Titre: Stop, drop and roll!
Résumé: Bella Swan, une étudiante en littérature, rencontre Edward Masen, pompier, lors de l'incendie de son appartement. Il lui livrera son passé hanté et son combat contre ses démons. Bella pourra-t-elle le sauver de ses souvenirs ou continuera-t-il à la repousser? UA BxE
Auteur: Bronzehairedgirl620
Traductrice: Nouni
Rating: T
*
Chapitre XI : Sleeping Beauty
*
Edward
Ma nuit fut courte et sans rêve, et je me réveillai avec Bella dans mes bras. Je fis courir mes doigts dans ses cheveux, faisant attention à ne pas lui faire mal.
Le soleil n'était pas encore levé, mais la lune était clairement visible à travers la fenêtre. Les étoiles étaient à peine perceptibles à cause du ciel illuminé de Portland, mais ça n'avait pas d'importance. Bella était la seule étoile dont j'avais besoin.
Je m'étais réveillé à cause d'un mal de tête affreux, mais je ne voulais pas bouger. Bella roula sur son ventre, marmonnant légèrement.
« Non ! Alice, non… », l'entendis-je grogner. Je ris doucement, et embrassai tendrement son front. « Edward ! Ne la laisse pas m'emmener. »
« Ne t'inquiète pas, mon amour », murmurai-je en la pressant de se clamer. Elle marmonna un merci, attrapa mon tee-shirt dans ses poings et me ramena vers elle.
« Emmett ! Pose le poisson rouge par terre », grommela-t-elle en me secouant. Je souris, et enfouis mon visage dans son cou pour me calmer. « Non… non… »
Je ris, déposai un baiser dans le creux derrière son oreille. « Bella », murmurai-je. « J'aimerais pouvoir te dire ce que je ressens. »
« Edward », gémit-elle en entrelaçant ses jambes avec les miennes. Je le pris comme un signe de continuer.
« Je crois que je t'aime. Mais tu comptes trop pour moi pour que je te le dise. » Même pour moi, mes paroles me semblaient stupides et incohérentes. « J'aimerais que tu m'entendes. »
« Hmmm », chantonna-t-elle en souriant. Je ne pus m'empêcher de lui rendre son sourire, et fermai les yeux pour me rendormir. Ma tête me lançait toujours, mais c'était plus supportable que tout à l'heure.
Nous restâmes allongés, moi écoutant la respiration calme de Bella et les commentaires qu'elle laissait échapper. Certains n'avaient aucun sens, d'autres me brisèrent le cœur, comme ceux à propos de Forks et sa mère, et certains étaient presque hystériques. Mais ce ne fut pas avant que la lune ait disparu du ciel et que le soleil ait commencé à se lever, les nuages formant une magnifique mer de rose, de bleu, de violet d'orange, quand elle marmonna quelque chose qui expulsa mon cœur hors de ma poitrine, littéralement. La lumière filtrant des volets créait un éclat lumineux, éclairant la pièce, embellissant encore ses traits fins. Sa bouche s'ouvrit légèrement, signalant qu'elle était sur le point de dire quelque chose, mais, même si j'avais eu des millions d'années pour me préparer, je n'aurais pas espéré entendre ça.
« Edward », murmura-t-elle très bas en relevant le menton. « Edward ? », appela-t-elle un peu plus fort, son ton devint paniqué.
« Je suis là », dis-je, apaisant, me demandant pourquoi elle pensait que je partirais.
« Je t'aime. »
Bien que ses mots étaient clairs comme le cristal, elle les dit si doucement que je n'étais pas sûr de les avoir entendu correctement. Je m'approchai d'elle, les yeux écarquillés alors que j'appuyai ma tête juste au-dessus de son cœur. Je fus d'abord inquiet qu'elle ne répète pas, mais le destin était de mon côté, pour une fois.
« Je t'aime. » Les mots étaient plus forts. Je pus sentir des larmes se former dans mes yeux quand elle le répéta une dernière fois, avant de soupirer et de se coller à moi.
'Elle ne sait pas ce qu'elle dit'', essayai-je de me convaincre. 'Elle est inconsciente. Elle ne le pense pas.'
Mais en même temps, je savais qu'elle le pensait vraiment. On dit que les choses dites dans le sommeil sont les plus sincères. Je souris largement à cette pensée. 'Ma Bella', pensai-je, j'avais l'impression de voler. 'Elle m'aime.'
A ce moment-là, je me fis une promesse. Je me jurai que je dirai à Bella exactement ce que je ressentais pour elle. Je ne savais pas quand, ou comment, mais je savais que c'était la prochaine étape. Au lieu d'avoir peur, ou de la rejeter comme je l'avais fait les semaines précédentes quand cette pensée m'était venue à l'esprit, je me sentais maintenant invincible. Il était incroyable comment ces trois mots pouvait me donner le courage de livrer mon âme, mais il y avait quelque chose en plus. Bella avait entrepris tellement de premiers pas dans notre relation, usant d'une patience incroyable, m'attendant. Je ne pouvais pas la laisser faire ça ; si ma mère avait raison, nous étions faits l'un pour l'autre. Je devais me relever et lui prouver que c'était moi son âme sœur.
Je me triturai l'esprit, à la recherche de la manière parfaite de lui dire, mais mes pensées étaient embrumées par l'adoration et l'amour que je ressentais pour cette femme. Elle avait découvert en moi des choses que je me pensais pas capable d'avoir, elle avait révélé des émotions que je pensais ne jamais pouvoir exprimer. Elle était un cadeau du ciel, un ange dans tous les sens du mot.
Saturé de pensées complètement improbables de moi et Bella dans le futur, je me rendormis, et les trois mots étaient gravés dans ma mémoire.
Le vibreur irritant du téléphone de Bella me réveilla, mais je ne pris pas la peine d'ouvrir les yeux. Je l'entendis se lever, attraper le portable et répondre. J'étouffai la majeure partie de la conversation, fermant les yeux et tentant de chasser le sommeil.
« D'accord, Papa. Je le ferai. Je t'aime. », l'entendis-je dire. Elle parlait à son père. Il dut répondre, et elle referma le téléphone, le reposa sur la table et bailla.
Ces trois mêmes mots hurlaient dans ma tête, rejouant mon souvenir encore et encore. Je m'assis rapidement, comme si j'avais été brulé, et écarquillai les yeux dramatiquement. Bella savait-elle qu'elle avait dit ça ? Se rappelait-elle ? Devais-je lui dire?
Bella se tourna vers moi, ses sourcils se froncèrent alors qu'elle remarquait mon expression ébahie. Je savais que je semblais choqué et confus, mais je ne savais pas quoi faire maintenant. Je ne voulais pas lui hurler ce qu'elle avait dit alors que nous venions juste de nous réveiller, surtout si elle ne le pensait pas.
« Quoi ? », demanda-t-elle, stupéfaite. « Edward, que se passe-t-il ? », répéta-t-elle quand je ne lui répondis pas.
« Rien », dis-je, priant pour sembler plus nonchalant que je le pensais.
« Vraiment ? », demanda-t-elle, sceptique. Je m'approchai d'elle, la pris dans mes bras et l'embrassai doucement.
« Vraiment. »
Je savais qu'elle ne me croyait pas, mais elle ne me poussa pas. C'était une des choses qui me touchait et m'emmerdait au plus haut point en même temps. D'un côté, je ne voulais pas être bousculé. Bella comprenait ça ; c'était un de mes traits de caractère. Je n'étais jamais sûr de ne pas me briser et de ne pas retourner ensuite dans la coquille solide que j'avais bâtie, mais d'un autre côté, je voulais me sortir de là, et voir jusqu'où je pourrais aller. Mais seule Bella pouvait m'aider.
« Tu dois travailler? », demanda-t-elle. Je me triturai le cerveau, me rappelant à peine quel jour nous étions, ces trois mots se répétaient en moi comme un mantra.
« Je ne crois pas », dis-je, encore confus. Elle rit, ce qui emmêla encore plus mes neurones. Après avoir jeté un œil au calendrier accroché au mur, j'hochai la tête. « Oui. Et bientôt. » Je commençai à sortir du lit, mais pensai à quelque chose d'autre. « Tu as cours », fis-je remarquer, mon ton se faisant plus sévère.
« Donc ? », elle avait les mains derrière la tête, à l'aise.
« Je suis désolé d'être resté cette nuit. J'aurais dû me souvenir que tu avais cours », m'excusai-je. Elle rejeta mon excuse, et s'agenouilla devant moi.
« S'il te plaît, ne t'inquiète pas pour ça. Je ne voulais pas que tu conduises, et j'aime ces arrangements en plus » Elle me fit un clin d'œil, mais la rougeur qui s'étalait sur ses joues trahit son expression dégagée.
« Si tu es sûre », répétai-je dans ce qui semblait être la huitième fois en 24 heures. Je me penchai, et l'entraînai dans un baiser époustouflant.
*~*
Bella
Je m'étais promis il y a des mois que je ne forcerai jamais Edward à me dire quelque chose s'il ne le voulait pas. 'Il ne faut jamais exercer de pression sur les autres', comme l'avait dit mes professeurs de primaire. Mais il y avait des moments où j'avais envie de le regarder et de pouvoir être capable de le lire comme un livre ; savoir ce qui se passant, juste pour que je sache quoi dire. Je me sentais inutile.
Mais alors qu'il se tenait devant moi, prêt à aller à la caserne, je repoussai ces pensées au fond de ma tête, essayant de me concentrer sur les cours. Bien sûr, c'était impossible avec un pompier à moitié nué devant moi, mais je faisais de mon mieux.
Préparer mon sac, enfiler un t-shirt et un jeans et rassembler mes cheveux en une queue de cheval après avoir constaté qu'il était impossible de faire autre chose me prit bien peu de temps. Je me sentis mal de n'avoir rien préparé pour le petit-déjeuner, mais il sembla satisfait de voler une barre de céréales dans le placard.
Il balança mon sac sur son épaule, sortit les clefs de sa tête, et tourna sa tête vers la Volvo, qui était garée en face de l'immeuble.
« Voudrais-tu que je te conduise ? » Je savais qu'il ne me laisserait pas marcher, donc je n'eus d'autre choix que de monter dans la voiture, attendant qu'il trouve une station qui nous convienne avant de rouler vers PSU.
« Seras-tu là à la sortie ? », demandai-je avec espoir, en mordant ma lèvre. Mon cœur tomba dans ma poitrine quand il secoua la tête, mais il semblait malheureux.
« Je suis désolé. Je travaille ce soir. »
Le cœur brisé, j'acquiesçai, fis volte-face et ouvris la porte pour sortir. Bien sûr qu'il devait travailler, j'avais oublié.
« Mon amour ? »
Je me retournai automatiquement, les joues rouges à cause de ma question. « Oui ? »
« Tu vas me manquer. »
Et je savais que ce serait le cas. Il y avait quelque chose dans l'intonation d'Edward, dans cette voix de velours calme qui pouvait vous faire croire en n'importe quoi.
« Toi aussi, tu vas me manquer », marmonnai-je pathétiquement, semblant beaucoup moins sincère que lui. Edward rit, se pencha vers moi et referma la portière passager. Je fronçai les sourcils, me demandant ce qu'il était en train de faire.
« Je ne vais pas te laisser t'éloigner de moi sans m'avoir dit au revoir », dit-elle, d'une voix faussement sévère. Je reniflai, et me retournai obligeamment vers lui et dans ses bras. J'inspirai profondément, et son odeur effaça tous mes soucis. « C'est mieux », l'entendis-je murmurer. Il m'embrassa sur le front et plongea son regard dans le mien. « Tu me promets que tu me diras si tu as le moindre problème ? »
Toujours un peu éblouie, j'hochai la tête, me demandant ce qui pourrait ne pas aller. « Bien sûr. »
Il m'embrassa, doucement mais avec passion, et sourit. « Au revoir, mon amour. »
J'ouvris la porte une seconde fois, et attendit que la voiture soit hors de vue pour me diriger vers le bâtiment. J'entrai, et l'air chaud me réchauffa instantanément. Alors que j'essayais de reprendre mon souffle après le baiser fervent d'Edward, j'ouvris la porte de la salle de cours, et cherchai du regard une place.
Ma bonne humeur s'évanouit instantanément quand je vis que Tanya se tenait immobile près du bureau, le regard glacial. J'hochai la tête rapidement, essayant de mon mieux de me montrer polie, mais elle ne fit que me jeter un regard plus noir. Je résistai à l'envie d'hurler et m'asseyais sur une chaise libre du premier rang. Je ne la laisserais pas gagner. Edward avait raison –elle ne pourrait pas ternir ma passion pour la littérature. Il ne voulait toujours pas me divulguer qui elle était, mais j'avais mes propres soupçons.
« Hé ! », dit Angela en faisant passer la bandoulière de son sac par-dessus son épaule, avant de s'assoir à côté de moi. « Comment tu vas ? », demanda-t-elle, inquiète.
« Bien », répondis-je, légèrement confuse.
« C'est juste que… je ne t'ai pas vu depuis… » Elle s'interrompit, tripotant une bague glissée à sa main gauche. J'oubliai immédiatement sa phrase étrange, attrapai sa main qui reposait sur sa cuisse et la regardai de plus près avec de grands yeux.
« Angela ! », dis-je, un peu trop fort. Elle rit, et essaya de retirer sa main de ma prise.
« Je sais », murmura-t-elle en effleurant le diamant. « N'est-elle pas magnifique ? »
« Si », approuvai-je, un sourire extatique sur le visage. « Quand est-ce arrivé ? »
« Il y a quelques semaines. C'était soudain. »
Je secouai la tête. Toux ceux qui connaissaient Angela et Ben étaient douloureusement conscients qu'il la demanderait en mariage, tôt ou tard. Je l'enlaçai avec force, mordis ma lèvre en tentant de repousser la douleur qui surgit dans ma poitrine.
« Je suis tellement heureuse pour toi ! », dis-je avec honnêteté. Elle hocha la tête, et je ne réalisai que maintenant qu'elle semblait plus heureuse que je ne l'avais jamais vu.
« Excusez-moi », cracha une voix dure près de moi. Je tournai brusquement la tête vers la droite, et tombai sur Tanya, qui se tenait devant moi. Angela échappa à son regard fou, mais je croisai les bras sur ma poitrine, en priant pour ne pas commencer à trembler.
« Oui ? », répliquai-je, la mâchoire serrée.
« Vous dérangez la classe. Si vous voulez restez dans ce cours, je vous conseille de vous taire. »
Je toussai, mais après tout, je ne savais pas si elle avait vraiment le pouvoir de ma virer. Je décidai de prendre le chemin le plus sur, et me retournai vers le bureau. « Désolée », m'excusai-je vaguement, prête à lui cracher ses quatre vérités.
Après s'être assurée que je ne me lèverai pas et ne causerai pas d'émeute, Tanya revint se placer près de la porte alors que Monsieur Stewart éclaircissant sa gorge, faisant immédiatement taire toute la classe. Il commença à babiller à propos d'une dissertation qui était pour la semaine prochaine, et je m'efforçai d'y prêter attention malgré l'assistante irritée qui se tenait non loin.
Le cours fut une torture, l'horloge accrochée au mur égrenait chaque seconde avec une lenteur qui relevait de la torture. Je l'observai alors que l'aiguille dépassait une nouvelle fois le douze, marquant une autre minute. Plus que deux et je serai hors de sa vue. Je savais qu'Angela remarquait aussi son regard glacial, ce qui contribuait au fait que tout ceci n'était pas seulement mon imagination.
« Lui as-tu déjà parlé ? », me demanda-t-elle après qu'on nous ait congédiées. Je secouai la tête, plus las qu'en colère maintenant.
« Pas une seule fois, à part un peu avant le cours. »
Elle pinça les lèvres. « Etrange. »
Je souris à l'inquiétude sincère d'Angela, puis ris quand elle courut se jeter dans les bras de Ben, qui était adossé contre la porte.
« Bella ! », dit-il, en faisant passer Angela d'un côté pour pouvoir me tendre un bras en guise d'invitation. Je l'acceptai, l'enlaçai en souriant. « Comment vas-tu ? »
Je grimaçai, et jetai un regard noir à Angie. « Parfaitement bien. »
« J'ai entendu parler de… l'accident », dit-il, la voix un peu plus basse alors qu'il regardait au-dessus de mon épaule. Quand il se redressa, la mâchoire serrée, je me retournai pour voir ce qui n'allait pas.
Tanya était appuyée contre le bureau, un sourire séducteur sur les lèvres. Je fis de mon mieux pour ne pas exploser, plissai le nez et posai ma main sur son bras.
« Allons dehors. »
« Désolé », dit-il une fois que nous fûmes sortis. « Je n'ai pas aimé la façon dont elle te regardait. » Je comprenais sa réaction, mais j'avais l'impression qu'il y avait plus que ça.
Angela rit. « C'est un soulagement. »
Je les regardai un moment plaisanter avant de me rappeler brusquement de la bague. « J'ai cru entendre que tu l'avais enfin demandé en mariage, Ben. » Je souris.
« Il était temps », plaisanta Angela. Elle était toujours plus joyeuse et ouverte près de Ben. « Je commençais à perdre espoir. »
« J'en rêvais depuis le jour où je t'ai rencontré », dit-il, presque trop bas pour que j'entende. Ses yeux s'illuminèrent alors qu'elle appuyait sa tête sur son épaule.
« Et toi, Bella ? Tu as trouvé quelqu'un ? »
Ben avait essayé de me caser avec nombre de ses amis, mais je n'avais jamais été intéressée. Ils étaient tous pareil –des mecs bourrés cherchant une aventure d'un soir. Si c'était ce que m'offrirait une relation à la fac, alors j'avais préféré ne pas y prendre part.
« Peut-être. »
Leurs sourcils se soulevèrent, comme s'ils y avaient déjà prévu le speech 'Bells, le bon est quelque part. Tu dois juste l'attendre' que je recevais à chaque fois.
« Vraiment ? », demanda Angela, comme s'il se cachait dans les arbustes. Je me mordis la lèvre pour m'empêcher de rire.
« Oui. » Je rougis furieusement, et frappai du pied un caillou.
« Où est-il ? »
Je ricanai. « Au travail. Il est pompier à la caserne de Portland. ». Je me sentais fière, parlant d'Edward comme mien.
« Comment s'appelle-t-il ? », demanda Ben, son ton se situait entre l'interrogation et la suspicion, comme s'il savait quelque chose et moi non.
« Edward », répondis-je, aussi confuse.
« Merde », l'entendis-je murmurer, ce qui me surprit. Ben jurait rarement, du peu que je le connaissais. « Edward Masen », termina-t-il pour moi, une expression interloquée sur le visage.
« Comment savais-tu… » Je m'interrompis, surprise. Edward prétendait qu'il n'avait que quelques amis proches. Ou du moins, c'est ce qu'il disait.
« Edward et moi étions dans la même promo à PSU », expliqua-t-il. « J'ai toujours pensé qu'il était psychorigide… jamais de petite amie. Ouais, à part Tanya. »
Je m'étouffai avec ma propre salive. « Tanya ? Comme dans… »
« L'assistante ? Ouais. Elle-même."
Tout commençait lentement à se mettre en place. "Donc… Tanya est… était… », balbutiai-je, perdue.
« L'ex d'Edward », compléta-t-il pour moi, amusé par mes divagations. « Ils sont sortis ensemble quelques mois. »
Je pinçai l'arrête de mon nez, inspirant l'air frais de Septembre qui brûla mes poumons. « Vraiment ? », couinai-je. Je savais que je le faisais répéter, mais je m'en fichais. Si je répétai ce qu'il disait, ça pourrait s'inscrire dans mon cerveau.
« Oui, Bella. Edward et Tanya sont sortis ensemble quelques mois », dit-il, exaspéré. Je grognai, et je revis son regard noir et glacial.
« Tout prend son sens. » Je jubilai de pouvoir enfin faire une phrase complète.
« J'avais déjà essayé de les mettre ensemble quelques années auparavant, mais Edward ne voulait pas », dit Ben, en enlaçant Angela. « Bien qu'elle soit plutôt… pas mal. »
« Edward t'a-t-il dit ce qui était arrivé ? » J'étais reconnaissante du fait qu'ils se soient séparés, mais j'essayai de me recomposer pour recevoir le choc que ses informations pourraient générer.
« Pas vraiment. Un jour, il m'a dit qu'il devait tout arrêter –ça ne marchait pas, et il ne pouvait pas s'investir dans une relation à ce moment-là. »
Je me demandai quand cela s'était passé, mais je n'avais pas le temps de poser plus de question. Je voyais qu'ils mouraient d'envie de s'en aller. « Je vous laisse », dis-je, en souriant quand je vis qu'Angela trépignait.
« Désolée », dit-elle quand le bruit de son pied frappant le sol s'arrêta. « Nous devons rejoindre mes parents pour déjeuner. »
J'haussai un sourcil. « Ils savent ? »
Ils hochèrent tous deux la tête. « Nous leur avons dit la semaine dernière. Papa était… »
J'hochai la tête. Son père était le Pasteur de Forks, et bien qu'il appréciait Ben, je comprenais que tout ça devait créer un peu de tension.
« Je t'appelle plus tard ? », ajouta-t-elle avec espoir alors que Ben prenait sa main dans la sienne. J'acquiesçai, et les regardai s'en aller. Après un dernier regard, ils tournèrent au coin de la rue, me laissant seule, frigorifiée.
Je parcourus à pied la courte distance jusqu'à l'appartement, complètement gelée. Je frottai mes mains l'une contre l'autre et laissai tomber mes affaires sur la table.
« Bella ! Est-ce bien ma petite pomme de terre qui vient de rentrer ? », hurla Alice en passant sa tête par la porte de la chambre, tenant son appareil photo et une pellicule.
« Que fais-tu ? », demandai-je en regardant le film, tentant de faire différentes suppositions.
« Je prends des photos », répondit-elle en appuyant sur le déclencheur. Le flash m'aveugla.
« Alice », gémis-je. « Pour quoi ? » Je me frottai les yeux, essayant d'effacer les tâches blanches gravées sur ma rétine.
« Esmée veut des photos. Et comme ils ne peuvent pas venir nous voir, Carlisle a beaucoup de travail à l'hôpital et Esmée est plongée dans un projet, je leur ai promis que je prendrais des photos. »
Je souris à la pensée de l'hôpital de Forks débordé de cas urgents. Je suis presque sûre que j'avais brisé tous les records de présence lors de mes deux années là-bas.
« Salut Bella. » La voix calme de Jasper provenait de la cuisine, et il apparut dans le salon, une bouteille d'eau à la main. « Comment étaient les cours ? »
Je lançai à Alice un regard entendu. « Bien. Comment vas-tu ? »
« Très bien. »
Le silence s'installa dans la pièce, et Alice devint rouge. « Bella, puis-je te parler une seconde ? »
« Humm », marmonnai-je, lui indiquant de venir avec moi dans ma chambre. Elle ferma la porte, et gloussa aussi doucement qu'elle le put.
« Il est parfait », murmura-t-elle tout sauf discrètement, souriant d'une oreille à l'autre. « Absolument parfait. Quand je lui ai dit que je ne pouvais pas sortir parce que maman voulait des photos, il m'a dit qu'il pouvait me rejoindre pour m'aider. Il a même amené le déjeuner… oh, Bella… », soupira-t-elle, en laissant tomber sa tête contre la porte. Je retins un rire, et l'enlaçai.
« Je suis contente pour toi », dis-je pour la millième fois depuis le début de leur relation. « Il est parfait pour toi. »
« Je sais ! »
« Alice ? », appela Jasper en frappant doucement à la porte. « Je peux manger le poulet froid que j'ai trouvé dans le frigo ? »
Elle s'éventa avec sa main d'un geste dramatique. « Bien sûr. »
Il grogna en guise de remerciement, laissant avec moi une Alice jubilante. « Allez », dis-je, en la poussant vers lui. « Je serai là, pleurant sur ma vie amoureuse déprimante. »
Elle mit ses mains sur ses hanches, et gronda. « Isabella Swan, Edward est un des meilleurs hommes, que je connaisse, juste derrière Jasper, et il est absolument parfait pour toi. Laisse-lui le temps. Tu ne peux pas t'attendre à ce qu'il soit heureux tous les jours. Il a mis des années à construire ces murs –tout finira par aller. Nous voyons tous à quel point il t'aime. »
Encore le mot amour. « Non », insistai-je, et j'espérai que c'était la dernière fois. Elle rit, froidement, et fit claquer sa langue.
« Pense ce que tu veux. Attends de voir. »
Son téléphone sonna, et la vibration la fit sursauter. Elle le sortit de sa poche arrière, jeta un œil à l'écran avant qu'une expression paniquée ne s'installe sur son visage. « Je reviens vite », dit-elle rapidement, sortant rapidement de la pièce pour se réfugier dans le couloir, en dehors de l'appartement.
« Où va-t-elle ? », demanda Jasper, qui mordait dans une aile de poulet. J'haussai les épaules, m'assis en face de lui et laissai tomber ma tête dans mes mains. « Qu'est-ce qui ne va pas ? », demanda-t-il.
« Rien », grommelai-je, alors que mes épaules s'affaissaient légèrement.
« Allez », me pressa-t-il, se penchant jusqu'à être à ma hauteur. « Je suis plutôt bon à conseiller les gens. »
Je ricanai, et haussai les épaules. « Je me demande juste pourquoi Alice est si secrète. Ce n'est pas le premier appel qu'elle reçoit et qu'elle s'échappe. »
« Peut-être est-ce un secret », plaisanta-t-il, en me donnant un coude de coude.
« Merde, Sherlock », grondai-je. « Nous ne nous sommes jamais rien cachées depuis que nous nous connaissons. Pas même quand… »
« Je préfère ne pas savoir », dit-il en tendant sa main pour me faire taire. « Ce sont ses affaires. »
« Tu es une bien meilleure personne que moi », observai-je en souriant.
« J'essaie. »
Nous restâmes assis en silence alors qu'il attrapait une autre aile de poulet avant de ranger la carcasse dans le frigo, ramenée par Emmett lors de ses dernières courses.
« Désolée », dit Alice quand elle vint nous rejoindre pour s'assoir sur les genoux de Jasper. « Appel urgent. »
Je reniflai, et pris une gorgée d'eau. « Mouais. »
« Bella ! Ne t'énerve pas », dit-elle, commençant à bouder. "Tu sais que je ne supporte pas quand tu es en colère contre moi »
« Alice », répliquai-je avec le même ton suppliant. « Pourquoi me caches-tu des choses alors ? »
« Il n'y a pas qu'à toi ! », prétendit-elle, les yeux écarquillés. J'haussai un sourcil. « .. Le facteur ne sait pas non plus. »
« Déclenchez l'alarme ! », hurlai-je en levant mes mains au-dessus de ma tête. « Moi et le facteur devrions nous mettre ensemble. Nous sommes apparemment les seuls à ne pas être au courant. »
« C'est pour ton propre bien. Je pense que tu me tuerais si je te disais. »
« Tu l'a dit à Emmett », remarquai-je. « Il ne sait pas garder un secret. »
« Bella. Je ne te le dirai pas. Tu le découvriras bien assez tôt. »
Après qu'ils soient partis développer les photos chez Jasper, je me retrouvais seule dans l'appartement. Sachant qu'Edward ne serait pas là avant demain après-midi, je me traînai jusqu'à ma chambre, je m'ennuyais déjà et on était qu'au milieu de la journée.
Après avoir passé le temps à écrire différentes amorces pour ma dissertation, toutes affreuses, et à finir la lessive, j'eus une idée brillante. Je composai rapidement le numéro d'Emmett, reçus toutes les informations nécessaires et préparai ce dont j'avais besoin, les plaçai dans un sac avant de sortir en courant de l'appartement. J'entendis le téléphone sonner, mais je l'ignorais, trop excitée à l'idée de voir Edward.
Je poussai la porte de la caserne, heureuse de voir que les deux camions étaient garés dans le garage. Emmett me reçut à l'intérieur, les doigts pointés vers le sac.
« Non », dis-je en lui tapant sur la main. « Emmett, je vais les faire tomber si tu continues. »
Il ricana, et passa une main sur son estomac. « S'il te plaît, Bells ? Pour nous, dont les fiancées ne nous aiment pas assez pour nous apporter à manger. »
Je ris. « Impossible. Désolée. »
Il grogna, mais ouvrit la porte pour moi et me guida dans les escaliers. Je plissai le nez quand je sentis l'odeur de pizza, essayant de me préparer à ce que j'allais voir.
Il devait y avoir eu un ménage de printemps la fois où Rose et moi étions venues il y a quelques mois pour leur apporter des provisions ; maintenant, on avait l'impression qu'une tornade était passée par ici. Des cartes de jeux étaient éparpillées par terre. Une pizza entamée gisait sur la table, et les pompiers au repos étaient étalés sur le canapé, regardant un match de football.
« Ouais ! », hurla Emmett, immédiatement plongé dans le jeu. « University of Texas, Baby ! Touchdown ! »
« Quoi ? Merde, non ! », rétorqua Mike, secouant la tête alors que les joueurs vêtus d'orange et de blanc hurlaient de joie dans le stade. « Ils ont mené tout le match. »
« T'es défoncé ou quoi ? », demanda Emmett, qui semblait sincèrement inquiet. « Pas dans cet univers. Les Longhorn* sont les meilleurs. »
« Peu importe. » Mike leva les yeux au ciel. Je réprimai un rire à cette réplique de primaire, mais essayai de ne pas montrer mon amusement. « C'est pas vrai. »
« Qui vient juste de gagner le match ? », demanda Emmett, en indiquant du doigt l'écran, façon Vanna White.* « C'est bien ce que je pensais. »
Je secouai la tête, et lui frottai le dos. « Laisse tomber, Em. Laisse le pauvre garçon tranquille. »
« Pourquoi t'es là, au fait ? », demanda-t-il, apparemment toujours en colère d'être privé de nourriture.
« Je voulais faire une surprise à Edward, pour le 'dîner' », répondis-je. « A moins que vous n'ayez déjà mangé… », dis-je en regardant la pizza abandonnée.
« Non, il n'en a pas voulu. » Emmett secoua la tête, incrédule. « Ca en fait plus pour nous. Il est dans le bureau. »
Je suivis ses indications jusqu'à tomber sur une porte fermée, mais une petite fenêtre sur le mur était ouverte. Je jetai un œil, et mon cœur accéléra dangereusement quand je vis Edward penchée sur un petit bureau, une main dans ses cheveux, les emmêlant encore plus que d'habitude, et l'autre agrippant un stylo si fort que je craignais qu'il ne le brise. Il soupira, et j'entendis son souffle malgré la porte fermée, puis raya une bonne partie de ce qu'il venait d'écrire. Je continuai de l'observer quand il se redressa, s'appuyant sur le dos de la chaise, pinçant l'arête de son nez.
Je me demandais brièvement s'il fallait que je revienne plus tard, mais la voix bruyante d'Emmett ruina la surprise et mon débat intérieur.
« Bella ! Tu t'es perdue ? Mon sens de l'orientation n'est pas si mauvais… »
La porte s'ouvrit à la volée, et Edward se tenait dans l'embrasure, confus. « Bella ? »
« Merci beaucoup, Em », grommelai-je dans sa direction. Je relevai la tête vers ses yeux verts, et souris faiblement.
« Salut ? » Ca ressemblait plus à une question.
« Que fais-tu ici ? », demanda-t-il. Je grimaçai, mes joues brûlaient.
« Je… pensais que tu aurais peut-être faim », dis-je à voix basse, surprise qu'il puisse me comprendre quand même.
« Tu m'as apporté à manger ? »
« Des sandwiches », dis-je, comme pour diminuer le geste. « Mais je me suis rappelée que tu avais dit que tu ne mangeais pas beaucoup ici, enfin, pas sainement, et je voulais… » Je m'interrompis, embarrassée. « Je vais y aller. Emmett? », appelai-je, mais Edward couvrit ma bouche de sa main, secouant la tête.
« Non ! Non, je suis heureux de te voir, je pensais justement à toi. Tu me manquais. »
Je repensais à combien il semblait énervé il y a un instant. Comme je ne répondais pas, il me prit le sac des mains, entrelaça mes doigts aux siens avant d'effleurer de ses lèvres ma paume.
« Tu m'as manqué », répéta-t-il en relevant la tête. « Vraiment. »
« Tu m'as manqué aussi », dis-je, bien que ma voix ne parvienne jamais à porter autant d'émotions que la sienne. « La journée a été longue. »
« Pour moi aussi » Il fronça les sourcils. « Le fait de ne pas te voir avant demain après-midi, d'être coincé avec eux pour seule compagnie me déprimait », il indiqua d'un geste de la main le canapé, où Mike et Emmett parlaient maintenant du match de la Rose Bowl 2006 entre UT et USC*. Leur dispute résonnait dans tout le bâtiment, et je ris.
« Et si nous mangions ? », demanda Edward. Il ferma la porte, et posa le sac sur la table. J'essayai d'avoir un aperçu de ce qu'il écrivait, mais la feuille de papier était glissée dans sa poche avant que je n'aie eu la chance de la voir. Je sortis le ham and cheese*, le plaçai dans une assiette en carton et la fis glisser vers lui.
« Désolée, la présentation aurait pu être meilleure », dis-je en regardant mon pathétique sandwich, excuse pour le voir. « C'était une sorte de coup de tête. »
« Le fait que tu sois venue signifie beaucoup pour moi, Bella. Le dîner est juste un extra. »
Je souris, mordant dans mon propre sandwich. Je l'entendis parler, mais j'étais bien trop fascinée par le fait d'être enfin dans le lieu où Edward passait presque tout son temps que je ne l'entendis pas.
« Bella ? »
Je me redressai brusquement. « Désolée », dis-je, sachant qu'il essayait d'attirer mon attention.
« Je t'ai demandé comment étaient les cours. »
Je passai l'épisode Tanya, et racontai la fin de la journée. « J'ai rencontré un ami que je n'avais pas vu depuis très longtemps. Apparemment, tu le connais. Ben Cheney ? »
« Tu connais Ben? », demanda-t-il, incrédule. J'hochai la tête, en ramassant un morceau de fromage qui était tombé dans mon assiette.
« Il sort avec une amie de lycée, Angela. Il vient de Forks lui aussi. »
Il rit. « Le monde est petit. »
Je pris une profonde inspiration, me préparant pour la prochaine question. « Et toi et Tanya êtes sortis ensemble ? »
Il toussa, et ses yeux s'écarquillèrent. « Il t'a dit ça ? »
Je secouai la tête. « Il n'aurait pas du avoir à le faire », fis-je remarquer, mordant ma lèvre et espérant ne pas être allée trop loin.
« Je suis désolé », dit-il, alors que son regard s'adoucissait. « Je ne voulais pas que tu sois impliquée là-dedans, dans autre chose que les cours. »
« Quelques mois, alors ? », demandai-je en me rappelant les petits détails que Ben m'avait donnés. Il baissa la tête, presque honteux.
« Oui. » Sa voix était dure.
« Je ne veux pas… je veux dire… » Je savais comment je voulais finir ma phrase, mais je ne voulais pas le dire à haute voix. Admettre que je ne voulais pas le pousser trop loin interromprait la conversation.
« Ben nous a mis ensemble. Nous sommes sortis ensemble quelques mois. Ca n'a pas marché. »
« Pourquoi ? », demandai-je, en poussant ma chance. Et sa patience.
« Je ne sais pas », dit-il, exaspéré. « J'ai juste… Bella, je veux t'expliquer, mais j'ai peur que ça t'éloigne de moi. »
Je posai ma main au-dessus de la sienne, et effleurait sa peau avec mon pouce. « S'il te plaît, dis-moi. Je ne m'enfuirai pas, je te le promets. De toute façon, je trébucherai si j'essayais. » Edward sourit, reconnaissant que j'essaie d'alléger l'atmosphère.
« Je n'ai pas pu supporter notre relation », commença-t-il. « Je voulais y aller doucement. Je pensais que Tanya serait la personne qui m'aiderait à briser ces murs que j'avais érigés de nombreuses années auparavant, et qu'elle serait compréhensive. Je savais que je devais arrêter de me renfermer sur moi-même, mais… »
« Mais ? »
« Mais elle voulait plus que ce que je voulais lui donner. Ca m'a prit bien longtemps avant de réaliser qu'elle ne cherchait pas une relation à long terme. Elle voulait quelque chose de purement physique, que j'étais là pour son plaisir, et à sa disposition. »
« Avais-tu des… sentiments pour elle ? », dis-je avec tact.
« Au début. J'hésitais à m'engager avec quelqu'un, parce que je savais que je finirais par la décevoir et qu'elle ne le méritait pas. Et on dirait que j'avais raison. » Il rit, d'un rire amer. Je secouai la tête, et m'assis courageusement sur ses genoux, tout en enroulant mes bras autour de sa nuque.
« Edward. J'ai rencontré Tanya. Je la vois plusieurs fois par semaine, et même si vous n'aviez pas été… ensemble » Les mots se bloquèrent dans ma gorge. « …je dirais quand même que c'est une salope sans cœur. »
Ses yeux s'écarquillèrent. « Je n'en suis pas sûr… »
« C'est vrai », insistai-je en hochant la tête frénétiquement. « Fais-moi confiance. »
Il rit. « Je ne crois pas avoir déjà aperçu cette facette de toi auparavant. »
« Quelle facette ? »
« La facette plus vulgaire. »
Je rougis. « Je ne suis pas comme ça d'habitude… Je voulais juste que tu entendes mon opinion. »
Il rit. « Allez, finissons de manger. Je ne veux pas que cette soirée soit ruinée par Tanya. »
Je retournai sur ma chaise, et avalai la dernière bouchée de mon sandwich. « Et Bella ? », dit-il en se penchant au-dessus du bureau en s'appuyant sur ses bras, pour que ses lèvres soient placées tout près de mon oreille. Son souffle chaud heurta ma peau, et un frisson me parcourut de haut en bas.
« Mes sentiments pour Tanya n'ont jamais excédé la plus petite partie de ce que je ressens pour toi. »
Je mordis ma lèvre, mon cœur tambourinait dans ma poitrine alors que j'espérais qu'un jour, ses mots seraient transcrits en 'Je t'aime'.
Mais pour l'instant, c'était suffisant.
*
NDT:
*Les Longhorns sont l'équipe de football américaine de l'université du Texas, à Austin.
* Vanna White : la blonde de la roue de la fortune, version USA. ^^
*Rose Bowl 2006 entre UT et USC: Traduction: le match entre l'University of Texas –les Longhorns- et l'University of South California. Match historique, semble-t-il.
*ham and cheese: sandwich typiquement US : pain, fromage, et un genre de… rôti de porc. Appétissant.
*
Hello tout le monde! J'espère que ce chapitre vous a plu! Allez, dans le prochain, LA déclaration que nous attendons toute! =)
Ah, et on en est à 350, you are all amazing!
Sinon, n'oubliez pas le deal: une review = un teaser!
Ah ! Et vous ai-je déjà parlé de The Red Line, par WinndSinger ? Filez vite découvrir ce bijou ! =)
Et merci à Kritari, meilleure Bêta du Monde ! ^^
A bientôt! La suite du Masque dans la semaine!
