Je vous avez dit que ce chapitre viendrait bientôt (enfin on se comprend) donc j'ai fait de mon mieux pour l'écrire rapidement :)

CHAPITRE 11 :

TRIS POV:

Le train s'éloigne.

Je le suis du regard jusqu'à qu'il ne soit plus visible, puis je me lève doucement en regardant devant moi. Les leaders s'avancent et Max me tend sa main. Je l'accepte.

-Nous sommes heureux de te revoir Tris. Nous sommes désolé pour ce qu'il s'est passé.

Tu parles du fait que tu m'as arrachée de la vie fantastique que je vivais là-bas ? Je ne crois pas que vous serez pardonnés pour ça.

Ils me guident vers toutes les autres personnes et je suis applaudis quand j'arrive. Christina me serre contre elle, suivie par Will, Al, Shauna, Zeke et Uriah. Ça fait du bien de les voir.

-Tris, tu m'as tellement manquée. Je suis tellement contente que tu reviennes ici.

J'affiche un sourire.

-Moi aussi Christina. Dis-je mais elle remarque que je mens.

On retourne vers le dortoir, Christina n'arrête pas de parler de tout ce qu'il s'est passé pendant ces deux dernières semaines.

-Ils ont trouvés une vidéo de ce qu'il s'est passé. Peter a eu de l'aide pour les effacer mais Zeke a réussi à la récupérer. C'est pas génial ?

-Si...génial...

Elle regarde tout les autres.

-Tris et moi devons aller au toilette. On revient vite.

Je veux protester mais elle me coupe d'un regard. On arrive dans les toilettes.

-Dis moi ce qu'il ne va pas. Pourquoi tu n'es pas heureuse d'être là ?

-Pourquoi ? J'avais construit une vie là-bas. J'avais des amis, des personnes que je pouvais considérer comme ma famille. J'avais un travail et je n'avais pas toutes ces règles à respecter. Hurlé-je.

-Et nous ? Nous ne sommes pas tes amis ? Tu es comme une sœur pour moi Tris.

-Je sais mais il n'y a pas que ça...

Elle pose ses mains sur mes épaules.

-Il y a un garçon, c'est ça ?

Je hoche la tête et essaye de ne pas penser à Tobias.

-C'est Quatre ?

Je hoche doucement la tête.

-Et tu l'aimes ? Demande-t-elle.

-Je ne sais pas...c'est trop soudain... Je n'arrive plus à savoir ce que je ressens.

Je cache ma tête dans mes mains pour cacher mes larmes. Elle sort de la pièce mais revient quelques secondes plus tard. Elle pose quelque chose sur mes épaules et quand je lève les yeux, elle a placé une chemise à Tobias sur mes épaules.

-Merci. Murmuré-je.

-Je sais que c'est compliqué, mais essaie de penser à autre chose. Tu ne dois pas laisser ça te perturber.

-Il reste combien de temps d'initiation ?

-5 jours. Il ne reste plus que la partie mentale.

Je passe mes bras dans les manches de la chemise puis essuie mes joues. Elle me sourit et nous retournons chez les autres. Ils doivent voir mes larmes mais personne ne dit rien. On s'assied sur nos lits pour discuter de tout ce que j'ai manqué.

Les portes du dortoir s'ouvrent et Amar entre avec un grand sourire.

-Elle est là ! Le prodige est arrivé !

Il me prend dans ses bras et me soulève. Quand il me repose, il est encore souriant.

-Comment va ton épaule ?

-Très bien.

-Tout s'est bien passé là-bas ?

-Je me sentais chez moi.

-Et comment va Quatre ?

Je baisse la tête et essaie de repousser les larmes à nouveau. Je ne peux pas pleurer, je suis une Audacieuse.

-Il va bien.

-Tu sais s'il est heureux ? Je ne lui souhaite que ça après tout ce qu'il a vécu.

-Je ne sais pas. Hier, il semblait heureux mais aujourd'hui, je ne sais pas.

-Est-ce qu'il a construit quelque chose avec quelqu'un ?

-Non. Il...Il y avait une fille mais ça n'a pas pu durer.

-Pourquoi ?

Christina voit mon malaise et me vient en aide.

-On devrait peut-être laisser Tris tranquille. Elle doit en avoir assez de nos questions.

Je décide de faire un tour dans la Fosse pour me changer les esprits. Je passe devant le salon de tatouage de Tori et décide d'en ajouter un sur ma peau. J'entre et quand Tori me voit, elle se lève tout de suite.

-Tris ! C'est donc vrai, tu es de retour.

Elle me prend dans ses bras.

-Tu veux un tatouage ?

-S'il te plaît oui.

Elle s'installe sur sa chaise et met des gants.

-Je t'écoute.

-J'aimerais avoir quelque chose dans le haut de mon dos, près de ma nuque.

-Faisable.

-J'aimerais écrire 'Bienvenue chez les Sans-factions'.

Elle me sourit en me faisant signe de m'asseoir en lui montrant mon dos. Elle me demande d'enlever la chemise et mon t-shirt mais je garde la chemise dans ma main. Elle pousse mes cheveux et commence le tatouage.

-Un souvenir ? Dit-elle.

-Oui. Soufflé-je en repensant à tout ce que j'ai vécu là-bas.

Je n'y suis restée que quelques semaines mais c'est comme si j'avais enfin trouvée ma place. Une place où personne ne se juge mais où on s'entraide sans rien attendre en retour. On a tendance à croire que les Sans-factions sont des personnes qui ne correspondant à aucune faction. À mon avis, ces personnes sont justement un mélange de toutes les factions même si le test d'aptitude rejette cette option. Nous sommes tous un peu Divergents même si tout les tests des Érudits disent le contraire.

Je sais que j'ai des amis irremplaçables, ici, chez les Audacieux mais je pense avoir trouvé mieux chez les Sans-factions. J'y ai trouvée des personnes que je verrais bien comme ma famille. Des personnes pour qui je sacrifierais ma vie actuelle avec mes amis. Une personne surtout. Tobias.

Je ne m'étais pas rendue compte que je pleurais avant que Tori ne me le fasse remarquer.

-Oui, ça va...Je suis juste un peu remuée c'est tout.

-Tu es sûre que ça ira ?

-Oui oui...

Elle retire ses gants en me souriant.

-Voilà, j'ai finit. Garde le bandage pendant 3 jours et tout ira bien. Et Tris, si tu as besoin de parler, tu sais que je suis là.

Je lui souris, reconnaissante, avant de partir.

Je flâne dans la Fosse en regardant distraitement les combats quand l'un d'eux attire mon attention. Zeke et Uriah.

Les deux se regardent en se défiant du regard tout en tournant en rond.

-Allez petit frère, tu sais que tu vas perdre. À quoi ça sert ? Dit Zeke.

-Tu m'as pris on morceau de gâteau. Tu vas payer !

Uriah se jette alors sur Zeke qui l'esquive. Uriah tombe au sol, à plat ventre alors que son frère s'assied sur son dos.

-Je t'avais dit que tu allais perdre.

Uriah commence à gigoter puis inverse leur rôle. Zeke se met à grogner sous le poids d'Uriah.

-Merde Uriah...j'ai bien fait de prendre ton gâteau, t'es déjà trop lourd. Espèce de gros tas.

Zeke se libère, ils se regardent de nouveau les yeux dans les yeux. J'entends un petit gloussement à côté de moi et voit Hana, leur mère. Je lui adresse un sourire qu'elle réciproque.

-Tu n'imagines même pas la fierté que j'éprouve. Dit-elle.

Je ris fortement alors que Zeke prends la tête d'Uriah et la serre dans le creux de son coude. Il frotte lui frotte la tête avec son autre poing ce qui le fait gémir.

-Ok, ok, t'as gagné mais touche pas à mes cheveux.

Zeke le lâche en riant.

-Je t'avais dit que t'es une mauviette.

-Tu peux causer, fillette.

-Lopette.

-Pourriture.

Ils sourient une dernière fois avant de se prendre dans les bras en riant. Je ris avec tout les autres spectateurs. J'adore les voir tout les deux, ils ont une relation que je n'aurais jamais avec Caleb. Je sens alors une autre présence à côté de moi. Je tourne la tête pour voir Al.

-Hey.

-Salut...hum.. Tris, je peux te parler seul à seul ?

-Bien sûr.

On se dirige vers un coin de la Fosse qui est plus calme.

-Je voulais juste te dire que je suis vraiment content de voir que tu es à nouveau parmi nous, et que tu m'avais manqué.

-C'est gentil Al. Vous m'avez tous manquée aussi.

-Je voulais aussi que tu saches qu'au moindre soucis, je suis là pour toi.

-Merci Al mais ça devrait aller. Il y a certaines choses auxquelles j'ai encore du mal à parler et je ne pense pas que ça ira en s'arrangeant.

Il me prend alors dans ses bras mais c'est différent des fois où Christina et Will sont à côté. Là ça me paraît trop intime et je dois dire que ça ne me met pas à l'aise. Al est gentil mais c'est seulement un ami. Je ne peux pas m'empêcher de penser à Tobias. Est-ce qu'il va bien ? Va-t-il tourner la page ? L'a-t-il déjà fait ?

Je m'écarte d'Al doucement sans lui montrer que ça me gêne.

-Je vais y aller Al mais merci d'avoir dit ça. C'est agréable d'avoir des amis sur qui compter.

-Ouais...des amis...c'est cool...

Je retourne alors dans les dortoirs mais personne n'est là. C'est à croire qu'ils prennent très à cœur leur journée de libre à cause de mon retour. Je m'allonge sur mon ancien lit en remontant le col de la chemise autour de mon nez. Je ferme les yeux quand j'inspire à travers le tissu. Son odeur est encore fraîche dessus et je sens les larmes piquer mes yeux. Il me manque tellement.

-Hey Tris, qu'est ce que tu fais là ?

J'ouvre les yeux au son de la voix de Christina.

-Rien.

Elle s'assied sur le bord de mon lit et caresse mon bras doucement.

-Je sais que c'est difficile mais tu dois le laisser partir. Tu ne peux que te faire plus de mal en restant attachée.

-Je sais mais je ne peux pas m'en empêcher. Tout serait plus simple si je savais au moins ce que je ressentait...

-Est ce que tu étais heureuse avec lui ?

-Plus que tout.

-Est ce que tu t'inquiètes pour lui ?

-Tout le temps.

-Comment tu te sens ici, avec sa chemise ?

-En sécurité.

Elle sourit puis retire une mèche de mon visage comme une mère ferait avec sa fille pour la réconforter.

-Tris, tu es amoureuse.

Je la lâche du regard pour fixer la porte du dortoir. Je me remémore alors tout ces moments avec Tobias. Le petit froncement de sourcil quand il essaye de cacher qu'il a peur. Son habitude de frotter sa nuque avec sa main gauche quand il est nerveux ou de tirer légèrement sur ses cheveux dès qu'il ne comprend pas une situation et que ça le perturbe. Son demi-sourire quand il voit Mason jouer avec ses amis. La façon dont ses yeux s'illuminent quand il est impatient. Tout ces petits détails auxquels je ne pouvais pas m'empêcher de faire attention à chaque fois que j'avais la chance de le voir. Christina a peut être raison, je suis bel et bien amoureuse de Tobias Eaton.

Je souris malgré moi alors que je réalise ça. Mais aussitôt qu'il apparaît, il est caché par une grimace.

-Quelle importance ? Il a sa vie là-bas et moi je suis coincée ici.

-Qui a dit que tu es coincée ici ? Déclare-t-elle en souriant.

Elle sort du dortoir en me laissant seule, perdue dans mes pensées.

TOBIAS POV :

Je la vois s'éloigner à chaque instant un peu plus de moi. Je n'arrive pas à croire que ça ai pu arriver, que j'ai pu être assez stupide pour la laisser partir. Quand elle est cachée par les arbres, je marche vers le fond du wagon et me laisse glisser le long du mur jusqu'à ce que je sois assis. Je frotte mes joues pour retirer les larmes mais je garde mon regard fixé dans l'ouverture du wagon. Je n'ai pu être avec elle que pendant quelques heures et c'est arrivé. Comment ça a pu arriver ?

Je remonte mes jambes, pose mes bras sur mes genoux et laisse mon menton tomber sur mes avant-bras. J'ai froid maintenant. Et ce n'est pas à cause du vent qui me pince la peau ou de la sensation des larmes froides sur mes joues. Non, j'ai froid à l'intérieur. Dans toutes les cellules de mon corps. Je pense que même le fond du Gouffre est plus chaud que mon corps maintenant. J'ai l'impression d'être mort. Mes muscles me font mal, je n'arrive pas à garder mes yeux ouverts par peur de voir la réalité en face. J'ai froid. Je n'avais pas froid hier soir quand elle était dans mes bras, ni pendant tout ces moments où je savais que j'allais la revoir le lendemain...mais maintenant, j'ai froid sans elle.

Je saute hors du train au moment venu et rentre à la maison, les mains dans les poches et la tête baissée.

La maison est silencieuse. Il n'y a pas de bruits, ce qui est normal vu que personne n'est là. Ma mère a dû emmener Mason avec elle encore une fois. Je vais dans ma chambre, retire mes vêtements et m'allonge sous la couverture. J'en ai rien à faire si on me considère comme une loque parce que je ne sors pas de chez moi. Je me fiche de savoir que je ne suis pas au travail.

Pourquoi suis-je partit de chez les Audacieux ? J'ai merdé.

Je me tourne sur le côté et je sens un morceau de papier sous mon oreille. Je lève la tête pour voir un petit mot. Pendant un instant, j'espère qu'il est de Tris mais non, c'est ma mère.

Tobias,

Je sais que c'est difficile pour toi mais tu ne dois pas te laisser aller. J'ai réussi à m'arranger pour que tu ne travailles pas aujourd'hui.

Ne restes pas à la maison et sors un peu, ça te ferras du bien.

Je t'aime.

Maman.

Je forme une boule avec le papier et le lance à travers ma chambre. À quoi ça sert de sortir ?

Après une ou deux heures -voir trois- je me décide à sortir. Je fais un tour dans le marché puis dans les rues dans lesquelles j'ai couru avec Tris sur mon dos pour lui faire visiter. Je passe devant la maison de Manu. Je sais qu'il est là vu qu'il est de corvées nourriture chez les Altruistes aujourd'hui. J'entre sans toquer pour le voir affalé sur son canapé à zapper à la télévision. Qui aurait pu croire que les Sans-factions avaient la télé, même si c'est surtout pour les informations. Je me laisse tomber à côté de lui et il se redresse pour s'asseoir. Il baisse le son.

-Ta mère m'a dit ce qu'il s'est passé. Je suis désolé.

-Pas besoin de réagir comme ça. Elle est pas morte...juste partie. Répliqué-je sèchement.

-Ouais t'as raison... désolé. Bon, c'est pas que je suis contre ta présence ici, mais qu'est ce que tu fous là ?

J'attrape la bouteille de je-ne-sais quel alcool qui est sur la table basse et avale une gorgée.

-J'ai besoin de boire.

-Enfin quelque chose où je peux t'aider. Mais, t'es sûr c'est la bonne solution ?

-Depuis quand tu parles de bonne solution, toi ?

-C'est pas faux.

Il se lève pour chercher une autre bouteille et cogne le goulot contre celle que j'ai en main.

-Santé !

Je prends une autre gorgée en fixant l'écran. Deux heures et trois bouteilles plus tard, les informations montrent les actualités chez les Audacieux et bien sûr ils parlent d'elle. Ma vision est floue mais je la vois encore se balader dans la Fosse. Elle porte ma chemise et elle est magnifique.

Les Érudits prennent souvent les images des caméras de surveillances pour leur reportages.

-T'as quand même eu de la chance. Elle est jolie. Remarque-t-il, contrairement à moi il est toujours sobre.

-Nan...Elle est magnifique.

-Tu l'aimes, hein ?

-Comme un fou. Je sais que c'est tôt mais je me rends compte qu'elle est tout pour moi.

-Oh, Tobi a des sentiments. Plaisante-il en pinçant ma joue.

Je frappe sa main en frottant ma joue, comme un enfant de cinq ans ferrait quand sa vieille tante lui attrape les pommettes un peut trop fort.

-Ta gueule.

-Méchant Tobi.

Je le fusille du regard et il commence à rire.

-Désolé mec.

Je reposes la bouteille en regardant l'heure.

-Je vais y aller. Mason doit être à la maison.

-T'es sûr t'es en état de rentrer ?

-Mais oui... Je suis pas bourré.

-Si tu le dis, mais je ne parierais pas là dessus.

Je me lève rapidement pour lui prouver qu'il a tort mais tout tourne. Pourquoi ça tourne ? Les murs sont pas censés bouger.

Je fais un pas en avant mais c'est comme si la table basse s'est rapprochée d'un mètre et je me cogne le mollet dedans. Je retombe sur le canapé, le souffle momentanément coupé.

-Pourquoi t'as rapproché ta table ?

-Ok, je t'accompagne.

-Mais je vais bien, très bien même. J'ai plus mal.

-Mal où ?

Je pointe mon cœur avec mon index.

-Ici.

-Ok Tobias, là ça devient trop bizarre de te voir comme ça.

Il passe un bras sous mon épaule et m'aide à me lever.

-Wow du calme ! Je vais bien, ok ?

-T'es sûr ? Parce que j'en suis pas aussi sûr.

-Si je vais bien...très bien..parfait. Murmuré-je.

-Tobias, tout ira bien. Promet-il.

-Non ça va pas. Elle est partie Manu, elle m'a laissée. Comment je continue sans elle ? Elle m'a changé.

-Tobias, calme-toi. On est là pour toi si tu as besoin de parler. Tu sais on pourra toujours lui rendre visite.

-Non, on peut pas. Elle est avec Al maintenant. C'est mieux comme ça.

-Putain Tobias, tu me fais peur. Je t'ai jamais vu pleurer avant.

-Je pleure pas. Affirmé-je en essuyant mes larmes et en reniflant.

-Ok, bon allonge-toi. Je vais dire à ta mère que tu restes ici ce soir.

Je me tourne sur le côté et serre la couverture contre moi.

-Je veux Tris, juste elle...

-Je suis désolé, mec. Mais je peux rien faire là.

Le sommeil m'emporte quelques instants après avoir fermé les yeux, son prénom sur les lèvres.

Le réveil est dur. La lumière est aveuglante, il y a trop de bruit, le mal de tête est horrible et je n'ose même pas parler de mon ventre.

J'ouvre les yeux doucement pour les refermer la seconde d'après. Je me retourne sur le côté, ce qui n'était pas une très bonne idée car à la seconde où je bouge, mon estomac se vide de lui-même sur le sol. Je me redresse pour voir l'étendu des dégâts. Merci Manu d'avoir mis ce seau. Je me recouche sur le dos, la tête dans les mains. J'arrive pas à croire que j'ai fait ça, c'était totalement inutile mais ça m'a fait du bien. Ça m'a permis d'oublier pendant une soirée la douleur de l'avoir perdue.

J'essaye de calmer ma respiration pour ne pas me remettre à chialer comme un gamin. Je crois avoir assez fait peur à Manu hier soir, pas besoin d'empirer les choses. En parlant du loup, il entre dans le salon avec un verre d'eau.

-Salut, tu vas mieux ?

-Pas vraiment... je suis désolé pour hier soir et..merci pour le seau.

-Tu croyais que j'avais envie de frotter le sol ?

Il pose un verre d'eau sur la table basse.

-Tu m'as fait peur hier soir. Qui aurait cru que tu allais te mettre à pleurer comme ça ?

-Désolé.

-Tu n'as pas besoin de l'être. Je conçois qu'elle te manque et te voir réagir comme ça me prouve à quel point tu tiens à elle. Et non, je ne dirais rien à personne. Même pas à Elina, promis.

-Merci. Merci pour tout.

Il me tend le verre et un médicament qui devrait m'aider à me sentir mieux.

-J'ai parlé à ta mère. Mason était triste de savoir que tu serais pas là mais après son caca nerveux il l'a accepté. Ta mère était pas trop contente mais elle a compris que c'était dur pour toi. D'ailleurs elle t'as encore laissé un jour sans travail. Je lui ai dit que tu allais avoir une gueule de bois mémorable.

-Merci.

Je m'assieds tout doucement pour ne pas avoir la tête qui tourne encore plus. Je passe une main sur mon visage quand j'entends des pas. J'ouvre les yeux et un petit monstre aux cheveux bruns arrivent en courant.

-Tobi ! Cris-t-il, me faisant faire une grimace.

-Salut Mason. Dis-je en le prenant sur mes genoux.

-T'es malade, Tobi ? Pourquoi t'es pas à la maison ?

-Parle-moi fort s'il te plaît. J'ai très mal à la tête.

Il boude mais fait ce que je lui demande.

-Elle vient quand Tris ?

Je le replace sur mes genoux et essaye de ne pas avoir l'air trop déprimé.

-Elle te l'a dit, Mason. Elle ne revient pas.

-Mais c'est ton amoureuse.

-Je sais mais c'est comme ça.

-Mais je veux Tris. C'est pas bien sans elle.

-T'as raison mais je peux rien faire.

-Tu va te marier avec elle ?

Je lui souris doucement, touché par sa question.

-Non. Ça n'arrivera jamais.

Il hoche doucement la tête puis je vois des larmes se former dans ses yeux. Je déteste le voir comme ça.

-Je sais qu'elle te manque, petit Chef. À moi aussi elle me manque beaucoup... Tu sais quoi ? Pourquoi on ne passerait pas la journée juste tout les deux ?

Il hoche rapidement la tête puis se lève en courant vers la porte.

-Vite Tobi ! Hurle-t-il.

Cette journée va être longue, très long.

N'hésitez pas à commenter ;)

J'ai un petit quelque chose à dire... Je suis donc partie en vacances sans mon ordinateur donc à la place de continuer cette histoire, j'ai pu avoir quelques idées pour des One-Shots :)

Donc j'aimerais savoir si ça vous intéresse que j'en poste un ou deux, mais je dois vous prévenir : je ne sais pas quand je pourrais les taper et les poster. C'est ça le petit problème...