Chers lecteurs (oui maintenant je peux le dire parce qu'il y en a UN qui a eu la volonté de m'avouer sa présence dans une review MOUAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !) et lectrices je suis encore en vie, j'ai survécu à l'attaque de Naruto ! Oui je sais je sais, je vous ait atrocement manqué enfin surtout mes chapitres hein... Vous n'en avez rien à faire de la personne qui les écrit en fait bande de rapaces... *fait semblant de partir dans un émo mode alors qu'en fait elle rit sous cape pendant que les lecteurs s'inquiètent pour elle* OUAHAAHAHAHAHAHAHAHAHA ! Je vous ai bien eu, hein ? *commence à se prendre pour Chiyo pendant que les lecteurs meurent d'envie de la massacrer et le feraient volontiers si elle n'écrivait pas la fic* Bref, assez rigolé. Comme je vous le répète depuis le début de l'année, le BAC approche et cette fois-ci c'est dans deux semaines ! Souhaitez-moi bonne chance !
Kajol : Mouahahahahaha Naruto n'est même pas encore arrivé qu'il se fait déjà jeter des pierres, c'est jouissif *part dans un j'adore-qu'on-soit-méchant-avec-Naruto mode* bref, merci beaucoup pour cette review. Je dois dire que ça a été dur d'écrire le passage où Hinata décrit son attitude vis-à-vis de Naruto mais je suis contente que ça t'aide à comprendre, après tout c'était le but. Oui Gaara est très observateur, même si parfois il ne capte rien, on est nul en psychologie féminine ou on ne l'est pas... -' Oui Hinata est une tête de mule mais c'est surtout parce qu'elle était blessée de voir que Gaara ne se confiait pas. Voilà merci beaucoup d'avoir laissé une review j'espère te revoir bientôt ^^
Makiie NEKO : Héhé merci ^^ Je ne savais pas que c'était "mignon" mais ça me fait plaisir de l'entendre ^^ Voici le chapitre, j'espère qu'il te plaira autant que les autres.
Sugar-junkie : oh merci ^/^ ne t'en fais pas je ne mourrais pas avant d'avoir fini cette fic ! Elle me tient trop à coeur !
Voilà donc le onzième chapitre de cette fic, dans un mois et onze jours justement ça fera un an ! Un an et Gaara et Hinata sont seulement amis ! XD Qu'est-ce que je suis sadique. Pas le moindre baiser, mais bon, j'avance à mon rythme et j'essaie de faire une bonne histoire réaliste. Et puis ça ne doit pas trop vous déranger puisque vous continuez à me lire ! Aaaah c'est fou ce que je suis aimé ! Hm ? La porte ? Ok j'y vais... -'
Bonne lecture !
Desiderata-girl ou Haruko
La fiancée du Kazekage
Chapitre 11 : Leçons de danse
Les turquoises s'écarquillèrent de consternation. Changer de cavalière ? Juste parce qu'elle avait un peu de mal ? Cela lui semblait largement exagéré.
_ Mais qu'est-ce qui vous prend enfin, la réprimanda-t-il. Ce n'est pas parce que vous vous êtes trompée une ou deux fois que…
_ Gaara, ça fait vingt fois que nous recommençons ! Tout ce que je suis sensée faire c'est reculer d'un pas et je n'en suis même pas capable, s'emporta-t-elle en le regardant avec frustration. Je pensais que j'allais vous aider mais c'est exactement l'inverse ! Je ne suis bonne qu'à vous créer des ennuis !
À l'entente de ces paroles peu élogieuses, Gaara fronça ses sourcils quasi inexistants d'un air sévère.
_ Ne dites pas n'importe quoi. Vous avez un peu de mal mais ce n'est pas une raison pour baisser les bras, la raisonna-t-il. On a tous des domaines où l'on est plus faibles que d'autres et inversement. Tenez vous par exemple, vous avez peut-être des difficultés en danse, mais si vous n'aviez pas été persévérante et acharnée dans vos efforts pour vous entrainer, votre niveau en combat n'aurait jamais augmenté. La patience et la ténacité dont vous avez fait preuve sont de grandes qualités.
Aussitôt les orbes nacrés s'agrandirent de stupeur.
_ Ga, Gaara, bafouilla-t-elle complètement abasourdie.
_ Vous vous concentrez trop sur vos pas, c'est pour ça que vous n'y arrivez pas. Alors nous allons changer de méthode, déclara-t-il d'un ton net. Maintenant vous allez fermer les yeux.
La réaction de la jeune femme ne se fit pas attendre.
_ P, pardon ? M, mais si je fais ça c'est sûr et certain que…
_ Chut, l'interrompit-il sérieusement, vous allez fermer les yeux et me laisser vous guider, c'est compris ?
Hinata n'était pas vraiment pour ainsi dire pas du tout convaincue et cela se devinait sans peine sur son visage.
_ Mais Gaara…
_ Faites-moi confiance c'est tout ce que je vous demande.
Il plongea ses yeux dans les siens et accrocha son regard pendant quelques secondes, le temps de la persuader totalement. Elle finit par céder et abaissa les paupières nerveusement.
_ Très bien, murmura-t-elle, et, et maintenant ?
_ Maintenant vous vous laissez faire, et surtout n'ouvrez pas les yeux avant que je ne vous le dise.
Alors lentement il fit un pas en avant et à l'aide de son sable obligea le pied de la Hyûga à reculer. Il en avait utilisé tellement peu qu'elle ne s'en aperçue même pas. En revanche, elle remarqua le fait que pour la première fois son pied ne vint pas à la rencontre de celui du Sabaku No.
_ Je, j'ai réussi Gaara, s'enquit-elle sans vraiment y croire.
_ Oui, confirma-t-il avec satisfaction. À présent vous allez faire un pas en avant.
Il réitéra son action en sens inverse et fut très fier de constater que son stratagème fonctionnait à la perfection. Il poursuivit toujours aussi prudemment, laissant son sable guider les pas peu assurés de la femme aux orbes nacrés. Lorsqu'il vit qu'elle commençait à être à l'aise, l'homme aux turquoises retira progressivement, grains par grains le sable autour de ses chevilles. Et peu à peu, elle finit par y arriver seule.
Alors, Gaara cessa de la guider et la laissa se déplacer sans aide, elle se débrouilla à merveille. Au bout de dix minutes à la laisser faire, il décida que le moment était venu de lui montrer ses progrès.
_ Vous pouvez ouvrir les yeux, déclara-t-il.
_ V, vraiment, s'étonna-t-elle les yeux toujours fermés.
_ Oui allez-y, lui assura-t-il d'un ton confiant.
Très lentement, ses paupières se soulevèrent. La danse se poursuivait à la différence que désormais Hinata pouvait enfin s'apercevoir qu'elle savait danser.
_ Ga, Gaara, balbutia-t-elle avec émerveillement en fixant ses pieds qui se déplaçaient de la bonne façon, c'est incroyable !
Puis soudainement, elle releva la tête et lui offrit un sourire éblouissant, le regard débordant de reconnaissance à la limite du larmoyant.
_ Merci, je suis tellement heureuse ! C'est grâce à vous !
Lorsqu'elle le regardait ainsi, cela lui faisait repenser à la veille quand il l'avait prise en photo. Cette lueur si tendre dans ses prunelles qui lui faisait tant de bien. La jeune femme avait été la première à lui sourire de la sorte. Cela lui allait tellement mieux que cette détestable expression triste et découragée. L'ancien jinchuriki aimait la voir sourire, elle était... comment disaient-ils déjà ? Ah oui, adorable.
_ Je n'ai rien fait, c'est vous qui y êtes arrivée par vos propres moyens, démentit-il en la lâchant tout à coup.
Ce n'était pas de la fausse modestie, il le pensait vraiment. Certes, au début, c'était lui qui avait guidé ses pas, mais par la suite il n'y était pour rien. Néanmoins, la jeune héritière secoua la tête, souriant toujours mais le regard légèrement mélancolique.
_ Non Gaara, si vous n'aviez pas trouvé ce système, je n'aurais pas cru cela possible. C'est vous qui m'avez montré que je pouvais le faire, c'est vous qui m'avez donné confiance, le remercia-t-elle d'une voix chaleureuse.
Et c'est alors que sans crier gare, elle s'approcha de lui et l'enlaça. La femme à la chevelure de nuit passa ses bras fins dans son dos et le serra un peu, laissant son front reposer contre son torse. Complètement abasourdi, il n'osa esquisser le moindre geste. C'était la première fois qu'une personne lui donnait une étreinte. Néanmoins, cela ne dura que quelques secondes, car brusquement la kunoichi de Konoha s'écarta de lui, le visage écarlate.
_ Ah, je, je, je suis dé, dé, désolée Gaara, bafouilla-t-elle précipitamment en agitant frénétiquement les bras.
Et tout aussi rapidement, elle se rua vers la sortie, le laissant tout seul toujours immobile au milieu de la pièce. L'homme à la chevelure sanguine était bien trop stupéfait pour bouger le moindre muscle. Cela avait été si spontané chez elle mais lui avait été incapable de réagir. Est-ce qu'il aurait dû répondre à son étreinte ? C'était certainement ce qu'aurait fait une personne normale.
Enfin, d'un autre côté, elle ne lui avait pas vraiment laissé le temps de faire quoi que ce soit. Seulement un minuscule instant à sentir pour la seconde fois son corps contre le sien. C'était donc cela une étreinte ? Comme une douce chaleur qui vous enveloppe... Une sensation bien agréable il devait le reconnaître. Déconcertant mais apaisant.
Plus il y songeait et plus il se rendait compte qu'il aurait bien voulu que cela dure un petit peu plus longtemps. Oui, à peine un peu plus, le temps d'apprécier véritablement ce moment à sa juste valeur. Le temps que son corps se fasse à l'idée qu'un contact tendre et affectueux ne lui était pas interdit. Le temps de connaître enfin cette sérénité qu'on lui avait toujours refusé pendant toutes ces années.
Les paroles de la Hyûga lui revinrent en mémoire : « je ne refuserais pas qu'il m'enlace encore une fois », « je me sens à l'aise dans ses bras ». Devrait-il lui avouer qu'il avait ressenti exactement la même chose à l'instant ? D'un côté, le Sabaku No se sentait légèrement mal-à-l'aise à cette idée. Même s'il le lui disait, il serait incapable de lui rendre son étreinte si jamais elle recommençait. Et la femme aux orbes nacrés recommencerait, il en était convaincu.
À force de la voir enlacer son frère et surtout sa sœur, de lire le bonheur sur son visage dans ces moments-là, l'homme aux turquoises avait bien comprit à quel point elle aimait cela. À quel point cela lui faisait du bien et il n'avait aucune difficulté à l'imaginer désormais. Néanmoins, il n'était pas le genre à faire cela sans aucune pudeur.
Après tout, l'ancien jinchuriki avait vécu si longtemps dans un manque cruel de tendresse, ce n'était pas le genre de choses qu'il pouvait faire facilement. Comme le disait Temari, « à son niveau » rares étaient les actions à sa portée. Cependant, il pensa à la détentrice du byakûgan qui lui avait avoué la veille n'avoir jamais reçu énormément d'affection de la part de ses parents, elle non plus.
En outre, son unique source de « chaleur humaine » comme elle les avait appelés, venait de partir, la laissant seule avec un homme complètement étranger à ces gestes affectueux. Gaara ne doutait pas qu'après avoir passé deux mois à se faire cajoler de la sorte, revenir brutalement à une période dénuée de tendresse physique risquait de porter un coup à son moral.
Il croisa ses bras sur son torse, la tête baissée, plongé dans un casse-tête mental. Premièrement, il était totalement exclu pour lui de l'enlacer aussi naturellement qu'elle venait de le faire, il n'y arriverait jamais ! Certes, lors de la danse, il y était parvenu mais il ne considérait alors pas du tout cela de cette façon. Donner une étreinte à quelqu'un c'était… c'était… c'était clairement au-dessus de ses capacités.
Mais que pouvait-il faire alors ? Le ninja du sable n'avait pas envie de la voir déprimée à cause de sa faiblesse en relation sociale. Et puis soudain, il se dit que s'il n'y avait rien que lui ne puisse faire, dans ce cas ce serait à elle de s'en charger. Oui, si lui ne parvenait pas à l'enlacer, il pourrait au moins la laisser faire. Cela ne lui coûtait rien d'essayer.
KAMI-SAMA ! MAIS QU'EST-CE QU'ELLE AVAIT FAIT BON SANG ? QU'EST-CE QU'ELLE AVAIT FAIIIIIIIIIIIIT ? Elle avait enlacé Gaara… GAARAAAAA ! LE Gaara ! Folle, elle était devenue complètement folle !
Si elle avait pu, Hinata se serait volontiers cogner la tête contre le mur mais elle n'avait pas envie d'abîmer davantage son cerveau malade. Bon sang de bon sang ! Comment avait-elle osé lui faire un câlin à lui ? Lui qui était complètement imperméable à ce genre de choses ! Une folie voilà, c'était de la folie !
KAMI-SAMA ! C'était encore pire que l'histoire de l'accident de la veille ! Elle se mettait encore dans tous ses états et le Kazekage allait certainement venir pour lui dire de ne pas se prendre la tête et blablabla… Mais qu'y pouvait-elle à la fin ?
Soudain, quelques coups retentirent contre sa porte. Et voilà, comme de juste, songea-t-elle avec angoisse. Prestement, la kunoichi alla lui ouvrir. L'homme à la chevelure sanguine haussa un sourcil surpris et entra.
_ Il y a du progrès, constata-t-il après qu'elle ait fermé derrière lui. Hier vous ne m'aviez pas ouvert.
À cette remarque, la brune rougit.
_ Je, je me suis rendue compte à quel point c'était stupide, murmura-t-elle d'une toute petite voix en tripotant ses index.
Le Sabaku No s'approcha, les bras croisés sur son torse, la toisant d'un air réprobateur.
_ Ce n'est pas stupide, si ma présence vous gêne, c'est normal au contraire, dit-il le plus naturellement du monde.
Aussitôt le regard de la Hyûga s'écarquilla de stupeur. Vraiment, alors… il comprenait ? Elle baissa la tête, à la fois heureuse et embarrassée.
_ D'ailleurs, à propos de ce que vous avez fait tout à l'heure, commença-t-il toujours imperturbable.
_ Je, je sais ce que vous allez dire Gaara, et ne, ne vous en faites pas, je, je comprends que ça vous mette mal-à-l'aise a, alors je, je ne le referais plus, confia-t-elle tristement, son regard fixant inlassablement le sol.
Oui, elle s'y était préparée. La jeune héritière savait pertinemment que son vis-à-vis n'avait pas l'habitude de se faire enlacer et que cela devait l'embêter plus qu'autre chose de ne pas savoir comment réagir à ce genre de choses. Alors même si cela la pesait, elle se jura de ne pas le déranger.
_ Hyûga-san soupira-t-il apparemment contrarié, vous vous trompez sur toute la ligne… Vous parlez de cette étreinte comme s'il s'agissait d'un crime atroce, mais ce n'est pas du tout le cas ! Au contraire, si je suis venu c'est pour vous dire que je ne verrais pas d'inconvénient à vous laisser recommencer.
Brusquement, les perles s'écarquillèrent et Hinata redressa la tête pour le fixer comme s'il avait perdu la raison.
_ Re, re, rec, recommencer, répéta-t-elle complètement sous le choc. M, m, mais Gaara, je, je croyais que ce genre de choses vous…
_ Ahem… vous vous souvenez de ce que je vous ai dit tout à l'heure au sujet des faiblesses des uns et des autres, rappela-t-il en se grattant nerveusement la nuque. Je sais peut-être danser mais je suis totalement incapable d'étreindre une personne comme vous l'avez fait… Et, enfin, je sais que vous avez besoin de ces choses-là, de plus ce n'était pas désagréable alors…
Sa voix était beaucoup moins assurée qu'habituellement, il détournait le regard comme s'il n'osait pas rencontrer ses yeux. En cet instant, Gaara paraissait si vulnérable. Comme la toute première fois qu'il avait dû lui faire des excuses ou encore au moment où il voulait absolument savoir pourquoi elle désirait être son amie. Dans ce genre d'instants, il semblait tellement plus abordable, tellement moins distant.
Durant ces moments rares et précieux où il laissait tomber le masque, la jeune femme avait l'impression que le vrai Gaara s'ouvrait enfin à elle. Comme si le Kazekage n'existait plus le temps de quelques inestimables secondes et que l'être humain parvenait enfin à sortir de sa coquille. Plus il se livrait et plus cela la rendait heureuse. Quel bonheur de découvrir des aspects de sa personnalité que certainement peu de personnes connaissait.
L'homme aux turquoises se confiait à elle, il lui avouait ses faiblesses parce qu'il avait confiance… Cela l'émue énormément. La femme au regard enneigé était tellement contente, et s'il n'y avait que ça ! En plus, il était terriblement prévenant. Il savait qu'elle souffrirait d'un manque d'affection et il était prêt à prendre sur ses difficultés pour lui venir en aide. C'était dans des moments comme celui-ci qu'elle avait vraiment envie de le prendre dans ses bras.
Timidement la Hyûga s'approcha de lui, tendant les bras mais n'osant pas tout à fait aller plus loin. Finalement elle les ramena à sa poitrine.
_ V, vous êtes certain que je peux, demanda-t-elle fébrilement en cherchant à croiser son regard.
Le Sabaku No acquiesça et combla l'espace restant entre eux. Il se tenait toujours immobile devant elle, attendant un geste de sa part. Quelque part ce comportement gêné amusait légèrement la détentrice du byakûgan qui avait l'habitude de le voir contrôler en permanence la situation. Alors pour ne pas l'embarrasser davantage, elle glissa ses mains lentement autour de lui et vint entourer son dos. Tout doucement, elle se blottit contre lui, la tête enfouie contre son torse.
Même s'il ne répondait pas à son étreinte, c'était déjà un grand pas en avant pour lui. La femme à la chevelure de nuit ne le serrait pas trop, elle voulait simplement lui donner une caresse apaisante. Enfin, il serait certainement plus serein s'il ne s'obstinait pas à garder les yeux ouverts, remarqua-t-elle grâce à ses pupilles héréditaires en soupirant intérieurement.
_ Vous pouvez fermer les yeux Gaara, vous savez, lui conseilla-t-elle d'une voix douce.
_ Comment savez-vous que je… ah le byakûgan, comprit-il automatiquement. Très bien…
Lentement il abaissa les paupières et tenta de se détendre. Parfois, ses mains faisaient de faibles mouvements, comme si elles essayaient de se rapprocher du corps de la jeune femme. Mais elles se ravisaient toujours au bout de quelques centimètres. Malgré ses yeux fermés, Hinata pouvait lire la frustration sur son visage, comme quoi ses étranges pupilles avaient du bon pour une fois.
_ Vous, vous voulez qu'on arrête Gaara, l'interrogea-t-elle avec inquiétude en s'écartant sensiblement de lui.
Lorsqu'elle eut fini sa phrase, l'homme à la chevelure sanguine pencha la tête vers elle et la fixa d'un air confus.
_ Je…
Puis après un long moment, il soupira avec résignation, ses sourcils quasi inexistants froncés.
_ Oui, je pense qu'on ferait mieux d'arrêter pour aujourd'hui, lâcha-t-il l'air contrarié.
L'expression dépitée dans son regard donna un petit pincement au cœur à la kunoichi.
_ Ce, ce n'est pas grave vous savez, nous pourrons le faire une prochaine fois, le rassura-t-elle avec un petit sourire.
Néanmoins ses paroles apaisantes ne suffirent pas à calmer le ninja du sable.
_ Ah c'est tellement idiot, s'énerva-t-il en serrant les poings, vous avez réussit à apprendre la valse et je ne parviens même pas à faire une chose aussi simple !
_ Simple, répéta-t-elle avec consternation, mais enfin Gaara ce n'est pas du tout simple ! Une étreinte c'est un moment privilégié entre deux personnes qui… deux personnes qui s'apprécient et qui veulent faire ressentir à l'autre leur affection. Ce n'est pas quelque chose que l'on peut faire n'importe quand et avec n'importe qui ! Lorsque l'on enlace quelqu'un c'est pour lui communiquer sa joie, le consoler de sa peine, ou au contraire chercher le réconfort dans ses bras !
Lorsqu'elle se rendit compte à quel point elle s'emportait, la Hyûga se calma et toussota avec gêne.
_ Enfin, vous… Vous comprenez ce que je veux dire ?
Malgré son air stupéfait, le Kazekage acquiesça.
_ Alors, tout à l'heure dans la chambre lorsque vous m'avez enlacé, c'était pour quelle raison exactement, demanda-t-il un peu pataud.
Ce souvenir fit s'embraser les joues de la jeune femme qui se mit immédiatement à tripoter ses index.
_ Ah euh, pa, parce que je, j'étais heureuse je, je voulais vous remercier et je, mon, mon corps a réagi tout seul, expliqua-t-elle toute cramoisie. Je, je, je crois qu'il y a des, des mo, moments dans la vie où, où les mots ne suffisent plus à exprimer ce que l'on re, ressent…
_ Ah, lâcha-t-il bêtement, vous deviez vraiment être contente alors, pour vous laissez aller à ce point.
À ces mots, elle hocha gauchement de la tête, honteuse de lui avoir parut si excessive.
_ Mais ça ne me dérange pas vous savez, ajouta-t-il en voyant l'expression sur son visage. Quelque part… je vous envie un peu de pouvoir manifester aussi facilement vos émotions…
Il y avait dans son regard à la fois mélancolie et gêne. Hinata s'approcha discrètement de lui et posa une main réconfortante sur son bras.
_ Je n'aime pas quand vous avez ces yeux-là Gaara, se désola-t-elle d'une petite voix triste. Vous allez certainement penser que c'est l'hôpital qui se moque de la charité mais, il ne faut pas perdre espoir. Même si vous n'y arrivez pas aujourd'hui, au fur et à mesure vous finirez bien par vous ouvrir plus naturellement. Si ça venait d'un seul coup ce serait bien trop simple.
Elle partit d'un rire léger espérant ainsi le détendre un peu. Il pencha la tête vers elle et la fixa un instant.
_ Hyûga-san, je me demandais… Vous arrive-t-il de penser un peu à vous de temps en temps, l'interrogea-t-il perplexe.
Cette question la surprit, l'interpellée haussa les sourcils avec étonnement. Temari lui avez déjà fait la remarque une fois, elle ne s'attendait cependant pas à ce que Gaara le lui dise.
_ Euh eh bien, oui comme n'importe qui, je, j'imagine, répondit-elle pas vraiment sûre d'elle-même.
_ Ce n'est pas l'impression que vous donnez, lui rétorqua-t-il un fronçant un sourcil quasi inexistant. Vous ne m'avez demandé qu'une seule fois seulement de vous faire plaisir et en contrepartie vous tenez toujours à faire quelque chose pour moi. Ce n'est pas ce que j'appellerais un juste retour des choses.
_ Oh mais vous, vous savez tout à l'heure quand vous m'avez dit que vous m'autorisiez à vous enlacer, c'était déjà beaucoup pour moi, protesta-t-elle vivement.
Le Kazekage serra les dents avec énervement.
_ Justement, parlons-en de ça, déclara-t-il avec irritation. Tout à l'heure, avant même que je n'ai eu le temps de finir ma phrase, vous étiez déjà prête à vous retenir par égard pour moi ! Vous ne pensez jamais à vous, jamais ! Vous n'êtes jamais égoïste, jamais ! Vous savez, si vous ne pensez pas un minimum à vous, vous ne vous sentirez jamais bien...
Gaara avait probablement raison, non en fait il avait certainement raison mais... D'aussi loin qu'elle se souvienne la jeune femme avait toujours vécu ainsi. Toujours penser aux intérêts du clan en premier, toujours obéir aux ordres quels qu'ils soient, toujours réprimer ses désirs, toujours faire passer les autres avant soi. Ne jamais se rebeller, ne jamais suivre ses propres envies, ne jamais aller à l'encontre de la volonté du groupe, ne jamais penser à soi en somme...
Mais la Hyûga avait tellement peur de décevoir par son comportement. Elle avait toujours écouté ce que son père lui disait, elle avait toujours fait de son mieux pour se montrer digne du titre d'héritière néanmoins... Au plus profond d'elle-même, Hinata n'en avait jamais voulu. Et c'était sans doute ce qui la minait le plus. Faire des efforts surhumains pour une chose qu'on lui avait imposé. Malgré tout, elle s'accrochait, essayant à chaque fois de dépasser sa propre médiocrité, surmonter son écrasante faiblesse. Elle voulait lire la fierté dans les prunelles habituellement indifférentes et méprisantes de Hiashi.
Et c'était sans doute la raison pour laquelle au début de son séjour à Suna, la femme aux orbes nacrés avait tant de mal avec le ninja du sable. En effet, dans ses yeux elle avait retrouvé tout ce qu'elle détestait le plus, l'indifférence, le mépris, la froideur, l'exaspération, en somme tout ce qui caractérisait son père. Oui, à chaque fois qu'il la repoussait par son attitude glaciale, elle avait l'impression de faire face à son distant géniteur. Et quelque part, depuis que Gaara avait accepté de lui donner sa chance, et que leurs rapports s'étaient améliorés, depuis qu'il était devenu gentil et prévenant avec elle, depuis qu'il lui montrait un côté plus humain que celui auquel il l'avait habitué jusqu'à présent, Hinata avait l'impression de recevoir tout ce que son père ne lui avait jamais donné.
Mais il fallait être réaliste, sitôt qu'elle serait revenue à Konoha, il la toiserait de son habituel regard. Et alors tout le bonheur que son ami aurait pu lui apporter disparaîtrait aussi facilement qu'une feuille dans un brasier. Ne resterait alors que la tristesse et l'amertume. Elle l'entendrait à nouveau vanter les mérites de son cher cousin Neji, lui qui représentait si bien la valeur du clan Hyûga malgré le fait qu'il soit de la Bunke, ou alors il ne cesserait de faire l'éloge de sa chère petite soeur Hanabi qui aurait fait une extraordinaire héritière si seulement elle était née la première. Et alors il reporterait enfin son attention sur elle, pauvre fille aînée de la Soke dont la seule importance était d'épouser un parti intéressant pour le clan.
Car son rôle ne se limitait qu'à cela pour Hiashi. Cependant, elle aurait tellement voulu être plus que cela à ses yeux. Elle aurait voulu voir la même fierté qu'il avait en regardant Hanabi et Neji, la même expression de satisfaction et non ce mépris glacial... Pourquoi était-elle née héritière de la Soke ? Pourquoi l'avait-on forcé à endosser cette fonction pour laquelle elle n'avait visiblement aucune qualité ? Pourquoi devait-elle supporter tout ce respect hypocrite tout en sachant pertinemment que personne ne l'aimait là-bas dans son clan ? Pourquoi alors même qu'il était sensé la soutenir comme n'importe quel père aimant, le sien ne posait sur elle qu'un regard empli de froideur ?
La femme à la chevelure de nuit leva son grand regard larmoyant vers l'homme aux turquoises, cherchant des réponses à ses questions.
_ J'ai toujours tout fait pour lui Gaara... Qu'est-ce que j'aurais dû faire pour qu'il soit fier de moi, pour qu'il m'aime, dites-moi Gaara, qu'est-ce que j'aurais dû faire pour que mon père ne soit pas dégoûté à l'idée que mon existence soit liée à la sienne, l'interrogea-t-elle d'une voix chevrotante.
En tremblant, elle vint enfouir son visage dans la tunique du Kazekage. Ses mains serrèrent fébrilement le vêtement tandis qu'elle laissa échapper un sanglot.
_ J, je, je, j'ai tou, touj, toujours f, fait b, be, beauc, beaucoup d'e, d'eff, d'efforts v, vous sa, savez, sanglota-t-elle. M, m, mais i, il n'a j, ja, jamais eu la m, m, moind, moindre c, con, considération p, p, pour m, m, m, moi... D, de, dep, depuis t, t, to, toute pe, pe, pet, petite i, i, il re, re, reg, regrettait m, ma n, nai, naiss, naissance... J, je v, vo, vou, voul, voulais sim, simplement qu'il m, m, m'aime, je, je, je n, ne d, d, dem, demandais r, ri, rien de plus je...
Elle ne put continuer car sa voix fut étouffée par ses propres pleurs. Ses épaules tressautaient et ses mains agrippaient avec plus de force qu'auparavant le tissu.
Trop troublé par les aveux de Hinata pour réagir, Gaara resta immobile la laissant humidifier son habit de ses larmes. Elle lui avait dit que son père n'avait jamais été très tendre avec elle, mais pas qu'il soit aussi méprisant à son égard. Cela lui rappelait tellement ses propres rapports avec son père décédé. Le précédent Kazekage lui avait fait croire jusqu'à ses six ans qu'il était un enfant aimé néanmoins... Ce n'était qu'un abominable mensonge. L'ancien jinchuriki ne se souvenait que trop bien de toutes les tentatives d'assassinats qu'il avait dû essuyer depuis la mort de son oncle Yashamaru.
Toutes ces personnes engagées par son géniteur dans le but de le tuer, lui, son propre fils. N'était-ce pas de sa faute s'il était né monstre ? Avait-il demandé lui à naître avec un démon à l'intérieur de son corps ? Pourquoi devait-il mourir pour quelque chose dont il n'avait jamais voulu ? Voilà toutes les questions qu'il se posait depuis cette époque. Lorsqu'il voyait autour de lui les enfants qui riaient entourés de leurs parents, toute cette chaleur qui lui était inconnue, combien de fois au juste s'était-il demandé : « pourquoi pas moi ? » « Pourquoi papa n'est pas gentil avec moi comme eux ? » « Pourquoi papa ne m'aime pas ? »
Et que dire de sa mère... Elle n'avait jamais voulu de lui, elle l'avait mis au monde en le haïssant, pour le bonheur d'un enfant, ce n'était pas vraiment l'idéal. Surtout qu'à cette époque, il n'était pas vraiment proche de Temari et Kankurô. Ils recevaient une véritable affection tandis que lui de son côté n'était accablé que de haine et de rejet. Tous le fuyaient, l'insultant, lui jetant des regards dégoûtés, crachant des « monstre », « démon » sur son passage. Qu'avait-il fait pour mériter cela, lui, petit garçon ignorant encore tout de la vie ? Simplement naître.
Oui, simplement venir au monde, un monde plein de sécheresse humaine si bien représentée par le désert l'entourant. Un monde où le bonheur glissait entre ses doigts tel le sable brûlant sous un soleil de plomb. Un bonheur auquel il avait cessé de croire, un espoir qui s'envolait comme les grains de sable portés par la brise dans l'enfer de Suna. Avec toutes ses années privées d'humanité, ses émotions l'avaient abandonné faisant de lui une arme de destruction et rien d'autre. Une machine à tuer, insensible à tout et à tous que même la mort de son propre père n'avait pas ému.
N'était-ce pas désespérant comme situation ? En apprenant l'assassinat du quatrième Kazekage, Gaara n'avait absolument rien ressenti. Ni tristesse, ni même libération de savoir que celui qui était la source de ses maux avait disparu de la surface de la terre. Rien, le néant émotionnel. Car à ce moment-là il appliquait encore la loi qui régissait sa vie jusqu'à présent, n'aimer personne d'autre que lui. Il n'avait aucune considération pour les autres et de toute façon personne n'en avait jamais eu pour lui. Personne n'avait jamais cherché à effacer sa peine, sa douleur invisible qui lacérait son coeur comme un kunai bien aiguisé.
Jamais il n'avait entendu de paroles réconfortantes, reçu de caresses apaisantes, jamais personne ne lui avait fait sentir qu'il n'était pas terriblement seul dans son désespoir. Le ninja du sable s'était laissé sombrer dans un abyme de noirceur croyant que plus jamais il ne reverrait la lumière d'une chaleur humaine. Il avait abandonné tout espoir depuis bien longtemps jusqu'à ce qu'un faible rayon dissipe au fur et à mesure les ténèbres. Ce mince filet de lumière s'était épaissit tant et si bien que l'homme aux turquoises distinguait enfin le monde autour de lui. Le monde, mais un monde nouveau, une vision neuve offerte par celui qui était devenu son premier ami : Naruto.
Depuis leur rencontre, il faisait davantage attention aux autres, l'ancien jinchuriki essayait tant bien que mal de rattraper le temps perdu avant que les grains du sablier n'aient fini leurs course. Et aujourd'hui, lorsqu'il voyait la jeune femme contre lui verser son chagrin, s'agrippant comme si elle cherchait un îlot. Quelque chose auquel se raccrocher pour ne pas sombrer à son tour, Gaara revoyait l'ombre de ce qu'il était quelques années auparavant. Il sentait sa souffrance dans sa chair comme si elle était sienne. C'était pour cela que ses larmes lui étaient insupportables. Il refusait de voir quelqu'un se briser de la même façon que lui auparavant.
Et c'est ainsi qu'inconsciemment, sa main se leva très lentement pour venir se poser au sommet du crâne de la Hyûga. Il caressa ses cheveux d'un geste à peine perceptible mais néanmoins apaisant. Un faible hoquet de surprise, presque inaudible s'échappa de ses lèvres tremblantes. Cependant, elle ne relâcha pas sa prise, au contraire celle-ci n'en fut qu'accentuée.
_ Ga… a… ra, sanglota-t-elle dans un très faible murmure.
Hinata renifla et laissa échapper un nouveau gémissement plaintif. Durant tout le moment où elle pleura, Gaara n'ôta pas sa main de sa tête. Il poursuivit ses attentions en espérant que cela pourrait améliorer son état. La situation dura encore pendant une dizaine de minutes avant que la détentrice du byakûgan ne cesse de pleurer. Il sentit ses doigts se décontracter peu à peu jusqu'à lâcher son vêtement. Elle se contenta alors de poser ses mains à plat sur son torse et d'y laisser reposer son front de manière un peu plus sereine qu'auparavant.
Ensuite, lentement, la femme à la chevelure de nuit s'écarta et la tête toujours baissée, elle essuya ses larmes en reniflant encore une fois. Le Sabaku No alla ouvrir un tiroir et en ressortit une boîte de mouchoirs qu'il lui tendit. Sans oser lever les yeux, elle s'en saisit et le remercia faiblement. Elle se moucha en essayant de garder un minimum de discrétion mais c'était plutôt dur. La jeune héritière se courba devant le ninja du sable.
_ Je, je suis sincèrement désolée de vous avoir fait subir une telle scène. Je, je n'avais vraiment pas envie de vous embêter avec mes problèmes Gaara, pardon, s'excusa-t-elle avec culpabilité.
_ Redressez-vous Hyûga-san, lui ordonna-t-il calmement. Vous n'avez rien à vous reprocher, cela arrive à n'importe qui de craquer, et vous aviez d'excellentes raisons pour cela.
Malgré le fait que son buste se soit redressé comme il le lui avait demandé, son visage demeurait toujours penché et sa frange l'empêchait de voir l'expression de son regard. L'homme aux turquoises aurait ainsi remarqué qu'elle venait de froncer les sourcils d'un air en colère. Cependant, il perçut le mouvement de ses doigts qui se repliaient pour former des poings.
_ Un ninja n'est pas sensé montrer ses émotions, rétorqua-t-elle froidement. Je suis vraiment minable, fondre en larmes comme ça devant vous. Quelle honte… C'est à se demander comment j'ai réussi à devenir kunoichi. Mon père a raison, je…
Aussitôt, l'ancien jinchuriki sentit l'irritation lui monter au nez. Une très violente irritation, il ne supportait pas de voir son amie se dénigrer en permanence de la sorte ! Bon sang mais comment parvenait-elle encore à prendre le parti de cet homme si cruel alors qu'elle venait de verser tant de larmes par sa faute ?
_ Votre père, répéta-t-il d'un ton glacial, n'est qu'un idiot complètement insensible. Je pensais être fort dans ce domaine mais il bat tous les records. Bon sang mais ouvrez les yeux à la fin ! Vous pourrez faire tous les efforts du monde, vous faire à la fois la plus aimante et la plus acharnée des filles cela ne vous apportera jamais le résultat que vous espérez. Il cherche en vous des choses que vous ne possédez pas et ne possèderez jamais ! La bataille que vous menez est perdue d'avance.
Comme elle ne levait toujours pas les yeux vers lui, Gaara ne put voir la tristesse et la douleur assombrir immédiatement ses prunelles nacrées. Il ignorait le combat intérieur qu'elle guidait pour ne pas pleurer à nouveau. Sans répondre quoi que ce soit à ce qu'il venait de lui dire, Hinata fit quelques pas en direction de la sortie, mais il ne l'entendait pas de cette oreille. Automatiquement, il lui saisit le bras et la força à se tourner vers lui.
Mais comme elle s'obstinait à ne pas le regarder dans les yeux, le Kazekage lui prit le menton et l'obligea à relever la tête vers lui.
_ Je sais parfaitement que ce que je vous dis n'est pas ce que vous désireriez entendre. Mais c'est la vérité et il faut que vous vous y fassiez. Mon père a toujours voulu faire de moi une machine à tuer. Il a sacrifié sa propre femme dans le but de concevoir une arme ultime. Il y est parvenu mais ce n'est pas pour cette raison qu'il m'a aimé, avoua-t-il durement. Moi aussi enfant, j'ai toujours recherché son amour. Je lui ai donné le guerrier parfait qu'il espérait et je n'ai jamais rien reçu en retour. Si je vous dis d'abandonner, c'est pour votre bien. Vous ne souffrirez que davantage en vous accrochant.
Pour la première fois, la Hyûga parvint enfin à croiser ses turquoises.
_ A, alors vous, vous pensez v, vraiment que c'est sans espoir, demanda-t-elle d'une voix fébrile qu'elle tenta de contrôler au maximum.
_ Pour lui oui, acquiesça-t-il froidement. Mais, ce n'est pas de votre faute Hyûga-san. Vous n'êtes en rien responsable, c'est sa nature et rien de ce que vous ferez ne le changera. Il faut que vous passiez à autre chose et surtout, cessez de vous torturez pour quelque chose dont vous n'êtes pas coupable.
Hinata fronça les sourcils avec tristesse puis baissa le regard.
_ Je, j'aimerais être seule un petit moment si vous voulez bien, Gaara, lui demanda-t-elle d'une voix chevrotante.
Aussitôt il comprit le message et la lâcha avant de s'écarter d'elle. Lorsqu'il ouvrit la porte pour sortir, Gaara eut un dernier regard pour la jeune femme à l'aura si pâle.
_ Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je serais dans mon bureau, l'informa-t-il.
La détentrice du byakûgan acquiesça faiblement et le laissa s'en aller silencieusement. Le Kazekage n'aimait pas la laisser seule dans sa détresse, il aurait voulu faire plus, mais quoi ? Il savait bien que ce n'était pas les mots qu'elle attendait. Il avait conscience que dans l'immédiat, cela la blessait plus qu'autre chose. Néanmoins, il fallait que quelqu'un la confronte à la réalité autrement elle ne cesserait de se bercer d'illusions et alors jamais elle ne se risquerait à ouvrir les yeux sur son père.
En fait, la jeune héritière devait certainement le savoir mais... C'était bien trop dur à accepter, et ça, l'ancien jinchuriki était très bien placé pour le savoir. Il espérait simplement qu'elle ne s'arrêterait pas à l'aspect dur de ses paroles et verrait le sens plus profond qui se cachait derrière. Sous le coup de la colère, le Sabaku No lui avait confié malgré lui des souvenirs douloureux avec son père. Cependant, il songeait que peut-être cela servirait à la Hyûga comme point de comparaison avec le sien. Que peut-être, elle comprendrait que le renoncement n'était pas une marque de faiblesse mais bien de force au contraire.
Néanmoins, cela serait certainement une épreuve pénible que celle d'abandonner les efforts de toute une vie… De se rendre compte que tout ce qu'elle avait fait jusque là n'avait servit strictement à rien. Il faudrait qu'elle trouve la force nécessaire pour surmonter sa souffrance et le désespoir qui était déjà sûrement en train de s'emparer de son être. Hélas, le ninja du sable ne pouvait rien faire pour l'aider. Cette douleur, elle était la seule à pouvoir y faire face et personne ne devait intervenir. Il avait confiance, elle y parviendrait.
_ Gaara-sama, s'exclamèrent tout à coup deux voix derrière lui.
L'interpellé se retourna pour faire face à deux anbus agenouillés. Ils portaient respectivement un masque de scorpion et de serpent. Ayant reconnu les deux personnes à son service il les invita implicitement à se relever.
_ Cela faisait plus d'une semaine que je n'avais pas de nouvelles, déclara-t-il, avez-vous du nouveau ?
La femme au masque de scorpion acquiesça. Enfin, songea-t-il avec satisfaction. Cela avait été dur de cacher les détails de la mission à la kunoichi de Konoha mais désormais son entraînement était terminé, avec ce qu'allait lui révéler les deux shinobis il pourrait enfin la mettre au courant. Du moins, si elle était en état de se concentrer sur la mission. Le Kazekage soupira. Cela ne devait probablement pas être le cas néanmoins, il pouvait se tenir informé des avancées de la mission pour lui en parler plus tard.
_ Suivez-moi dans mon bureau, nous allons en discuter.
Alors qu'il était sur le point d'ouvrir la porte, des bruits de pas précipités attirèrent son attention.
_ Kazekage-dono, l'interpella l'un des membres du conseil. Il y a quelque chose dont je souhaiterais m'entretenir avec vous et…
Il s'interrompit de lui-même en remarquant les anbus qui l'accompagnaient.
_ Oh… Je vous prie de m'excuser.
Le chef de Suna fit signe aux shinobis de l'attendre et il s'approcha du conseiller en le fixant d'un air interrogatif.
_ De quoi s'agit-il Dai-san ?
L'interpellé jeta un coup d'œil aux deux personnes qui se tenaient immobiles à côté d'eux et se crispa sensiblement. Il voulait parler à Gaara seuls à seuls car ce sujet ne concernait que lui. Enfin, dès qu'il saurait de quoi il s'agissait, le Kazekage congédierait probablement les deux ninjas.
_ Kazekage-dono, cela concerne une prochaine rencontre entre vous et Takako-san l'héritière du clan Suo.
Aussitôt, l'homme à la chevelure sanguine fronça ses sourcils quasi inexistants avec irritation. Il se tourna vers les anbus qui attendaient toujours silencieusement et se pinça l'arrête du nez avant de lever les yeux vers eux.
_ Je vous prie de m'excuser, mais pourrions-nous remettre à plus tard notre conversation, leur demanda-t-il humblement mais avec une pointe d'énervement.
Ils acquiescèrent et disparurent aussi vite qu'ils étaient arrivés. Le ninja du sable soupira avec exaspération puis fit face à son conseiller.
_ Veuillez me suivre dans mon bureau Dai-san. Nous allons mettre les choses au clair une bonne fois pour toute, déclara-t-il avec détermination.
L'homme hocha de la tête pour montrer son approbation et le suivit à l'intérieur de sa pièce attitrée. Le Sabaku No ferma la porte puis se retourna les bras croisés sur son torse dans une attitude fermée.
_ Je peux savoir ce que signifie cette histoire de rencontre, l'interrogea-t-il d'un ton froid.
Le membre du conseil l'avait senti, au moment même où la porte se refermait, une ambiance pesante et tendue s'était installée dans la salle.
_ Eh bien, le conseil s'est entretenu récemment sur le fait que cela fait désormais deux mois depuis notre première réunion et nous pensons que le moment est venu pour vous de faire la connaissance de vos fiancées potentielles.
Le regard de l'ancien jinchuriki se fit plus dur et plus méprisant encore.
_ Et je pensais moi, avoir été clair lors de cette même réunion, je n'ai aucunement l'intention de me fiancer. Demandez à ces jeunes femmes d'attendre encore quatre ou cinq ans et je reconsidérerais peut-être ma décision, lança-t-il d'une voix glaciale.
Décidemment sa volonté était inébranlable. Pourquoi refusait-il donc de comprendre que cela était nécessaire pour l'avenir de Suna ? Le conseil lui proposait pourtant les meilleurs partis de tout le village, il ne pouvait pas trouver mieux !
_ Mais Kazekage-dono, protesta-t-il, d'ici-là elles seront toutes certainement déjà prises !
_ Quel dommage, se désola-t-il faussement en haussant les épaules. De toute façon, je n'ai pas de temps à leur accorder. Je dois m'occuper de la mission et veiller sur Hyûga-san pendant son séjour entre nos murs.
L'évocation de ce nom eut des réactions contraires chez les deux hommes. Le fait de penser à la jeune femme innocente avec laquelle il appréciait passer du temps remonta légèrement le moral de Gaara. Et cela fit monter un sentiment de dédain chez le conseiller.
_ Hm… Hyûga-san, répéta-t-il le visage sombre. Kazekage-dono avec tout le respect que je vous dois, depuis que cette jeune femme est à Suna… vous vous êtes fait de plus en plus rare à nos réunions. Fort heureusement pour le village, votre frère ou votre sœur vous ont souvent remplacés mais…
_ Qu'insinuez-vous exactement, demanda-t-il d'un ton froid à la limite du menaçant.
_ Le conseil pense que vous devriez restreindre vos fréquentations avec elle.
Les turquoises s'exorbitèrent de stupeur. Restreindre ses fréquentations avec Hinata ? Mais enfin, cela n'avait aucun sens ! Que venait-elle faire dans cette histoire ? Quand bien même il lui donnerait la raison la plus logique du monde, le Sabaku No n'avait aucune envie de les écouter. La Hyûga était son amie, il ne voyait pas ce qu'elle avait fait de mal.
_ Pourrais-je connaître la raison de cette décision, cracha-t-il en fronçant un sourcil contrarié.
_ Elle vous empêche de faire correctement votre travail, expliqua durement le conseiller. En tant que Kazekage vous devez veiller activement au bon déroulement des choses dans le village. Or, votre manque d'assiduité aux réunions n'encourage pas cela.
Il marqua une pause puis reprit plus acerbe encore.
_ Nous pensons que c'est en partie de sa faute si vous refusez avec tant de véhémence de rencontrer vos prétendantes.
De sa faute ? Qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre. C'était lui-même qui lui avait proposé un entraînement pour échapper à cette corvée. La kunoichi avait simplement accepté de lui rendre service, et aussi parce que cela lui était utile à elle aussi. Mais de là à dire que c'était de sa faute, que lui reprochaient-ils au juste ? De passer trop de temps en compagnie du Kazekage ? Quel motif ridicule...
_ Eh bien vous avez tord, répliqua-t-il avec une franche irritation. Vous devriez savoir que je n'ai aucune envie de rencontrer ces femmes, la présence de Hyûga-san n'y est pour rien ! Je ne vois pas en quoi ce serait de sa faute.
Le dénommé Dai-san retint à grand peine un soupir d'exaspération. Cela aurait été incorrect devant son supérieur hiérarchique et chef du village de surcroît. Faisait-il donc semblant de ne pas comprendre le danger que représentait son « amie » ? N'avait-il donc pas conscience qu'en passant autant de temps en sa compagnie, vu la manière dont il semblait déjà tant l'apprécier, il finirait par éprouver davantage qu'une simple amitié à son égard ?
_ Le conseil a peur qu'elle ne finisse par exercer une mauvaise influence sur vous, Kazekage-dono, expliqua-t-il subtilement.
Cependant le membre du conseil aurait dû se souvenir que sur ce genre de sujets en particulier, la subtilité n'était absolument pas le moyen à utiliser avec Gaara.
_ Une mauvaise influence ? Hyûga-san, se moqua-t-il froidement. Une femme aussi pure qu'elle ? Vous vous fichez de moi ?
Le conseiller leva les yeux au ciel devant la cruelle ignorance de l'homme le plus puissant de Suna. Il ne faisait vraiment pas semblant de ne pas comprendre... Il ne comprenait pas du tout ! Néanmoins, ce qu'il venait de dire... Une femme aussi pure qu'elle... Serait-il possible qu'il commence déjà à ressentir des choses ? Même inconsciemment ? Après tout, l'ancien jinchuriki n'avait jamais été amoureux, comment pourrait-il savoir que ce genre de sentiments naissait en lui ? Il valait mieux ne pas lui expliquer ce qu'il en était, tant qu'il ne se doutait de rien cela pouvait encore passer.
_ Non, non bien sûr Kazekage-dono mais...
_ Bon écoutez Dai-san, se résigna l'homme aux turquoises, je vous promets que dorénavant j'assisterais à chacune de nos réunions dans leur intégralité. Je n'ai jamais négligé mon travail et je ne compte pas commencer aujourd'hui. Donc, vous pouvez aller rassurer le conseil car de cette façon j'aurais moins de temps à accorder à Hyûga-san. Cela vous convient ?
Son interlocuteur acquiesça d'un air satisfait, puis il se courba, un petit sourire étirant ses lèvres minces.
_ Merci de m'avoir accordé un peu de votre temps Kazekage-dono, cependant... Que dois-je dire au sujet de Takako-san, l'interrogea-t-il sans se redresser.
Le ninja du sable fit claquer sa langue sur son palet avec agacement. Cela lui était sorti de l'esprit.
_ Dites-leur que je ne reviendrais pas sur ma décision, pas tant que la mission ne sera pas terminée du moins, décida-t-il pour gagner du temps.
_ Très bien, céda-t-il avant de se retirer silencieusement.
Une fois qu'il eut fermé la porte, le Sabaku No marcha jusqu'à sa chaise et s'y affala en soupirant. Pourquoi toujours autant de complication ? Enfin, cette histoire était classée pour le moment, autant se réjouir. C'était ce qu'il pensait, par ailleurs les difficultés n'étaient pas tout à fait terminées.
À suivre dans le prochain chapitre :
«_ J'aimerais que vous me disiez ce qui vous ferait plaisir, déclara-t-il en la fixant d'un regard franc. Enfin, ce que je pourrais faire. C'est toujours vous qui faites des efforts pour mon bien être, mais aujourd'hui je veux que ce soit différent. Dites-moi comment je pourrais vous faire plaisir. »
Haruko : *veut faire une entrée fracassante mais se fait piétiner par Kyûbi et Shukaku qui eux-mêmes veulent la même chose* sa... le... tés... de... dé... mons... kof... Kof...
Kyûbi : *repoussant Shukaku avec ses neuf queues* dégage sale tanuki de malheur ! C'est moi la star aujourd'hui !
Shukaku : *balançant une baffe de sable à Kyûbi* tu peux toujours courir sale renard puant ! On est sur mon territoire ici !
Kyûbi : *lui griffant son visage ensablé* les morts n'ont pas le droit à la parole ! Je te rappelle que tu t'es fait capturer comme une pauvre mer** par l'Akatsuki gros débile ! T'es une honte pour les démons !
Shukaku : *faisant un sarcophage de sable sur Kyûbi* je te signale que ton jinchuriki est sur le point de te contrôler "pauvre mer**" *le fixe avec sadisme et repart d'une voix mielleuse* à ton avis qu'est-ce qui est pire : être mort en bon méchant cruel qui se respecte ou bien devenir un gentil petit goupix qui fait le beau et rentre dans sa pokéball dès que son Naruto adoré le demande ?
Kyûbi : *se sent affreusement humilié ce qui fait rire avec délectation Ichibi* tout ça c'est la faute de Kishimoto d'abord !
Haruko : *reprend brusquement des forces en entendant quelqu'un se plaindre de l'auteur de Naruto* OUAIS ! C'est un gros nul ! On veut voir Hinata plus souvent ! On veut connaître les sentiments de Naruto après sa déclaration ! Non mais c'est quoi ce suspens sérieux ! JE VAIS FAIRE LA SUITE DE NARUTO MOI TU VAS VOIR KISHIMOTO ! (dès que j'aurais assez d'argent pour racheter ton manga cela s'entend)
Kyûbi et Shukaku : *jette un coup d'oeil étonné à l'auteur puis la fixe avec condescendance et sourient d'un air moqueur* elle prend ses désirs pour la réalité, non ? Elle fait pitié... Non mais elle s'est regardé sérieux ? Avec sa pauvre fic toute guimauve et ses pauvres délires soit-disant pervers ! Quelle idiote !
Hinata et Gaara : *arrivent main dans la main, regardent les deux démons qui se moquent de l'auteur, puis regardent l'auteur et décident d'aller se cacher avant qu'il ne leur arrive quelque chose* ils ne savent décidemment pas ce qu'ils risquent en la provoquant...
Haruko : *fixe les deux démons avec une lueur de folie vengeresse pendant que des ondes ténébreuses sortent de son corps* alors c'est comme ça ? Vous voulez jouer à ce jeu-là ? Très bien *un grand sourire sadique étire les coins de son visage pendant qu'elle fouille dans son ordinateur à la recherche de quelque chose*
Kyûbi et Shukaku : *se sentent bizarrement mal-à l'aise* qu'est-ce qu'elle prépare la mioche ?
Haruko : *très en colère* chuis pas une mioche vieux débris ! J'ai eu 18 ans le 20 mai dernier ! èé Quand on est qu'un pauvre tas de poussière comme vous on se la ferme !
Kyûbi et Shukaku : *choqués, n'osent plus rien dire pendant que l'auteur pousse un cri de victoire et se retourne vers eux avec un sourire de dément* oula, c'est pas bon signe ça...
Haruko : *avance vers eux d'une démarche menaçante* bien, biiiiiiiiiien... Par lequel je commence ? *les deux démons n'arrêtent pas de pointer leur voisin du doigt et l'auteur s'approche finalement de Kyûbi en souriant avec sadisme* ça n'a rien de personnel, c'est juste que je préfère Shukaku... *se penche pour chuchoter quelque chose à l'oreille de Kyûbi qui tente désespérément de s'enfuir mais ne peut pas parce que des ondes démoniaques le retiennent* alors ? C'était assez guimauve pour toi ?
Kyûbi : *pleure sans mots sous le regard terrifié de Shukaku qui se demande ce qu'elle a bien pu lui dire de si atroce pour le mettre dans un état pareil*
Haruko : *fixe Shukaku avec cruauté* biiiiiiiien c'est ton touuuuuur MOUHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHHAA ! *se penche pour chuchoter quelque chose à l'oreille de Shukaku qui voudrait se dissoudre en un tas de sable pour ne plus supporter cette torture psychologique*
Shukaku : *essaie de s'échapper* par pitiéééééé, arrêtes c'est horriiiiiiiiiiiiiiiible !
Haruko : *décide d'abréger les souffrances des démons* bon, j'arrête pour aujourd'hui mais que ça vous serve de leçons pour plus tard...
Hinata : *s'approche avec précaution des deux démons qui gisent au sol, les yeux exorbités par l'angoisse* je me demande ce qu'elle a bien pu leur dire pour en arriver là...
Kyûbi et Shukaku : *tentent difficilement d'articuler des mots* t, trop, trop guimauve... veut vomir... urgh...
Gaara : *vient se placer à côté de Hinata qu'il enlace par la taille* je viens de jeter un coup d'oeil à son ordi, la page était ouverte sur sa première fic en NaruHina, ça explique pourquoi ils sont dans cet état. Elle a dû leur dire des extraits... Je ne l'imaginais pas capable d'un tel sadisme... ça fait froid dans le dos...
Hinata : *tétanisée* quelle cruauté !
Haruko : *voit ses deux personnages préférés dans les bras l'un de l'autre et court vers eux au ralenti avec un sourire débile sur le visage* MES AMOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUURS ! Je vous souhaite beaucoup de bonheur tous les deux, mais avant ça il va falloir souffrir pour les besoins de la fic d'accord ? *dit-elle avec un sourire innocent*
Hinata et Gaara : *sont sur le point de se rebeller lorsque leur regard se pose sur les démons à leurs pieds* oui Harukooooo... sniiiiiiif...
Haruko : *charisme gonflé à bloc* ouais, je suis la meilleure ! *jette un regard vers ses fangirls qui sortent immédiatement leurs pompons et crient son nom* merci merci, non vraiment c'est trop... ENCORE ! è_é *toussote légèrement et laisse ses fangirls se reposer pour qu'elles puissent écrirent leurs reviews* alors les amis, il est temps d'écrire la petite reviews ! *fait des mégas-chibi-eyes-de-la-mort-qui-tue*
