Note de l'auteur :
Bonjour à toutes et à tous ! Je sais que vous avez tous attendu avec impatience l'a suite de l'histoire mais mon modem a trouvé amusant de ne pas me connecter à internet du samedi matin, heure où je publie d'habitude, jusqu'au dimanche soir très tard. Un timing trop précis pour que je n'ai pas envie de le balancer par la fenêtre ! Comme je travaillais le lendemain, je n'ai donc pas pu publier. Aujourd'hui je me rattrape et je vous sers ce chapitre tout chaud ! Merci à tout le monde pour les commentaires auxquels je n'ai pas pu répondre.
Je vous souhaite une bonne lecture !
Gros bizoux
Crystal of Shadow
La fin d'une ère
Tous les journalistes étaient en émoi. Le Département de la Justice Magique, dans un communiqué, avait annoncé quelques jours auparavant que le divorce entre Ginny Prewett Weasley et Harry Potter allait prendre fin. Les places se négociaient à prix d'or mais le juge avait mis un terme à tout ça en annonçant que comme les autres audiences, celle-ci se ferait également à huis-clos. En accord avec les différentes parties, seuls deux journalistes seraient en contact avec les greffiers pour les articles.
-Le juge Joshua Mathis ! annonça le greffier
Dès que le juge eut pris place, la salle s'assit à son tour.
-Bien, fit Joshua. Tout au long de ce procès, j'ai attentivement examiné les preuves que chacun a apporté. Ce cas était assez difficile, à cause de la célébrité de chaque partie et de la médiatisation de l'affaire. Voici mon verdict.
Toute la salle retint son souffle.
-La garde des enfants est accordée sans restriction à Harry Potter, déclara Joshua. Leur mère pourra avoir un droit de visite à la discrétion du père. Tous contrats les concernant signés par leur mère seront désormais nuls et non avenus, le cas du testament devant être examinés par les présents avocats et moi-même pour garantir leurs droits.
Harry souffla de soulagement. C'était le point sur lequel il n'était pas prêt de tergiverser. Il voulait ses enfants auprès de lui, il les avait désormais.
-Comme aucune consigne n'a été établie lors du mariage, toutes les sommes et les biens apportés avant et pendant l'union seront rendus à leur propriétaire, poursuivit Joshua. Les dons d'un époux à l'autre ne font pas l'objet de ce procès.
Ginny sourit. Donc, tout ce qu'elle avait mis à son nom ainsi que les sommes qu'elle avait transféré dans ses coffres lui appartiendraient définitivement.
-Enfin, puisque monsieur Potter a la garde entière et totale des enfants, il est demandé à mademoiselle Prewett Weasley de verser une rente à son ex-mari dont le montant sera discuté entre les parties, fit Joshua. Le verdict a été rendu et le procès clos. Harry Potter et Ginny Prewett Weasley ne sont désormais plus mari et femme devant la loi Sorcière.
La magie entra en action et les bagues des ex époux reprirent leur forme originelle. Aussitôt, Harry l'ôta pour la glisser dans sa poche et enjoignit son avocat à le suivre hors de la salle d'audience.
Il avait quelques points à régler.
§§§§§
Le premier arrêt d'Harry fut pour les Gobelins. Il demande directement le directeur de la banque qui l'avait accueilli avec plaisir.
-Que puis-je faire pour vous, Héritier Potter ? sourit Ragnok
-Est-ce que tous les changements que j'ai demandés avant que le procès ne commence ont été faits ? demanda Harry
-Oui, confirma Ragnok. Les propriétés que votre ex-femme a mises à son nom ont toutes été identifiées. L'argent qu'elle a pris dans vos coffres alors qu'elle n'a aucune base légale pour se permettre de se servir est resté dans ses coffres mais nous avons attentivement relevé les sommes prises.
Harry laissa un sourire amusé courir sur ses lèvres. Quand il avait découvert qu'il ne pouvait se débarrasser de Ginny, il avait mis en place plusieurs choses avec Ragnok. Le contrat autorisait la rousse à utiliser les biens des Potter comme s'ils étaient les siens. Sauf que Molly, Ginny et Ron ne savaient pas que pour cela, il fallait que le sceau des Potter soit apposé dessus en même temps que la signature. Le brun ayant toujours refusé que reprendre ouvertement les titres des Potter, cela rendait caduque la manipulation des Prewett Weasley. C'était sur cela que reposait la vengeance d'Harry.
-Concernant le gestionnaire des comptes des Prewett ? demanda Harry
-Kabold est en ce moment en train de se faire interroger par nos services, révéla Ragnok. Il a visiblement accepté de l'argent pour accéder aux demandes des Prewett Weasley. Il va le regretter.
-Merci, sourit Harry.
-Désirez-vous bloquer vos coffres dès maintenant ? proposa Ragnok
-Avec plaisir, accepta Harry.
Tous les deux descendirent dans les sous-sols de la banque. Ils commencèrent par le coffre étudiant d'Harry, puis par les coffres ancestraux des Potter, au nombre de cinq, les deux de Lily Potter, ceux de Nick, Alex et Léa, les dix-neuf d'héritages divers, que ce soit au nom des Potter ou à celui du Survivant, ceux de Sirius, Regulus, Narcissa et Bellatrix Black, les six ancestraux des Black et douze autres divers.
-J'avais oublié que j'avais autant de coffres, souffla Harry quand ils arrivèrent au dernier.
Heureusement qu'il ne devait déposer qu'une seule goutte de sang sur les portes des coffres. S'il avait dû en donner plus, pas sûr qu'il aurait pu rentrer chez lui.
-Cinquante-deux, précisa Ragnok. Enfin, cinquante-trois normalement mais vous souhaitez laisser l'accès à votre compte-joint à votre ex-femme.
-C'est ça, sourit Harry. Allons y jeter un coup d'œil, voulez-vous ?
Ils s'y rendirent rapidement.
-Combien contient ce coffre ? demanda Harry
-Dix mille Galions, annonça Ragnok.
-Puisque j'ai ouvert ce coffre, je voudrais en vérifier les conditions, sourit Harry.
Ils revinrent enfin dans le bureau du directeur et après un solide encas, ils se mirent au travail.
Les Prewett Weasley allaient tomber sur un os.
§§§§§
Amelia Bones observait les différents dossiers qui se trouvaient sur son bureau.
Tout d'abord, le résumé du divorce entre Harry Potter et Ginny Prewett Weasley. Elle avait tenu à l'avoir car elle voulait savoir comment le jeune homme avait négocié pour que son ex-femme ne puisse rien avoir. Un sourire distrait avait orné son visage à la fin de sa lecture. Le brun était bien plus rusé que son statut de Gryffindor ne le laissait présager.
Les trois dossiers suivants étaient respectivement les plaintes d'Harry Potter contre Molly, Ginny et Ron Weasley. Le brun avait accusé la matrone de spoliation d'héritage en s'appuyant sur le fait qu'elle ne l'avait jamais initié à la culture Sorcière – un crime pour les Sang Pur – alors que c'était son rôle, d'abus de confiance, puisque le contrat de mariage fourni par ses soins n'avait pas les intérêts du jeune homme à cœur, ainsi que de vol, de faux, d'usage de faux et de corruption, comme le brun avait découvert qu'elle piochait allègrement dans ses coffres pour assurer sa position au sein du gouvernement en tant que lady Prewett, sans son autorisation bien sûr. Son ex-femme était accusée des mêmes faits, puisqu'elle était parfaitement au courant de ce que faisait sa mère et qu'elle avait tenté pendant toute la durée de son mariage de s'approprier les héritages de son mari et de ses enfants pour son bénéfice personnel, sans compter les nombreuses propriétés et biens faisant partie du patrimoine des Potter qu'elle avait osé mettre à son nom alors que cela devait faire l'objet d'une procédure particulière nécessitant la présence – et l'accord conscient – d'Harry. Enfin, Ron était accusé de vol, de faux et d'usage de faux, puisqu'il avait volé le sang d'Harry pour avoir une procuration sur le coffre personnel d'Harry afin de se payer sa maison.
Mais comme l'avait souligné Me Lawrence quand il avait déposé les dossiers en personne sur son bureau, ce n'était que les plaintes initiales.
Amelia avait été impressionnée par ce qu'Harry avait fait pour se débarrasser de sa femme qui traînait ouvertement dans la boue le nom des Potter mais également celui des Weasley. Maintenant que cela était fait, le grand ménage pouvait commencer. Et vu les dossiers qu'elle avait sur les trois protagonistes, la chute serait rude pour eux.
§§§§§
-Monsieur Potter ? appela Elisabeth
-Entre, invita Harry.
La jeune fille s'installa dans le fauteuil et attendit. Depuis la fin du procès, Harry avait demandé à ses parents si elle pouvait résider chez elle. Comme ils n'avaient pas voix au chapitre, ils s'étaient inclinés et la jeune Cracmol avait rejoint Grimmaud Place.
-Bien, si je suis ici, c'est pour renégocier ton contrat, annonça Harry.
Elisabeth blanchit.
-Je ne vais pas te renvoyer, rassura Harry. Je pense juste qu'il est temps que tu quittes définitivement tes parents.
-Pourquoi ? demanda Elisabeth en reprenant quelques couleurs
-Je ne vais pas te mentir, soupira Harry. Ginny va s'apercevoir de certaines choses que j'ai faite et elle va sûrement se venger. Je n'ai aucune considération pour tes parents mais il est hors de question que tu sois blessée. Hermione t'adore et est heureuse d'avoir de l'aide à la maison. Je veux que tu deviennes la nourrice officielle de mes enfants.
-Je ne comprends pas, souffla Elisabeth.
-Tu auras dix-sept ans dans quelques jours, fit Harry. Même en étant Cracmol, ta majorité est maintenue à cet âge-là. Je voudrais que dès que c'est le cas, tu signes un nouveau contrat pour que tu sois protégée.
-Qu'est-ce que ça changera ? demanda Elisabeth
-Ton salaire, répondit Harry. Il sera augmenté en conséquence. Au début, tu vivras ici mais il n'est pas exclu que quand l'affaire se sera calmée, tu puisses habiter autre part.
-Et mes amis ? demanda Elisabeth. Est-ce que je pourrais les amener ici ?
-Pas pour le moment, réfléchit Harry. Je vais quand même me renseigner pour augmenter les protections pour ne pas que les enfants et même toi ne soient en danger. Mais dans tous les cas, nous établirons le contrat ensemble. Tu sais qu'Hermione a une formation juridique et s'il le faut, je pourrais faire appel à mon propre avocat pour te rassurer.
-Merci, souffla Elisabeth.
-Tu n'es pas obligée d'accepter, rappela Harry. Et tu pourras partir quand tu veux. Tu resteras libre de tes faits et gestes. Si je t'en parle maintenant, c'est pour te laisser le temps d'y réfléchir.
-Merci, monsieur Potter, fit Elisabeth.
-Tu peux y aller, sourit Harry.
La jeune fille s'en alla. Le brun se renfonça dans son siège. Même s'il n'y avait aucun lien de sang entre eux, Elisabeth faisait partie de la famille Potter et il protégeait toujours les siens.
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Mickaël Lawrence était vraiment hésitant sur la conduite à suivre. Les éléments apportés par Natalia, sa détective, devaient être montrés aux Aurors mais il ne se sentait pas de les présenter à Harry, qui était son client comme son ami. Il était tenu au courant de certaines affaires qui lui étaient confiées – bien entendu sans les détails – et il avait trouvé une alternative.
-Maître Lawrence, salua Kingsley. J'imagine que si vous vouliez me voir, ce n'est pas pour le plaisir.
Mickaël rougit légèrement. Oui, il était sensible au charisme du Sorcier mais pour autant, il ne comptait pas céder à son attirance.
-J'ai besoin d'un contact avec les Aurors qui ne soit pas Harry, se reprit Mickaël. J'ai mandaté quelqu'un pour mener certaines enquêtes et elle est tombée sur quelque chose d'assez étrange.
-Que pouvez-vous me dire sur la situation ? demanda Kingsley
-Je cherchais des éléments pour faire plonger Ronald Weasley, avoua Mickaël. Nous avons eu l'embarras du choix.
-Sur quoi êtes-vous tombé ? demanda Kingsley. Ne vous inquiétez pas, je ne dirais rien.
-Il a une « maîtresse », renifla Mickaël. Visiblement qu'il bat assez violemment et qu'il a mise enceinte. Elle doit en être à six ou sept mois en ce moment. Ah, et qui est âgée de quinze ans.
Kingsley sursauta.
-C'est une plaisanterie ?! hoqueta Kingsley
-Si seulement, soupira Mickaël. Mais ce n'est pas le problème. Si je suis ici, c'est pour ça.
L'avocat fit glisser sur la table un petit sachet avec plusieurs pilules à l'intérieur. Curieux, l'ancien Auror s'en empara et l'examina avant d'écarquiller des yeux.
-Où avez-vous trouvé ça ? pressa Kingsley
-Chez cette gamine, révéla Mickaël. Ça semble être ce à quoi elle carbure. Je voudrais savoir ce que c'est.
-Je sais ce que c'est, avoua Kingsley. Mais je dois savoir tout ce que vous savez.
-Soit, accepta Mickaël. Je vais vous mettre en contact avec Natalia.
-Je vous remercie, sourit Kingsley.
§§§§§
-Papa ?
-Oui Nick ? sourit Harry alors qu'il était en train de coucher son fils aîné
-Elle est où Ginny ? demanda Nick
Harry fronça des sourcils.
-Il s'agit de ta maman, rappela Harry.
-Une maman c'est comme un papa ? demanda confirmation Nick. Elle fait des bisous et des câlins, elle lit des histoires et fait des gâteaux avec nous, non ?
-Oui, confirma Harry. C'est ce que je fais avec vous.
-Elle ne l'a jamais fait avec nous, déclara Nick. Et elle a toujours dit qu'on était que des nu … nuiseb … nuisibles ! Elle ne nous aime pas. Donc ce n'est pas ma maman.
Harry se désola de voir que Nick était totalement conscient de la situation. Quand le divorce avait été prononcé, il avait expliqué à ses trois enfants que désormais leur mère ne viendrait plus vivre avec eux, pas que ça ne change grand-chose. Mais son fils aîné n'avait pas été dupe. Et son ex-femme aucune considération pour ceux qu'elle avait mis au monde si elle s'était permise de les insulter ouvertement sous leur nez.
-Elle n'est pas là, elle est allée habiter chez sa maman, répondit doucement Harry.
Les journaux avaient réussi à prendre suffisamment de photos d'elle pour confirmer son affirmation.
-Elle viendra nous rendre visite ? demanda Nick
-Pas pour le moment, avoua Harry.
-Je n'ai pas envie de la voir, bouda Nick.
-Ce n'est pas le moment de discuter de ça, fit Harry en embrassant son fils sur le front. Tu seras le premier prévenu si tu dois aller la voir.
-Bonne nuit papa, bailla Nick.
-Bonne nuit mon chéri, répondit Harry.
Le brun coucha son deuxième et alla embrassa sa fille avant d'aller rejoindre Hermione au salon.
-Pour Nick, Ginny n'est pas sa mère, annonça Harry.
-Ça lui pendait au nez, commenta Hermione. Mais il n'a que six ans …
-Et il peut se souvenir que sa mère ne l'a jamais aimé, fit Harry.
-Que comptes-tu faire ? demanda Hermione
-Je ne suis pas objectif sur cette affaire, avoua Harry. Je pense que je ne vais rien faire. Tant qu'il ne lui manque pas ouvertement de respect, je vais le laisser l'appeler Ginny au lieu de maman.
-Pourquoi tu lui accordes autant d'importance ? s'étonna Hermione
-Parce que même si elle m'a fait les pires crasses, je veux que mes enfants sachent que la vengeance et la rancune ne sont pas une ligne de conduite viable, souligna Harry. Je ne veux pas qu'ils passent à côté de leur vie parce qu'ils ont voulu se concentrer sur le passé.
-Je suis avec toi, sourit Hermione.
-C'est ce que j'attends de ma sœur, répondit Harry.
§§§§§
Hans se retint fortement de claquer la porte du bureau du ministre de la magie et se réfugia dans le sien.
Ce dernier l'avait convoqué à cause de demandes des ambassadeurs Sorciers. En effet, ils s'étaient tous posé des questions concernant la vendetta qu'il menait contre lord Malfoy, qui avait des intérêts dans la plupart des pays du monde entier. Hans avait voulu se justifier.
Flash-Back
-Au début de ma carrière à ce poste, j'ai entendu des rumeurs où il détruisait ma réputation, avoua Hans, faussement triste. Je ne fais que montrer mon scepticisme à son égard.
-Les Malfoy ont toujours été critiques, rappela le ministre. Moi-même, je ne suis pas dans leur cœur et pourtant, je ne m'inquiète pas plus que ça de ce qu'ils disent et je fais mon boulot. Contrairement à vous.
Hans sursauta.
-Je ne fais pas mon boulot ?! s'étonna Hans
-Les plaintes des ambassadeurs ne sont pas les seules que je reçois vous concernant, avoua le ministre. Beaucoup de vos collaborateurs se plaignent de votre travail qu'ils estiment bâclé. Moi-même j'ai pu l'observer.
Le ministre se redressa sur son siège.
-Savez-vous pourquoi on ne vous a pas confié le projet avec la Louisiane ? demanda le ministre
Hans serra les poings. La Louisiane, aux Etats-Unis, avait l'une des plus grandes communautés Sorcière du continent. La collaboration aurait dû lui revenir mais étant sur un autre projet, on ne lui avait pas donné.
-Non, siffla Hans.
-Parce que le directeur de la Coopération Magique refuse de travailler avec vous, annonça abruptement le ministre.
-Il a dû écouter les salades de Malfoy … grommela Hans.
-Il aurait pu … sourit le ministre. Sauf qu'il haït cordialement Malfoy et c'est réciproque. Votre image et vos résultats sont à ses yeux médiocres, sans compter le fait que vous vous jetez à la tête de Malfoy dès que vous le pouvez. Méditez là-dessus et reprenez-vous en main.
Fin Flash-Back
Hans venait de comprendre que son poste était en jeu. Une autre idée dérangeante lui était également venue, que le ministre n'hésiterait pas à nommer Malfoy à sa place. Mais il en était hors de question !
-Tout va bien ? fit une voix dans son bureau
Hans reconnut immédiatement Ginny Weasley, ex Potter. Sans un mot, il la souleva, la déposa sur le bureau, souleva sa robe et s'enfonça en elle. Il la besogna brutalement et vu les cris de jouissance de la rousse, elle ne s'en plaignait pas. Il éjacula rapidement au plus profond d'elle puis se retira.
-Mauvaise journée ? haleta Ginny
-Je veux me débarrasser de Malfoy maintenant, gronda Hans.
-Je suis de tout cœur avec toi, sourit machiavéliquement Ginny.
§§§§§
Muriel avait pris place dans son fauteuil favori. Tout autour d'elle, Arthur, Bill, Charlie, Percy, Fred et Georges s'étaient installés dans les différents sièges.
-Je pense que vous devez être au courant de ceci, annonça Muriel.
Un dossier circula entre les mains des roux et chacun blêmit en découvrant l'effroyable vérité. Molly, Ginny et Ron avaient tout simplement détruit la vie d'Harry et par extension celle d'Hermione. Les contrats étaient déjà l'horreur absolue mais ils n'auraient jamais pensé qu'ils iraient aussi loin. Mais Bill fronça des sourcils.
-Avec ce dossier, Harry sera mis à l'abri, mais pas Hermione et encore moins Rose et Hugo, nota Bill.
-Que veux-tu dire ? demanda Arthur
-Harry est légalement séparé de Ginny, rappela Bill. Il peut renier l'ascendance de Ginny. Mais Hermione est toujours mariée à Ron, même si dans les faits, ils ne vivent plus ensemble. Si ce dossier atterrit sur le bureau du département de la Justice Magique, elle se prendra de plein fouet les conséquences, sans oublier les enfants.
-Mais que pouvons-nous faire ? souffla Percy. Nous ne pouvons légitimement pas demander à Harry de retarder sa plainte. Ça augmenterait les risques qu'on connaisse ses plans et qu'ils puissent les contrer.
-A moins qu'il t'ait dit ce qu'il comptait faire, tante Muriel, intervint Georges.
-C'est exact, confirma Muriel. Le mariage d'Hermione va être annulé et nous nous chargerons de renier les trois autres de la famille avant qu'Harry ne porte plainte.
-Comment ? demanda Percy
-Je vais le faire parce qu'elle est Née Moldue, sourit machiavéliquement Muriel.
-Je pensais que ça ne te gênait pas, fronça des sourcils Arthur.
-C'est le cas, confirma Muriel. Mais c'est le seul moyen pour qu'elle puisse briser le contrat qui la lie à ce moins que rien de Ron. Elle fera toujours partie de la famille avec les enfants mais il faut absolument la libérer de cette union malsaine avant de les renier.
-Hermione est notre sœur … fit Fred.
-Comme Harry est notre frère, continua Georges.
-Ils le resteront toujours ! assurèrent les jumeaux
-Alors on fait ça ? sourit Bill
Tous les mâles Weasley acceptèrent.
-Très bien, je vais faire le nécessaire dès demain, annonça Muriel.
§§§§§
Scrigmeour se retint de balancer ce qu'il avait sous la main contre le mur.
-Tu plaisantes j'espère ?! grogna Rufus
-Si seulement, fit Kingsley. C'est un concours de circonstance qui a fait que je suis tombée sur cette gamine.
L'ancien Auror venait de faire part à son ami de la découverte de Natalia, la détective de l'avocat d'Harry Potter.
-Weasley fournit la drogue à la gamine qu'il a mise enceinte ? résuma Rufus
-C'est ça, fit Kingsley. Je l'ai interrogé et elle est en manque. C'est pour cela qu'elle m'a tout dit, pour avoir une dose.
-Où est-elle ? demanda Rufus
-Dans une clinique Moldue privée, répondit Kingsley. Elle a besoin de faire une cure de désintoxication mais étant proche du terme, ça doit être retardé.
-Et l'enfant ? grogna Rufus
-Il va falloir en parler avec Muriel Weasley, réfléchit Kingsley. Il s'agit certes d'un enfant illégitime mais il reste un Weasley et il serait suicidaire de le laisser avec Molly ou sa fille.
-Un fait de plus à ajouter au dossier contre Weasley, ricana Rufus. Que comptes-tu faire ?
-J'ai besoin de savoir où il se fournit, fit Kingsley. Tu peux l'interroger ?
-Il faudrait que je le garde au chaud jusqu'à ce que l'affaire soit terminée, réfléchit Rufus. Je te préviens dès que j'aurais un plan.
-Fais vite, prévint Kingsley. Cette saloperie est en train de se répandre dans les rues.
§§§§§
Draco sourit en voyant Harry arriver.
-Tu me sembles beaucoup plus serein, fit Draco.
-Je ne suis plus marié et j'ai la garde entière de mes enfants, répondit Harry en s'installant. Que puis-je demander de plus ?
-La mort de ton ex-femme ? proposa Draco
-Ne me fais pas rêver, rit Harry. Alors ? Que voulais-tu me dire ?
-Je voudrais t'inviter à dîner, fit Draco.
-Moi ou ma tribu ? demanda Harry
-Ta tribu, sourit Draco. Scorpius me harcèle pour voir Alexandre.
-Pas besoin de m'inviter à dîner pour ça, déclara Harry. Tu peux amener ton petit monstre quand tu veux sans t'annoncer.
-J'ai des principes, contra Draco. Et m'inviter chez les gens n'en fait pas partie.
-Je m'en doutais, sourit doucement Harry.
-Mais je maintiens mon invitation à dîner, ajouta Draco. Pour toi uniquement.
Harry sursauta.
-On est grand et autant que je sois franc avec toi, souffla Draco. J'ai envie de connaître ce nouvel Harry Potter et pas le héros de ces dames et ces messieurs. Celui qui n'a pas hésité à rassurer un petit bonhomme alors que son père était peut-être en train de se faire tabasser dans une ruelle sombre. Celui qui n'hésite pas à frayer avec les Slytherin alors que le reste du monde nous considère comme étant la lie de l'humanité.
-Tu n'es pas mal non plus, sourit Harry. Tu te l'es bouclée et tu as accepté mon aide quand tu as été en mauvaise posture. Et surtout, on ne se prend plus la tête pour un oui ou pour un non. Seulement … Nous ne pouvons rien faire pour le moment, tu t'en doutes ?
Draco soupira. Harry était en charge de l'affaire de drogue dans les clubs de Blaise et lui était son avocat. Le conflit d'intérêt était flagrant et toute l'affaire pouvait tomber à l'eau s'ils se fréquentaient plus étroitement dans le même temps. Leurs enfants étaient la limite.
-Nous attendrons, je ne suis pas fou, fit Draco. Que diraient les journaux s'ils te voyaient en ma compagnie alors que l'encre de ton divorce n'est même pas sèche …
Harry pouffa.
-Tu as raison, fit Harry. Je serais ravi que nous devenions enfin amis. Mais cela devra attendre un peu.
Conscients qu'ils avaient leurs ennemis, ils terminèrent leur conversation et se séparèrent.
§§§§§
Molly se rendit à Gringotts pour effectuer un virement. Le divorce de sa fille était mal tombé mais elles avaient réussi à faire en sorte de pouvoir se retourner en attendant de récupérer une nouvelle entrée d'argent.
-Je veux accéder à mon coffre tout de suite ! ordonna Molly au premier guichetier, doublant tout le monde
Des murmures de mécontentement s'élevèrent mais se turent très vite lorsqu'ils reconnurent lady Prewett, la belle-mère du Survivant.
Enfin, ex belle-mère, si on en croyait les journaux qui relataient le divorce de la fille Weasley avec ce dernier.
-Suivez-moi, ordonna sèchement le Gobelin.
Molly ne s'insurgea puisque c'était la façon de faire de ces créatures répugnantes. Elle lui emboîta donc le pas et fut assez surprise de se retrouver dans le bureau du directeur de Gringotts Angleterre.
-Lady Prewett, salua Ragnok.
-Qu'est-ce que vous me voulez ? cracha Molly
-Je suis au regret de vous annoncer que votre coffre est désormais vide, déclara Ragnok. Il n'y a plus du tout de liquidité dedans et à moins que vous ne puissiez y déposer les cinquante Galions minimum avant demain six heures, il sera fermé dans l'heure qui suit.
Molly blanchit. Le coffre des Prewett était alimenté à la fois par un coffre des Potter, un autre des Black et celui des Weasley. Il était en permanence rempli donc théoriquement, il était impossible qu'il soit vide.
-Comment est-ce possible ? siffla Molly. Et la rente des Weasley ?
-Lady Weasley a fait suspendre tous les prélèvements pour un audit des biens de sa famille, renseigna aimablement Ragnok.
La rousse hésita. Les ponctions des coffres Potter et Black n'entraient pas dans les points étudiés pendant le divorce. De plus, c'était Ginny qui les avait établi, en tant qu'épouse Potter. Elle ne savait pas s'ils étaient légaux ou non.
-VOUS ALLEZ ENTENDRE PARLER DE MES AVOCATS ! rugit Molly en quittant le bureau
Le Gobelin eut un sourire vicieux. Harry Potter lui avait fait part de ses intentions par rapport à lady Prewett et ses deux enfants et il avait hâte d'en voir les conséquences.
-Gripsec ? appela Ragnok. Je veux un contrôle de toutes les possessions des Prewett pour demain cinq heures du matin. Je veux savoir ce que nous allons récolter …
