En ce premier jour de juillet, bonnes vacances d'été à tous ! Les examens étant passés, je me suis dit que le chapitre 10 avait assez attendu dans son coin. Et le voilà, tout beau tout chaud.
Merci à bayruna, audelie et Misatelle d'avoir laissés une jolie review sur le chapitre 9 ! J'adore lire vos commentaires ;) Merci également aux nouveaux venus ayant ajoutés Loin de toute réalité dans leurs favs ou follows
CECI EST UN MESSAGE DE LA PART DE TOUS LES AUTEURS. On poste avant tout nos écrits pour le plaisir, mais aussi pour celui de nos futurs lecteurs. La seule "rémunération" que vous pouvez leur offrir c'est en laissant une review. Moi la première, je n'en poste pas beaucoup, mais j'essaye peu à peu de le faire, ne serait-ce que pour dire "sympa, vivement la suite" ou encore "tu pourrais améliorer ceci". Pensez-y, pour tous les auteurs que vous lisez, qui ont de moins en moins la motivation de poster au vu du peu de retour qu'ils reçoivent. Sur ce, bonne lecture à tous !
Chapitre 10 : Meutes
Il n'ouvrit pas immédiatement les yeux, s'habituant lentement à son environnement, totalement différent de l'ambiance calme de sa chambre. Il ne se souvenait pas d'être rentrer à la maison pour dormir, ce qui voulait dire qu'il se trouvait encore chez Derek. Ce qui n'expliquait pas le doux brouhaha environnant. Des dizaines de voix résonnaient autour de lui, semblant venir d'un seul et même endroit. A l'occasion, un éclat plus fort que les autres calmait les voix, qui repartaient de plus belle part la suite.
Stiles ouvrit finalement les yeux, qui se fixèrent immédiatement en direction des voix. Il soupira de soulagement en voyant l'entièreté de la meute -excepté Parrish,- à laquelle s'ajoutait Jackson, Isaac, Ethan et, bien entendu - puisque c'était chez lui - Derek. Voir ses quatre loups solitaires, au passé douloureux, se mélanger avec tant d'insouciance à d'autres individus - qui leur étaient, pour la plupart, inconnus - faisait sourire l'adolescent. Surtout en voyant l'aisance d'Ethan parmi la meute qu'il avait tenté d'exterminer plusieurs mois plus tôt, et l'inconfort de Jackson, d'ordinaire si vaniteux qu'importait la situation.
Il prêta une discrète attention vers ce rassemblement plus qu'incongru.
- Et pourquoi donc on va accepterais dans la meute ? grognait Malia, toujours si prompte à chercher les poux chez ceux qui osaient la fixer trop longtemps dans les yeux. Elle allait pourtant enfin trouver quelqu'un à la hauteur de sa sauvagerie, en témoignait le grondement grave qui émanait de la poitrine du jeune Whitemore.
Isaac, le doux petit loup, intervint cependant, avant que cela ne vire en rixe sanglante.
- Tu sais très bien pourquoi Malia. Nous sommes des Omégas, quand bien même Derek soit en quelque sorte notre "chef", il n'est pas Alpha. Nous sommes vulnérables, continua Isaac, sous le regard noir de Derek.
Malia se renfrogna, visiblement mécontente de cette explication qu'elle ne pouvait réfuter, connaissant très bien la précarité de cette situation et l'inconfort de vivre avec cette condition.
- Somme toute, vous cherchez juste la protection que vous offrirait la meute, exposa Lydia, en coulant un regard vers son ex-petit-ami. Mais qui nous dit que vous ne vous retournerez pas votre veste une fois qu'on ne sera plus utile à vos yeux.
- On ne ferais certainement pas cela Lydia, s'écria Isaac, outré d'une telle accusation.
- Pas toi, certes, mais certains en seraient capables, ajouta la rousse, en regardant cette fois-ci Ethan avec insistance.
Celui-ci ne démentit pas ces propos, comprenant parfaitement la méfiance de la jeune fille à son égard, quand bien même il les ait aidé une fois libéré du joug de Deucalion. La rancune d'une Banshee était tenace. Stiles se sentait presque désolé pour le loup.
- Je vois que la langue de vipère ne mâche pas ses mots, railla l'ancien Kanima.
Sous l'insulte, Lydia se tourna vivement vers Jackson. Ses yeux fusillaient le jeune homme, et Stiles pouvait de là où il se situait la flamme rageuse qui brillait aux fonds de ses derniers.
- On ne t'a jamais appris à te taire au bon moment à ce que je vois, susurra-t-elle en appuyant sa hanche contre le comptoir laqué. Il semblerait qu'une bonne muselière soit adéquate pour les animaux récalcitrants tels que toi.
Kira glapit, comprenant parfaitement le sous-entendu sexuel que la jeune femme venait de partager à l'ensemble de son entourage. La Kitsune rougit jusqu'aux oreilles et ses yeux firent plusieurs allers-retours entre les deux jeunes qui continuaient de se fixer rageusement.
- Malgré cet échange des plus intéressants, avança Derek qui n'avait pas prononcé un mot jusque là, il me semble que c'est à l'Alpha que revient cette décision.
- J'apprécie connaitre l'avis de ma meute avant, sourit Scott. Je vois que les avis sont partagés, mais je pense qu'un vote à main levé devrait nous permettre d'être fixé. Ceux qui sont d'accord pour que Derek, Isaac, Ethan et Jackson fassent partis de notre meute, lèvent la main.
Sans surprise, Scott leva le bras, vite suivit de Kira et Lydia - qui n'accepterais pas de laisser des gens dans le besoin, quand bien même son enfoiré d'ex en faisait parti. Malia détourna le regard et croisa les bras sur sa poitrine en reniflant dédaigneusement. Liam hocha la tête, en accord avec son Alpha. Ce qui ne laissait que Malia et Hayden, qui imitait avec exactitude le comportement de la coyote.
Scott sourit une fois de plus.
- Stiles, qu'en penses-tu ? dit-il en levant la voix, sans même se tourner dans la direction de l'humain, qui sursauta violemment.
Tous les regards se tournèrent vers lui, Lydia ricanant doucement, fière de voir ces deux amis réconciliés. Stiles gratte distraitement la peau de son bras, gêné d'être le centre de l'attention. Il se dirigea lestement vers la petite réunion.
- Je suis évidemment pour.
Rien que pour le sourire éblouissant d'Isaac et le regard emplit de soulagement de Derek, Stiles acceptait volontiers de subir les regards courroucés de Malia et Hayden.
- C'est donc décidé, vous faites partis de la meute, déclara Scott d'un ton légèrement trop pompeux.
Isaac poussa un cri perçant, faisant grimacer Jackson qui regardait le loup avec exaspération.
ooOoo
Elle n'en avait jamais assez. Des gouttes vermeilles goutaient de ses longues griffes acérées, souillant le sol jonchés du blanc délicat de la neige. Elle n'appréciait guère les flocons qui lui tombaient au coin du museau, émoussant son odorat et l'empêchant de capter avec exactitude l'odeur de ses proies.
Mais la meute était organisée, et le groupe de bipèdes insouciants qui se baladaient tranquillement dans les bois n'avait rien pu faire pour se sauver. Bien vite, les grondements de satisfaction avaient résonné entre les arbres, remplaçant les brefs cris d'épouvante.
L'Alpha était satisfait. Ils progressaient vite, et se régalaient au passage, cherchant à assouvir une faim vieille de plusieurs millénaires. Ils ne savaient même comment vivre sans avoir les tripes tordues par la faim, la bave au coin des lèvres.
Sa tête se releva brusquement, et sans même jeter un regard à ses compagnons, la créature sut qu'ils s'étaient tous pressés à ses côtés dans un même mouvement. Unis, tel un banc de requins, prêts à décimer les maigres bipèdes de ce monde ridicule. Elle les trouvait insipide, tant au niveau du comportement - stupides et lents - qu'au niveau du goût. Mais elle ne s'en plaignait que partiellement, après des décennies de privation elle ne ferait pas la fine bouche.
Sa bouche sans lèvres s'ouvrit, dévoilant une rangée de dents sanguinolentes. Elle se tapit, et sentit son second faire de même, prêt à la couvrir. Elle entendait des pas légers foulés le sol humide jonché de flocons d'un blanc pur. L'odeur, caractéristique des bipèdes, parvenait à ses narines, mais elle différait de ce que la créature avait déjà pu sentir. Au-delà des relents de pollutions et de gras, elle pouvait percevoir une effluve plus musquée, plus sauvage, comme si ce bipède vivait à l'orée d'une forêt, entouré d'une meute de canidés.
Quoiqu'était ce bipède, la créature ne laisserait pas passé une occasion de satisfaire sa meute et d'assouvir sa dominance sur cette dernière, mais aussi sur ces terres. Elle se ramassa sur elle-même, et avança le nez au raz du sol, à la façon d'un chat. Cependant, ses longues pattes arrières ne lui permettait pas d'avoir l'échine à l'horizontale, si bien que son buste penchait vers l'avant, lui donnant une démarche effrayante et surnaturelle.
Imperceptible, elle avança, le bas du visage enfouit dans la neige. Seuls ses yeux vairons luisant pouvaient permettre à l'étrange bipède de remarquer sa présence avant de pousser son dernier soupir. Bien vite, son corps étant rodé pour la chasse, elle aperçut sa proie, qui flânait inconsciemment. Elle ricana, un son quasiment inaudible même pour elle. Pourtant... Elle vit, de ses grands yeux écarquillés par l'effort de concentration, le bipède s'arrêter subitement, les muscles tendus, et le regard braqué dans sa direction. Il ne pouvait pas l'avoir entendu. Son génome était un mélange subtile avec pour but la mort, et il était impossible à ses proies de l'entendre et de la voir avant qu'elle ne le souhaite.
Avec un certain effarement, elle vit l'étrange bipède relâcher son souffle, et reprendre sa marche, dans une nonchalance feinte. La créature savait que le bipède était sur ses gardes. Elle le suivit, dans toute son agilité, aussi discrètement que possible, n'ayant jamais autant fait attention à sa démarche. Les muscles roulant sous la peau (synonyme de blanc), les yeux à hauteur du sol, elle commença sa marche de mort.
Elle vit, après un long moment, une occasion de se satisfaire de la chair de l'énergumène : il avait baissé sa garde, aussi stupidement que l'on pouvait s'attendre de la part de cet être inférieur. Elle bandit les muscles, les épaules roulant à la manière d'un chat, et se précipita vivement vers le grand homme. Avec délectation, elle ouvrit la gueule et tendit ses crocs encore souillés de sang dans la direction de la carotide battante. Elle referma la gueule, impatiente de sentir le goût du sang chaud envahir ses papilles, mais ses mâchoires se refermèrent dans le vide, claquant désagréablement.
Inflexible, elle se campa sur ses appuies, et se retourna vivement pour faire face à cette étonnante proie. Le bipède la regardait de ses petits yeux, semblant la narguer. Elle grogna, froissée de cette provocation de la part d'un tel être. Il ne survivrait pas à un deuxième assaut, et encore moins à sa meute toute entière, qui se délecteraient de sa chair et ses os. Son hurlement, lugubre et funeste, résonna dans les bois sombres, et elle ne douta pas un instant que ses congénères fussent aux aguets. Son attention retourna au bipède, qui n'avait pas bougé d'un iota. Elle grogna une fois de plus, prête à lui bondir sur le torse, et fut plus que surprise lorsqu'elle reçut un grondement en retour.
Avec curiosité, elle vit les subtiles changements s'opérer sur le bipède. Son visage se modifia, prit un aspect plus sauvage et animal et de grands crocs empêchèrent sa bouche de se fermer complètement. Ses griffes s'allongèrent, étant désormais d'une longueur que la créature ne trouvait plus humiliante pour cette espèce sans défense. Elle se trouvait, sans aucun doute, sur un bipède plus évolué, mais elle ne savait pas pourquoi et comment. Son intelligence, pourtant fine après un sommeil de plusieurs millénaires, ne lui permettait pas de détecter de plus subtiles modifications corporels. Toute son attention était fixée dans les yeux du bipède. Auparavant sombres, bien que bien moindre à côté de ceux de son second - noir comme la nuit éternelle - ils étaient désormais d'un bleu glacial, luisant dans la nuit, tels deux billes de lumière.
L'Alpha sentait clairement le danger émanant de l'humain désormais, de part sa posture - légèrement fléchie - et son regard fixé sur elle. Il grogna dans sa direction, provocateur. La créature, de nature fière, se lança s'en attendre en avant, toutes griffes tendues en direction du poitrail du bipède animal. Ce dernier évita de justesse son assaut, et son rendit compte de la vitesse surprenante de la créature, sachant pertinemment qu'il n'avait évité la mort que par pure chance, maintenant et lors de son dernier assaut. Il donna une pichenette sur le long museau de son adversaire pour l'éloigner un peu plus de lui, les longs crocs menaçant d'un peu trop près la chair de sa cuisse.
La créature ne laissait aucun répit à sa proie. Elle voyait que le bipède ne faisait qu'éviter ses attaques, ne répliquant pas. Elle fatiguait vite et devait donc l'achever le plus vite possible et rapporter cette étonnante prise à sa meute.
Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas assez vite le bipède s'élancé sur elle et saisir sauvagement sa patte avant, la brisant sans effort en deux, le craquement de son os résonnent sinistrement dans le silence de la nuit. Elle poussa un hurlement de douleur, peu habituée à subir ce genre de blessure. Malgré sa supériorité sur elle, le bipède se recula vivement et braqua son regard derrière elle. A la soudaine tension supplémentaire, elle sut qu'elle ne mourrait pas cette nuit. La peur s'inscrit dans les yeux du stupide bipède coriace à la vue de la meute toute entière.
Cette dernière se pressa aux côtés de l'Alpha, alors que son second s'avançait un peu plus, se mettant au premier plan, dressé sur ses pattes arrières. Ainsi, sa posture courbée par la forme arquée de ses jambes paraissait toute droite sortie des contes les plus effrayants. Pour regarder le bipède dans les yeux, la créature dut baisser la tête, dépassant d'au moins trois têtes celle de son adversaire. Ses yeux brillant figeaient littéralement le bipède sur place, bien plus effrayé par le second que par l'Alpha, qui avait été trop sûr d'elle, trop pressée.
Telle une danse macabre, la créature retomba sur ses pattes supérieures, entamant sans attendre une ronde autour de sa proie, bien vite suivit par deux autres membres de la meute. Encerclé par trois créatures, le bipède ne tint pas longtemps face à la supériorité numérique de ses adversaires, à la grande satisfaction de l'Alpha, toujours affaissée au sol, l'os brisé. La disparition de cette étrange lueur bleuté luisante la soulagea.
Elle laissa retomber sa tête sur le parterre de neige sale, prête à se faire achever par son second, sa faiblesse apparente menaçant la cohésion de la meute, basée sur la force physique et la réflexion. Cependant, au lieu de sentir la morsure froide de la mort, sa tête fut repoussée en arrière, dans une parodie d'affection. Ouvrant les yeux sur ses pupilles étrécies par la douleur, elle vit l'acceptation dans ceux de sa meute, désirant restée sous son autorité.
Elle se releva tant bien que mal, aidée par son second. Elle avait une mission à accomplir, et l'apparition de bipèdes sortant de l'ordinaire ne l'empêcherait pas de réaliser sa destinée.
ooOoo
Derek, confortablement installé dans un fauteuil basique mais agréable, regardait Stiles s'entrainer au contrôle du vent. La sueur perlait au front de l'hyperactif, son regard étant fixé dans le vide.
Deaton avait donné quelques conseils à l'adolescent, directement sortis de ses livres poussiéreux dont avait horreur le loup. Mais il devait avouer qu'ils montraient une fois de plus leur utilité, puisque Stiles faisait des progrès remarquables, parvenant désormais faire des bourrasques corrects, et non plus de simples brises.
Le jeune homme, car Derek avait désormais du mal à le voir encore comme un adolescent, semblait cependant bien plus soucieux qu'auparavant, lorsqu'il ne maitrisait pas du tout son pouvoir. A croire que la prise de conscience de sa puissance croissante faisait en sorte de donner une certaine gravité à l'humain.
Derek se souciait de Stiles. Aussi improbable que cela paraissait, il surveillait le jeune inconscient, sous les yeux moqueurs de Jackson et Isaac, ainsi que Scott à l'occasion, qui voyait son Bêta chercher du regard son meilleur ami. Quel ironie.
Le loup savait que son regard était attiré tel un aimant en direction du brun, dès que ce dernier se trouvait dans la même pièce que lui, irrémédiablement. Il surveillait la moindre évolution de Stiles, ce dernier, trop pris dans son entrainement, ne se rendant compte de rien. Et Derek restait loin, dans l'ombre.
Il ne se souvenait que trop bien de l'instant où Isaac, déjà lassé de son manège, l'avait coincé alors qu'il sortait d'une douche revigorante, la serviette encore autour du cou.
- Tu comptes attendre quoi Derek ? l'avait-il sermonné, les sourcils froncés.
- De quoi parles-tu ? avait soupiré Derek.
Le jeune loup s'était adossé au mur de briques, toujours face à Derek, sans pour autant le lâcher du regard. Il avait alors renchérit :
- Si je te dis Stiles, tu commences à comprendre ? Je réitère donc ma question. Que comptes-tu faire ?
Voyant le Hale détourner le regard, la lumière s'était fait chez Isaac.
- Attend... tu vas sérieusement attendre qu'il soit majeur ? Derek !
- Que veut-tu que je fasse Isaac ? Que je lui sautes dessus tel un sauvage ? Que je lui fasse vivre ce que j'ai vécu ? Jamais.
Voir le grand brun baissé honteusement la tête avait serré le cœur du blond. Il posa une main sur l'épaule de l'homme, dans un geste de réconfort.
- Tu ne répéteras pas les mêmes erreurs Derek, et tu sais pourquoi ? Tu n'es pas Kate et tu ne le seras jamais. Car, contrairement à cette criminelle, tu es attiré par Stiles.
Il avait serré sa main, toujours posé sur l'épaule musclé de Derek. Celui-ci avait relevé la tête, la reconnaissance brillant dans ses yeux. Il n''aurait jamais les mots pour remercier le blond, si bien qu'il s'était contenté de le prendre dans ses bras, dans une étreinte où il avait tenté de transmettre tout l'amour et l'amitié qu'il ressentait pour Isaac.
En le relâchant, Derek se sentait bien plus libre qu'il ne l'avait été depuis des années.
Probablement un de mes chapitres préférés, seulement pour la longue chasse de la créature. C'est fou ce que j'aime écrire de ce style, dans les pensées d'une bête "sauvage". Est-ce assez angoissant ou prenant ?
C'est que le petit Derek se bougerait enfin son petit derrière, ma parole ! Comment réagira Stiles ? La suite dans le prochain épisode ! (J'en fais trop ? Ah mince.)
Review ?
