Saving Edward
Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient, tout est à Stephenie Meyer, et l'histoire provient de l'imagination de twiXlite, je ne fais que traduire sa magnifique histoire…
Bonsoir à tous !
Vous savez quoi ? Et bien, vous êtes drôlement chanceux. Parce que j'ai bien cru que vous n'auriez pas de chapitres ce soir… Pour mon plus grand malheur, alors que je transvasai mes dossiers du portable à l'ordi de ma chambre, et bien ma clé usb a trouvé très drôle de planter au beau milieu – ce qui l'a complètement vidé. Mais étant prévenante, je conserve toujours une copie^^. Bon, elle n'était pas corrigée, mais je n'ai pas eu besoin de tout reprendre à zéro, c'est déjà ça.
Bref, ça en reste au même point pour vous, voilà le nouveau chapitre !
Et bien sûr, je remercie les reviewers, auxquels j'ai répondu, normalement^^. Et aux reviewers anonymes, que je remercie grandement : Sam, ElOdie, Angel, lili, Missloup. Et plus particulièrement, merci à Jasper's Kitten, qui a eu la gentillesse de déposer une review à chaque chapitre alors que je venais de déposer le 9ème… Et bien sûr, à Bigmonster 4, Mixetremix, CLoO, Caelina (à qui je souhaite un bon week-end), joanie xxxx, Nienna-lo, Mamzelle-Nami, mushu1, pinktwilight1, kimycats, Puky, qui ne loupent jamais un chapitre… Et j'en oublie certainement d'autres…
Quant au chapitre 12, il sera sûrement là lundi soir. Je n'ai pas eu beaucoup le temps de le travailler aujourd'hui, je suis allée faire les magasins pour trouver un costume de marié à mon frère (je vous explique même pas le bordel^^), et demain, y a le dit frère, sa fiancée et la sœur de la fiancée à déjeuner, donc, autrement dit, pas vraiment le temps pour la traduction^^. Mais promis, lundi, je m'y mets !
Et comme d'habitude, si vous avez une remarque au sujet d'une amélioration à apporter, je suis preneuse...
Bref, on va arrêter là… Encore merci à tous, et bonne lecture !
Chapitre 11 : Repercussions
Edward POV
Je ne voulais plus jamais revoir Emmett après ce qu'il avait essayé de me faire.
Je ne m'étais pas encore vraiment remis de ce qui s'était passé, ce soir-là. C'était flou. Je me souvenais seulement qu'Emmett était venu dans ma chambre, d'avoir été incapable de respirer, et de quelque chose de sucré, écoeurant et gras, qu'on me forçait à avaler. Quoiqu'il ait pu se produire d'autre – non que cela ne soit pas déjà suffisant – je ne m'y attardais pas dessus.
Je me réveillai le lendemain matin avec un mal de tête atroce, une lèvre endolorie, et l'horrible sensation dans mon estomac. Ça me prit un moment pour me souvenir de ce qui s'était passé, mais ça m'est revenu. Emmett avait essayé de me forcer à manger, songeai-je amèrement. Et il a réussi, jusqu'à un certain point. Je le haïssais pour ça. En me remémorant à la soirée d'hier, penser à Emmett m'effrayait. Il avait été si fort, si obstiné, si sûr de ce qu'il faisait, il était près à tout pour me faire avaler ce… cette… ça. Même le souvenir de cette chose dans ma bouche me donnait envie de vomir. Mais ce qui m'effrayait le plus était l'expression sur le visage d'Emmett. Le frère insouciant auquel j'étais habitué était parti. Remplacé par un autre que je ne connaissais pas. Quelqu'un qui m'avait maintenu au sol, et m'avait forcé à manger, comme si j'étais impotent.
Je le détestai. Je le haïssais vraiment.
Carlisle avait téléphoné au lycée, et avait expliqué qu'aucun de nous n'irait en cours le reste de la semaine, à cause d'une urgence familiale. Pour quelques raisons mystérieuses, il voulait que nous restions tous à la maison.
Je n'avais pas réellement quitté ma chambre depuis le soir où Emmett m'avait attaqué. Il avait essayé de s'excuser le lendemain, mais ça s'était terminé en prise de bec à grand renfort de cris.
- Si tu avais le bon sens de te nourrir toi-même, je n'aurais pas eu besoin de faire ça, tu crois pas !? avait-il hurlé.
J'avais été incapable de répliquer quoique ce soit, jusqu'à ce que Carlisle arrive et il dut pratiquement le traîner pour qu'il sorte.
C'était mercredi. Et nous étions vendredi. Et Carlisle voulait que l'on se réunisse tous pour avoir une « réunion de famille ».
Nous étions tous rassemblés autour de la table de la salle à manger. Tous assis, sauf Carlisle. Il m'avait fait m'asseoir en bout de table, vu que j'étais la cause de cette réunion. Il était debout à côté de moi, et posa une main sur mon épaule. Je me suis dégagé de son emprise, exprimant ainsi toute mon aversion pour la situation actuelle. Il jeta un regard circulaire à toute la famille. Je scrutai Emmett, détestant de devoir être dans la même pièce que quelqu'un qui – à mon avis – avait essayé de me briser. Essayé de briser tout ce que j'avais construit durant les cinq dernières années.
- Très bien, commença Carlisle, l'autorité émanant de lui, comme s'il était à une réunion du conseil d'administration avec ses collègues, et non pas avec sa femme et ses enfants. Je pense que nous savons tous pourquoi j'ai décidé de convoquer cette réunion de famille. Chacun est libre d'exprimer ce qu'il pense. Mais je vous prierai de parler chacun votre tour, et de surveiller votre langage.
Son regard fit la tour de la tablée. Aucun ne le croisa.
- Emmett, ce que tu as fait mardi était inacceptable. Je ne crois pas que tu réalises que tu as peut-être fait plus de mal que de bien.
- Je sais, rétorqua Emmett, toujours sans regarder Carlisle. Je suis désolé.
Il leva les yeux vers moi, mais je ne croisai pas son regard. Je ne supportai pas de le regarder.
- Pourquoi est-ce que tu as fait ça, Emmett ?
Esmé se leva et se plaça derrière Emmett. Elle posa une main sur son épaule pour le réconforter.
- Tu devais avoir des raisons de faire ça.
- Je ne sais pas.
Emmett posa ses coudes sur la table et se mit la tête entre les mains.
- Je ne sais pas.
Il soupira.
- J'ai juste… je ne peux plus supporter ça. Je veux dire, regardez le.
Il me désigna de la main.
- Ce n'est plus qu'une ombre. Je ne sais pas à quoi je pensais. Peut-être que je ne pensais pas. J'ai simplement vu le sac sur la table, et j'ai fait la première chose qui m'est venue à l'esprit, c'est tout.
Il se prit la tête entre les mains, et respirai difficilement. Je devinai qu'il essayait de se contenir.
- Je sais que tu essayais d'aider, soupira Carlisle, faisant le tour de la table pour faire face à Emmett. Mais en faisait ça, tu aurais pu blesser Edward. Tu es beaucoup plus fort que lui, et en le retenant comme tu l'as fait, ça aurait pu être grave.
Carlisle me lança un regard lourd de reproches.
- Nous comprenons tes motivations, n'est-ce pas ?
Il me regardait toujours.
- Edward ?
Je ne lui répondis pas. Selon moi, Emmett ne méritait pas une réponse. J'entendis Carlisle soupirer. Il regarda lentement les autres.
- Tout ceci a assez duré.
Il semblait soudainement très sérieux.
- Et nous le savons tous.
Il posa les yeux sur moi, et je devins méfiant, désirant savoir à quoi il pensait, et en même temps, voulant qu'il le taise. Je ne le regardai toujours pas, absorbé par le parquet de la salle à manger.
- Edward. Je pense que tu devrais savoir que ta mère et moi avons engagé des procédures pour te faire entrer dans un hôpital, à Seattle.
Je réagis au quart de tour.
- PAS QUESTION ! criai-je, bondissant de ma chaise. Non… Hors de question. Aucune chance, répétai-je, en secouant la tête. Aucune putain de chance !
Comment est-ce qu'ils peuvent me faire ça ? Ils étaient les premiers à nous dire de nous serrer les coudes, comme une famille. Ceux qui nous disaient de toujours être là pour les uns ou les autres, ce que les frères et sœurs, une famille doivent faire. Et maintenant, ils me tournaient le dos ! Ils laissaient tomber. Ils m'envoyaient ailleurs pour que quelqu'un règle le problème. Je suppose que je ne leur importais pas vraiment.
- Edward, pas question. Je sais que c'est un choc. Ta mère et moi en avons déjà discuté avant de partir de Chicago. Nous pensons vraiment que c'est la meilleure chose pour toi. Si tu ne vas pas mieux Edward, tu auras besoin d'une aide professionnelle. Tu as besoin d'une aide que nous ne pouvons pas t'apporter.
Carlisle parlait avec ce ton doux que je commençai à détester. Tous les autres en auraient été apaisés, mais ils semblaient seulement m'énerver d'autant plus.
- C'est la meilleure solution, fiston.
- La meilleure ? raillai-je. Pour qui ? Est-ce que quelqu'un se soucie de ce que je pense ? De ce que je veux ? Ce que j'ai fait a-t-il eu un impact sur un seul d'entre vous !? Je ne veux pas aller mieux – j'insistai sur ce mot. Je ne veux pas me rétablir, comme tu l'as soigneusement dit. Je veux que ça s'arrête. Je veux en finir.
Je m'asseyais, sachant qu'ils ne me laisseraient pas partir, je croisai mes bras sur la table, et y enfonçai ma tête, essayant désespérément de retenir les larmes qui menaçaient de couler.
- Bien sûr qu'on se soucie de ce que tu veux, mon bébé, dit Esmé, s'approchant de moi. S'il te plaît, ne parle pas comme ça. Je ne supporte pas quand tu fais ça.
Elle était au bord des larmes.
- Edward, peut-être que Maman et Papa ont raison.
Cette fois-ci, c'était Alice qui parlait. Durant les dernières semaines, elle s'était repliée sur elle-même. Elle n'était plus la sœur pétillante, énergique et accro au shopping que j'avais eu, que me cassait toujours les pieds à vouloir « renouveler ma garde-robe », comme elle le faisait. Elle avait grandi. Elle semblait avoir perdu un peu d'elle-même depuis que Carlisle était rentré avec ces révélations à mon propos.
- Tu en as besoin, Eddie.
Elle utilisait le satané surnom qu'elle et les autres savaient que je détestai. Ils pensaient que c'était… attendrissant, alors ils l'employaient lorsqu'ils trouvaient que j'avais besoin de l'entendre.
- Tu dois aller à l'hôpital. Tu n'es plus que l'ombre de toi-même. Tu ne manges pas, tu bois rarement. On a l'impression que tu vas t'évanouir à chaque instant. Tu n'es plus mon frère. Je veux juste que l'ancien Edward revienne, termina-t-elle dans un murmure, retenant ses larmes.
Carlisle se déplaça et se planta face à moi.
- Edward, regarde-moi.
Je m'exécutai.
- Je te propose un marché. Nous étions supposer t'emmener à Seattle à la fin de la semaine prochaine, mais je vais t'accorder un sursis d'un mois. Un mois, tu entends ? Si tu me montres que tu es capable de faire des efforts, et par efforts, je veux dire : manger convenablement et ne plus…
Il s'interrompit mais je comprenais ce qu'il voulait dire.
- … alors je reconsidérerai l'idée. Mais, et je dis bien « mais », si je ne vois aucun signe d'amélioration, je t'envoie directement à l'hôpital, tu as compris ?
Je soupirai. C'était mieux qu'aller à l'hôpital. J'avais réussi à les berner pendant cinq ans, je pouvais encore le faire. Je devais simplement être plus prudent.
- Comme tu voudras, dis-je finalement.
Carlisle savait que c'était la seule réponse qu'il obtiendrait de moi, que ce soit maintenant ou plus tard.
Après ça, je fus autorisé à partir. J'allai m'asseoir dans ma chambre, et j'écoutai Debussy aussi longtemps que je fus en mesure de garder les yeux ouverts. Finalement, je sombrai dans le néant. Un endroit isolé, où les divagations de ma famille ne pouvaient pas me déranger.
Le week-end finit par passer, ordinaire après la réunion de vendredi, et nous étions à nouveau lundi, et je fus autorisé à retourner au lycée. J'en étais heureux, une journée de plus enfermé dans la maison m'aurait donné assez de motivation pour essayer d'en finir une nouvelle fois.
Bien qu'aller au lycée n'ait pas beaucoup d'intérêt, j'étais content qu'ils me permettent de sortir de la maison. Il ne se passa rien d'extraordinaire durant mes premiers cours. Je redoutais le déjeuner. La seule fois où j'avais été aussi proche d'Emmett depuis l'incident de mardi, c'était vendredi. Je n'étais pas impatient de me retrouver à côté de lui – ou de mes autres frère et sœurs – pendant une heure.
Est-ce que quelqu'un savait pourquoi la Chance me souriait aujourd'hui ?
Je n'en avais aucune idée.
Rien d'extraordinaire, jusqu'à ce que je tourne pour aller à la cafétéria, et que je faillis percuter Bella de plein fouet. Elle parut surprise de me voir, mais encore une fois, pourquoi ne le serait-elle pas ? J'avais été absent toute la semaine, et elle était probablement inquiète, considérant ce qu'elle savait à propos de moi.
- Edward, haleta-t-elle. Je ne t'avais pas vu. Tu vas bien ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi est-ce que tu n'étais pas là ?
Elle me regarda, réalisant qu'elle m'avait posé une multitude de questions en un seul souffle.
- Hummm.
Je ne savais pas vraiment quoi répondre. Du moins pas avec tout ce monde alentour.
- Ça te dérangerait si on allait autre part pour discuter ? demandai-je à voix basse.
Je pouvais voir l'agaçante amie de Bella, Jessica, nous fixer, et je discernai parfaitement les intentions derrière ce regard. Elle avait l'intention de venir, de nous prendre à parti, et elle m'interrogerait sûrement sur mon absence de la semaine dernière. Les filles comme elle étaient avides du moindre ragot. Et j'étais incapable de les supporter.
- Maintenant ?
Je lui lançai un regard suppliant, inclinant la tête vers Jessica, qui était à présent concentrée sur ce que lui disait Mike Newton.
- Oh, d'accord, dit-elle, se tournant pour voir ce que je fixai. Bien sûr. Hummm… On n'a qu'à aller sur le terrain ? On pourrait s'asseoir sous les arbres, comme la dernière fois.
Je secouai la tête.
- Il y a un problème avec cet endroit?
- Trop de monde, répondis-je.
Elle sembla comprendre.
- On n'est jamais à l'abri d'oreilles indiscrètes.
- Et bien, on pourrait aller chez moi. C'est à cinq minutes en voiture, on peut y aller, manger là-bas, et revenir à l'heure pour le cours de biologie, dit-elle, en souriant.
J'acquiesçai, prêt à tout pour quitter cet endroit. Avec autant de monde tout autour, j'avais l'impression de suffoquer. C'était presque pire que mardi, lorsque Emmett me plaquait au sol avec son genou. Cette soirée allait me hanter à jamais.
Nous grimpâmes dans sa camionnette. Un sacré engin. Je sursautai légèrement lorsqu'elle démarra. Je remarquai qu'elle aussi. Elle me lança un regard qui disait « Je ne m'y habituerai jamais ». Je lui souris. C'était comme si les seuls moments où j'avais envie de sourire, c'était quand j'étais près de Bella. Elle me donnait l'impression que tout allait bien. Je ne sais pas comment, mais elle le faisait.
Nous arrivâmes chez elle quelques minutes plus tard. C'était une charmante petite maison. Elle paraissait très accueillante. En la voyant monter les escaliers du porche, je remarquai qu'elle trébuchait plusieurs fois. Elle ne semblait pas être très adroite. Ça ne me dérangeait pas. Je trouvais ça adorable, une charmante qualité. Entrant dans sa cuisine, je songeai que l'intérieur était aussi accueillant que l'extérieur le laissait supposer. Ça donnait une impression de proximité, d'intimité familiale, contrairement à notre grande cuisine.
- Qu'est-ce que tu veux manger ? me demanda-t-elle, en fouillant dans le frigo. On peut faire des sandwichs, je pense qu'il y a des chips, quelque part dans le coin.
Elle se tourna vers moi.
- Ç-ç-ç-ça va, merci. Je n'ai pas faim, répondis-je en secouant la tête.
Elle me lança un regard qui signifiait qu'elle ne me croyait pas. Elle avait parfaitement raison. Je lui mentais. J'étais affamé. J'avais toujours faim. Mais c'était ce que je voulais. Ce que j'aimais.
- Honnêtement, ça va.
Elle se détourna et entreprit de se faire à manger. Lorsqu'elle eut fini, elle posa son assiette sur la table, et commença à manger un sandwich et des chips. Elle avait même déniché une barre chocolatée sur le buffet. L'en-cas typique, songeai-je, en souriant.
- Qu'est-ce qu'y a ? demanda-t-elle, apparemment déroutée.
- Rien, répondis-je, le léger sourire toujours imprimé sur mes lèvres.
C'était étrange. Sourire à cette fille me devenait naturel. Qu'avait-elle pour avoir cet effet-là sur moi ? Je ne savais pas. Mais j'étais déterminé à le découvrir.
- Alors, dit-elle, devenant soudain sérieuse. Tu vas me dire où est-ce que ta famille a disparu la semaine dernière ?
Mon sourire fondit lorsque l'incident avec Emmett me revint en mémoire.
- Ouais, hum…, marmonnai-je, ne sachant pas trop comment expliquer. On a eu une sorte d'urgence familiale. Euh… Emmett et moi avait eu un petit… hum… désaccord, si tu veux tout savoir.
- A propos de quoi ?
Elle avait arrêté de manger, l'inquiétude vrillant son visage.
Je relevai mes manches, lui montrant les nombreuses cicatrices imprimées sur ma peau. Certaines – les plus anciennes – avait une nuance claire, peu visible ; d'autres, plus récentes, étaient violacées, et les dernières étaient rouges. Je retournai mes bras, mes paumes tournées vers le plafond. Celles-ci étaient les pires de toutes. Les principales, qui étaient les plus larges, traçaient une ligne verticale de mon poignet et pratiquement jusqu'à mon coude, suivant ma veine sous ma peau fine. La preuve de ma tentative de suicide quelques semaines plus tôt.
- Oh, Edward, murmura-t-elle.
Je discernai la douleur dans sa voix.
- Je ne pensais que c'était à ce point-là.
Elle esquissa un geste pour effleurer mes cicatrices sur mon bras droit, mais je retirai brusquement mes bras, couvrant de nouveau les marques.
- Je suis désolée. Je ne voulais pas…
- Ça va, la rassurai-je. C'est moi. Je n'aime pas vraiment lorsque les gens me touchent. Pas seulement toi, tout le monde.
- Du tout ?
Elle semblait stupéfaite. J'acquiesçai. En vérité, je détestait le moindre contact physique, et le permettais seulement lorsque je n'avais pas d'autre choix. Elle soupira.
- Et bien, c'est peut-être quelque chose sur lequel on pourrait travailler, n'est-ce pas ?
Elle me sourit alors que je la dévisageai. Elle semblait sérieuse, et je ne pus m'empêcher de lui sourire en retour.
- Pourquoi est-ce que j'ai l'impression qu'il y a autre chose que tu veux me dire ?
J'hésitai. Elle savait que je lui cachai quelque chose. J'étais incapable de le garder secret plus longtemps.
- Peut-être, parce qu'il y a effectivement quelque chose, murmurai-je. Ceci – j'indiquai mes bras – ça n'est pas la seule façon dont je me fais souffrir.
Son expression devint encore plus surprise qu'elle ne l'était déjà. C'était maintenant ou jamais.
Il y avait une voix dans ma tête qui me criait d'arrêter, de ne rien lui dire, qui me hurlait de lui dire que je fumais, buvais ou me droguais, tout mais pas la vérité. Mais je savais qu'elle ne méritait rien d'autre que la vérité. Alors, je pris une profonde inspiration, et j'avouai :
- Je… hum, j'ai des troubles alimentaires.
review...?
