Note de l'auteure: Bonjour/Bonsoir tout le monde! Je vous remercie de votre patience car comme je l'avais écris sur mon profil, j'étais partie en France ce W-E afin de retrouver de la famille! Le trajet de départ était super long, mais le séjour en valait la peine! Par contre, le retour en Belgique m'a parut beaucoup plus long que notre départ! Sans compter qu'il y avait eu des ralentissements peu de temps après être de retour sur les routes malmenées de Belgique!

Brève de blabla! Via ce 11ème chapitre où Tseng va vous raconter ce qu'il lui est arrivé! Oui, on peut dire que c'est un POV étant donné que c'est Tseng qui parle! Alors oui, il est écrit à l'imparfait, mais SVP, écrivez-moi un MP pour me dire où je me serai trompée! Sur ce, je vous embrasse et vous souhaite une chouette lecture!

Chapitre 11: Ma grossesse due à un oubli (1ère partie)

Je m'appelle Tseng Himanad, j'ai 26 ans et je suis enceint.

Je suis né en Inde d'une mère asiatique albinos et d'un père Hindou, ne me demandez pas plus, je refuse de m'étendre plus sur mon passé. Ce passé que j'ai pris soin d'enterrer.

À 18 ans, j'ai obtenu mon diplôme et avais économisé assez d'argent pour quitter mon pays de naissance. Lorsque j'ai posé le pied sur ce sol que je foule depuis 8 ans, il m'a été assez difficile de trouver l'hôpital où je devais me rendre tout en cherchant du travail.

Deux jours après la première opération, je me suis senti...Comment dire...Moi-même. Libéré.

J'ai du suivre à la lettre les recommandations des médecins, ce que j'ai fais, tout en recherchant du travail. J'en ai trouvé un en tant que Maître Nageur, mais il y avait un problème. Et de taille: Je ne savais (et ne le sais toujours) pas nager.

Fort heureusement, j'avais du m'occuper de surveiller des enfants dans le petit bassin où je prenais plaisir à les regarder rire et s'amuser dans l'eau.

J'avais toujours aimé m'occuper d'enfants car ils sont aussi précieux que la plus précieuses des pierres, leurs rires étant aussi purs que le cristal. C'est dans ce genre de moment qu'il m'arrive de songer à mon enfance, à ce « moi » qui n'était pas moi.

J'avais travaillé deux ans pendant lesquels j'avais tenté d'apprendre à affronter ma peur, en vain. J'ai quitté ce travail pour un autre où l'annonce parlait qu'un professeur reconnu recherchait un garde du corps pour ses enfants. Je m'y étais présenté où j'ai eu le poste assez rapidement, trop vite pour être normal, où j'ai fais la connaissance des enfants que je devais garder.

Ou plus exactement que je devais former car, encore à ce jour je n'ai pas la réponse, le professeur Hojo avait eu vent de ma recherche d'emploi en tant que Chasseur de Primes. Il pensait que j'étais le plus apte à reprendre le flambeau de mon prédécesseur. Comment un père pouvait-il trouvé ça normal que de jeunes enfants apprennent à monter et démonter une arme en un temps record pour ensuite tirer sur une cible en bois?!

Magnifiques. C'est le mot qui m'est venu à l'esprit lorsque le Professeur me les avait présentés: Loz, Yazoo et Kadaj. Âgés respectivement de 8 et 4 ans.

Je me rappelle m'être lié assez rapidement avec les Jumeaux, alors que Kadaj était plus prudent, voir méfiant à mon écart. Ce n'est que six mois après mon embauche que je compris pourquoi.

Stupéfaction. Horreur. Irréel. Cauchemar. Ces mots avaient résonné dans mon crâne comme une musique de films d'horreur car si je n'étais pas désiré, jamais mon géniteur ne m'avait fait pareille 'punition'...

En voulant reculer, mon dos avait heurté le torse d'un homme plus grand que moi, le froid d'une lame contre ma gorge m'avait prévenu que je n'étais pas seul dans le couloir.

-Un mot à qui que ce soit, t'es mort. Pigé? ont été les mots prononcé par mon assaillant, le chef des soldats sous les ordres du Professeur Hojo.

Mes études m'avaient apprit à reconnaître une menace sérieuse lorsque j'en entends une, le soulagement qui a été mien lorsque le soldat s'est éloigné de moi s'est très vite envolé lorsque cet individu est entré dans la chambre, parlant au Professeur qui a tourné la tête vers moi, furieux que j'ai pu assisté à la 'punition'.

Mon cœur avait battu avec force contre mes cotes, je m'étais senti aussi insignifiant qu'une souris devant le regard d'un chat.

Les jours suivants ma découverte, je tentais d'apporter plus de chaleurs, de douceur et d'espoir aux trois frères, un plan se préparant dans ma tête car il était hors de question que je ne fasse rien pour aider les garçons!

Le plus discrètement possible, j'assemblais et cachais des vêtements et des jouets (que j'étais le seul à leur offrir, ayant apprit qu'ils n'en avait jamais reçu) appartenant à Loz et ses frères jusqu'au jour où j'ai réussi à mettre mon plan à exécution.

Le soupir de soulagement qui a été mien m'avait fait comprendre l'angoisse qui m'étreignait le cœur...Huit jours. Huit petits jours où j'appris aux enfants qu'ils étaient libres, qu'on allait porter plainte contre leur père et que je demanderais à être leur tuteur, cette même durée où Kadaj m'avait fait le plus beau des cadeaux: Un câlin!

Durant ces 192 heures Kadaj s'ouvrait de plus en plus, se comportant comme le petit garçon qu'il aurait du être! Il me parlait de tout, absolument de tout, même de la première fois où il avait été 'puni' après avoir menti pour couvrir Yazoo qui avait eu un malaise pendant une course où il s'était senti mal.

Je mentirais en prétendant n'avoir jamais remarqué les malaises de Yazoo. J'étais inquiet lorsque je le voyais le matin plus fatigué que la veille, plus vite essoufflé après trois pas ou s'évanouir lorsqu'il forçait son petit corps à continuer 'l'entraînement'.

Tous les soirs, je préparais les plans et les témoignages des frères pour quand on se rendrait à la police, mais ces plans n'ont pas eu le temps de se concrétiser que Lazard Deusericus (le chef de l'armée) et ses hommes nous avaient retrouvés.

J'avais tenté l'impossible pour protéger Loz, Yazoo et Kadaj, me battant comme jamais je me m'étais battu, ne ressentant nulle peur, arrivant à désarmer un soldat pour en blesser d'autres pour ensuite me battre à mains nues lorsque mon arme se révéla être vide.

Que pouvait faire un homme face à une armée de quarante personnes armées jusqu'au dents, obéissant à leur supérieur?

Rien.

Un coup au ventre suivi d'un autre à la nuque m'avaient fait tomber à genoux, gémissant de douleur, mes mains portées à mon ventre douloureux sous le cri apeuré de Loz, Yazoo et Kadaj...

En voulant redresser la tête, ils n'étaient plus là, emportés par des hommes qui s'éloignaient du motel où nous avions trouvés refuge. Je pensais que les autres restés sur place et leur chef allait les rejoindre, mais le sourire que m'avait fait Lazard Deusericus avait fait battre mon cœur encore plus fort que la vitesse qu'il avait atteint après le combat...et j'ai eu raison de me méfier car l'ordre qu'il donna à ses hommes m'avait glacé le sang.

-Messieurs, je vous donne mon feu vert pour vous amuser avec Miss Himanad! Considérez ceci comme mon pardon pour ces six mois de mission non-stop!

Si je m'étais regardé dans un miroir, je suis persuadé que mon visage avait du perdre des couleurs, mon cœur s'étant arrêté de battre une fraction de secondes pour trembler dans ma poitrine.

-Com...ment...avais-je réussi à murmurer d'une voix blanche.

-Suis-je au courant? avait sourit d'un sourire mauvais le chef de l'armée. Le Professeur a plus d'un tour dans sa manche, vous savez?

Comme si cette question avait été le signal, les hommes restés se jetèrent sur moi, m'allongeant de force sur le dos, un me calant les épaules pour m'empêcher de bouger tandis que deux autres arrachaient ma chemise et mon pantalon avec une frénésie digne d'une bête assoiffée, mais pas assoiffée d'eau ou de faim, mais de chaire fraîche. J'avais tenté de donner des coups de genoux, de pieds, mais un autre coup violent au ventre m'avait coupé le peu d'énergie qu'il me restait.

Les ricanements me mettaient mal à l'aise car je devinais leur visage empreint de joie malsaine, leurs rictus horribles. J'avais tenté d'ignorer ces mains, ces langues, ces morsures sur mon torse, de même que je me refusais de me laisser embrasser, mais une main se refermant sur ma gorge, me coupant d'oxygène, m'avait forcé à ouvrir la bouche à la recherche d'air...

Combien de temps avait duré cet 'amusement'? Je l'ignore, mais jamais je ne pourrais oublier la douleur que je ressentis lorsqu'un premier soldat me...vola mon innocence.

Plus d'une fois j'ai souhaité mourir, priant tous les Dieux que je connaissais pour qu'ils abrègent mes souffrances!

Mais jamais, ils ne m'ont répondu ou envoyés la moindre aide. J'avais servi de 'festin' à plusieurs de ces pourritures où, à la nuit tombée, j'avais accueilli avec reconnaissance l'évanouissement...

En me réveillant, j'avais tout de suite reconnu l'hôpital où je m'étais fais opéré. Docteur Rui° se tenait à mon chevet, elle était celle qui m'avait apprit que le propriétaire du motel m'avait découvert inconscient, ensanglanté, le corps sale, mais le visage intact. Il m'avait recouvert avec une couverture pour me porter dans sa jeep où il m'avait conduit à l'hôpital où j'étais hospitalisé depuis trois mois.

Le coma. J'avais sombré dans le coma. À l'époque, j'avais pensé que j'aurais mieux fais de mourir que de me réveiller.

Dr. Rui m'avait expliqué que deux jours après avoir passé le deuxième mois, mon corps avait rejeté le fruit de mes agressions. Avais-je soupiré de soulagement à l'idée que mon corps se refusait de garder ce 'résultat'? Avais-je pleuré car, malgré tout, ce fruit n'était pas responsable de ce qui m'était arrivé?

Je ne sais pas, mais je suis certain qu'un moment ou un autre, j'aurais détesté ce fruit. Et que dans ma colère, j'aurais revu mes agressions à travers les yeux de ce fruit. Le mieux était que Dieu l'ait appelé à lui.

Note de l'auteure: Je coupe ce chapitre en 2 car j'ai une envie folle de vomir, moi...Promis, la suite sera pour le 13ème chapitre! J'espère que j'ai su rester fidèle aux souvenirs de Kadaj!

°Une cousine à Shalua!