stormtrooper2 : Oui pour Harry/Draco et oui pour la lettre de Draco ^^

Note de l'auteur : Presque tout le chapitre est un point de vue de nos différents antagonistes.

Je vous souhaite une bonne lecture et vous prie d'excuser les fautes d'orthographe qui auraient pût échapper à mes relectures.


Oooooooooooooo

Draco

Oooooooooooooo

Alors là, si quelqu'un m'avait au préalable dit que j'allais avoir le bonheur de devenir grand frère je l'aurais envoyé au service psychiatrie de St Mangouste. Mes parents ? Ils avaient conçus un deuxième enfant ? C'était aussi improbable que je fasse la cour à cet idiot de Finnigan. Mais bon, la nouvelle était tombée et je ne saurais m'en déplaire, quelque chose d'un peu plus excitant que la venue de Potter allait régir ma vie trop monotone à mon gout. Debout devant le miroir, je décidais de laisser mes longs cheveux libres, qui avaient bien poussés en quelques mois, cascader dans mon dos, au risque de paraitre pour une fille. Mais peu m'importait en vrai. Les autres n'avaient qu'à bien se tenir maintenant !

Poussé par mon étrange instinct, je me dirigeais en direction de la grande salle avec la ferme intention de déjeuner tranquillement avant le départ pour la gare. Et oui ! Les vacances étaient enfin arrivées et je les avais accueillies avec une joie immense. J'allais enfin revoir mon dragon, mes cascades, le parc, la tranquillité et …. Oh non. Potter sera aussi là…. Malheur, dragons et damnations !

M'asseyant en face de Pansy, qui semblait particulièrement blasée, je me saisis de la cruche de jus de citrouille. Pansy posa ses mains sur la table et me fixa avec un air grave que je n'aimais pas voir.

-Draco… Est-ce que tu es au courant de ce qui s'est passé avec ta tante au manoir du maitre ?

Ne comprenant pas, je secouais la tête négativement, lui faisant signe de continuer.

-Mon père s'est retrouvé chargé de prévenir le maitre du début d'une réunion avec les éclaireurs d'Albanie et il l'a trouvé en compagnie de ta tante…

-Jusqu'à là rien de bien étonnant ? Demandais-je, sarcastique

-Elle était nue, ligotée et à demi-consciente, gisant sur le sol comme les moldus qui servent d'entrainement aux mangemorts novices… M'annonça-t-elle d'un ton grave

Je déglutis. Comment ma tante si forte, si puissante s'était-elle retrouvée dans une telle situation ? J'en étais estomaqué.

-Mon père me l'a dit parce qu'il me fait confiance et j'espère que tu es digne de garder ce fait pour toi Dray. Tu es mon meilleur ami et je me devais de t'en informer, je me sentais trop coupable de porter un tel secret qui en plus, concerne ta famille….

-Ne t'inquiète donc pas, je ne dirais rien… Mais je suis certain que ma mère doit déjà être au courant, ma tante et elles sont très proches, autant que les jumeaux le sont…. Penses-tu que le seigneur des ténèbres ai pût ... ?

-Je ne sais pas… Sincèrement je ne sais pas. Mon père ne m'a rien dit de plus à ce sujet-là. Mais tu connais tout aussi bien que moins la fougue et la rage qui anime le maitre quand quelque chose le met en rogne ? Ta tante a vraiment du commettre quelque chose de grave …

Je restais songeur. Qu'avait donc fait ma tante pour mettre le seigneur des ténèbres dans un tel état ? Je me jurais d'en élucider le mystère tout en discrétion. Et c'est après cette discussion forte animée que nous quittions la table des Serpentards afin de rejoindre les calèches. Je vis que Potter nous suivait avec la belette, le castor, le passionné de botanique et le débile mental. Il avait vraiment l'art de bien choisir ses camardes celui-là !

-Qu'as-tu donc prévu pour tes vacances Mademoiselle Malfoy ? Un peu de torture de prisonniers ou une séance chez le coiffeur ? Lança Seamus en riant aux éclats

Il commençait vraiment à me courir sur le haricot celui-là…. Respire Draco. Respire, ne tue personne ou tu risquerais de gâcher tes vacances…

-Et toi Finnigan ? Tu comptes t'entrainer dignement au duel ou tu vas vaguer à tes occupations moldues plus que stupide ? Il sera bien que tu saches contrer les sorts d'une première année non ? Répondis-je en ricanant. Ce serait avec joie que j'enlèverais ce sourire hypocrite de ton visage mais l'idée de me retrouver à nouveau dans la même pièce que ton moldu de père me freine quelque peu.

Je vis son visage se décomposer. Bingo. Tu réfléchiras à présent Seamus Finnigan avant de parler ! Tu t'éviteras ainsi de grandes situations humiliantes !

-Et avant que tu répondes quelque chose, je vais prendre congé.

Et je tournais les talons sans me retourner. Nous montâmes dans le train qui allait nous ramener auprès de nos familles.


Ooooooooooooooooo

Bellatrix

Ooooooooooooooooo

Une violente douleur me transperça.

De toutes parts….

Je ne contrôlais plus rien, ou étais-je ?

…..

AHHHHHHHHHHHHHHHHHH

C'est en hurlant que je me réveillais. J'étais fiévreuse si on prenait en compte les gouttelettes de sueur qui s'écoulaient de mon front. Mes mains étaient moites et j'eu un mal fou à attraper ma baguette qui - par le plus grand des hasards - se trouvait à côté de moi, j'ignorais comment elle était arrivée jusqu'à moi…. En me redressant sur le lit, qui n'était pas le mien, je me souvins de ce qui s'était passé la veille…. Ou l'avant-veille. Combien de temps avais-je dormi ?

Un jour ? Une nuit ? Une semaine ?

Ma gorge était aussi sèche que le désert d'Albanie. Je tentais par tous les moyens de me lever mais la pièce tournait et je ressentis une douleur aux côtes. Ah oui…. J'avais oublié qu'elles avaient étés brisées par le maitre. Une crème avait apparemment été mise en place dessus et des bandages la maintenaient contre mon corps. Mais ou étais-je au fait ?

Et comme si quelqu'un avait entendu mon monologue intérieur, la porte s'ouvrit sur … mon beau-frère. J'arquais un sourcil en le voyant s'approcher de moi et voulut reculer. Je ne réussis qu'à me cogner contre le mur derrière le lit.

-Bella….

D'où il m'appelait comme ça ? Juste Cissy a le droit Goujat !

-Lucius ? Articulais-je, la gorge toujours archi-sèche

Je le vis verser un peu d'eau dans un verre qu'il me tendit et que j'attrapais au ralenti avant de le porter à ma bouche. L'eau fraiche coula le long de ma gorge pour mon plus grand plaisir. Je n'avais jamais été aussi heureuse de boire, c'était presque aussi jouissif que la torture de moldus dans les cachots du manoir Lestrange.

-Tu souviens-tu de ce qu'il s'est passé il y a une semaine ?

Une semaine ? J'étais restée inconsciente durant une semaine entière ?

-Non.

-Tu nous es arrivée dans un sale état, nous ne savions pas d'où tu arrivais et qui t'avait mise dans cette situation. Tu étais à moitié nue et tu avais le corps recouvert de diverses blessures. Cissy s'est occupée de toi avec l'aide de notre médicomage… Expliqua Lucius en s'asseyant dans un fauteuil en face de moi

-Quelqu'un sait ? Demandais-je avec méfiance en ramenant mes genoux sous mon menton

-Savoir à quel propos ? M'interrogea-t-il de son regard glacé

Mais que pouvais-je répondre ? Que le maitre avait abusé de moi comme il l'aurait fait avec une prostituée ? J'avais honte et je me sentais sale, pourquoi Rodolphus n'était-il plus là ? Encore un peu et j'aurais lâché quelques larmes…. Mais je ne pouvais pas, Lucius m'observait avec minutie comme le seigneur des ténèbres quand il était en colère.

Sans m'en rendre compte je m'enfermais dans un silence qui inquiéta mon beau-frère. Quand il approcha sa main de moi c'est mon corps tout entier qui me cria de fuir. Je me dégageais de lui et courût dans le couloir, cherchant une issue de secours à mon délire paranoïaque… Je courrais à en perdre haleine, comme dans les grands raids que le maitre organisait en Albanie. Mes poumons n'allaient pas tenir et moi non plus, je sentais mes côtes se déchirer. Par Merlin c'était encore plus douloureux qu'un enfantement.

(…)

Rabastan en rirait des jours entiers s'il me voyait actuellement. Je devais encore pus avoir l'air de la folle évadée de sa cellule de prison. Mes cheveux étaient encore plus en bataille et mon teint était fantomatique. J'en eu un bref reflet en passant devant un miroir dans l'entrée. J'avais beau connaitre le manoir de ma sœur comme le mien, il n'empêche qu'aujourd'hui mes sens étaient quelque peu brouillés et j'eu du mal à m'y retrouver.

BOUM.

Je ne reconnus pas de suite la personne avec qui je venais d'entrer en collision. Mais quand je vis les longues capes noires autour de lui je me rendis vite compte de l'identité de la personne dans qui j'avais apparemment foncé tête baissée.

-Serais-tu pressée Bella ? Me demanda la voix trainante de Rogue

Il voulut m'aider à me relever mais je me dégageais vite de sa main. Qui sait ce qu'il voulait vraiment faire ? Je devenais totalement parano…

-Non… Je…. J'allais partir de toutes manières.

Il ricana et je regrettais de ne pas pouvoir endoloriser sa face blanche et graisseuse. Comment osait-il se moquer ainsi de moi ? Mais je n'eus pas le temps de faire quelque chose car je vis arriver les silhouettes de ma sœur et de mon neveu. Draco avait les cheveux plus longs que ses parents et moi-même et j'eus la vague impression de regarder une des nombreuses poupées que j'avais pût offrir à Tara.

Ma sœur s'arrêta devant moi et son regard triste me détailla. Il est vrai que je ne devais pas être très belle à voir mais peu m'importait. J'avais couru comme une détraquée dans le couloir et j'avais encore plus mal que quand j'étais sagement allongée.

-Bella, tu devrais retourner te reposer, je ne suis pas certaine que tes fractures soient totalement réparées… Me conseilla ma sœur d'un ton conciliant

Je soupirais. Je détestais ce ton doux affectif qu'elle utilisait plus généralement avec mon neveu. Mais comme je n'avais ni la force ni l'envie de discuter, je m'exécutais en silence en espérant que Lucius ait déserté ma chambre.


Oooooooooooooooooooo

Lucius

Ooooooooooooooooo

J'étais tranquillement assis derrière mon bureau, occupé à rédiger les nouveaux cours de la rentrée. Et pour une fois, une des premières fois même, c'était mon épouse qui était allée chercher notre fils à la gare. Et puis il y avait ma belle-sœur…. Cette chère Bella divaguait quelque peu depuis la tragique disparition de Rodolphus… J'avais encore du mal à me dire que je l'avais vu s'éteindre, et que je n'avais rien fait… M'en voulait-elle pour cela ? Elle en aura tout à fait le droit. Et où était sa fille ? Et Pour Ha… Potter ? Que comptait et qu'attendait le Lord Noir ? Voilà des mois qu'il avait annoncé la fin de sa vie et là il attendait et laissait ce pauvre enfant en attente.

Trop de questions se pressaient dans mon cerveau. J'avais encore plus de travail en tant que professeur mais je n'allais pas m'en plaindre. Tout était mieux et je profitais peut-être même plus de ma famille. Et je n'avais plus comme patron cet incompétent de Fudge !

Je me levais pour rendre une petite visite à Bella. Peut-être s'était-elle réveillée ? Elle avait sombré dans une sorte de transe comateuse pendant presque une semaine sans qu'on ne puisse faire quelque chose. J'ouvris doucement la porte pour la trouver à moitié assise sur le lit… Je la vis arquer un sourcil en me voyant approcher et elle voulut reculer… Elle ne réussit qu'à se cogner contre le mur derrière le lit.

-Bella….

Je trouvais ce surnom doux, totalement différent du caractère de feu de ma belle-sœur.

-Lucius ? Articula-t-elle d'une voix enrouée

Je versais un peu d'eau dans un verre, lui tendit et elle l'attrapa au ralenti avant de le porter à sa bouche.

-Tu souviens-tu de ce qu'il s'est passé il y a une semaine ? Lui demandais-je d'une voix calme

Elle semblait étonnée. Elle remua la tête négativement et m'invita à continuer du regard.

-Non.

-Tu nous es arrivée dans un sale état, nous ne savions pas d'où tu arrivais et qui t'avait mise dans cette situation. Tu étais à moitié nue et tu avais le corps recouvert de diverses blessures. Cissy s'est occupée de toi avec l'aide de notre médicomage… Expliquais-je en m'asseyant dans un fauteuil en face d'elle

-Quelqu'un sait ? Demanda-t-elle avec méfiance en ramenant ses genoux sous son menton

-Savoir à quel propos ? Lui demandais-je en la fixant de mon regard glacé

Elle semblait troublée et se terra dans un silence inquiétant. Inquiet de l'avoir froissée ou effrayée, je l'observais avec minutie.

Je pris la décision de voir si elle était totalement réactive en posant ma main sur son avant-bras. Mais elle se dégagea de mon geste rapidement et prit la fuite dans le couloir. Elle semblait plongée dans une sorte de délire paranoïaque et je ne sortis pas à sa poursuite, préférant ne pas prendre le risque de l'effrayer encore plus.

(…)

-Père, je suis ravi de vous revoir.

Je vis mon fils s'approcher de moi et même si je le voyais tous les jours à l'école je vis qu'il avait toujours cet air princier de famille. Toujours ce même visage froid et hautain qu'il gardait en toutes circonstances. Ses cheveux étaient bien plus longs que les miens et lui tombaient en cascade dans le dos. Il avait mis quelques mèches derrière ses oreilles et une fine couronne argentée. Il avait enfin quitté les robes de Poudlard pour revêtir les habits plus simples qu'il mettait au manoir.

-Et moi-donc Dray. Dis-je en enlaçant mon fils dans les bras

Je vis ma femme sourire en coin au loin. Elle était toujours rayonnante, toujours belle. La même femme que j'avais connue puis épousé. Et je n'étais normalement pas un sentimental. La grossesse lui allait si bien, on distinguait que très peu son ventre arrondi caché sous la longue robe qu'elle portait. Sa taille était marquée par une fine ceinture argentée et ses cheveux étaient coiffés simplement, laissant de longues mèches blondes onduler sur ses épaules.

-Est-ce que le bal d'hiver aura tout de même lieu cette année ? S'enquit alors mon fils, me sortant de ma contemplation

- Bien sûr, pourquoi n'aurait-il pas lieu Draco ? Répondit mon épouse en se rapprochant

-Parce que Potter a envahi les lieux, que le Lord Noir nous surveille presque constamment et aussi parce que vous allez probablement être fatiguée de préparer un tel évènement, mère…

Je vis mon fils arquer un sourcil en attendant la réponse de ma femme. Cette dernière resta un moment songeuse puis lui adressa un petit sourire.

-C'est pour la dernière raison que j'ai décidé que cette année, TU seras l'organisateur de ce bal. Après tout, tu sais comment cela fonctionne, tu as autant de relations que nous avec les sorciers sang-purs. De plus, tu as l'âge de raison et organiser des évènements fera partie de tes devoirs d'héritier.

Je vis mon fils ouvrir de grands yeux. Et il acquiesça, apparemment ravi de se voir confier une telle responsabilité.

-Tout cela me semble parfait mère. Je saurais mener à bien ce devoir et je puis vous assurer que vous ne serez pas déçus de mon travail. Par la suite, je vous demande la permission de me retirer ?

-Vas Draco, n'oublie pas d'aller saluer ta tante. Elle se repose au même étage que Potter, dans la chambre d'ami Est. Dis-je en faisant un signe de la main

Et il disparût.


Oooooooooooooooooooo

-Voilà trop longtemps que Potter n'a pas souffert. Il faut dresser ce bougre !

Lord Voldemort ruminait dans sa barbe inexistante. Nagini n'était pas là et s'était visiblement éclipsée quelque part - Merlin savait ou - au moment où Tom aurait eu besoin d'elle.

-Il me le faut maintenant. Je vais lui faire regretter d'être né ! Je vais scalper sa tignasse brune et enlever le sourire niais qui s'affiche sur son visage balafré quand il me voit !

-Mon maitre ? Tenta une voix tremblante

-Qui t'a donné la permission d'interrompre mon résonnement ? Avada Kedavra !

Et le pauvre mangemort novice qui avait eu l'audace de parler tomba raid mort sur le sol, figé par la terreur qu'il avait eu en voyant le rayon de lumière verte. Comme si rien ne s'était passé, le Lord Noir continua son monologue extérieur en ignorant les regards outrés et choqués que les autres partisans lui lançaient.

-Je veux voir la flamme de vie qui l'anime s'éteindre devant moi….

Mais une violente douleur à la tête le cloua. Il se saisit de son crâne osseux avec ses longues mains reptiliennes et serra les dents. Potter faisait des siennes mais pourquoi cela l'atteignait à ce point-là ?

-Rogue….Articula-t-il d'un un râle

-Mon maitre ? S'enquit un mangemort dénommé Davis

-Allez…. Chercher…. Rogue…

Et Davis s'exécuta, ne tenant pas à finir comme son camarade. Il se rendit dans la salle des cheminées et emprunta celle qui menait directement au manoir du bras droit de Voldemort. Il se retrouva immédiatement dans le hall ou un elfe de maison le conduisit au salon d'hiver. Il pût voir la femme de Lucius, apparemment endormie sur le sofa, un roman dans la main. Gêné, il détourna le regard et piaffa d'impatience…

-La vue de ma femme est-elle si dérangeante ? Demanda la voix trainante et cynique de Lucius dans son dos

-Pas du tout Lucius… Je vous assure que non, mais n'est-ce pas un mal que de poser son regard sur une femme qui n'est pas sienne ?

-Si bien évidemment. Mais je tenais à m'assurer qu'il n'y avait aucun mal entendu entre nous Davis. Trancha la voix glacée de Lucius

-Davis ?

Le dit mangemort se retourna et vit le maitre des potions devant lui, aux côtés de Lucius. Il lui résuma la situation en quelques mots et les deux hommes partirent ensemble en transplanant.


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Dehors, sa baguette dans la main, Harry contemplait le ciel en espérant que quelque chose se passe. Un signe du destin ou quelque chose de ce genre. Et s'il ne revoyait plus Sirius ? Pourquoi Regulus ne donnait plus de nouvelles ? Pourquoi le destin s'était abattu de cette façon sur lui ?

Il invoqua une petite incantation pour transformer une fleur en chien, histoire de réviser ses leçons et en même temps pour se trouver un compagnon qui ne soit pas un mangemort, un dingue ou encore un ennemi. Mais il se rétracta au dernier moment, se demandant ce qu'il ferait de ce compagnon à l'école, le dortoir des lions n'est pas vraiment un endroit ou un chien s'amuserait…. Blasé, il se redirigea vers l'intérieur du manoir ou il gravit les étages sans but.

En posant la main sur la poignée de la porte de sa chambre, il entendit des bruits venant de la pièce d'à côté. Tendant l'oreille, il reconnut sans mal la voix de la fouine blonde et de sa folle tante à qui il avait à peu près pardonné ses crimes. Malfoy semblait préoccupé et Lestrange un peu faible ….

« Il y avait tant de secrets dans cette famille… »

De l'autre côté de la porte

Draco observait sa tante d'un œil curieux. Jamais il ne l'avait vu dans un tel état, elle avait l'air complètement assommée, par les potions qu'elle ingurgitait contre tout un tas de trucs ? Même après la naissance de Tara elle allait bien, elle était même parti en raid une semaine après. Sa tante si vive était réduite. La mort de son mari, la disparition de sa fille, les actes qu'elle avait subis du Lord Noir ?

-Tata Bella ? S'enquit le blond

-Hum ?

-Est-ce que …. Est-ce que le Lord Noir… t'a …. ? Murmura Draco, ne préférant pas imaginer ce qui se passerait si jamais elle confirmait ce qu'il pensait

Bellatrix se leva et fit abstraction de ses fractures. Elle se dirigea d'un pas lourd vers la fenêtre. Elle commença alors à marmonner quelques phrases dans un dialecte inconnu à son neveu.

-Tata Bella ?

Elle tourna alors vers lui des yeux vides de tous sentiments. Les flammes de vie qui brûlaient en elle s'étaient éteintes pour laisser place à un voile d'impassibilité. Draco sentait bien que sa tante ne dirait rien. Et il n'avait pas l'intention d'appeler sa mère à la rescousse, il avait promis à Pansy. Mais en parler avec sa tante était-ce vraiment une bonne idée ?

-Ne dis rien, je suis patient, j'attendrais... Quand tu seras prête, fais-moi signe.

Et il lui envoya un baiser de loin. Elle le vit partir mais ne bougea pas. Depuis sa petite course dans le manoir, elle s'était calmée et repensait au pourquoi du comment. Comment avait-elle pût laisser la situation dériver à ce point-là ?

(…..)

Draco ouvrit la porte à la volée et se retrouva nez à nez avec Harry. Le brun s'attendait à une crise du blond mais au lieu de cela, Draco l'observa fixement.

-Depuis quand on écoute aux portes Potter ? Demanda Draco d'un ton brut

-Je n'écoutais pas, je passais dans le couloir, NUANCE ! Répliqua aussitôt le brun

-De toutes façons tu es courant n'est-ce pas ?

Harry arqua un sourcil, ne comprenant pas ce que Malfoy voulait lui faire dire.

-Qui ne le sait pas ? Hein Malfoy ? Bluffa-t-il

Ce fût au tour de Draco de hausser un sourcil. Potter était-il vraiment au courant ? Décidant de ne pas faire de bêtises, le blond se retira prestement dans ses appartements en laissant le brun planté dans le couloir.


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Square Grimmaud – Sirius

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Par Merlin tout puissant que je déteste ce sale mollusque blanc de Voldemort. Mon pauvre petit bébé avait été maltraité et son abruti de père – Merlin seul savait pourquoi tête de serpent avait alors conçu cet enfant – ne faisait rien pour arranger la situation et lui prouver qu'il l'aimait un peu. J'étais assis aux côtés de Tara et la regardais dormir. Elle semblait libérée de tout et ses petites mains étaient agrippées à une poupée de porcelaine.

Vous allez rire mais pendant longtemps j'avais été le doudou de Tara. Quoi de mieux qu'un chien tout doux pour endormir une petite fille ? Et en plus d'être un bon compagnon pour elle, j'étais également son deuxième papa, en plus de Rodolphus bien sûr Et j'étais le parrain-papa d'Harry… Mon petit Ryry, je devais allez le voir ! Mais quand Dumby donnerait-il son aval ? Grrrrr….

-Siri ?

Je vis mon frère passer la tête à travers la porte entrouverte. Il avait un plateau dans les mains avec un verre de jus de citrouille et une assiette de nourriture.

-Rég ? Lui répondis-je

-Mère m'a conseillé, ou plutôt m'a ordonné de te dire de réveiller Tara. Il faut qu'elle mange et après qu'elle aille s'entretenir avec elle.

-A quel propos ? Demandais-je de nouveau, un sourcil arqué

-Sur ce qui s'est passé au manoir Jédusor et pourquoi c'est LUI qui nous l'a amené ici….

Je regardais mon frère avec appréhension. Nous ne savions rien des derniers évènements et nous avions recueillis notre nièce par alliance parce qu'elle avait besoin de sa famille.

-Soit. Je vais la réveiller et je l'amènerais près de mère en début d'après-midi ? Dis-je

Il hocha la tête, déposa le plateau sur la table de la chambre et sortit après avoir envoyé des baisers à Tara. Je décidais d'attendre encore quelques minutes avant de la sortir du sommeil. Elle était si paisible, si calme, son esprit n'était plus aussi brouillé que quand elle nous était arrivée.

Quelques minutes étaient passées et j'avais réveillé ma petite puce. La petite louve comme l'appelait fréquemment mon frère. Elle avait alors entrouvrit ses lourdes paupières brunes – probablement héritées de sa mère – et m'avait souri. Un petit sourire innocent qui me faisait toujours craquer.

-Eh petite louve ! Tu te sens mieux ? Demandais-je avec entrain

Elle acquiesça et se releva doucement en tenant toujours son précieux contre elle.

-Tante Walburga veut te parler alors ce qu'on va faire c'est que tu vas manger et ensuite je t'amènerais près d'elle veut tu ?

-Oui. Ou elle est maman ? Me demanda-t-elle

Aïe, que répondre ? Que je n'avais aucune idée de ce qu'était devenue ma chère cousine ? Vite, une réponse avant qu'elle ne se doute de quelque chose ! Elle est lucide et trop intelligente la gamine !

-Elle est… avec ton papa… Bredouillais-je avec hésitation

-Mais elle avait dit que papa était mort ? Et que jamais on le reverrait, juste quand nous aussi on sera mort….

-Pas avec Rodolphus Tara…. Avec ton papa biologique, Tom… Lui dis-je en grimaçant. Comment pouvait-on appeler ce monstre « papa » ?

Elle m'afficha une mine triste avant de se lever complètement. Elle attrapa alors le verre de jus de citrouille et y trempa ses lèvres.

-Mais je ne veux pas le voir.

-Qui donc princesse ? Demandais-je en m'approchant d'elle

-Tom. Il n'est pas gentil avec moi et voulait séparer maman de moi.

Je tiquais en l'entendant appeler son père par son prénom. J'étais entièrement d'accord avec elle, cet homme n'était pas gentil – reprenons ses expressions d'enfant- et ne méritait en rien le titre qui le liait à elle. Mais je tiquais aussi en entendant ce qu'elle me disait, était-ce une partie de ce qu'il s'était passé au manoir Jédusor ?

-Et tu sais pourquoi il voulait te séparer de Bella ?

-Parce que maman est restée trop longtemps loin de lui. Mais elle était très triste parce que papa s'est fait tuer. Il lui a fait beaucoup de mal avec les sorts qu'il voulait m'apprendre. Mais maman n'a rien dit mais je sentais grâce à notre lien qu'elle avait très mal….

-Tara, ma puce, dis-moi tout ce qui s'est passé ?

J'étais très inquiet et je commençais vraiment à me demander si ma cousine était toujours vivante. D'après les dires de Tara, ma cousine détestée avait vraiment affronté, ou plutôt subi la colère du mollusque blanc…. Beurk. Et il était même plus simple de comprendre la situation avec les mots enfantins de Tara, elle résumait clairement la situation ainsi.

-Maman m'a emmenée chez tante Cissy pendant quelques temps. J'ai vu un monsieur avec tata dans l'allée des embrumes et j'ai été malade. Maman restait enfermée dans ses appartements souvent et d'autres fois elle allait jouer avec les moldus dans la rue. –Je grimaçais en entendant cela. On ne changeait tout de même pas Bella – Et le soir je dormais avec elle.

Elle s'interrompit et inspira. J'étais presque pendu à ses lèvres, imaginant la suite.

-Et un jour père a appelé maman, elle ne voulait pas répondre mais il insistait et sa marque lui a brulé le bras. Elle m'a dit qu'elle ne voulait pas que je sois marquée ainsi et m'a dit de me préparer. Et ensuite on s'est retrouvée dans la salle du trône ou père était et il semblait très fâché. Il a fait beaucoup de mal à maman et Nagini est venu avec moi. Elle m'a défendue et parlé mais je me souviens pas de la suite.

Elle avait des larmes qui pointaient au bord de ses yeux et je sus qu'elle n'allait pas les retenir très longtemps. Je l'attirais dans un câlin protecteur. Elle éclata en sanglots dans mes bras en bredouillant des phrases sans queue ni tête. Elle appelait sa mère et marmonnait des phrases en un fourchelang parfait.

-N'ai pas peur petite louve. Nous allons aider ma cousine et la retrouver, je suis certain qu'elle aussi te recherche. Elle doit sûrement t'entendre de là où elle est. Dis-je pour la rassurer

(….)

Je ne l'avais finalement pas amenée voir ma mère, elle m'avait tout raconté et je pris la décision de tout retransmettre à ma chère génitrice. Elle fût d'ailleurs vexée de voir que personne n'avait respecté ses ordres.

-Sirius Black ! Tonna-t-elle. Depuis quand un enfant de bonne famille ne respecte-t-il pas les ordres donnés par sa mère ?

-Mais … maman, je peux tout expliquer… Balbutiais-je

-On dit mère ! Et surtout quand je suis fâchée après toi ! Rugit-elle, me faisant sursauter

-Gnagnagna …

-Qu'as-tu dis ?

-Que vous aviez la voix la plus douce qu'il ne m'ait été permis d'entendre, mère… Répliquais-je en tentant de ne pas exploser de rire

Je l'entendis grogner dans sa barbe inexistante. Et quand elle fût calme je lui résumais en détails tout ce que Tara m'avait dit. Elle semblait songeuse et quitta le tableau un instant, me disant de patienter….


Des questions ? A dans une semaine ! xxx