Hello les Oncers!

Après une pause de plusieurs semaines suite à des problèmes personnels qui ne me donnaient pas envie d'écrire quelque chose de joyeux, je vous annonce que j'ai repris l'écriture de cette fic! L'été est enfin là, les enfants ont fini l'école, les grandes vacances se préparent et certains de nos habitants ont suivi la finale de l'Euro. Promis, après ce chapitre, il n'y aura plus un seul mot sur ce sport.

Bonne lecture!


Chapitre 11 : un secret qui n'en est plus un, l'angoisse des résultats scolaires et une finale émotionnelle

- Et merde ! râla Emma en découvrant qu'elle n'avait plus de café.

Elle attrapa sa veste en cuir rouge et se rendit au Granny's, profitant de la fraîcheur que la nuit avait apportée. Il était à peine 7h et le café était déjà bien rempli de travailleurs mal réveillés. Certains se plaignaient de ne pas pouvoir lire le journal, squatté soit disant par des gens non-pressés. D'autres commentaient les matches de la veille et d'autres annonçaient avec fierté qu'ils allaient bientôt partir en vacances.

- Un petit noir bien corsé, commanda Emma à Ruby en s'appuyant sans aucune élégance au bar.

- Mal dormi ? demanda la grande brune avec un grand sourire mis en évidence par son rouge à lèvres rouge tomate.

- Ouais, j'ai entendu beugler après le match et ensuite quelqu'un a fait un boucan du diable dans les couloirs au milieu de la nuit.

- Bienvenue à Storybrooke.

- Je préférerai être dans le château de la Belle au Bois Dormant, soupira Emma.

- J'espère que ton café va te mettre de bonne humeur, dit Ruby en lui apportant sa tasse. Tu veux des pancakes ? Ou des œufs ?

- Non, rien. Merci.

A une table près de la fenêtre, Ariel murmurait quelque chose à voix basse à l'oreille d'Aurore, tout en regardant Emma, sans aucune discrétion.

- Non ? T'es sûre ? demanda Aurore, choquée par la révélation, en regardant Emma derrière son épaule.

- Retourne-toi ! Il ne faut pas qu'elle nous voie !

Entendant tout de même ces mots, Emma prit sa tasse et se dirigea vers leur table.

- Un problème les filles ?

- Eh… hésita Aurore. C'est vrai que tu as fait de la prison ?

Emma faillit s'étrangler. Comment savait-elle ? Elle avait bien fait attention de cacher cette ligne de son CV. D'ailleurs, même en faisant des recherches sur elle, cet épisode sombre de sa vie était scellé dans un dossier car elle était mineure au moment des faits.

- J'étais jeune, répondit simplement la blonde, passablement agacée.

- Tu as tué quelqu'un ? demanda Aurore, habitée d'une curiosité malsaine.

- Ou tu as braqué une banque ? tenta de deviner Ariel.

- Ne vous inquiétez pas. Je ne suis pas dangereuse.

C'est sur ces mots qu'elle quitta le café, se dirigeant d'un pas décidé vers la Forêt Enchantée.

- C'est elle ? demanda Robin, déjà armé de son râteau, à Granny qui acquiesça.

Au deuxième étage, Emma tambourina contre la porte 21 jusqu'à ce que cette dernière s'ouvre sur un Neal Cassidy encore tout endormi.

- Non mais ça va pas ? râla-t-il, les yeux encore collés. Il n'est même pas 8h.

- Tu ne pouvais pas la fermer ? accusa-t-elle les mains sur les hanches.

- Mais de quoi tu parles ?

- De mon passé ! lui hura-t-elle dessus. Tu es le seul au courant et maintenant toutes les ménagères ne parlent que de ça.

- Emma, je n'ai rien dit à personne, se justifia-t-il.

- Tu es un menteur et je vois que tu n'as pas changé.

- Je te jure sur la tombe de mes parents que je n'y suis pour rien !

- Mon dossier est scellé, rappela-t-elle. Comment est-ce que tout le monde est au courant que je suis allée en tôle ?

- On est dark, Swan, commenta soudainement Cruella qui sortit de son silence.

Et voilà ! Il me manquait plus que cette folle soit au courant ! Grande copine avec Regina, elle n'allait sans doute pas hésiter à raconter les « exploits » d'Emma. La femme à la coupe de cheveux improbable était discrètement sortie de l'appartement de James pour retourner dans le sien et n'avait pu s'empêcher que d'écouter la conversation du palier.

- Si Henry l'apprend, tu vas me le payer, menaça Emma en pointant son index vers le visage de Neal, presque réveillé.


C'était le dernier jour d'école. Mary Margaret avait une petite larme à l'œil en distribuant les carnets de notes à ses élèves. Elle ne les retrouverait qu'à la fin du mois d'août. A l'inverse, les petites têtes blondes étaient très heureuses de quitter ces murs pour une période de jeux, de détente et de voyage.

- Vive les vacances, plus de pénitence, les cahiers au feu, la maîtresse au milieu ! chanta Henry qui soudainement fronça les sourcils. Ça veut dire que mademoiselle Blanchard va finir sur le bûcher ?

- Ce n'est qu'une chanson idiote, répondit Violet. Bonne vacances Henry ! Mon père m'attend.

- Bonne vacances, répondit-il en voyant sa voisine courir jusqu'au break familial brun.

Grace pleurait et avançait à la vitesse d'un escargot, son carnet à la main. Henry la rattrapa et lui demanda ce qui la rendait si triste.

- Papa va être furieux, avoua-t-elle. Il a dit que je partirai en vacances si je réussissais mon année.

- Tu ne veux pas aller en vacances ? demanda naïvement Henry.

- Mais non idiot ! Je redouble ! lui cria-t-elle en fondant en larmes.

Elle s'assit sur un muret en pierre et se moucha bruyamment. Un peu plus loin Peter laissa éclater sa joie en ouvrant son carnet.

- Je redouble pour la quatrième fois ! hurla-t-il avant de sautiller.

- Eh merde… pour un point, dit Felix en voyant qu'il avait réussi son année.

Henry s'assit à côté de Grace et resta silencieux un instant.

- Tu sais, c'est pas si terrible de redoubler, dit-il dans l'espoir de la réconforter.

- Qu'est-ce que tu en sais ? Tu es toujours le premier de la classe.

- Tu auras de nouveaux copains.

- Je ne veux pas de nouveaux copains ! rétorqua-t-elle le visage trempé par ses larmes de crocodile.

- Tu seras dans ma classe, dit Baelfire qui s'assit à côté de Grace. J'ai aussi redoublé l'an dernier.

- Et tes parents t'ont puni ? demanda-t-elle en reniflant.

- Maman a voulu me priver de vacances, expliqua-t-il, mais quand Killian a avoué avoir redoublé trois fois, j'ai juste dû aller ranger ma chambre. Et papa m'a seulement fait réviser les maths pendant les vacances une heure par jour. Tu vois, ce n'est pas si terrible de redoubler.

Un timide sourire se dessina à nouveau sur le visage de la petite fille. Les trois habitants de Storybrooke marchèrent ensemble jusqu'à leurs immeubles.


Mr Gold frappa à la porte de d'Arthur, puis de Gaston. Autant l'un que l'autre furent surpris de sa visite.

- J'ai une mission à vous confier, annonça-t-il avec son petit sourire un brin moqueur.

- Vraiment ? s'étonnèrent-t-ils.

- Il fait beau aujourd'hui et j'aimerai mettre vos muscles à contribution pour le bien de la communauté. Ainsi, vous pourrez impressionner ces dames.

Les deux noirauds se regardèrent, étonnés. Il se demandait bien quel liquide frelaté le vieux du septième étage avait bien pu consommer. Une fois leur tâche expliquée, Gold se rendit à la cabine de gardien de Leroy qui bavait devant une photo de femme dénudée du dernier numéro de Playboy. Il sursauta et laissa tomber le magasin lorsqu'il réalisa qu'il était observé.

- Leroy, vous vous y connaissez en câblage électrique n'est-ce pas ? demanda Gold sans ôter ses lunettes à soleil.

- Eh… oui, répondit-il perplexe.

- J'ai une mission pour vous.

Depuis le balcon du sixième étage de Neverland, Regina se demandait bien ce que Gold manigançait.

- Ne t'inquiète pas chérie, lui dit Cora qui apportait un pot de sirop de menthe. Il fait tout ça pour se faire apprécier des habitants.

- Lui ? s'étonna la gérante. Quoi qu'il fasse, les gens vont continuer à le détester.

- Il n'est pas si méchant quand on le connait, avoua sa mère en remplissant les verres.

- Ah oui, j'ai oublié que vous vous accordez parfaitement.

- Il est très intéressant et très attentionné.

- Maman ! Tu ne vas pas me dire que tu en pinces pour lui ?

- C'est fini entre nous depuis longtemps, avoua Cora avec un pincement au coeur.

Regina se laissa tomber contre le dossier de la chaise. Non, ce n'était pas possible. Sa mère et Gold. Elle en eut la nausée.

- On s'aimait tellement, continua Cora. Ça aurait pu être magique…

- Je ne veux plus rien savoir et je suis bien contente que tu aies choisi papa.

- Je ne l'ai choisi que parce qu'il venait d'une famille riche.

Regina faillit recracher son sirop à la figure de sa mère.

- Quoi ? s'étonna-t-elle. Tu veux dire que tu ne l'as jamais aimé ?

- L'amour n'a rien à voir là-dedans, avoua Cora. Tout ce que je souhaitais, c'était de m'élever dans l'échelle sociale.


Au sous-sol de Neverland, un cri d'effroi retentit. C'était un hurlement comme on en entend lorsqu'une personne émotionnellement sensible apprend la mort d'un proche. Anton qui habitait au rez de chaussée se précipita dans la cage d'escalier et se rua dans la buanderie à bout de souffle pour porter secours à la demoiselle en détresse.

- Est-ce… est-ce que tout… va bien ? demanda-t-il avec grande difficulté à Tink qui était assise sur ses talons sur le sol froid, face à la machine à sécher.

- On m'a volé mon string, confia-t-elle la larme à l'œil.

- Tu dois en avoir d'autres.

- Tu ne comprends pas ? Le Portugal joue la finale ce soir et je comptais mettre ce string que j'ai acheté dans une boutique souvenir l'an dernier à Lisbonne.

- Peut-être qu'Ariel à un string grenat à te prêter, suggéra-t-il.

- Il faut que tu m'aides à le retrouver ! Sinon, il arrivera malheur à Ronaldo ! s'écria-t-elle en écarquillant les yeux comme une folle.

- Tu crois vraiment que son destin est lié à… ta culotte ? s'étonna-t-il.

- Absolument ! Anton, j'ai besoin de ton aide, supplia-t-elle.

- Okay, allons faire du porte à porte.

Le géant se dit que sa bonté allait le perdre.


Voyant qu'une dizaine habitants se trouvait dans le jardin de Storybrooke à fourmilier, Regina décida d'aller voir ce qui se passait. Elle trouva Granny en train de sermonner Robin car il n'était pas capable d'aligner des chaises face à un écran. Leroy essayait de comprendre comment fonctionnait le vieux rétroprojecteur de Gold. Arthur aidait Gaston à établir la connexion entre la box d'Anton et le projecteur. Ruby, Ariel et Mulan avaient préparé des amuses-bouches qu'elles installaient sur la grande table et Archie apportait des pots de sirops de différentes couleurs.

- Pas de bière ? demanda Arthur qui avait la langue sèche.

- Non, pas d'alcool, répondit Gold qui s'était autoproclamé organisateur de la soirée.

- Mais qu'est-ce qui se passe ? demanda Regina en s'approchant. Pourquoi ne suis-je pas au courant ?

- Très chère, nous avions prévu dans la dernière réunion du conseil avant l'Euro d'offrir aux résidents une projection de la finale, expliqua-t-il. Et c'est ce que je fais avec l'aide de Granny et d'autres volontaires.

- Vous avez pensé à ceux qui veulent dormir ?

- Je n'ai pas reçu de plainte, répondit-il en s'appuyant sur sa canne.

- Vous verrez dans deux heures ! promit-elle.

- Ils sont avertis, rappela-t-il. J'ai mis une notice dans chaque boite aux lettres.

- Alors pourquoi est-ce que je n'en ai pas reçu ?

- Parce que vous étiez déjà au courant et que j'ai pensé à l'environnement, justifia-t-il.

- Comme si je n'avais que ça à gérer !

- Allez donc jouer au bridge avec votre père et laissez les gens s'amuser un peu.

Elle préféra quitter les lieux avant de lui casser une chaise sur la tête. Comme la soirée s'annonçait agréable, elle proposa à son fils d'aller manger une pizza en ville avant d'aller faire un minigolf.


Peu avant 21h, les habitants s'installèrent sur les chaises face à l'écran géant. La plupart de ceux qui avaient décidé de porter les couleurs d'une équipe avait opté pour le pays organisateur.

- Je vous dis que mon petit Ronaldo va vous foutre la pâtée, lança Tink qui avait revêtu le maillot grenat et vert.

- Dans tes rêves ! lança Arthur qui était en train de peindre un drapeau tricolore sur la joue de Clarke.

Les paris allaient bon train. Malheureusement pour les habitants, Merlin le grand medium ne pointa pas le bout de son nez. Il se dit débordé par les appels téléphoniques de fans voulant connaître le résultat du match contre une poignée de dollars.

Hadès et Zelena avaient bataillé dur pour convaincre Milah de venir voir la finale avec eux dans le jardin. Depuis que l'Italie avait été sortie du tournoi, la noiraude était partie en dépression.

- Allez, ça va être sympa, dit Zelena.

- Tu vas pouvoir te foutre de la gueule des perdants, renchérit Hadès.

- On a pris des klaxons pour faire un max de bruit, continua la rouquine.

Finalement, elle laissa sa bouteille de rhum sur la table et les suivit, vêtue de son maillot transalpin.


Peu avant le coup d'envoi, on sonna à la porte d'Emma Swan. Cette dernière sortait de la douche et enfila un peignoir bleu marin. Elle se demandait bien qui avait besoin de sucre ou de farine. Elle tourna la clé et découvrit son voisin vêtu d'un jean bien moulant et d'une chemise noire où les trois boutons du haut étaient ouverts, laissant dépasser sa toison. Il affichait également un large sourire.

- Swan !

- Jones, répondit-elle. Est-ce que je peux t'aider ?

- Le destin m'a envoyé un signe.

Elle roula les yeux et s'attendit au pire plan drague de sa vie.

- J'allais me mater un super film quand tout à coup, mon téléviseur a rendu l'âme.

- Et tu veux le regarder chez moi, devina-t-elle.

- Tu es trop forte !

- C'est quoi ton film ?

- Le Cygne Noir, un des meilleurs films de pirates avec Anthony Quinn.

- Il a quel âge ton film ? Il est au moins en couleur ?

- Il date un peu mais oui, il est en couleur, expliqua-t-il. Je suis sûr que l'histoire va te plaire.

Ne pouvant résister à son sourire et ne voulant pas passer sa soirée seule à entendre les beuglements des autres, la blonde le laissa s'installer au salon pendant qu'elle alla enfiler un t-shirt et un jean.


Voyant que la diffusion du match avait commencé dans la joie et la bonne humeur, Mr Gold décida de rentrer chez lui. En chemin, il vit Belle arriver en trottinant. Elle espérait avoir une chaise pour pouvoir supporter son équipe favorite. N'ayant pas de maillot, elle avait revêtu un t-shirt bleu avec l'inscription « I love France ».

- Vous partez déjà ? demanda-t-elle.

- Je laisse ma place aux supporters. J'ai un livre particulièrement médiocre à terminer et de toute façon, je ne m'intéresse pas au sport.

- Venez vous amuser avec nous pour une fois, insista-t-elle. Je vous expliquerai les règles.

Après être retourné chez lui chercher Baelfire, ils s'installèrent au dernier rang. Devant, les supporters passaient par toutes les émotions : la joie, l'angoisse, la peur. Puis après 25 minutes de jeu, Tink se mit à hurler comme une hystérique. Son joueur favori était au sol blessé.

- C'est à cause de mon string ! Je savais qu'il allait lui arriver quelque chose. Anton, c'est de ta faute !

- Bien sûr, c'est moi qui est payé Payet… râla-t-il. La prochaine fois, tu laveras ta culotte porte-bonheur dans ton lavabo sur une planche à lessive.

Arthur éclata de rire en écoutant leur conversation.

A la Forêt Enchantée, Kristoff commençait sérieusement à en avoir marre. Il avait très envie d'aller voir le match avec ses copains mais Anna avait insisté pour venir avec lui. Seulement avec sa désorganisation habituelle, elle était en retard.

- Ecoute Anna, on a déjà loupé la moitié de la première mi-temps, dit-il à la porte de la salle de bains. Je vais te réserver une place, d'accord ?

- J'arrive dans 30 secondes.

- Tu as déjà dit ça il y a deux heures, rappela-t-il.

- Vas-y, murmura Elsa. Elle ne t'en voudra pas.

Anna fut prête alors que la deuxième mi-temps avait commencé depuis un moment déjà. Elle traversa la pelouse an tenant sa jupe d'une main et son assiette remplie de cookies de l'autre. Les joueurs français s'approchaient du but portugais. Les supporters tricolores se levèrent, rongeant leurs drapeaux et leurs ongles sous la tension. Leur équipe allait-elle enfin ouvrir le score ? Mais soudain, l'écran devint noir !

- Non ! cria Robin.

- Putain ! hurla James.

- C'est pas possible ! se plaignit Arthur.

- C'est qui l'imbécile qui a coupé le courant ? demanda Tink.

Tous les regards se tournèrent sur Anna qui ramassait ses cookies dans l'herbe.

- Ne mettez pas le match sur pause pour moi, lançait-elle naïvement.

Avant que les chaises ne volent, Leroy rebrancha le câble électrique qui s'était pris dans ses pieds et fit de son mieux pour que le match reprenne le plus vite possible.

- Dépêche-toi ! cria Zelena.

- J'ai le match sur mon portable ! dit Anton qui se fit écraser par l'audience qui voulait absolument savoir si les Français avaient marqués.

Mais à entendre les plus fervents supporters râler, les autres en déduisirent aisément qu'ils n'avaient rien raté. Les esprits s'apaisèrent quelques minutes plus tard quand l'image revint sur l'écran géant.

Cruella n'en pouvait plus. Afin de respecter les règles stupides de Gold, elle n'avait pas le droit de consommer la moindre goûte d'alcool avant la fin du match. Quand le commentateur annonça les prolongations, elle y vit un complot contre elle.

- Alors là, je ne pensais jamais que tu irais si loin ! cria-t-elle contre le propriétaire des lieux.

- Je ne vois pas de quoi tu parles.

- Tu as payé l'arbitre pour que le match s'éternise ! Ma bouteille de champagne se réchauffe ! J'ai besoin de sentir ses bulles dans ma bouche délicate.

- Sache, dearie, insista-t-il avec ironie, que je n'y suis pour rien si ces 22 crétins sont incapables de mettre une balle dans un trou.

- C'est pas une balle qui va finir dans ton trou s'ils vont jusqu'aux tirs aux buts ! menaça-t-elle.

Belle eut un petit fou rire lorsqu'elle s'en alla.

- Elle ne sait pas ce qu'elle dit, répondit-il. Elle est en manque.

Lorsque les Portugais marquèrent enfin un but, Tink sauta sur sa chaise qui bascula en arrière. Heureusement pour elle, James la rattrapa et elle l'embrassa. Folle de jalousie, Cruella lui asséna une claque en pleine figure.

- Mauvaise perdante ! lui dit Arthur qui lui bloqua le poignet.

- James est à moi !

Tink se remit sur ses pieds et sauta au cou d'Anton, puis de Graham qui les avait rejoints quelques minutes auparavant et même Granny !

Alors que la tension était à son maximum dans les dernières minutes, l'arrosage automatique se mit en marche et arrosa copieusement les spectateurs.

- Robin ! hurla Granny. Tu n'as pas décalé l'arrosage ?

- J'ai dû oublier car je…

- Vas l'arrêter immédiatement et arrête de causer, exigeant la concierge.

Le jardinier se précipita à la source alors que Zelena et Milah faisaient un concours de t-shirt mouillé pour la plus grande joie des hommes. Gaston avait presque les yeux qui lui sortaient des orbites et la langue qui se déroulait. Hadès était complètement sous le charme de sa vilaine sorcière comme il aimait l'appeler.

Au coup de sifflet final, les hurlements et les klaxons étouffèrent les cris et les pleurs des vaincus. Au deuxième étage de la Forêt Enchantée, Merida remplit un seau d'eau et alla sur son balcon. Elle déversa son contenu sur les supporters des Portugais qui faisaient des tours d'honneurs.

- Bravo ! Vous êtes champions ! cria-t-elle, les mains autour de sa bouche pour que sa voix porte. Maintenant, allez dormir !

Granny et Gold firent de leur mieux pour contenir le flot d'émotions et raisonner les personnes particulièrement atteintes par le résultat. Archie fut même appelé à la rescousse. D'autres en revanche, profitèrent des petits fours et friandises que les filles avaient préparés.

- Bon, dit Granny qui observait la scène aux côtés de Gold. Je crois que cette idée de soirée n'était pas si mauvaise.

- Parfois, il faut savoir lâcher du lest. Je vais trouver de l'aide pour ranger.

Il partit à la table des victuailles et demanda si les gens étaient d'accord de donner un coup de main pour tout ranger. A sa grande surprise, tout le monde participa sans râler ! En moins de vingt minutes, la pelouse était à nouveau vierge.