History

Il est tellement facile de se perdre dans les méandres de la mémoire surtout lorsque le temps semble s'étirer où les secondes sont des heures et que les heures qui passent se fondes les une dans les autres. Facile, si facile, de se laisser bercer par la chaleur des anciens temps où les couleurs était brodées d'or et d'argent et non délavées par la pluie. Mais cela fait mal aussi, oh tellement mal parfois de revenir sur ce qui était et ne pourra plus jamais être, les et si ? qui s'en chaînent et tournent, tournent, encore et encore dans une spirale sans fin.

Se souvenir, c' est comme une plaie purulente et encroûtée qui tire, gratte et suinte en permanence.

Vous savez, comme ces blessures que l'on ne doit pas toucher mais qu'on ne peut pas s'empêcher d'enlever la croûte juste pour voir le sang couler ? Ça mal mais on est comme fasciné, envoûté par cette douleur comme si on voulait qu'elle ne parte jamais.

Eh bien, c'est humain n'est-ce pas ? De ne pas vouloir lâcher prise, de s'engourdir et s'enivrer de cette douleur, de ces regrets à n'en plus finir, de se vautrer dans la honte de soi et et si, et si, et si

Parce que, quand on à plus rien pour ce maintenir à flot, on s'accroche à ce que l'on peut.


« le soleil, joyeux et chaud, paraît d'or, de miel et d'ambre les pavés des rues et le feuilles des arbres. Le vent vif et frais, virevoltait en tous sens emportant avec lui embruns, pétales de fleurs et rire d'enfant. Et la mer en dégradé de bleu tropical venait s'allonger et languir le long des parements des quais et de la baie en pente douce de la place aux néréides, elle aussi semblait sourire au monde en cette douce soirée d'été.

Calé contre la fenêtre, je prenais plaisir à regarder les gens vaquer à leur affaire, ci une jeune sirène marchandant quelques morceaux de tissus, là deux soldats en patrouille au coin de rue, un zoan aviaire se frayant un chemin dans le trafic aérien un peu plus loin.

Quel gâchis, ne puis-je m'empêcher de penser, que de devoir être enfermer dans un bureau par un temps pareil.

Les piles de paperasse innocemment entassées sur le plateau acajou du bureau semblais bien triste, îlots grisâtres dans les teintes lumineuses du couchant. Quelques nuages blancs et cotonneux filaient paresseusement dans le ciel, engourdissant le peu d'envie que je pouvais avoir de me mettre au travail.

Une sensation, non plus, une prémonition, brûlant comme le feu, aussi vive et soudain qu'un coup de poignard me laissa le souffle coupé et la tête en lambeau c'est un hurlement de douleur et un appelle à l'aide tout en un et le cri tard, trop tard, il est trop tard ! qui résonnait dans os, chaque nerfs, avec son écho résonnant dans votre âme même.

Ce fut le bruit de pas précipités qui me sortie du choc, l'esprit aussi limpide que de l'eau et tranchant comme la lame se rasoir, parce que la guerre on en sort jamais vraiment. La porte vient taper contre le mur et le jeune infirmier haletant et débraillé n'a pas le temps de bouger que je suis déjà dehors, le tirantdans les couloirs.

- Rapport ! Commandais-je, le bord de ma vision flouté par la vitesse.

- Attaque sur une patrouille dans le quartier des danseurs, agresseurs et cause de l'agression inconnus, trois blessés graves dont un avec pronostique vital engagé, haleta clairement le messager qui avais retrouvé pied entre temps.

Merda, jurais-je mentalement, pas le temps de jouer les réglos. J'accélère le rythme, distançant mon camarade, voûtais par dessus une personne, sauta par dessus la rambarde d'escalier pour atterrir trois paliers plus bas, encore deux couloirs et envoya la porte de l'infirmerie des casernes volé dans le mur, m'engouffrant au sein d'un tourbillon d'activité sans fin, d'ordres criés et de sang, sang, tellement de sang. »


Le sang, pourpre et chaud, plus épais que l'eau mais tout aussi facilement versé. Tel est la nature humaine, égoïste, avare, toujours à vouloir plus, oubliant en un battement de cœur les cris, les larmes et ce liquide écarlate si précieux versé par ceux d'avant. Oubliant les familles brisées, l'innocent souillé et mourant du champs de bataille et la brise glacial de l'hiver mêlant aux croassements des corbeaux, les rires et les pleures de la faucheuse sur le bords des charniers.

Cet incident ne fut que le premier d'une longue liste, puis vinrent les massacres et enfin la guerre, la vrai, celle qui vous touche de prêts ou de loin, vide les regards et empoisonne l'esprit. Teintant la peau, la terre, l'océan et les mémoires couleur lit de vin.

Une Guerre Mondiale, la Troisième, plus fourbe et meurtrière encore que les deux premières. Elle nous pris à la gorge et ne nous à plus lâché. Deux milles ans de paix, d'or et de miel volèrent en éclats sous le bruit des balles, le crissement de l'acier et l'odeur de l'ozone et de la chair brûlé remplaça celle de la mer et des fleurs. Je dit pas que tout avais été parfais, il y avait bien eu des conflits et des batailles mais qui ne puisse égaler la pure destruction qui s'abattit sur le monde.

Elle allait durer un siècle.


« Pour toutes autres personnes, le lieu dégagerait une magnificence que peu de palais égalerait, il semblerais tout droit sortie d'un conte de fée avec ces quatre énormes piliers de cristal cardinaux, l'herbe verte et douce se balançant sous la brise tiède, les nombreux buissons, arbres et fleurs taillés dans les plus belles pierres précieuses, translucides ils laissaient voir la sève or en leur sein et enfin le bassin centrale alimentant en eau à la couleur entre le saphir, le turquoise et le jade, les nombreux ruisseaux, bassins secondaires et cascades de ce petit coin de paradis.

Pour toutes autres personnes, oui ce lieu était beau.

Mais pas pour moi, comment pourrais-je lorsque je peux encore voir les motifs complexes gravés sur la roche nue ? Lorsque je peux encore sentir ce liquide chaud sur mes mains et le froid s'infiltrer dans mes os ? Lorsque je peux encore identifier les vies qui chantent en sourdine au sein des cristaux, que je les ai connu en temps que personnes, que j'ai ri, chanté et pleuré avec elles ? Comment apprécier cet étalage de beauté lorsqu'on en connaît le prix ?