Bonjour, bonjooouuur ! ^^ *baille parce qu'elle s'est ENCORE levé vers midi*
(Yep je vais abandonner le « Journal de bord d'une rescapée fanfictionneuse », on risque de tourner en rond très vite x))
Hier, je me suis couchée en réfléchissant à ce que j'allais bien pouvoir raconter dans cette intro, j'ai eu plein d'idées mais ce matin… envolées ! O.O (#MaVieCettePassionanteHistoire)
Donc, en attendant d'avoir une intro plus intéressante à vous proposer… je vais répondre à la review anonyme \o/ Sautez donc le passage en italique suivant si votre pseudo n'est pas Little-Merle-Chan ou si votre manque de curiosité ne vous permet pas de survivre aux paragraphes bourrés de smiley.
Little-Merle-Chan :Oh ! Un potentiel extraterrestre de la planète Luntik ! Je viens en paix x) Disons que j'ai un plan avec un ptit résumé de chaque chapitre mais que je n'ai pas de plan pour le chapitre lui-même, pis j'efface jamais, je construis phrase après phrase (après, pit-être que je ne suis pas exigeante xD) Les formulations « maladroites » ne me dérangent pas, je comprends ce que tu vieux dire ;) … hum hum, merci O/O
« C'est naturel » xD C'est pas un mauvais jeu de mots, parce qu'il me fait marrer (surtout quand c'est moi qui le fait sans m'en rendre compte xD) x'D Oh, j'écris tout au fur et à mesure, donc c'est pas possible que la fic soit un gros « bloc » découpé, mais je suis très contente d'apprendre que la transition entre chaque chapitre se passe bien ! :D Nan, tu t'enfonces pas, rassure toi ^^
Rien de choquant dans le chapitre ? Ouf, tant mieux ! \o/
Tu as tout compris, c'est magnifique *o* Voui, c'est exactement ça pour tout le monde ! Et oui, la réaction du Hippie de MP (on peut mettre les abréviations des séries derrière leur nom… mais Gros et Man, j'accepte xD (soyons fou x))) est tout à fait démontable si on ne prend pas en compte sa trouille du passé et même de l'avenir, puisque pour lui la clé de ses deux trouilles réside en la question « est-ce que tout est vraiment de ma faute » ? (là, c'est moi qui m'enfonce, je crois, non ? xD) :/ (Tu peux y aller, j'aime les parenthèses et les guillemets ! FONDONS UN/SBAM/ C'est pas le moment !)
Y'a-t-il des explications dans CN11 ? Un peu (tu vas bien voir ;)) ! Mais, par rapport aux problèmes que tu as posé, il y en aura bien plus dans CN12 (teaser un pitit peu sadique, désolée ^^')
Merki enkor ^/^ Toi, stalqueuse ? Nan, aucun soucis, t'excuse pas :D (pis y'a des gens qui me stalkquent bien plus que ça xD… pour mon plus grand bonheur :'))
Réponse : faite ! \o/
Merki à Kali qui a ENCORE très bien corrigé ce chapitre et à une vitesse folle O.O Je m'excuse aussi en passant aurpès de ceux qui attendaient ce chapitre mercredi dernier mais… devoir de philo oblige, je n'ai pas pu le finir dans les temps (c'est pas l'envie qui m'en manquait, quoi :D)
Bonne lecture ;)
Chapitre 11:
Il serra les dents, poussa un petit couinement d'appréhension lorsqu'il sentit la fine pointe piquer sa peau puis la transpercer.
Il attendit.
C'était pour la bonne cause.
Heureusement, l'aiguille quitta rapidement le creux de son bras, remplacée par un morceau de coton qui s'imbiba d'un peu de rouge écarlate.
— Voilà, c'est fini.
Le Prof s'éloigna, reboucha la seringue sous le regard soulagé de son collègue pacifiste.
Le Hippie s'était déjà piqué pour des raisons bien moins médicales, mais, cette fois, la crainte de mal faire l'emportait sur l'habitude. Et puis...
Le Prof s'en voulait. Tellement.
De tous les évènements qui rythmaient maintenant leurs vies, il en avait été l'élément déclencheur. Le pacifiste n'osait pas le brusquer, le contredire. Lui annoncer comme il souhaiter garder l'enfant avait déjà été bien difficile. Parce qu'à présent, à défaut de pouvoir réparer ses erreurs, le Prof ne pouvait que les assumer jusqu'au bout.
Il n'avait plus le droit à l'erreur.
Et tant d'implication et de volonté rassurait et inquiétait à la fois le Hippie. Le remord dans les yeux du scientifique était pesant.
Celui-ci rangea les tests sanguins avec précaution et pris quelques notes.
— J'ai commencé à faire du lait, annonça-t-il les yeux plissé sur son bloc-notes, et les résultats sont plutôt concluants.
Le Hippie écarquilla les yeux.
— Du lait, gros ?
Son collègue hocha lentement la tête et, terminant de gribouiller sur son calepin, désigna un erlenmeyer à moitié rempli d'un liquide blanc posé sur le plan de travail.
— Bien sûr. Ne disposant pas de glandes mammaires, il t'est rendu impossible l'allaitement d'un enfant. J'ai donc entrepris de produire artificiellement du lait maternel puisque qu'une solution à dissoudre de premier âge est loin d'avoir le même apport nutritif.
Le Hippie fronça les sourcils. Le Profs laissa un instant de silence avant de soupirer, mi-agacé mi-ennuyé.
— Ça veut dire que tu n'as pas de boobs.
Cette explication ayant au moins le mérite d'être clair, le pacifiste hocha la tête, la main toujours greffée à son ventre qui avait déjà bien grandi.
— Gros... On peut savoir si c'est un p'tit ou une p'tite ?
Le Prof qui s'apprêtait à tester immédiatement le sang de la seringue, fut stoppé dans son élan. Il se figea, le fixant avec surprise.
— Je... murmura-t-il après quelques secondes. Je ne pensais pas que tu serais si... À l'aise avec l'idée au point de poser ce genre de question...
Il resta sans voix encore un moment.
— L'ennui, c'est que je n'ai pas le matériel nécessaire à une échographie. Il faudra attendre... L'accouchement.
L'accouchement.
Le mot résonna dans l'esprit du Hippie dans un choc immense qui lui remua les tripes.
L'accouchement.
Il n'avait pas vraiment d'image en tête, juste une désagréable impression d'une future souffrance approchant à grand pas mêlée à celle de l'inconnu. La promesse d'une épreuve où la peur et la douleur seraient de mise, où son courage et sa volonté seraient mis à rude épreuve.
La promesse d'une insurmontable solitude.
L'accouchement.
Il n'était pas prêt.
Le Prof, s'il ne pouvait réaliser les proportions que ce simple mot avait eu en lui, sembla déceler son mal être.
—Tu pourrais... Te renseigner sur le sujet ? Je pense que ça t'aiderait au moins à calmer ta peur de l'inconnu.
À ces mots, la personnalité à la blouse blanche se précipita sur la partie bibliothèque du labo et se saisit de trois imposants bouquins qu'elle laissa tomber sur les genoux du Hippie toujours assis au milieu de la pièce.
Celui-ci, grimaçant sous le poids des ouvrages, eut la mauvaise idée de vouloir en détailler un peu trop les couvertures et déglutit.
Il n'était pas prêt pour ça.
Pas du tout.
— Essaie d'y jeter un œil, l'encouragea le scientifique.
Il hocha lentement la tête, les photos qu'il venait de fixer se gravant malgré lui dans sa mémoire.
Approuvé d'un signe de tête, il se leva et quitta la pièce lentement.
— Ah ! Et au fait ! le reprit son collègue dès qu'il eut ouvert la porte. Il va falloir penser à arrêter de fumer.
Il se figea, la main sur la poignée.
— Gros, non !
— C'est primordial.
— C'est la seule chose qu'il me reste, gros !
— C'est essentiel pour la santé de l'enfant.
Pour la santé du petit bonhomme aux yeux bruns.
Il hocha la tête.
Il fermait les yeux.
Pour échapper à l'obscurité.
Pour dormir un peu, aussi.
Pour oublier sa solitude.
Juste un moment.
Ses fenêtres donnaient sur le jardin, elles devaient rester fermées.
L'ampoule risquait de griller à force de fonctionner chaque jour non-stop. Alors, parfois, il l'éteignait pour économiser. Il s'allongeait dans les bras de ses draps ou s'asseyait dans un coin en attendant que le temps passe.
De temps en temps, une brusque crampe le prenait au niveau de l'estomac, le réveillant en sursaut au milieu d'une sieste sans rêve.
Mais, parfois, ce qui le tirait de son sommeil était autrement plus chaleureux.
Deux coups contre la porte et la voix de son créateur à travers le trou de la serrure.
— C'est moi.
Le Vegan ouvrit les yeux. Kriss.
Il se releva difficilement, une nouvelle douleur heureusement moins prenante le submergeant. Ses mains glissaient, mais il parvint à tourner le verrou qui s'actionna dans un faible cliquetis devenant presque bruyant dans ce silence pesant qui régnait à temps plein dans la chambre. Son unique contact avec l'extérieur apparut, referma la porte derrière lui et alla s'asseoir comme d'ordinaire sur le lit, s'apprêtant à déballer le contenu de son sac en plastique qui paraissait bien léger.
Le végétarien referma la porte, prit une chaise et s'assit en face de son créateur.
— Comment est-ce qu'il va ?
Sa question quelque peu brusque laissa place à un bref silence.
— Bien, il va bien. Quoi que peut-être un peu... Seul, en ce moment.
Il hocha la tête.
Le silence reprit ses droits, son amie la mélancolie s'étant heureusement fait toute petite grâce à la présence de celui en qui il avait toute confiance.
C'était l'occasion pour lui d'aborder un sujet qui devenait urgent depuis quelques jours. Une honte abominable qui le dégoûtait de lui-même.
Qui le faisait se sentir monstrueux.
— Je... marmonna-t-il tandis qu'une boule se formait dans sa gorge.
— Oui ?
Rassemblant tout son courage et ravalant tant bien que mal sa fierté, il prononça les mots interdits :
— Je... J'ai envie de viande.
A ce mot, il ravala de lourdes larmes salées qui semblaient tout droit venir du fond de son cœur, tout au fond. Le coin des larmes de trop. Du détail qui n'en était pas vraiment un et qui entaillait sévèrement les barrières de courage qu'il avait tenté de bâtir.
Face à lui, Kriss le fixa d'un air surpris.
— Tu...
— Ne... Ne m'oblige pas à le répéter ! gémit le végétarien. C'est déjà assez difficile comme ça !
— Mais...
Le youtuber regarda, interdit, sa personnalité céder aux pleurs.
— Mais c'est pas ta faute, murmura-t-il, les envies de fe... Hum, de personnes enceintes peuvent être tellement étranges, que ce n'est peut-être pas plus mal...
— "Pas plus mal" ?!
En entendant ses mots, le Vegan pointa son regard dégoûté sur celui de son créateur qui sursauta face à ce brusque changement d'humeur.
— Manger des animaux mort, c'est tuer par procuration. Je REFUSE de manger de la viande ! Même si j'en crève d'envie !
"Crever d'envie"... Oui, c'était un peu ça. Il avait beau se battre avec lui-même en permanence depuis des jours, il ne parvenait pas à oublier l'image d'un steak fumant qui le faisait... Saliver. Quelle honte.
— Donc tu ne veux pas que je t'en do...
— BIEN SÛR QUE NON ! SURTOUT PAS ! ET MÊME SI JE TE DEVIENS UN VRAI MONSTRE ET QUE JE T'EN RÉCLAME IL NE FAUT RIEN ME DONNER ! RIEN !
...
Il souffla. Il avait réagi si vite et si violemment que sa gorge le brûla dès qu'il finit de hurler.
Des larmes lui montèrent aux yeux.
Encore et encore.
— Pardon...
Son murmure laissa place à un lourd silence. Il se mit à trembler.
— Je suis désolé, reprit-il en enfouissant son visage entre ses mains, tu fais tout ce que tu peux pour m'aider et c'est comme ça que je te remercie...
Sa voix se brisa. Il voulait disparaître. Disparaître pour ne plus faire de mal à personne, et surtout pas à son créateur qui faisait déjà tellement pour lui.
Il inspira profondément, ses yeux le picotèrent, le monde devint flou, mais rien ne coula.
Il ne pouvait pas pleurer. Kriss ne pleurait pas. Kriss restait fort.
— Tu sais, reprit celui-ci, attirant son attention, j'ai fait quelques recherches et... Si tu ressens le besoin de manger telle ou telle chose quand tu es enceint, c'est parce que ton organisme en a besoin pour nourrir l'enfant. C'est ton bébé qui doit avoir besoin de viande.
Le Vegan se figea. Son regard se tourna vers son ventre toujours grandissant depuis bientôt deux mois.
C'était donc ça ? Il essayait de lui faire passer un message ?
— C'est bien le fils de son père, marmonna le végétarien.
— Le fils ?
Tandis que Kriss enchaînait des expressions de surprises toutes plus variées les unes que les autres, le végétarien sourit.
— Oui, c'est un garçon.
— Mais... marmonna encore le youtuber les yeux ronds dès qu'il eut retrouvé la parole. Comment tu peux en être aussi sûr ?
— Je le sais, c'est tout. C'est un garçon... Et je vais l'appeler Léo.
— Léo ?
Visiblement dépassé, le schizophrène assista cette fois au sourire du Vegan, rassuré par la présence de son enfant qui lui apparut aussitôt comme une évidence. Il le sentait sous ses doigts, sous sa peau, il se sentait bien.
Comment s'énerver, comment pleurer, alors qu'il avait la chance de l'avoir près de lui ?
— Décidemment, les hormones sont puissantes chez toi... marmonna prudemment Kriss.
Il se releva un instant puis se laissa retomber sur le lit, se souvenant de son sac en plastique resté dans un coin.
— Au fait ! s'écria t-il en dénouant ses anses. Je n'ai pas trouvé de gâteaux au réglisse mais j'ai ce que tu voulais absolument.
Plutôt fier de lui, il extirpa du sac une banane bien jaune.
Le Vegan leva son regard, aperçu le fruit, le regarda longuement, tendis une main pour le prendre et le serrer contre lui.
Surpris, Kriss le laissa faire sans un mot, songeant comme, décidemment, la grossesse était pleine de mystères.
Il se leva une seconde fois, cette fois-ci pour de bon, et alla déverrouiller la porte.
— Essaie d'y réfléchir, quand même. Est-ce que tu es prêt à céder à ce genre d'envie pour ton enfant ?
Il quitta la pièce et referma délicatement la porte qui se verrouilla sitôt qu'il fut dehors.
Songeur, Kriss garda en tête tout en descendant l'escalier l'image de sa personnalité regardant cette banane avec un mélange d'amusement et de peine profonde... Jusqu'à ce que la vision du téléphone sur le buffet près de lui le secoue.
Détermination.
Une nouvelle fois, il reprit l'appareil en main.
Appeler, encore et encore, ne jamais perdre espoir.
Le numéro se composa tout seul, il s'assit sur le canapé, à côté du crieur public et du gamin qui baissa le son de la télévision à son approche.
Le téléphone sonna.
Une fois.
Deux fois.
Trois fois.
Messagerie.
Un coup de plus dans sa blessure intérieure.
Chaque sonnerie, chaque messagerie était un pas de plus vers la douleur incurable et profonde du rejet.
Et ce n'était pas le Présentateur TV qu'il mettait en cause, mais bien son colocataire philosophe auquel il n'avait pu lui adresser la parole depuis son premier appel.
Maintenant, il en était certain : le Prof de Philo le haïssait toujours et avait interdit à son cadreur tout contact avec lui. Et il avait obéi. Par compréhension, respect, amour, il n'en savait rien. Mais ils ne voulaient pas de son appel. Aucun des deux.
Le savaient-ils ? À tout juste deux mois, c'était plus que probable. Il y avait des signes qui ne trompaient pas.
— Ça va mal se finir, tout ça...
— Pourquoooiii ?
Près de lui, le gamin le fixait tristement sans même un sautillement ou un doigt dans son nez. Simplement. Kriss soupira.
— Parce que tout le monde souffre dans cette histoire... Et que je ne sais pas si j'arriverais à sauver tout le monde... Pourtant je fais tout ce que je peux, mais... J'ai l'impression que ça ne sera jamais assez...
— LA FIN DU MONDE ! LA FIIIIIIIIIN DU MOOOOOOONDE !
Le youtuber et sa personnalité enfantine sursautèrent. Sur l'écran de télévision, la scène de fin d'un film hollywoodien proposait un cataclysme mondial sous le regard émerveillé du crieur public qui frappait désormais sa marmite avec entrain.
— Enfin, presque tout le monde, marmonna alors Kriss en s'autorisant un petit rire.
Presque par réflexe, il composa machinalement le numéro sur téléphone resté entre ses doigts et le colla à son oreille.
Le téléphone sonna.
Une fois.
Deux...
— ENCORE ?!
Pour la seconde fois en à peine quelques minutes, le schizophrène sursauta.
Aussitôt, il fit signe au Gamin qui, comprenant le nom de la personnalité philosophe sur les lèvres muettes de son créateur, éteignit la télé dans un sursaut de panique.
Autant éviter tout sujet qui pourrait fâcher.
— Je t'en supplie, reprit Kriss, son rythme cardiaque s'accélérant brusquement, j'ai BESOIN que tu m'écoute ! Je suis au courant, le Vegan et le Hippie de Mathieu aussi ! On peut gérer ça ensemble !
Il haleta. Il crut l'espace d'un instant que le Prof de Philo avait raccroché, mais celui-ci laissa planer un silence avant de reprendre.
— De quoi est-ce que tu parles ?
Bref silence.
— Mais... De... Enfin, tu sais très bien !
— Non, explique-toi.
Prit d'un doute, le youtuber se leva sans vraiment s'en rendre compte.
— Attends une minute...
La voix rauque et pleine d'agacement de son alter-ego n'avait pas coupé son doute. Les rouages si compliqués de son esprit se mirent difficilement en marche. Et puis, il réalisa.
— Il n'est pas enceint ?
Silence.
— C'est pour des conneries pareilles que tu le harcèles ?!
— Non ! Attends !... Je... Donc le soir de la fête vous n'avez pas...
Silence.
Kriss sourit.
...
Il n'était pas enceint.
Le Présentateur n'était pas enceint.
Pourquoi, comment, par quel miracle, il n'en savait rien... Mais lui était hors de danger.
A l'autre bout du fil, un inquiétant blanc chargé de rancœur se fit entendre, puis une explosion.
— Est-ce qu'on a... JE N'AI PAS À RÉPONDRE À CETTE QUESTION !
Kriss éloigna le combiné de son oreille, étouffant d'autres cris indignés. Derrière lui, des pas dans l'escalier se firent entendre et il repéra du coin de l'œil le Hippie qui essuyait ses yeux rouges d'un revers de la main. Depuis le temps qu'il faisait des allers-retours entre sa chambre et le jardin accompagné de son djembé sur lequel il ne jouait plus, ils se croisaient souvent, échangeant des regards de désolation pure, l'un comme l'autre terrassé par leur impuissance.
Mais pas aujourd'hui.
Le Hippie, comme cela lui arrivait en ce moment, se stoppa au milieu du salon, à mi-chemin de la porte d'entrée. Ça devait être la fatigue.
Tenant toujours le téléphone hors de portée d'oreille, Kriss en activa prudemment le haut-parleur.
— ... de Hors Sujet, mais passons. Quand il est rentré de votre réunion d'alcooliques il a agi de façon ÉTRANGE, j'ai pensé que tu l'avais drogué, toi ou un autre.
— Mais ! Réagit aussitôt Kriss, Mais pourquoi j'aurais fait ça ?! ... Attends un peu... C'est pour ça que tu ne répondais pas au téléphone ?
Le brouillard dans la tête du Hippie se dissipa, il retrouva lentement l'usage de ses membres après cette petite sieste sponsorisée par ses larmes. Les hurlements du Prof de Philo reprirent, il les écouta distraitement tout en papillonnant des yeux.
— Je ne peux pas lui parler ? Le coupa le youtuber.
— Il est de sortie.
— C'est vrai ?
— Peut-être.
— Est-ce qu'il t'a parlé d'une bouteille, au moins ?
Le pacifiste de Minute Papillon se réveilla. Il jeta un bref regard perdu à ces deux collègues toujours assis près de leur créateur. Traversant rapidement le salon sans se retourner, il ferma peut-être un peu trop brusquement la porte d'entrée, coupant un début de réponse du Prof plutôt négative.
...
Il resta un moment planté au milieu du vent frais du Beaujolais, puis se remit enfin à réfléchir.
Manifestement, le Présentateur TV n'était pas enceint. Tant mieux. Il avait bu, mais rien ne s'était passé.
Il avait bu.
Lui aussi avait bu.
Une idée lui vint à l'esprit.
Et non, pas de M-preg ProfDePhilo/PrésentateurTV (Dsolée, ne me tuez paaaaaaas ), mais pour celles (ceux ? :/) qui seraient déçues, je prévois un groupement de ptits OS M-preg (OUI ! ENCORE DES PROJETS ! JE SUIS BOURRÉE DE PROJETS ! xD C'est justement cette fic qui « m'empêche » d'écrire toutes mes idées, mais croyez moi qu'une fois CN fini… Vous allez être bombardées de notifs ! x'D). Alors ? Vous me faites pas la tête ?... ^^'
.. AH ! DES FOURCHES ! O.O
KAAAALIIIIIIIIII ! OUVRE LA PORTE ! J'ARRIIIIIIVE !
