Bonjour à toutes ! Me voici de retour pour le onzième chapitre de The Full House.

Alors aujourd'hui ça sera romance et suspens au programme ! Je n'en dis pas plus ! ;)

Sur ce je vous souhaite une bonne lecture !;)

Partie onze :

En dépit de la prédiction qu'avait fait Sherlock, rien n'avait vraiment changé au cours de ce dernier mois, à part l'absence de la Femme. Elle avait une piste prometteuse à l'étranger.

« D'ailleurs, Monsieur Holmes... je ne veux pas gâcher votre ''expérience". »

Qu'elle soit là ou pas, l'expérience progressait bien. Sherlock s'était inquiété que Molly ne devienne une douceâtre et minaudante idiote quand il s'agirait de sexe et tout ce qui s'y apparentait. Elle ne semblait pas être du genre à tomber dans de tels fadaises romantiques.

En vérité, très peu de choses dans leur disposition avait changé. Il faisait ses recherches et ses expériences et elle commençait à être agacée qu'il fasse de leur nouvelle relation un tabou social arbitraire. Elle insistait pour l'embrasser chaque matin et chaque soir avant d'aller se coucher. Si cela ne tenait qu'à Sherlock, il n'aurait pas été si régulier dans leurs relation, mais cela ne voulait pas dire que c'était désagréable.

Ça ne le dérangeait pas qu'elle passe ses doigts dans ses cheveux tandis qu'il travaillait sur son ordinateur ou qu'il tirait sur les cordes de son violon. Ça semblait même l'aider à se concentrer.

Bien sûr, il y avait aussi le sexe. Ce n'était pas ce qu'il pouvait appeler un phénomène commun. Et puis, Sherlock n'était pas tout à fait certain si il pouvait considérer cela de ''commun''. Les nuits où cela arrivait, il tombait finalement de sommeil, son esprit et son corps en soif de repos. Il avait pensé que dormir dans les bras de Molly serait un baume pour son esprit agité. Ce n'était rien comparé au fait de se reposer après s'être accorder un moment de plaisir.

Ça lui rappelait le temps où il prenait de la morphine, le calme que cela provoquait en lui. Pourtant, ils ne l'avaient fait qu'une ou deux fois- quand Sherlock était frustré par le manque de pistes ou agacé par l'ennui- ce qui rendaient les effets de la cocaïne moindre en comparaison.

Peut-être qu'il aurait dû commencé à avoir des relations sexuelles quand il avait essayer de mettre fin à son addiction aux drogues. Peut-être alors n'aurait-il pas autant rechuté.

Il avait supposé que Molly avait été correcte et que sa propre pratique était parfaite même pour quelque chose d'aussi basique que les rapports sexuels. Du moins si l'on pouvait se fier à ses joues rougis et à ses sourires à peine contenus.

Sherlock était en conflit intérieur. Il en jouissait entièrement, mais cela le dérangeait. Il n'était pas censé être content de jouer les colocataires avec une joyeuse pathologiste. Il aspirait au retour à son ancienne vie mais ne voulait pas renoncer à ces nouveaux changements.

C'était une situation particulière auquel il avait besoin de réfléchir davantage.

« Puis-je te poser une question, Sherlock ? » Molly était couchée sur le ventre sur son lit, regardant Sherlock tandis qu'il se séchait, fraîchement sorti de la douche. Elle était déjà habillée pour la journée.

Sherlock s'affaira à sécher ses cheveux. « Eh bien, je suppose que cela dépend de ce qu'il en est. Vais-je trouver ça banal ? »

« Je ne sais pas, » répondit Molly tout en haussant légèrement les épaules avec un sourire gêné. « Tu trouve que les choses drôles sont ''banal'' »

« Très bien. » Sherlock hocha la tête. « Demande ».

Le sourire de Molly s'élargit et elle laissa échapper un petit rire. « Pourquoi as-tu ''V.R'' tatoué sur le dos ? »

Sherlock grimaça légèrement. Il avait plusieurs fois réfléchi à effacer cette saloperie. « Depuis quand cela te tracasse? »

Molly rougit et détourna les yeux. De toute évidence, elle avait cette question à l'esprit depuis qu'elle l'avait entrevu, probablement lorsque il s'était mis à la rejoindre sous la douche. Pourtant, elle n'avait pas eu le courage de le lui demander. Leur relation actuelle était beaucoup plus détendue sur ce genre de choses.

« Pourquoi ne me le dis-tu pas, » Suggéra Sherlock tout en la fixant. « Tu as déduis des choses de moi auparavant. Pourquoi ne pas le faire de nouveau ? »

Les yeux de Molly écarquillèrent. « Quoi ? Tu veux que je... » Elle secoua la tête et laissa échapper un petit rire nerveux. « Comment veux-tu que je... ?»

« Tu es pathologiste. Je suis sûr que tu as déjà identifié des corps grâce à des tatouages auparavant. »

Molly secoua la tête. « Ce n'est pas vraiment comme ça que ça fonctionne ou même ce que tu me demande. »

Il lui fit un sourire. « Fais-moi plaisir. »

Il aimait quand Molly faisait ressortir son intelligence. Par le passé, il s'était moqué de ses seins et de sa bouche- qui étaient, il l'avait réalisé à présent, très bien comme ils étaient- mais vraiment, cela n'avait pas vraiment d'importance. Pour lui, c'était son intelligence qui l'attirait.

« L'intelligent est le nouveau sexy, » lui avait dit la Femme se rappela-t-il.

Molly se mordit la lèvre inférieur et ses joues rougirent. « Je... Hummm... J'aurais besoin de... Eh bien... » Elle rit nerveusement de nouveau. « En avoir un meilleur aperçut. »

Sherlock tira la serviette de ses hanches. « Tu veux juste avoir un bon aperçut de mes fesses, n'est ce pas, Molly Hooper ? »

Oh, il flirtait. Et il le pensait. Il se dégoûtait lui-même. Quand était-ce devenu si facile à faire ? Pourtant, il se tourna et permis à Molly de faire son investigation.

« Je dirais que... » Molly dit calmement. « En me basant sur le fait que l'encre se soit autant estompée, qu'il date d'il y a au moins dix ans. Et tu ne l'as pas retouché. Tu regrette de l'avoir fait. Mais tu ne l'as pas effacé, ce que fait toute personne lorsque elle regrette d'avoir un certain tatouage. Donc tu le garde en tant que rappel. Il semble aussi qu'il n'a pas été fait dans l'endroit le plus réputé, étant donné la façon dont les tracés ont été bâclés... » Elle fredonna doucement perdue dans ses pensées. « Tu l'as fait lorsque tu était dépendant à la cocaïne et tu le garde en tant que rappel pour ne pas retomber dedans. »

Sherlock sourit à Molly et lui fit un hochement de tête. « Bonne déduction, Molly. » Il se jeta sur le lit. « Qu'est-ce qui t'as fait dire cocaïne plutôt que morphine ? J'usais des deux. »

« Tu utilisais la morphine afin de t'assommer. La cocaïne est la drogue qui fait faire des choses folles. D'ailleurs, je sais que tu la préférais. » Elle se tut, faisant courir ses doigts sur le mollet de Sherlock. Elle était pensive et Sherlock savait pourquoi.

« Je suis clean, » dit-il doucement. « Je suis clean depuis des années. Depuis plus longtemps que tu ne me connais. »

C'était étrange, de tenter d'apaiser Molly. Il avait toujours été sans vergogne sur les choses qui le concernaient. Mais il ne voulait qu'elle s'inquiète qu'il puisse avoir une quelconque rechute.

« Je suis médecin, » dit tranquillement Molly. « Je sais que ce n'est pas si facile que ça. L'addiction ne meurt pas, elle est juste... endormie. »

Sherlock se retourna de manière à se rapprocher de Molly. « J'ai mis fin à cette addiction par la puissance de mon esprit. »

Molly secoua la tête. « C'est impossible. »

Sherlock la railla. « Mon esprit peut tout faire. » Il mentait. Molly avait raison l'addiction ne disparaissait jamais vraiment. Mais il ne voulait pas lui avouer cela. Il voulait la rassurer.

Si peut de gens s'étaient préoccupés de lui au cours de sa vie. Encore moins de personnes comptaient parmi ceux qu'il avait déjà tenté de rassurer. Et encore moins nombreux étaient ceux dont il se souciait de ce qu'ils pensaient de lui malgré tous ses défauts.

Quand Molly Hooper était-elle devenue l'une d'entre eux ?

Il détendit l'atmosphère en se penchant et en embrassant Molly derrière son oreille. Elle frissonna légèrement, ce que Sherlock trouva attachant bien qu'il était encore un peu mal à l'aise avec de telles marques d'affection. « Tu as omis un détail important : Pourquoi V.R ? »

« J'ai essayé de comprendre pourquoi, » admis Molly avec un léger froncement de sourcils. « Si ça aurait été une autre personne que toi, j'aurais dit que ce sont les initiales d'une femme. Mais ça n'aurait aucun sens. »

« Mais il y a toujours une chose, » commenta Sherlock avec un hochement de tête. « Ce sont bien les initiales d'une femme. »

« Qu-Quoi ? » Molly se redressa rapidement, les yeux écarquillés. « M-Mais... »

Sherlock se pencha et posa un doigt sur les lèvres de Molly. « Victoria Regina. Pour Reine Victoria. »

Molly s'éloigna du doigt de Sherlock et pencha la tête sur le côté, intriguée. « Pourquoi voulais-tu les initiales de la Reine Victoria tatoués sur ton dos ? »

Sherlock soupira. « Je n'en ai pas la moindre idée. J'avais une raison à l'époque, mais j'ai oublié laquelle. J'étais vraiment dans un sale état. »

Molly regarda Sherlock. « Alors...Ai-je le droit à un prix pour ma merveilleuse déduction ? »

« Un prix ? » Sherlock fronça les sourcils. « Je fais tout le temps de merveilleuses déductions et je ne reçois jamais de prix. Pourquoi le devrais-tu ? »

« Tu es payé, » souligna Molly. « Et les gens t'offrent des choses. Des boutons de manchette en diamant et le chapeau que les agents de police t'ont acheté... »

« Veut-tu de ce chapeau ? » lui demanda Sherlock. « Je ne peux pas supporter cette chose. »

« Je trouve que tu es mignon avec. » lui répondit Molly en rougissant.

« C'est ridicule! » protesta Sherlock. « Pourquoi un chapeau aurait-il besoin de deux sens et de caches-oreilles ? »

Molly cligna des yeux. « Eh bien, cela protège à la fois le visage et la nuque du soleil. Et on porte les rabats vers le bas lorsque il fait froid. Ce sont des choses importantes à garder à l'esprit lorsque l'on chasse. »

Le nez de Sherlock se retroussa. « Comment sais-tu ça ? »

« Je sais des choses, » répondit Molly, une touche d'indignation dans la voix.

Sherlock roula des yeux. « Ok, pourquoi saurais-tu ça ? Combien cette information est-elle inutile ? Quand au cours de ta vie es-tu jamais allée chasser ? »

« Je... » Molly rougit. « Eh bien...Je...Euh... »

Le trouble de Molly était quelque chose qui déclinait de jour en jour, mais elle y succombait encore parfois. Sherlock commençait à comprendre que c'était l'équivalent pour Molly de John l'insultant d'idiot. Il se pencha et caressa sa joue. « Oublie ce satané chapeau. Je pourrais t'offrir... Un Sherlock Holmes nu dans ton lit. »

« Oh. » Molly rit, faisant glisser ses doigts jusqu'à la poitrine de Sherlock. « Il semble que j'ai déjà un Sherlock Holmes nu dans mon lit. »

Sherlock se pencha sur elle. « Félicitations, Molly Hooper. » Il déposa un baiser sur sa joue, fuyant vers sa bouche. « Que voulez-vous faire de votre prix ? »

Il était trop facile de tomber dans tout cela. Le confort d'être avec Molly. Le plaisir qu'elle lui offrait. La chaleur qu'il ressentait à chacun de ses sourires et de ses rires. Une partie de lui voulait s'insurger contre cela, se battre contre toutes ses choses qui lui paraissaient si peu naturelles. Mais il avait tant perdu quand Moriarty lui avait forcé la main. S'il avait trouvé quelque chose qui le rendait heureux, même si cela lui paraissait étranger, devait-il vraiment l'éviter ?

Molly Hooper le rendait vraiment heureux.

S'il avait su ce qui allait se passer, il aurait honnêtement sauté. Elle le rendait tellement incertain et il n'aimait pas l'incertitude.

Mais il était difficile de trouver quelque chose de mal tandis qu'elle l'embrassait fermement, triant le fouillis de pièces dans son palais de mémoire, les réduisant à de simples pensées saillantes. Ce qui à l'heure actuelle faisait qu'il trouvait cela agréable d'être un prix.

Il y eu un coup à la porte. Molly s'écarta de Sherlock avec un léger froncement de sourcil. « Je vais voir. »

Sherlock secoua la tête et essaya de l'attirer de nouveau à lui. « Ca doit être un de tes voisins se plaignant d'une quelconque absurdité. Tu as déjà payé le propriétaire, donc ce n'est pas pour la location. Ça ne peut pas être un visiteur. Tu n'as pas d'amis. »

Molly poussa légèrement Sherlock tout en fronçant les sourcils. « Et pour ça tu peut remettre ton pantalon. »

Sherlock roula des yeux tandis que Molly descendit du lit et sortit de la chambre pour se diriger vers la porte d'entrée. « Quoi ? Ce n'est pas comme si j'avais dit quelque chose de faux... » Il attrapa son caleçon et son pantalon et les tira le long de ses longues jambes. « Ce que nous faisions était bien plus intéressant que tout ce qui pourrai se trouver derrière cett- »

Il entendit un cri étouffé puis le claquement de la porte d'entrée. Ses yeux s'écarquillèrent et il couru hors de la chambre.

« MOLLY! »

Voila ! Ce chapitre est à présent terminé. Veuillez me pardonner ce très long retard... Je pense que les publications seront plus fréquentes pendant les périodes de vacances. Je n'ai que très peu de temps lorsque les cours reprennent...

PS : Des illustrations de la fic sont à présent disponibles pour chaque chapitres sur ma page de présentation si certaines sont intéressées;) (fanarts dessinés par Lexie dont vous trouverez la galerie tumblr sur ma page également:) )

Sur ce, je vous dis à bientôt !

Layke: Désolée! Je n'ai vraiment pas de temps quand les cours reprennent alors je crois que je traduirais encore 1 ou deux chapitres d'ici la rentrée. Merci pour la correction, c'était bien une faute de frappe :D

Et pour la personne qui cri "MOLLY!" c'est en faite Sherlock ^^"

PS: N'oublie pas de jeter un oeil sur ma présentation si ce n'est pas déjà fait! Des illustrations de la fic sont disponibles! ;)

Stephanie: Merci à toi de m'avoir lu! :) Ravie de constater que ma traduction te satisfait ^^ Pour le chapitre 12, j'attend les vacances pour pouvoir m'y mettre. Je n'ai pas du tout le temps en ce moment... :/ Sur ce, bientôt! :3

Superwholockian: Ton commentaire me ravie! :D Je n'aurai jamais cru que ma traduction plairai à une adepte de Johnlock! ^-^ Je dois t'avouer que ton enthousiasme est pour moi un énorme compliment x) Pour la suite I'm sorry, I'm so sorry, mais je suis vraiment surchargé de travail en ce moment alors elle ne paraîtra pas avant les vacances.. :( Merci à toi de me suivre jusqu'à présent! :) A bientôt! ;)