Heeeeey ! Me revoilà pour un nouveau chapitre.

Merci pour tous vos commentaires du chapitre précédent ! Merci pour vos encouragements !

Merci aussi pour vos messages privés, ça me fait TELLEMENT plaisir. Ce chapitre est cette fois-ci arrivé plus rapidement vu qu'il est un tout petit peu plus court que prévu (Il y est moins riche en évènement aussi). Je ne sais pas si je parviendrais à garder ce rythme mais disons que je parviens à savoir à peu près ce que je veux vous écrire. Bref, excellente lecture à tous !

Chapitre 12

« Kise, tu vas bien ? »

Les mots que prononçait l'ancien joueur fantôme paraissait inaudible pour le jeune blond. Il avait l'impression qu'une sorte de filtre s'était installé au niveau de ses oreilles, et qu'il lui empêchait d'entendre quoique ce soit.

Même s'il n'était pas dans son état habituel, Kuroko avait bien remarqué que Kise n'était pas dans son état normal.

Plusieurs fois, la jeune fille (ou le jeune homme), essayait de le ramener à lui, le secouant en chuchotant son nom, afin que celui-ci lui réponde. En effet, les yeux du jeune blond paraissaient vides. Vides de vie, vides de leur âme.

« Kise… Kise… tu m'entends » chuchota Kuroko en le secouant un peu.

Au milieu de cette bagarre folle et sans doute à un des pires moments de la vie de son coéquipier, Kise venait tout juste de se rendre compte des sentiments qu'il éprouvait envers ce dernier.

D'ailleurs, « La jeune fille », elle-même, avait du mal à contenir ses larmes. Sauf qu'à la différence du jeune blond, ses larmes exprimaient de la peur - alors que celles de Kise, lui, éprouvaient une certaine tristesse doublée d'une colère.

En effet, le jeune homme était en colère. En colère contre ce qu'Haizaki a fait à Kuroko, en colère contre lui-même, car il savait très bien qu'en ayant des sentiments envers Kuroko, il ne serait sûrement pas le seul.

« SALE * »

Les insultes que prononçait Aomine le firent rapidement revenir. D'ailleurs, l'Ace s'était violemment attaqué à Haizaki, en lui empoignant le col de son uniforme. Il ne l'avait cependant pas encore frappé – Il n'était pas idiot, il savait qu'il y avait une certaine provocation derrière, sa place de titulaire étant en jeu. En revanche, les attaques verbales se multipliaient – tandis qu'Haizaki prenait un malin plaisir à ne pas raconter ce qu'il avait fait à Kuroko. Mais son instinct masculin était largement présent, et Aomine ne se doutait absolument pas que Kuroko s'était fait attaqué physiquement. Kuroko gardait machinalement ses mains le long de son uniforme, remontant de temps en temps le col de son uniforme, en essuyant ses larmes.

Akashi était furieux. Hors de question de laisser passer ça. Il se tourna alors vers la principale victime, en essayant désespérément de rester calme. Il s'approcha vers lui d'un pas, mais s'arrêta net, sentant qu'il avait le sentiment fou de vouloir le serrer dans ses bras. À ce moment-là, le jeune homme serra les poings, se mettant à se détester.

Au final, il n'était pas très différent d'Haizaki, pensait-il. Il se mit à observer un bref instant Kuroko, sous sa forme féminine. Lui aussi. Lui aussi, il désirait la serrer dans ses bras et toucher ses cheveux, devenus plus longs. Ses pupilles rouge et jaune se concentrèrent soudainement sur les lèvres de Kuroko.

Le jeune roux détourna la tête. A quoi pensait-il ? Ce n'était que son ami non de dieu ! D'autant que Kuroko n'avait strictement pas changé sentimentalement contrairement à lui. Il était hors de question d'en tomber amoureux. Absolument hors de question.

De toute sa vie, le jeune capitaine n'avait jamais ressenti ça. Et lui aussi, il avait remarqué que son ancien joueur fantôme ne laissait indiffèrent absolument aucun des coéquipiers.

Midorima, habituellement stoïque sous ses verres épais, qui lui donnaient la facilité de cacher certaines de ses expressions, était devenu plus nerveux en sa présence. Plus attentif, aussi. Aomine, était sans doute le plus facile à remarquer. Dès que l'on approchait trop près de Kuroko, en ayant le désir de le draguer, le jeune homme devenait fou de colère. Chose qui ne se serait jamais produite auparavant. Au contraire, l'Ace aurait sûrement encouragé leur relation en regardant d'un œil amusé sa meilleure amie, Momoi. Murazakibara était l'un des plus difficile à cerner. Akashi espérait désespérément que celui-ci ne le considère comme sa petite sœur. Chose qui s'est doucement produit à l'instar de Momoi.

Le jeune roux regarda furtivement l'expression de chacun de ses coéquipiers. Ils avaient tous, à peu près le même regard. Un regard de colère et de tristesse. Un regard semblable au sien, qu'il détestait.

Kise s'était discrètement écarté de Kuroko. Il se leva d'un coup, toujours dans le bruit, donnant sa main afin que son coéquipier puisse se lever correctement. Akashi essayait de calmer la bagarre.

« TU LUI AS FAIS QUOI ? » poursuivit Aomine.

« Dai-chan, calmes-toi ! »

Moimoi disait ça à contrecœur. Elle aussi, était furieuse. Mais elle ne pouvait se résoudre de voir Aomine perdre sa place de titulaire.

« Faites quelque chose » hurla t-elle intérieurement, alors que les larmes lui montaient aux yeux.

Kise saisit soudainement le bras d'Aomine, de façon synchronisé avec Murazakibara. Les insultes commencèrent à cesser. Aomine regarda d'abord Kise, puis Murazakibara, un peu dépité. Au fond de lui, il ne pouvait s'empêcher d'être heureux qu'on l'ait arrêté : s'il avait poursuivi son geste, il aurait sans doute cessé d'être titulaire. Midorima proposa à Akashi qu'on amène Kuroko à l'infirmerie, le temps que l'atmosphère se calme. Il se pencha d'ailleurs vers celui-ci, afin qu'Haizaki et ses camarades ne puissent pas l'entendre. Akashi accepta.

« Je propose que l'on en discute plus tard Haizaki » fit-il « Mais je te préviens, nous avons plusieurs preuves à ton encontre. Je te déconseille d'approcher davantage Kuroko »

En disant ces paroles, l'attention d'Haizaki n'était plus sur Kuroko. Midorima en profita pour s'éloigner furtivement avec ce dernier. Akashi eut un léger pincement au cœur, il aurait aimé les accompagner, mais il était le mieux placé pour calmer ce genre de situation. Il ne détourna pas la tête ce geste pouvait tout faire gâcher.

« Quoi, pourquoi ? Je n'ai absolument rien fait de mal enfin ! »

« ESPECE DE »

« Aominecchi, calmes-toi. »

« Parce que ça ne te fait rien à toi ? Ta « copine » se fait agressée et t'as absolument rien à dire ? » s'emporta Aomine « Eh Haizaki, ne vas pas me faire croire que tu ne lui as rien fait, on a tous clairement vu ce qu'il s'est passé »

« Comment tu peux savoir ? Je te signale que tu n'as absolument rien vu »

Haizaki ricana de plus belle. Aomine serra davantage ses poings pour se contrôler.

« Parce que Kuroko ne ment jamais. Et vu ses gestes, t'y es clairement pour quelque chose ».

Kise leva les yeux. De même pour le reste des membres de la Génération des Miracles. Aomine venait de prononcer les mots justes – ceux qui définissaient parfaitement leur joueur fantôme. Un membre honnête, possédant une empathie et une gentillesse hors du commun. Et même ayant subi la pire chose qu'il pouvait lui arriver, Kuroko restait le même. Le jeune blond esquissa un sourire discret Aomine, bien d'un caractère différent du sien, demeurait le même : fidèle à une amitié. Même si Aomine serait tombé amoureux de Kuroko, il ne l'aurait sûrement jamais montré – continuant à les cacher derrière cette barrière de colère.

Ils entendirent soudainement des bruits de pas provenant d'un autre couloir. Les bruits étaient encore assez éloignés mais on pouvait les entendre se rapprocher de plus en plus vers eux. Ils comprirent tout de suite ce qu'il se passait les deux camps ennemis se séparèrent rapidement. Des professeurs accouraient.

Le groupe de la Génération des Miracles prirent la direction de l'infirmerie. Kuroko était encore dans tous ses états hochant de temps à autre la tête, mais lui-même, se tut aux multiples questions qu'on lui posait. Akashi finit par soupirer, demandant à ses camarades d'abandonner et de retourner au club.

« Ecoutes, quand tu le voudras… et quand tu le pourras racontes-nous ce qu'il s'est passé s'il te plait. On retourne au club en attendant. Je te conseille de te reposer. »

« Merci. »

Une petite heure passa. Kuroko continuait de demeurer silencieux. Il se leva puis rassembla ses affaires pour rentrer chez lui. Tandis qu'il traversait le couloir qui le menait vers l'entrée, deux bras se mirent brusquement par l'entourer. Kuroko eut un geste vif, se souvenant des évènements produits tout à l'heure. Des souvenirs sombres et noirs, qu'il voulait oublier. Ses yeux commencèrent à devenir flous quand il reconnut son interlocuteur.

« Kise ? qu'est-ce que tu fais ici ? Tu n'es pas avec les autres ? »

Kise recula, hésitant.

« Non »

« J'ai prétendu avoir un truc afin de rentrer chez moi et j'ai voulu te voir à l'infirmerie. Dis-moi plutôt pourquoi toi, tu n'y es pas. Tu ne devais pas te reposer ? »

« J'en avais l'intention justement. Je voulais rentrer chez moi le faire. »

« Rentrer ? Seul ? Avec ce qu'il t'est arrivé ? »

« De quoi ? On ne m'a rien fait je te dis. »

Kuroko détourna son regard, puis prit la direction de la sortie.

« Arrêtes de mentir ! Je le lis dans tes yeux qu'il s'est passé quelque chose ! Tu pourrais essayer d'éviter nos questions ?! » répliqua Kise en lui saisissant le bras « Ton regard ne ment pas… et ton corps non plus. » finit-il par dire.

Kuroko se figea à l'entente de cette phrase.

« Depuis tout à l'heure, tu n'arrêtes pas de trembler. » poursuivit Kise. « Tu évites le regard d'Haizaki et le nôtre comme la peste…je n'aime pas te voir ainsi. »

« Lâches-moi »

Kise saisit davantage le bras de son coéquipier puis le ramena vers lui. Le jeune blond serra soudainement Kuroko dans ses bras.

« Excuses-moi. »

« Pourquoi tu fais une chose pareille ? Pourquoi tu étais en larmes tout à l'heure ».

« Kuroko … Je suis sincèrement désolé. Je ne voulais pas ressentir une chose pareille. Mais je crois…. »

Il s'arrêta, ferma les yeux en prenant conscience de l'énorme erreur qu'il s'apprêtait de faire.

« Je crois que je suis tombé amoureux de toi. ».

Kuroko recula d'un pas, s'échappant des bras du jeune blond. Il vit alors son regard. Un regard, comme brisé par le chagrin. Il ne lui avait pourtant par donner de réponse – il était dans l'incompréhension la plus totale. Kise, l'un de ses meilleurs amis, venait tout juste de lui déclarer sa flamme en s'excusant. Kuroko avala sa salive.

« Je sais que je peux paraitre complètement idiot » fit Kise en rompant l'ambiance tendue installée « t'es un mec après tout. Mais depuis que tu es devenu une femme, je ne sais pas, je n'arrive plus à te considérer comme un simple ami. Je suis sincèrement désolé. »

Kise regrettait légèrement ses paroles mais d'un côté il ne le regrettait pas. Vu les circonstances, Il savait que tôt ou tard, il allait sûrement lui avouer. Il regarda amèrement son coequipier, qui n'avait pas prononcé un mot depuis sa déclaration. C'est alors qu'un sentiment d'embarras commença à l'envahir. Toutes ces paroles prononcées, il ne les avait jamais dite à qui que ce soit auparavant. Le garçon se mit à regarder plus attentivement les gestes de son interlocuteur. Ses pupilles se dilatèrent et un léger sourire apparut sur son visage. Kuroko, qui était d'habitude d'une pâleur extrême, était rouge jusqu'aux oreilles. « J'ai peut-être une chance » finit-il par se dire. Puis il secoua la tête – non, non, après tout, Kuroko n'avait encore rien dit.

C'est alors que Kuroko se rappocha, le regardant droit dans les yeux.

« Je te remercie de m'avoir dit ça » commença-t-il par dire, « écoutes je n'ai pas l'habitude qu'on me dise ce genre de chose. Et encore moins quand c'est de la part d'un garçon »

« Ha... ha ...» fit Kise d'un rire nerveux... tout en se sentant coupable.

« Je ne vais pas dire que je suis tombé amoureux de toi. Mais je ne vais pas dire que tu me laisses complètement indifférent non plus. En fait, je te considère vraiment comme un simple ami…»

« Je vois… et je comprends » répondit Kise en baissant les yeux.

« Mais aujourd'hui… (petit silence)... aujourd'hui j'ai tellement été effrayé par ce qu'il s'est passé que je ne me suis pas empêché d'être heureux de te voir près de moi. »

« Kuroko… »

Kuroko serra ses poings, ne détachant pas son regard du sol.

« Je sais que c'est égoïste de ma part mais… mais je voudrais bien t'avoir à mes côtés en attendant…. Que les rumeurs se calment. »

Il le savait. Il savait que c'était complètement égoïste. D'un autre côté, Kuroko ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il serait plus en sécurité ainsi. Ses yeux continuèrent de regarder le sol, son esprit était noyé par la honte. Kise sentit son cœur se serrer. Il se doutait qu'il aurait mal. D'un autre côté, il avait un certain espoir :

« Tuveuxdoncbiensortiravecmoi ? »

« Hein ? » fit Kuroko abasourdi.

Kise inspira puis expira. Il reprit plusieurs fois sa respiration.

« Tu veux donc bien sortir avec moi » répéta-t-il, rouge d'embarras « Même si tu ne ressens rien pour moi ? ...» finit-il par dire.

Kuroko baissa les yeux avant les fermer.

« Si tu veux me frapper tu as le droit. » poursuivit-il.

Kuroko ferma les yeux de plus belle sans les ouvrir, s'attendant à une frappe de la part de son coéquipier. Un petit silence s'installa de nouveau.

« Ce n'est pas que j'ai envie de te frapper. Mais si nous sortons ensemble, je ne serais pas comme d'habitude ... tu le sais ? »

Tel un gentleman, Kise saisit soudainement une des mèches de cheveux de Kuroko, en se penchant. Il mit alors celle-ci à sa lèvre supérieure, son regard plongé dans les yeux de son interlocuteur... voir interlocutrice. Celui sentit son cœur faire un bond.

« Et bien… fais ce que tu veux. »

Kuroko regarda sur le côté, embarrassé et surpris par ce geste. Un sourire se dessina sur le visage de Kise. il se redressa, puis recula de quelques pas.

« Bien, je te laisse rentrer. Ou plutôt je sais, je te raccompagne. Allons-y ! »

« Mais… et le club ? »

« Je suis malade, je te le rappelle » fit-il d'un clin d'œil.

Kuroko soupira, suivant à présent son nouveau « petit-ami ».

« Toi alors... »

Ils ne savaient pas que derrière eux, une autre personne les avait écoutés. Pas toute leur conversation certes, mais du moins une partie. Celle-ci avait d'ailleurs saisi son téléphone, en souriant.

« Et bien et bien…. Je me demande comment il va réagir en apprenant la nouvelle. »

A suivre….

J'espère que vous avez passé une bonne lecture ! Ce fut un chapitre assez difficile à écrire, dans un sens, où j'appréhende énormément vos réactions. Je vous dis à bientôt pour le chapitre suivant ! N'hésitez pas à m'envoyer vos avis. La reprise est assez difficile mais j'espère y arriver et venir à bout de cette fiction !