DaPlok remercie Amazonélo, Mrs Elizabeth Darcy31 et leur respectable militantisme respectif.
DaPlok remercie également beatrice pour sa review.
Chapitre. 10
Tous les élèves eurent le souffle coupé. A la fois par l'attitude ahurissante de la part de « mademoiselle-je-sais-tout » et l'expectative des conséquences qu'elle allait entraîner. Bien qu'au prix de gros efforts, elle ne le montra pas, Hermione elle-même n'en revint pas. Comme Ombrage ne prononçait pas un mot, l'attente chargée d'appréhension collective se poursuivit pendant de longues minutes tendues. Au cours desquelles les camarades de la Gryffondor lui prêtèrent toutes sortes de fin plus en plus atroces à mesure que leur professeur s'empourprait sans ciller et allant du simple renvoi avec prise d'effet immédiat à l'écartement à quatre sombrals avec envoi de doloris par intermittence. Quant à Harry et Ron, ils supplièrent Merlin pour la survie de leur amie en inventant des prières à la chaine. Lorsqu'Ombrage toussota finalement pour annoncer qu'elle avait retrouvé la parole, même Drago se retint de ricaner malgré la satisfaction qu'il tirait de la situation.
— Sortez vos exemplaires de « la défense contre les forces du mal d'avant Merlin à nos jours » et lisez-en le premier chapitre, de la page 6 à la 35.
— Et c'est tout ? hoqueta Hermione.
— Ma-de-moi-selle Gran-ger , articula lentement la professeur. Je n'ai pas-souvenir-de vous avoir-autorisé-à intervenir.
— Vous nous servez de la théorie réchauffée au lieu de nous exercer à la pratique, ça justifie que j'intervienne avec ou sans votre autorisation, renchérit la jeune femme en ignorant les incitations à ne pas en rajouter soufflées par ses amis. Ce cours n'est-il pas intitulé « défense contre les forces du mal » ? Vous pensez qu'en cas d'attaque, avoir lu ce livre d'Histoire sauvera notre vie ?
— Je sais que mes prédécesseurs vous ont laissé jouer à la guéguerre mais ce temps là, en plus d'avoir gâché plusieurs années d'apprentissage, est révolu avec mon arrivée. Cette matière est purement théorique, c'est pourquoi je vous ai demandé de ranger vos baguettes. Si elle fait partie de votre cursus scolaire, c'est pour que vous connaissiez l'histoire de la magie utilisée à mauvais escient et que ce faisant, vous vous gardiez d'en faire un tel usage. Point. Contre quoi exactement pensez-vous devoir avoir à vous défendre ?
— Voldemort. Il est revenu : Harry l'a vu et il s'est battu contre lui.
— Mensonge, mensonge, mensonge ! Retenue, mademoiselle Granger ! Demain soir, 20h, à mon bureau.
L'heure et demi suivante passa sans nouvelle altercation mais chacun des élèves se mit à partager le point de vue d'Hermione, tous multipliant les pauses dans leur lecture rébarbative et s'impatientant d'en finir avec ce cours. Les autres suivirent ensuite sans que ni Harry ni Ron n'ose demander à leur amie ce qui avait pu lui prendre pour se montrer aussi provocante avec Ombrage. Si bien que ce fût finalement Ginny qui aborda le sujet pendant le dîner.
— C'est vrai ce qu'on raconte, 'mione ? Tu t'es vraiment attaquée au crapaud ?
— Euh… oui, confirma la jeune femme. Et avant que vous me le demandiez : je ne sais pas ce qui m'a pris. Ombrage ne m'inspire pas confiance et je trouve sa présence ici menaçante alors je n'ai pas supporté d'être en cours avec elle. Mais normalement, j'aurais enragé en silence…
— Elle ne l'avait pas volé, fit Harry en lui posant une main apaisante sur l'épaule. Et merci.
— Merci pourquoi ?
— Pour me croire malgré tout.
— Tu n'as pas à me remercier pour ça, c'est ce que font les amis ! s'exclama-t-elle. Enfin, ce que sont censés faire les amis, ajouta-t-elle plus fortement dans un regard appuyé à Seamus et Dean.
— Et pourquoi j'ai pas de merci solennel moi ? intervint Ron. Je te crois aussi pourtant !
— Mais toi, tu n'as pas dit au crapaud que j'avais vu Voldemort et que je m'étais battu avec.
— J'aurais pu le faire, si 'mione ne s'était pas si bien débrouillée toute seule…
Quelques heures plus tard, Hermione s'était endormie presque aussitôt après s'être allongée dans son lit. Duquel gloussements et jacasseries la tirèrent au beau milieu de la nuit. En écartant les rideaux de son baldaquin, elle trouva Parvati, Lavande et Ginny assises en rond sur le sol de la chambre. Puis s'approcha d'elles en se frottant les yeux.
— Vous avez vu l'heure, les filles ?!
— Non. Pourquoi ? Tu as quelque chose d'important à lui dire ? fit Ginny.
— Je crois qu'elle est passée par là, hein Lavande ?
— Oui, Parvati. Mais on lui dira que tu la cherches si jamais on la revoit.
— Je ne savais pas que c'était la soirée spéciale répartie à deux mornilles…
— Oh arrête un peu de bougonner et viens plutôt voir ça, 'mione, lança la rousse.
Le menton dressé en avant, la jeune femme vint jeter un œil suspicieux à l'objet que son amie lui pointait du doigt et qui se trouvait au centre du cercle qu'elle formait avec les autres : un paquet de…
— bonbons ?
— Mais pas n'importe quels bonbons : des « réponses comestibles Weasley ». T'en veux un ?
