Rebonjour,
Comme vous le voyez, les révélations suivent leur cours et un personnage qui reste énigmatique fait son entrée dans ce chapitre... Déjà le dixième chapitre! Comme ça file! Nous sommes presque à la dernière ligne droite de cette deuxième partie. Et oui. Pour le moment, je vous laisse en compagnie de ce nouveau chapitre et vous dis à jeudi. Bon lundi.
Ne reprenant ses fonctions que dans une semaine vu ce qui s'est passé, Jane ne se gêne pas comme à son habitude, de se rendre au CBI. Mais l'équipe étant partie il y a une heure sur le terrain suite à un appel, crime commis dans une villa qui appartient à un chef d'entreprise à Santa Clara qui se situe à 1h53 de Sacramento, celui-ci laisse alors un mot qu'il écrit sur un post-it pris sur le bureau de Rigsby puis le colle derrière la porte du bureau de Lisbon.
Rejoignez-moi demain devant visualise si vous le pouvez !
Votre partenaire. Jane.
Lorsque quelques heures plus tard, celle-ci le lit, souriant à la dernière phrase, Teresa ne peut néanmoins se demander sa motivation de se rendre au sein de cette secte excepté rencontrer le gourou.
« -Bingo ! Mais pourquoi ? »
Elle lui téléphone afin d'en apprendre plus, le mentaliste répondant, enjoué.
-Bonsoir Lisbon ! Vous m'appelez pour me prévenir que vous m'accompagnerez demain ?
La supérieure fait preuve d'un répondant amical.
-Et bien vous me l'avez proposé si gentiment. Comment pourrais-je vous le refuser ?
-Ah ! Je suis ravi!
-Juste une question.
-Oui!
-Quelle est la raison qui vous pousse à aller chez Visualise ?
Le son de sa voix devient plus sobre.
-Je veux m'entretenir avec Bret Stiles.
-Ça ! Je m'en suis doutée ! Mais à quel sujet ?
-John Le Rouge.
Les sourcils de Lisbon se froncent, s'interrogeant à propos de ce désir.
Quel rapport entre eux ?
-Comme j'ai promis de ne pas vous tenir à l'écart ainsi que le reste de l'équipe, je détiens des informations qui stipulent que John Le Rouge a peut-être fréquenté un centre par le passé qui était en étroite relation avec Visualise.
Celle-ci va s'asseoir dans son fauteuil.
-Vous pensez que Bret Stiles a pu croiser ou même fait sa connaissance ?
-Il nous le dira demain.
Teresa affiche un air perplexe.
-Jane, je ne suis pas certaine qu'il veuille nous confier n'importe quel renseignement le concernant.
-On verra !
Avec diplomatie, intelligence, elle ajoute, étirant un sourire.
-Et comme je vous connais, manipulateur, légèrement sournois, vous essayerez de l'amadouer. Cela ne sera pas une partie facile !
-Je sais, je sais. C'est un adversaire de taille ! Je mettrais en œuvre ma magnanimité.
Un sourire nerveux s'étire à nouveau.
-Vraiment ?
-Quoi ? Vous ne m'en croyez pas capable ?
-Et bien je dois admettre que je ne suis pas convaincue. Quand on a a faire à ce genre d'individu, on la perd rapidement.
-Je suis prêt à faire l'effort.
Son ton devient plus sérieux.
-Je vous sens très déterminé, Jane.
-Je le suis.
-Je vois !
-Bon et bien je vous dis à demain !
-A demain !
-Lisbon !
-oui.
Je vous ai toujours fait confiance. S'il m'est arrivé de vous écarter c'est par sécurité.
Cette confidence la touche.
-Je m'en rends compte maintenant.
Son regard s'empli de tendresse, d'affection, sa voix est plus douce.
-Je tiens à vous.
Quant à la sienne, celle-ci reste égale à elle-même.
-Moi également. Merci de m'avoir sollicité pour vous accompagner chez Visualise. Passez une bonne nuit !
-Vous aussi.
Dans la matinée, tous deux se rendent chez Visualise, dépassant l'accueil avec difficulté malgré que Tersa présente son insigne.
-Bonjour mademoiselle ! Nous sommes du CBI et aimerions voir monsieur Stiles.
Celle-ci répond comme à l'accoutumer, passive, l'esprit manipulé après avoir vérifié sur le planning.
-Votre venue est impromptue. Cela n'a pas été prévu dans le programme.
Jane commence à embrouiller son mental sous les yeux complice de Lisbon, amusée par son éternel numéro.
-Je suis sûr que vous devez être amplement appréciée par votre obéissance, dévotion. souriant avec malice en s'adressant à la jeune femme âgée d'à peine 21 ans, l'expression innocente, teint pâle, cheveux roux ondulés. Vous devez obtenir les bonnes grâces des adeptes y compris, le plus important, du maître.
-Je ne décevrais jamais ceux qui m'ont accueilli. C'est ma famille à présent.
Teresa écarquille les yeux, sidérée d'entendre une telle aberration, murmurant à elle-même.
« Ben voyons ! »
Le mentaliste avance de quelques pas, droit devant, s'arrête puis avec espièglerie, regarde la jeune femme qui affiche un air craintif.
-Ah, ah ! Mauvais point pour vous ! Vous êtes discipliné mais malheureusement pas assez réactive. Ce poste que l'on vous a confié ne correspond pas à vos capacités.
-Mais je….
Il adopte alors un ton réconfortant, s'approche d'elle et la fixe dans les yeux noisette de celle-ci, tentant de l'hypnotiser.
-Vous valez bien mieux que l'environnement dans lequel vous vivez prisonnière. Franchissez l'obstacle, débarrassez-vous de tout ce qui vous retient ici ! Ne ressentez que votre courage ! Puisez la force qui est cachée en votre fort intérieur ! la jeune femme le fixe à son tour, bercée par ses paroles. Lorsque je claquerais des doigts, vous serez libérée de cette emprise qui pèse. 1… 2…..3….4 . Clac. L'adepte cligne les paupières comme pour se réveiller, n'ayant aucun souvenir de ce qui vient de se passer. Lisbon, attentive, est curieuse de savoir si cette hypnose a été efficace. Jane murmure. Conduisez-nous maintenant à monsieur Stiles.
-Suivez-moi, je vous prie ! répondant sur un ton docile.
Teresa qui marche derrière l'hypnotisée, est stupéfaite.
-Comment avez-vous fait ?
-L'étant déjà, je l'ai simplement déshypnotisée.
Cette explication l'a fait sourire.
-Vous m'épatez !
Le consultant s'exclame, ajoutant avec humilité.
-Oh ! C'était un sujet facilement malléable.
-Et celui que l'on s'apprête à rencontrer ?
Il tique.
-J'avoue que ce n'est pas gagné. face à la porte, Jane remercie leur guide, prononçant le mot de la fin. Partez au petit matin ! puis s'en va sans rien dire. Lisbon lui demande le sens véritable de cet ordre. Quitter cette secte !
-Vous croyez qu'elle le fera ?
Le mentaliste se montre confiant.
-Oui, je le pense. et frappe ensuite à la porte.
Bret Stiles en entretien, assit dans son grand fauteuil en cuir noir de seigneur, affiche une expression mécontente, contrariée par cette interruption, autorisant cependant que l'intrus entre. Lorsque que Jane, Teresa pénètrent dans le bureau, celui-ci est surpris de les voir, ne laissant toutefois transparaître cette émotion. Hypocritement, le gourou se montre expansif comme si on lui offrait un cadeau.
-Agent Lisbon, Patrick ! Que me vaut votre présence ici ?
La supérieure s'avance.
-Nous aimerions, si cela est possible, vous parler.
Cette requête le prend au dépourvu.
-Tout de suite ?
-Oui.
-Bon ! curieux de savoir le motif de leur visite, par un signe de tête qui signifie la permission de partir, l'interlocuteur s'exécute immédiatement, leur proposant alors de s'asseoir en présentant deux sièges avec ses deux mains. Je vous en prie ! De quoi voulez-vous discuter ? J'espère que ça n'a rien avoir avec le centre ?
Lisbon le rassure.
-Non. Pour être honnête, la raison de notre présence est personnelle.
Cette réponse attise sa curiosité.
-Tiens !
Le consultant poursuit, allant droit au but.
-C'est à propos de John Le Rouge.
L'expression de Bret Stiles reste neutre malgré l'étonnement qui est formulé.
-Ah, bon ! puis joint le bout de ses doigts. Pourquoi venir s'adresser à moi ? Quelle aide quelconque pourrais-je bien vous apporter ?
-Je détiens des renseignements qui prouvent que vous le pourriez. Bien sûr en étant disposé à faire preuve de bonne volonté.
Un sourire s'esquisse sur les lèvres du gourou qui voit clair dans son jeu ?
-Quel égard, Patrick ! Vous êtes très conciliant !
Jane adopte une attitude décontractée, répondant sur un ton désinvolte.
-Oui. Je suis de bonne composition.
Stiles sourit à nouveau.
-Vraiment ! Que voulez-vous savoir ? J'admets que j'apprends des informations intéressantes sur des personnes importantes, personnages qui fascinent les esprits malades. Concernant John Le Rouge, c'est extrêmement délicat. Si obscur, démoniaque, insaisissable ! Existe-t-il réellement quand on y réfléchit ?
Lisbon intervient.
-A vous de nous le dire !
Gagnant du temps afin d'esquiver la conversation, celui-ci demande l'opinion du mentaliste.
-Qu'en pensez-vous, Patrick ?
-Je pense que vous n'avez pas envie de nous répondre et que vous essayez de dévier toute discussion à ce sujet.
Le maître s'esclaffe.
-Oh ! Cher Patrick ! Quel fantastique observateur vous êtes ! Votre don de la perspicacité est phénoménal ! N'aimeriez-vous pas rejoindre Visualise pour travailler avec nous ?
Toujours avec décontraction.
-Vous persistez, signez ! Rien ne vous démonte ! Bravo !
-C'est un long travail vous savez ! les deux hommes savourent ce jeu surtout Bret Stiles puis dévie carrément, ayant toutefois un lien, calé confortablement contre le dossier du fauteuil. Il y a eu trois morts déjà qui a touché le FBI. ses yeux s'écarquillent comme si celui-ci se questionnait, s'exprimant ensuite sur un timbre de circonstance. Quelle désolation ! ajoutant. Le malheur frappe toujours trois fois.
Lisbon circonspecte, y va cependant de son commentaire justifié, ironisant.
-Moi qui croyait qu'étant dans un tel lieu sécurisé, vous vous protégiez de toutes nouvelles provenant du monde extérieur, étranger à Visualise !
Il y répond avec amabilité.
-Tout être humain qui se respecte se doit de s'informer de l'essentiel ! L'esprit a besoin de se nourrir, de s'élever. Même si le centre est un véritable sanctuaire, presque impénétrable pour les non-croyants, désignant Jane, tout renseignement instructif est bon à prendre. En qualité d'agent, ce n'est pas à vous que je vais l'apprendre.
Elle acquiesce.
-C'est tout à fait juste ! Je vous l'accorde.
Bret Stiles fait part de sa compassion superficielle envers le mentaliste.
-J'ai été navré de ce qui vous est arrivé. Comment vous sentez-vous à présent ? Mieux j'espère ?
-Je me remets lentement mais sûrement.
Votre franchise vous honore !
Sur un ton détendu.
-Oui. J'essaye de m'ouvrir aux gens comme une fleur.
-Très très poétique, dites-moi ! Mais je ne suis pas entièrement convaincu.
Jane le fixe du regard sans répondre, le gourou de la secte le scrute alors, tandis que Lisbon serait à la limite de se sentir de trop, les observant. Après un bref silence, Stiles se lève et centre son attention en direction d'un tableau accroché sur le mur de droite.
-L'agent fédéral s'est fait piéger en beauté par John Le Rouge. Teresa lui demande ce qu'il veut dire. Celui-ci se retourne face à eux, l'expression de son visage détendu malgré ses yeux expressivement inquiétant, reflet de son âme, ayant toujours été ainsi. Ce pauvre garçon fut considéré dès le début comme un pantin ! John Le Rouge l'a utilisé pour arriver à ses fins. Il était prévu que cet agent trépasse. Tous ceux qui le sert, croient avoir l'assurance qu'ils seront épargnés de quoique-ce soit . Grave erreur ! Comme nous le savons, n'est-ce pas, son regard s'attarde sur Jane, gracier ne fait pas partie de son vocabulaire ! La pitié lui est inconnue. puis son visage se rapproche, ses yeux pénètrent les siens d'une manière déstabilisante. Vous ne me contredirez pas, Patrick !
Le mentaliste ne baisse pas la garde, mesurant son regard à celui de la folie.
-Comment pourrais-je ? Lisbon contemple cette confrontation. Bret Stiles étire un sourire satisfaisant et se redresse fièrement. Tandis qu'il se dirige vers son fauteuil afin de se rasseoir, le consultant le stoppe dans son élan. Qui est John Le Rouge ?
Le maître de Visualise se tourne à nouveau, les traits faciaux contractés, l'œil assombri, l'air dérangé suite à cette question posée.
-Pourquoi avez-vous l'intime conviction que je possède la réponse ? puis s'exprime d'une façon plus relaxe, désirant instaurer un climat serein afin que l'atmosphère soit respirable. Je ne suis pas dieu. Vous venez me consulter, s'adressant également à Teresa, fondant tous vos espérances en moi. J'ai l'impression d'être un sage qui est sollicité pour que je prodigue des conseils liés à la sagesse. et s'assoit enfin. La supérieure, poliment, lui fait remarquer qu'il ne représente pas idéalement ce qu'on appelle un conseiller spirituel. Bret Stiles sourit.
-Disons que nos méthodes ne sont pas classiques ! puis ramène le bout de ses doigts en sa direction afin de se désigner. J'admets que je ne suis pas conventionnel mais ce n'est pas pour autant que les résultats ne sont pas efficaces. Avez-vous vu des personnes malheureuses ici ? Non.
Le mentaliste met en avant son éternelle franchise d'une manière élégante.
-Votre brave colonie n'est même plus consciente des sentiments ressentis. Toutes les personnes que vous avez enrôlées ne savent plus penser par elles-mêmes. Vous disiez à propos de l'agent Mancini que celui-ci avait été manipulé comme un pantin. N'avez-vous pas fait pareil avec tous ceux qui ont rejoint Visualise ? Leur promettant une meilleure existence, de retrouver le bonheur, la quiétude de l'esprit, du cœur ?
-Mais je ne leur ai pas menti. Ils l'ont trouvé au sein du centre. puis calmement. Laissez-moi vous préciser un détail qui me différencie de John Le Rouge, Patrick ! Je tiens mes promesses. Je ne leur fait rien miroiter. Nous offrons une qualité de vie qui n'est malheureusement pas à leur porté à l'extérieur.
-Vous les privez de leur liberté.
Teresa s'impose afin d'essayer de ne pas ruiner sa chance d'obtenir une éventuelle information concernant le tueur en série, si le gourou en détient bien une ou plusieurs, qui sait ?
-Jane !
Bret Stiles se montre indulgent.
-Ce n'est rien, agent Lisbon ! et fait preuve d'ouverture d'esprit pour que cette qualité soit crédible, collant parfaitement au personnage construit. Chacun a le droit d'avoir sa propre opinion. Je ne me formalise pas. Il jauge ensuite le consultant dont celui-ci devient provocateur.
-Etes-vous John Le Rouge ?
Le maître de la secte éclate de rire malgré sa stupéfaction, un moyen de défense.
-Vous êtes sérieux, Patrick ?
Répondant sur un ton ferme.
-Oui. Très sérieux.
-Je vois ça ! et interroge la supérieure. Puisque nous en sommes à jouer, d'après vous, agent Lisbon, pourrais-je être cet individu ?
Elle le décrit psychologiquement sans prendre une minute de réflexion.
-Et bien sans vouloir vous offenser, vous pourriez plus ou moins correspondre au profil. Calculateur, peu scrupuleux, vous ralliez votre jolie petit monde à la cause de Visualise, vous manipulez leur esprit, votre pouvoir, ascendant ont une emprise sur vos pensionnaires, restant prudente par rapport au vocabulaire employé, vous accorde facilement leur confiance. Ils sont à votre entière disposition, obéissants au doigt et à l'œil. Quelques similitudes proches de John Le Rouge.
-Mais je ne tue pas, moi. riant à nouveau.
Jane ajoute.
Que vous dites !
Il coupe à cet entretien d'une manière nette suite à la dernière phrase prononcée sans agressivité toutefois.
-Bien ! Nous avons fait le tour de la question. Je ne vous retiens pas. Vous pouvez revenir quand vous le désirez.
Le mentaliste ne le prend pas au mot puis se montre persistant.
-Vous n'avez pas répondu à ma question.
Bret Stiles écarquille les yeux, tendu.
-Parce-que vous croyez que je vous direz quoique-ce soit le concernant si je disposais de renseignements ? Vous êtes resté optimiste, Patrick ! C'est une qualité très rafraîchissante, je dois l'avouer ! Bon ! puis tend la main vers lui. A bientôt peut-être ! le disant arrogamment. Jane fait abstinence de lui la serrer. Vous êtes mauvais joueur.
-Dites-moi !
-Au revoir, Patrick ! et s'incline face à Teresa d'une façon cérémonieuse. Agent Lisbon ! Au plaisir !
Le mentaliste se montre toujours insistant, le regard fixe.
-Dites-le-moi, Stiles !
Celui-ci affiche une expression qui simule merveilleusement la désolation.
-Personne ne sait qui est véritablement John Le Rouge. Je suis navré. le gourou ouvre la porte par politesse, indiquant de la main le chemin de la sortie. Je n'ai pas besoin de vous faire raccompagner. Vous connaissez la direction !
Dehors, Lisbon est irritée, contrariée de cette entrevue.
-Vous repasserez pour votre diplomatie ainsi que votre magnanimité ! Pourquoi avez-vous fait tout rater ? Cette visite était inutile ! Vous m'avez fait perdre mon temps !
Tout en douceur avec un étrange détachement.
-Je vous sens un tantinet énervée.
Celle-ci exprime son ironie ainsi que son sarcasme.
-Non ! Pas du tout ! Je vous félicite de votre crétinerie !
-Oh ! Lisbon ! Je vous trouve bien dure vis-à-vis de moi.
-Vous ne manquez pas de toupet !
-Bah ! Ne vous en faites pas !
-Vous vous en foutez ?
-Je n'ai pas dit ça. continuant de marcher vers la voiture.
Elle comprend alors.
-Vous l'avez fait exprès ?
-Pas totalement mais j'ai appliqué mon savoir.
-Vous croyez que ça a marché ? le disant sur un ton dubitatif.
-Le jeu n'est pas terminé.
-Quel jeu ? puis ouvrant leur portière respective. Vous ne m'avez pas répondu. Quel jeu, Jane ?
-Celui du chat et de la souris. cela l'amuse, étirant un petit sourire.
-Du chat et de la souris ?
-Stiles me délivrera partiellement ce qu'il sait sur John Le Rouge car lorsque le chat croit toucher au but pour attraper la souris, celle-ci lui file entre les pattes.
-Pourquoi ferait-il ça ?
-Pour jouer mais aussi pour me défier par orgueil également.
Teresa sourit, le trouvant de mauvaise foi.
-Pas vous ?
Il roule des yeux, secouant la tête de gauche à droite.
-Bon ! Un peu.
-Ah !
Dans la voiture, ceintures bouclées, Lisbon prête à démarrer.
-Vous m'avez épaté tout à l'heure lorsqu'il vous a demandé si vous pensiez que John Le Rouge et lui pouvaient être le même homme!
Elle étire un sourire amusé.
-Vous ne m'en croyiez pas capable ?
-Pas d'une manière aussi directe.
-Il faut toujours se méfier de l'eau qui dort, Jane !
Le téléphone portable de la supérieure sonne.
-Agent Lisbon ! sa mine se décompose quelque peu. Oui, monsieur ! Je m'y rends de ce pas ! puis raccroche. La voyant ainsi, le mentaliste demande ce qu'il ne va pas. L'un des gardiens du pénitencier a retrouvé Russell Kerban mort dans sa cellule. Bertram a été prévenu par le FBI i peine trois minutes. Nous devons nous rendre sur place.
Son visage se ferme.
-Mettons-nous en route ! puis Teresa démarre.
