Ainsi se termine cette histoire :D

Merci lecteurs/lectrices et merci à Asil =) (Elle saura pourquoi :p)


De l'Autre Côté (The Other Side)

Epilogue

Quelque part dans la banlieue New-Yorkaise.

Le taxi s'arrêta presque silencieusement devant une jolie petite maison.

-"J'en ai pour quelques minutes, vous pouvez m'attendre ?"
-"Aucun problème mais le compteur tourne." Répondit le chauffeur.

Castle en descendit et même s'il pouvait aller d'un point A à un point B sans l'aide de personne, il n'était toujours pas prêt à courir le 100 mètres voilà pourquoi il n'avait pas encore repris du service au 12ème District.
Il s'avança jusqu'à la porte et avant même qu'il ne puisse toquer, cette dernière s'ouvrit tout doucement ne produisant aucun bruit.

- "Christian Rooke ?" Demanda l'écrivain.
- "Mais qu'est-ce que vous faites ici, monsieur Castle ?"

Surpris, ses sourcils vinrent se fixer un peu plus haut.

-"Non pas que je ne suis pas content de vous parler, hein... Mais..."
-"Mais pourquoi est-ce que vous chuchotez?" Fit-il, étonné.

Rooke s'approcha un peu plus de lui.

-"Parce que vous ne connaissez pas ma femme..." Discrètement il se retourna, jeta un rapide coup d'œil dans la maison pour s'assurer qu'elle n'était pas déjà derrière lui et enchaina. "Si elle vous voit ici, soit elle va faire la fan complètement hystérique, soit elle va faire une attaque... Ou les deux mais l'ordre est encore inconnu."

L'écrivain esquissa un petit sourire.

-"A ce point?"
-"Oh oui..." Dit-il en soupirant.

Rick plongea sa main dans l'une de ses poches pour en sortir 200 dollars.

-"J'ai entendu dire que d'aider mes amis, et donc moi, vous avait couté cette somme. Alors je viens vous rembourser."
-"Cachez ça!" Fit-il rapidement tout en bondissant sur la main de Castle pour dissimuler les billets. "Si vous me les rendez, ma femme va me tuer. Et entre vous et moi, j'aimerais bien encore vivre quelques années de plus sur cette..."

Avant qu'il en puisse continuer, ils entendirent un petit craquement provenant de l'intérieur de la maison. Avec un habile coup de pied, Rooke ouvrit la porte en grand. Ils regardèrent dans la direction du bruit quand ils la virent là, plantée au milieu du couloir donnant sur la porte d'entrée, les bras le long de son corps, les yeux rivés sur Castle, incapable de dire ou faire quoi que ce soit pendant d'interminables secondes, quand enfin :

- "Oh... Mon... Dieu... Pincez-moi, je suis en train de rêver! C'est pas possible!"

Discrètement, Rooke aida Castle à cacher les billets.

- "Madame." Salua poliment Castle.
- "Madame ?" Répéta-t-elle bêtement. "Qu'il est chou... Mais appelez moi..."
- "Pas Nikki, j'vous en prie..." Fit Castle, appréhendant déjà la réponse. "Ça ferait de trop, Rooke, et Nikki... Si c'est le cas, dites-le moi que je puisse me sauver rapidement. Ce serait vraiment trop bizarre. "

Elle se mit à rigoler.

- "Non. Moi c'est Amy. Malgré ce que mon mari a pu vous raconter, je ne suis pas hystérique. Enfin, je sais me contrôler..."
- "Vous me rassurez."
- "Je vous en prie, entrez. Ça fait plaisir de savoir que vous allez mieux."
- "Merci." Fit Castle tout en entrant dans le salon.
- "Pourquoi diable êtes vous venu vous perdre en banlieue, monsieur Castle ?"

A cette question, Rooke se figea et fixa étrangement l'écrivain. Espérant pouvoir lui dicter la réponse par télépathie.

- "Je me disais..." Commença-t-il tout en regardant à son tour le journaliste. "...Qu'il était plus que normal de venir remercier en personne les personnes qui ont aidé mes amis et moi même."
- "Dans votre état, vous n'auriez pas du vous risquer à vous déplacer en personne." Fit-elle, alors qu'elle lui proposa de s'installer sur le canapé. Castle refusa poliment, il n'allait pas s'éterniser de toute façon.
- "J'avais aussi quelque chose à vous remettre..." Cette fois-ci, il farfouilla dans la poche intérieure de sa veste et en sortit deux petits cartons d'invitation. "Demain soir, il y a une soirée privée au Old Haunt et j'aimerais vous inviter pour vous remercier de ce que vous avez fait lors des derniers évènements."

Le visage de Miss Rooke se mit à briller de mille feux. Tel Abu quand il découvre une montage de pièces d'or.

- "C'est gentil. Mais ce n'était pas nécessaire." Fit Christian un peu gêné. Aussitôt sa femme lui donna un coup de coude.
- "C'est très aimable en effet." Poursuivit Amy. "Est-ce que je pourrais abuser de votre temps ?"
- "Tant que c'est de mon temps." Ajouta Castle en souriant.

Ses interlocuteurs se mirent à rigoler.

- "Allez-y, je vous écoute."
- "Serait-il possible que vous me dédicaciez mon exemplaire de Heat Rises ?" Demanda-t-elle, les joues soudainement d'un rouge éclatant.
- "Avec plaisir."

Après cette petite tâche effectuée, Castle prit congé et disparut dans le taxi. Il ne put dont pas entendre les cris de joie d'Amy qui prit soudainement le terrain autour de sa maison comme piste d'endurance.


Un peu plus tard, dans un cimetière New-Yorkais.

Castle s'approcha d'une des tombes, le nom de Ed Goralski figurait sur l'épitaphe. En hommage il déposa un bouquet de fleurs et se recueillit quelques instants.

- "Vous savez qu'il vous adorerait." Fit un homme derrière lui. "C'est l'inspecteur Esposito qui m'a dit ça de vous."

En se retournant Castle reconnut l'inspecteur Angiano, se tenant fermement debout avec l'aide d'une canne.

- "Je n'ai pas pu venir plus tôt." S'excusa Castle.
- "C'est pas grave. Ed n'allait pas changer de place pour vous faire une blague de toute façon. Puis peu importe où il est, il doit être en train de se foutre de ma gueule à cause de ma guibolle de pétée." Lança l'inspecteur en se marrant.
- "On m'a raconté ce qu'il avait fait pour Kate et la façon dont il a été tué. J'en suis désolé."
- "Ouais... C'est malheureux, mais ce n'est pas vous qui l'avez poignardé. Croyez-moi, il ne faut pas vous en vouloir. Ed disait toujours qu'il voulait mourir en service et non chez lui, tout seul comme un con avec une bouteille à la main devant un feuilleton à la con. C'est pas la mort qu'il aurait voulu et c'est pas celle que je veux."

Castle sourit.

- "Ça va votre jambe ?"
- "Oh ouais... J'en ai encore pour 3 mois de rééducation mais le terrain n'est pas fini pour moi."
- "Heureux de l'apprendre."
- "Hey... Vous savez que vous me devez un costard ?"
- "Comment ça ?"
- "Quand on m'a renversé, j'avais ce putain de costard blanc que je vénérais comme ma propre mère. Il m'a couté les yeux de la tête cet enfoiré..."

Angiano décela une petite once de moquerie dans la tête que tirait Castle.

- "Hey, déconnez pas. J'y tenais moi à ce truc."
- "Dans ce cas. Il est normal que je vous le rembourse."
- "Nan vous déconnez ? Je plaisantais hein?"
- "Pas moi." Rétorqua Castle. "Venez demain soir au Old Haunt et je vous rembourserai ce qu'il vous a coûté."

Il lui donna une invitation.

- "Au Old Haunt ? Sérieux ? J'aurai pensé que vous l'auriez vendu avec ce qu'il vous était arrivé là dedans."
- "Et dire à dieu à mon salon privé après le passage secret ? Jamais de la vie."
- "Y a un passage secret ?"
- "Ouais." Répondit Castle, fier.
- "Putain, cool... Ok, je viendrai demain, avec plaisir."

Les deux hommes se saluèrent puis Castle remonta dans le taxi.

Avant de rentrer chez lui, l'écrivain s'était aussi rendu dans un autre cimetière où il avait déposé un bouquet de fleurs sur la tombe de Kurt Bogert. Il avait mit un point d'honneur à saluer les personnes qui l'avait aidé d'une façon où d'une autre. Il se disait qu'il leur devait bien ça.


Old Haunt, New-York.

Alors que les invités profitaient du bar et savouraient le retour de Castle à la vie 'active', les deux principaux intéressés s'étaient éclipsés dans le sous-bassement. Là où Castle avait son bureau et là aussi où l'accès à un passage secret avait été découvert.

- "Qu'est-ce que tu voulais me montrer, Rick ?"
- "Ça... C'est une surprise."

Il invita Kate à passer la première puis quand elle le dépassa il la retint en posant ses deux mains sur ses hanches.

- "Maintenant, ferme les yeux, Kate."
- "Où est-ce que tu veux en venir ?"
- "Allez..." Pressa l'écrivain.
- "D'accord."

Elle finit par fermer les yeux.

- "Laisse-moi te guider maintenant. T'en fais pas, la déco a été refaite, il n'y a aucun obstacle, je te le promets."

Après quelques mètres à avancer dans des couloirs, Kate, guidée par Castle, arriva enfin à destination. La salle où ils avaient trouvé quelques années plutôt des bouteilles de Whisky avait été refaite. Cela ressemblait à un salon. Un billard trônait au centre de la pièce, encerclé par un canapé en cuir et un bar privé. Sur l'un des murs, un écran plasma était accroché, entouré par deux tableaux représentant Time Square et Central Park en noir et blanc.

- "Rick ?"
- "Un peu de patience."

Il la poussa délicatement jusqu'à arriver à un mur où trônait un cadre.

- "Voilà. Tu peux ouvrir les yeux, Kate."

En voyant ce qu'il se trouvait dans le cadre, elle écarquilla les yeux et sa bouche s'ouvrit de surprise.

- "Rick... Je..."

Castle passa son bras autour de Kate.

- "C'est grâce à ce gilet par balle qu'on a cette chance aujourd'hui. Il m'a sauvé la vie."
- "Ouais, parce que je t'ai dit d'en mettre un aussi." Précisa Beckett.
- "C'est vrai."

Castle posa ses deux mains sur le visage de Kate et plongea son regard dans celui de sa muse.

- "Merci." Dit-il sincèrement.
- "Toujours, Rick."

The End.