de fois alors qu'elle ne sait pas ce qui l'attend.

« Ne t'inquiète pas de gagner, Isabella. De toute manière, le jeu se termine par moi te baisant. » J'ai souris malicieusement. « Lève-toi et assied-toi sur cette chaise. Garde les yeux vers le bas le temps que je termine de tout mettre en place. Je vais donc repasser en revue les règles avec toi. » Elle obtempéra. Je pris les cordes et le jeu de cartes hors de la commode et allai me placer en face d'elle.

« Lève tes yeux. » Quand son regard rencontra le mien, je poursuivis. « Tous les mots de passe peuvent être utilisés à tout moment, cependant, je ne pense pas que tu auras envie de les utiliser. » Je clignai des yeux essayant d'oublier que j'avais refusé la nuit dernière de la laisser utiliser son mot de sécurité. Jamais plus je ne laisserai une telle chose se reproduire.

Je lui tendis le jeu de cartes. « Choisis une carte mais ne me la montre pas. »

Elle prit une carte et la regarda. « Rappelle-toi bien de ta carte, Isabella. C'est l'information que tu dois essayer de garder pour toi. » Je lui souris et elle rougit. Elle ne tiendrait pas longtemps. « Pose-la au sol. » Elle le fit et je déambulai dans la pièce sans regarder la carte.

Les cartes sont utilisées uniquement pour avoir une information rapide pour la soumise à me cacher. Ce ne serait pas amusant s'il n'y avait aucune véritable information à trouver.

« C'est un jeu de rôle. Mais vois-tu, j'aime qui je suis et qui tu es. » Je tirai ses mains au dessus de sa tête et les attachai avec les cordes au crochet fixé au plafond. Son cul reposait juste au bord de la chaise maintenant.

Bon. Elle n'a pas besoin d'être à l'aise.

« Je ne vais pas jouer un dirigeant ou quoi que ce soit de ce genre. C'est juste moi, Edward. Et je vais obtenir cette information de toi, Isabella. C'est toujours un jeu de rôle mais nous allons explorer une autre facette. » J'ai retirai ses cheveux de son visage tandis qu'elle tentait de garder le poids de son corps sur ses orteils. « Verrouille tes jambes autour des pieds de la chaise, ce sera plus confortable pour toi. » Pendant qu'elle le faisait, je regardai ses plis. Elle était déjà mouillée. Ca allait être trop facile.

« Tu peux répondre librement au cours de cette scène mais seulement quand je te pose une question. Es-tu prête, Isabella ? »

Elle hocha la tête.

Commençons alors.

Je me penchai et tirai sa lèvre inférieure entre mon pouce et mon index. Je tirai pendant quelques secondes et elle haleta. Je souris et me penchai à nouveau. « Quelle est cette carte, Isabella ? » Demandai-je d'une voix douce.

Pas de réponse. Je la giflai doucement au visage. Elle gémit. Je savais que ce n'était pas douloureux. Je voulais juste susciter une réponse de sa part. « Et maintenant ? »

Rien. Très bien. Je m'approchai de la commode et saisis les pinces à mamelons. Je les passai devant son visage pour qu'elle puisse les voir. « Peut-être vas-tu me dire ce qui se trouve sur cette carte maintenant ? »

« Je ne crois pas. » Je souris.

« Les veux-tu sur toi, Isabella ? Veux-tu qu'ensuite je tire dessus ? Tu sais, c'est juste fait pour les petites salopes comme toi. Que dis-tu ? »

« Va te faire foutre, » répliqua-t-elle. Je fus surpris mais ma bite en frémit. Elle jouait bien son rôle de fille imperturbable.

Je souris à nouveau. « Oh, je le veux mais pas tant que je ne saurai pas ce que cache cette carte. Donc, si tu veux que je te baise comme la salope que tu es, tu dois me le dire. »

Pas un mot.

Je me baissai et caressai ses seins avec les pinces. Je pris son mamelon entre le pouce et l'index, les plaçai et tirai dessus en les observant. Ils étaient roses et la lumière se réfléchissait dessus. Une fois de plus elle gémit.

Hum, elle aime la douleur. Parfait à mon gout.

Ouais, elle aime la douleur Edward. Mais seulement car elle sait qu'elle a son mot sécuritaire.

Je devais vraiment bloquer cette merde dans ma tête. J'ai fait une erreur. Je ne suis pas le premier dominant à en faire et je ne serai pas le dernier.

Je regardai sa chatte. Elle commençait déjà à mouiller. Je me penchai à son oreille.

« Isabella. Tu es déjà toute mouillée et je t'ai à peine touché. Bientôt tu vas dégouliner sur la chaise et mendier pour que je te baise. Tu ne veux vraiment pas considérer ce que tu fais ? Dis-moi ce qui se cache sur ta carte. »

Elle se pencha en avant et posa sa joue sur la mienne. Pendant une seconde, je crus qu'elle allait me le dire.

« Non, » chuchota-t-elle à mon oreille et laissant sa langue toucher ma joue.

Oh, merde. Où était passé la jeune fille rougissante que j'ai amené dans cette pièce. Je peux peut-être perdre ce match. Je poussai son dos contre la chaise et gardant les corde des pinces en main tirant ainsi sur ces mamelons.

« Oh, mon Dieu, » gémit-elle.

Je peux encore gagner.

Je m'éloignai d'elle et revint à la commode. La seule chose qu'on pouvait entendre dans la pièce était son halètement. On aurait dit qu'elle essayait de se calmer.

J'attrapai ma cravache, ne voulant pas accélérer les choses trop vite en utilisant le vibro. Isabella se révélait un grand compagnon de jeu.

Je marchais devant elle. Une fois de plus, se yeux étaient fermés et je prix un moment pour la regarder. Elle était rouge. Sa poitrine se soulevait fortement à chaque respiration. Je me penchai et laissai courir la cravache sur ses cuisses de haut en bas à plusieurs reprises. Ses yeux s'ouvrirent de surprise.

« Je crois que tu viens de faire connaissance avec ma cravache, Isabella. » Elle rougit et se mordit les lèvres. « Mais je ne pense pas que ce soit la dernière fois que je l'utilise sauf si tu me dis la carte. »

Bella secoua la tête ce qui me fit sourire. « Très bien. »

Je me redressai et recommençai à tourner autour d'elle. J'effleurai son mamelon durci et obtins un gémissement.

Après avoir tourné quelques fois autour de ses seins et appuyer sur ses mamelons à chaque tour, je m'arrêtai derrière elle et retirai la chaise la laissant suspendue. J'effleurai ses fesses de ma main avant d'abattre la cravache sur son cul nu.

« Oh, s'il te plait, » gémit-elle en rapprochant ses jambes et les frottant l'une contre l'autre afin de provoquer une friction. Je pouvais voir à quel point elle me voulait.

« Oui, mon amour. Je peux sentir à quel point tu me veux. Je ne peux plus attendre pour te sentir te resserrer autour de ma queue. Dis-moi la carte et nous pourrons avoir ce que nous voulons tous les deux. »

J'obtins un gémissement mais rien d'autre.

Bien.

« Ecarte tes jambes, Isabella. » Je parlai rapidement en souriant quand elle s'exécuta. Toujours derrière elle, je laissai courir la cravache le long de son dos. « Tu pourrais juste me dire la carte et tu pourrais arrêter de te comporter comme une chienne en chaleur. »

Rien…mais je savais que ce n'était qu'une question de temps.

Je retirai ma chemise et la jetai sur le côté, ne gardant rien d'autre que mon jeans taille basse. Je suis sûr que ça ferait avancer les choses. « Ecarte un peu plus les jambes pour moi. » Elle obtempéra si rapidement. « Tu es une petit salope, n'est-ce-pas ? »

Elle gémit à mes paroles.

Sans avertissement, je touchai son clitoris avec ma cravache.

Elle poussa un petit cri et se mit à miauler. « Oh mon Dieu. »

Je la frappai à nouveau avec la cravache et la tirai vers moi par les cheveux. « Pas de Dieu ici, ma belle, juste moi. » Je la relâchai et abattis une dernière fois la cravache sur ses fesses. Il était temps pour le vibreur.

Je le mis en marche afin qu'elle entende le bruit avant de le voir. Elle gémit désespérément sachant ce qu'il allait arriver.

Je m'approchai d'elle, me mis à genoux et posai ses jambes sur mes épaules. Je déposai un baiser sur sa fente et passai le vibreur dans ses plis.

Je la travaillai un peu partout tout en restant loin de son clitoris. Je finis par embrasser à nouveau son centre puis ses cuisses.

Je commençais à penser que je n'obtiendrai jamais l'information et que je devrai admettre sa victoire. Ce serait bien la première fois. Je n'avais jamais perdu à ce jeu de rôle.

J'effleurai son clitoris de ma langue tout en embrassant ses lèvres intimes. Elle se mit alors à crier « As de pique ». J'aurai voulu crier victoire.

J'arrêtai le vibreur et me levai. Je me dirigeai vers la commode et rangeai le vibreur et saisis le bâillon en cuir.

« J'ai gagné, Isabella. » Je souris en m'approchai d'elle afin de défaire ses liens. « J'ai toujours ce que je désire. »

« Va vers la table et penche-toi. » Je lui indiquai la table rembourrée contre le mur à côté de la porte. « Si tu veux agir comme une chienne en chaleur, je vais te baiser de cette façon. »

La suivant, je retirai mon pantalon. Je ne pouvais plus attendre. J'étais aussi désespéré qu'elle. Je la voulais.

Arrivant derrière elle, je saisis les chaines et fixai les menottes sur ses poignets. Je plaçai un signal sonore à porté de ses mains où elle pouvait l'atteindre.

« Je vais te bâillonner donc tu ne seras pas en mesure d'utiliser ton mot sécuritaire. Si tu désires mettre fin à la scène, appuie sur le buzzer. » Je plaçai la petite boule dans sa bouche et l'attachai derrière sa tête.

Je me tenais derrière elle, admirant la vue, prenant ma bite en main.

Bella gémit et poussa son cul vers moi. J'émis un grognement et m'avançai saisissant ses hanches pour la soulever du sol. Je présentai mon gland à son entrée mais sans pousser récoltant un gémissement plaintif. Je ris d'une voix rauque et poussai lentement. Je ne pus attendre qu'elle s'adapte et m'enfonçai profondément en elle. Je sentais qu'elle était déjà proche de sa libération.

J'ai caressé son corps et ses cheveux, la berçant contre moi.

« Est-ce que tu voulais ? » Demandai-je sans ralentir mes mouvements. « Voulais-tu être baisée comme ça ? »

Elle hocha la tête comme si sa vie en dépendait, en geignant.

« La prochaine fois, ne sois pas comme une chienne en chaleur. Je gagne toujours. »

Mes bourses frappaient son clitoris à chaque poussée et je la sentais de plus en plus proche. Tout comme moi. Et c'était très bien car je n'aimais pas trop les préliminaires.

Je claquai contre elle encore et encore, soulevant ses fesses afin d'aller plus loin en elle. Ses jambes écartées s'enroulaient presque autour de moi. Je passai mes mains vers l'avant et attrapai les pinces à mamelons qui se trouvaient toujours accrochées et tirai dessus. Elle poussa un gémissement profond, arquant sa poitrine et poussant ses hanches vers moi, augmentant les frictions. Ses muscles se crispèrent autour de moi. Nous explosâmes ensembles.

Nirvana.

Ainsi, je me sentais MOI. Je pouvais le faire. Je pouvais être le dominant que j'avais toujours été. Je connaissais mes torts mais je pouvais aller de l'avant et améliorer les choses avec Isabella.

Mais je savais aussi que la bataille dans ma tête serait longue.