Vite, vite la suite donc. Merci à tous les petits mots d'encouragement. J'ai presque fini d'écrire la fic et comme j'ai quelques chapitres d'avance, j'ai pensé faire plaisir aux impatient(e)s avec cette update de milieu de semaine. Et je m'aperçois que, sans aucune préméditation, ça me fera peut-être un beau chapitre de circonstance à mettre en ligne pour la St Valentin. Enjoy.
Chapitre 12
Un choc rude au niveau des côtes ramena subitement Trunks à la conscience. Il se cambra sous l'impact et grogna en clignant des yeux. Au-dessus de lui, le ciel pur l'aveugla immédiatement et il plaqua instinctivement une main sur ses paupières pour protéger ses yeux. Ce geste projeta des particules de sables sur sa joue et il se souvint qu'il était sur une plage.
Il devinait la présence de son père debout à côté de lui, sûrement en train d'épier son réveil. Il percevait son aura, mais surtout, il avait reconnu sa façon attentionnée de le réveiller. Trunks resta étendu, immobile un instant. Le soleil était déjà haut dans le ciel et il le sentait cuire sa peau. Son esprit engourdi finit enfin par en conclure qu'il était tard.
- Bordel, soupira Trunks entre ses dents, le mariage…
- Ta mère est furax, ajouta la voix de son père au-dessus de lui.
Trunks avait parfaitement compris que c'était l'unique raison pour laquelle Végéta était venu se donner la peine de le chercher. Le jeune homme se releva lentement pour s'assoir avec précaution. Il grimaça en massant ses côtes endolories par le coup de son père, puis passa ses mains sur son visage pour essayer de remettre de l'ordre dans ses idées.
- De toute façon, personne remarquera que je suis pas là à la cérémonie, marmonna-t-il avec un haussement d'épaule.
- C'est ce que tu crois… Qu'est-ce que t'as été raconté à la femme de Gokû, hier ? Elle était dans tous ses états, demanda son père qui n'avait pas bougé.
Trunks se figea et réfléchit. Il avait complètement oublié sa petite discussion avec Chichi. En réalité il avait passé sa soirée et sa nuit à essayer de tout oublier et il y était si bien parvenu qu'il avait raté la cérémonie du mariage. Il se remémora sa rencontre avec Chichi au bar de l'hôtel et ne put s'empêcher de sourire. Il reprit cependant son air sérieux pour lever la tête vers son père.
- On s'est disputé, c'est tout. Elle gueule toujours pour un rien, tu la connais, répondit-il avec nonchalance.
Végéta hocha pensivement la tête en dévisageant son fils. Trunks contempla la tenue soignée que Bulma avait réussi à imposer à son père et ne put s'empêcher de s'en amuser intérieurement. Il ne manquait que le nœud papillon et il se doutait que ce détail avait dû faire l'objet d'un vif débat entre ses parents.
- C'est pour ça que t'as dormi ici ? demanda le saïyen.
Trunks posa les yeux sur l'océan devant lui. Il faisait très chaud mais le vent marin rendait la température à peu près supportable. Il n'y avait personne sur cette plage sauf un groupe de surfeurs un peu plus loin et quelques pêcheurs qui mettaient leurs embarcations à l'eau.
Après sa petite discussion avec Chichi au bar de l'hôtel, le monde lui était devenu subitement pesant. Plus précisément son monde à lui. Cet hôtel où tout le monde savait qui il était, les invités au mariage, sa famille, ses amis, tout lui paraissait insupportable, irrespirable.
Il était parti se promener dans la cohue de la ville nocturne, où il avait très peu de chance d'être reconnu et aucune obligation de faire la conversation à qui que ce soit. Il avait été étonné de l'animation qu'il avait trouvée dans cette petite ville et il avait vite compris que, si elle n'était pas très touristique, elle était très connue dans le milieu des surfeurs qu'elle attirait par grappes. Il avait aussi découvert que c'était la pleine saison. Il avait navigué d'un endroit à l'autre, il avait croisé des gens, et il avait bu. Il avait même fini par oublier Goten, perspective inespérée.
- J'étais fatigué, j'ai pas eu le courage de rentrer et…
Il s'interrompit subitement et tâta ses poches.
- Merde, siffla-t-il en constatant la disparition de son portefeuille.
Il se tourna vers son père.
- Tu crèves vraiment d'envie d'aller à la cérémonie ou tu me payes le p'tit déj ? demanda Trunks.
Imitant son fils, Végéta s'était mis à contempler l'océan. Il eut un demi-sourire à sa proposition avant de baisser les yeux sur le jeune homme.
- Ta mère va définitivement nous tuer, objecta-t-il sans conviction.
- Je te promets de m'entrainer avec toi en enfer, répondit Trunks en se relevant.
Il grimaça à nouveau à cause de ses côtes douloureuses.
- Tu peux pas t'empêcher d'être un enfoiré, même pour me réveiller, maugréa le jeune homme.
Mais Végéta avait déjà commencé à s'éloigner pour rejoindre les rues de la ville à la recherche d'un endroit pour manger. En réalité, il n'avait lui-même pas eu le temps de petit-déjeuner. Bulma l'avait saisi au col avant qu'il n'atteigne le restaurant. Elle était un peu paniquée mais surtout furieuse, et l'avait sommé de trouver son fils et de le lui ramener. Quand Végéta l'avait vue dans sa robe moulante, ça n'avait pas été la première urgence qui lui était venue à l'esprit, mais il avait vite compris qu'il n'avait aucune chance de faire changer Bulma d'avis. Somme toute, il avait aussi vite fait le calcul que ça lui permettait de rater une bonne partie de la cérémonie dont Bra avait laissé entendre qu'elle serait interminable.
A mesure qu'ils s'éloignaient de la mer, le père marchant avec une bonne longueur d'avance sur son fils, le vent du large avait moins d'emprise, et la chaleur se faisait plus pesante. Le front de mer était une route poussiéreuse le long de laquelle une série d'échoppes en bois s'alignaient. A cette heure-ci, l'endroit était peu fréquenté et silencieux. Une voiture ou une camionnette déglinguée passait de temps à autres mais il n'y avait pas d'autres signes de vie.
Végéta gagna l'une des troquets qui annonçait qu'on pouvait manger à toute heure et se laissa tomber sur une chaise à une table de la terrasse. Trunks le rejoignit péniblement d'un pas fatigué. Il avait déjà retiré son T-shirt, transpirant sous les rayons brûlants du soleil. Il ressentait les effets de l'alcool qu'il avait bu la veille et les séquelles de son indigestion. Il s'affala sur une chaise en face de son père avec un soupir de soulagement et se laissa aller en arrière contre le dossier en fermant les yeux un instant.
Ils commandèrent un petit déjeuner à la serveuse et le dévorèrent sans un mot. C'était une chose que Trunks avait appris à apprécier avec son père. Le silence. Végéta n'avait pas besoin de parler et surtout, il n'avait pas besoin qu'on lui parle. Malgré tout, Trunks savait que son père communiquait autrement ses humeurs et qu'il savait aussi décrypter celle des autres. Le saïyen avait l'art de s'affranchir des mots qui comblait Trunks au plus haut point, à cet instant.
Alors que Végéta finissait son repas, Trunks ne pouvait s'empêcher d'observer à nouveau l'océan immense qu'on apercevait au-delà des dunes de sables face à eux. Le calme du moment et la sérénité du lieu ne lui rappelaient que trop bien ce qui l'attendait. Ils allaient rentrer à l'hôtel, Trunks allait se changer et il faudrait remonter sur scène. La peine était toujours là. Toujours aussi insupportable et tenace.
- Alors, qu'est-ce qui s'est passé avec Chichi ? demanda subitement Végéta, rompant le silence de manière tout à fait inattendue.
Trunks tourna lentement la tête vers lui, comme pour vérifier que c'était bien lui qui venait de parler.
- Chichi ? répéta Trunks.
Il revoyait son visage compatissant quand elle lui avait parlé. Des bêtises. C'était comme ça qu'elle avait appelé son histoire avec Goten. Des bêtises. Le mot faisait écho dans son esprit, rallumant à chaque fois un peu plus sa colère et sa douleur. C'était donc comme ça que la famille Son avait décidé de se souvenir de ce qu'il y avait eu entre Goten et lui. Trunks était-il donc resté le seul crétin à voir les choses autrement ?
Il ressentit subitement un poids oppressant en lui. Comme un bloc de béton d'une tonne qui faisait pression sur sa poitrine et lui donnait l'impression qu'elle allait éclater d'une minute à l'autre.
Il fronça les sourcils. Il avait le sentiment de manquer d'air. Végéta ressentait la colère de son fils et cela suffit à répondre à sa question. Il lisait sa blessure sur les traits du jeune homme aussi et cela le contraria. Il n'était pas contrarié parce qu'il compatissait d'une manière ou d'une autre à la souffrance de Trunks, il était contrarié de le sentir à genoux une fois de plus, contrarié de découvrir que sa condition physique et son potentiel de combat exceptionnels ne suffisaient pas à en faire le plus fort et le plus puissant. Il était contrarié que Trunks se laisse atteindre par ses sentiments, qu'il soit resté si humain dans le fond.
Trunks soupira et se leva d'un coup, comme s'il venait de prendre une résolution. Son père ne s'y attendait pas et leva des yeux surpris sur lui.
- Je vais rentrer, annonça Trunks.
- Je te suis, répondit Végéta en jetant un billet sur la table et en se levant à son tour.
- Non. Tu n'as pas compris. Je rentre chez moi.
Végéta fronça les sourcils. Trunks le regardait avec des yeux subitement froids, attendant la réaction de son père dans une attitude de défi.
- Tu t'enfuis, alors ? Encore ? maugréa Végéta avec humeur.
Il eut à peine le temps de finir sa phrase et dut se mettre en garde pour éviter que le poing de Trunks ne l'atteigne en pleine face. Végéta leva ses avant-bras pour se protéger, mais la violence de l'attaque le projeta en arrière et il eut du mal à conserver son équilibre tandis que son corps était propulsé par l'élan de l'attaque. Les chaises autour d'eux volèrent sous l'effet du mouvement.
Le saïyen n'eut qu'une fraction de seconde pour se remettre de sa surprise et dut esquiver un nouveau coup venant d'en haut cette fois-ci. Végéta s'éloigna en volant sans jamais perdre son fils des yeux et se reposa plus loin sur la plage.
Il avait voulu gagner quelques secondes pour mieux analyser la situation mais Trunks ne le lâchait pas, et dès qu'il fut à nouveau au sol, il dut arrêter un coup de pied latéral dont l'élan le déstabilisa. Il s'empara de la cheville de Trunks avec fermeté, décidé à se servir de sa prise pour mettre son fils au sol, mais le jeune homme résista à sa tentative avec une force inattendue et parvint à se dégager de son emprise. Il en profita pour lui asséner un revers qui effleura la joue du saïyen. Végéta eut un nouveau mouvement de recul et sentit les vagues recouvrir ses chaussures.
Il y eut une courte pause. Trunks le fixait avec une rage que son père lui avait rarement vue et Végéta sentait son aura frémissante et agitée. Les mèches du jeune homme flottaient légèrement, soulevées par le souffle d'énergie que Trunks dégageait. Végéta sourit cyniquement en lisant sa soif de choc et de sang. Il aimait terriblement son fils quand il était comme ça. Quand il était comme ça, il lui semblait qu'il le comprenait.
Sans attendre Végéta s'élança sur lui et enfonça son poing dans son estomac. Mais Trunks n'était déjà plus là, et quand Végéta s'aperçut qu'il avait donné un coup dans le vide, il sentit le coude du jeune homme broyer sa chair entre ses omoplates.
Il ne réalisa qu'à ce moment-là que son fils avait totalement lâché prise. Il était littéralement aveuglé par la colère et ne retenait rien. Un cran de sécurité avait lâché quelque part dans son esprit, et cela éveilla aussitôt une alerte dans le crâne de Végéta.
La douleur irradia dans toute son échine et il peina à ne pas tomber à genoux sous le choc et la surprise. Il se retint en avançant un pied. Il sut tout de suite qu'il devait réagir vite. Trunks ne lui laisserait pas le répit de reprendre son souffle un seul instant.
Il avait vu juste. Le jeune homme rassembla une boule de ki entre ses paumes jointes et l'expulsa vers lui. Végéta eut tout juste le temps de s'élever dans les airs à une vitesse vertigineuse pour échapper à l'onde de choc d'une explosion de sable en dessous de lui.
La colère du saïyen s'éveilla à son tour. Il n'attendit pas que son fils le rejoigne dans le ciel et piqua en flèche à sa rencontre. Quand leurs trajectoires se croisèrent, il parvint à lui décocher un coup de poing puissant. Trunks fut propulsé à nouveau vers le sol, mais à la grande surprise de Végéta, il réussit à se rétablir et à atterrir sur ses deux pieds.
Végéta fonça droit sur lui, sans se laisser le temps de réfléchir à l'état d'esprit de son adversaire. Il pensait de toute évidence qu'il était sonné, au moins suffisamment pour ne pas envisager d'attaques dans les secondes à venir, mais Trunks était avant tout enragé et il intercepta le poignet de son père qui tentait de lui asséner un nouveau coup. D'un mouvement puissant il l'éjecta dans les airs et le saïyen s'étala sans encombre dans l'eau.
Une étincelle s'alluma dans son estomac. Végéta sentit que la fierté rallumait un peu plus sa colère. Trunks et lui s'entrainaient ensemble depuis plusieurs mois déjà et même si le gamin avait intensifié ses efforts ces derniers temps, ce n'était en rien comparable à l'endurance de son père. Végéta se redressa et s'agenouilla dans les faibles vagues de la mer.
Les dents serrées et le regard froid, il ne souriait plus et fixait impassiblement son fils qui s'élançait en rase motte vers lui. Il bloqua son coup d'une seule main et ne le laissa enchaîner aucune autre attaque. Il se releva d'un seul mouvement, avec une vitesse fulgurante, et enfonça son genou dans l'estomac du jeune homme avec une force extravagante. Trunks crut qu'il allait vomir ses poumons et son petit déjeuner avant de mourir dans la seconde. La douleur et le manque d'air subit l'immobilisèrent instantanément dans un hoquet sec.
Végéta le repoussa brutalement en arrière et le jeune homme s'effondra à genou dans l'eau, une main sur l'estomac, courbé en deux et haletant. Son père le contempla un instant avec désapprobation. Puis ses yeux tombèrent sur la chemise que Bulma l'avait forcé à enfiler pour l'occasion. Elle était trempée et déchirée à plusieurs endroits. Il ferma les yeux et secoua la tête avec un soupir de lassitude avant de reporter son attention sur Trunks qui reprenait progressivement son souffle. Il fronçait les sourcils avec défi, comme s'il n'avait pas l'intention d'en terminer comme ça.
- Je ne m'enfuis pas… Je ne me suis jamais enfui, haleta Trunks sourdement.
Végéta croisa les bras nonchalamment et inclina la tête de côté, comme pour réfléchir à ses paroles.
- Pourquoi tu ne les affrontes pas alors ? demanda-t-il avec un hochement de tête, vas-y. Va leur dire que tu n'es pas comme eux et que tu n'as pas de comptes à leur rendre.
- Ça ne sert plus à rien maintenant, siffla Trunks en baissant la tête, ça ne servira à rien, c'est trop tard.
Végéta pinça les lèvres. La voix de Trunks vibrait de dépit et d'amertume. Son père haussa simplement les épaules et renonça à comprendre. Il s'apercevait que la frustration de son fils était beaucoup plus intense qu'il ne l'avait soupçonnée. En réalité, il ne se souvenait pas l'avoir vu perdre le contrôle de cette manière depuis qu'il était môme. Mais Trunks devrait vivre avec ce sentiment d'impuissance, il devrait l'apprivoiser et, dans le fond, ça ne paraissait pas si dramatique aux yeux de Végéta. Lui-même avait connu la torture puissante de la frustration pendant la majeure partie de son existence et il avait survécu. La rage et l'impuissance l'avaient torturé mais elles l'avaient rendu plus fort aussi.
Pourtant, le saïyen ne pouvait pourtant s'empêcher de maudire le fils de Kakarott qui était si faible, exactement à l'image de son père. En tout, il était inconstant et ne savait jamais dompter ses sentiments. Tantôt lâche, tantôt courageux. Tantôt dévoué, tantôt égoïste. Un imbécile de premier ordre qui ratait à tous les coups.
Végéta marcha vers son fils, toujours agenouillé dans l'eau, et posa sa main sur son épaule.
- Tout ça me dépasse. Fais comme tu veux, grogna-t-il, mais ne t'avise jamais de me tomber dessus comme ça de nouveau. Je pourrai bien perdre mon sang-froid.
Il s'éloigna sans un regard pour Trunks qui reprenait ses esprits. Le jeune homme passa sa main sur son visage, écoutant les clapotements de l'eau sous les pas de son père.
Il allait rentrer et essayer d'oublier tout ça, puisqu'il n'y avait plus rien d'autre à faire. Il avait décidé ça sans même y réfléchir. L'idée avait effleuré son esprit et il l'avait saisie au vol comme une évidence depuis le départ.
Il savait que Bulma ne serait pas contente, hors d'elle-même, mais l'idée de croiser Chichi, et surtout Goten au bras de sa copine, relevait d'une plongée en enfer.
Il réalisait à quel point son état était lamentable maintenant et il ne s'agissait plus seulement de se protéger lui-même mais aussi d'épargner les autres autant que possible. Sa sœur l'avait souvent traité de malade et il devait admettre que c'était un peu l'impression qu'il se faisait.
Il avait tout juste perdu son calme hier au bar en renversant la table sur Chichi, il venait d'attaquer son père sans sommation et il devait avouer qu'il avait viscéralement eu envie de le tuer. Il sentait des instincts inquiétants affleurer la surface de son esprit et il s'en méfiait. Il n'osait pas imaginer à quel point il pourrait déraper s'il devait se montrer aimable avec Goten et sa petite amie.
En réalité, il était vraiment devenu comme son père. Les apparences et les sentiments des autres lui étaient devenus presque totalement indifférents et il se sentait à la limite de se transformer en un genre de monstre dévastateur. Ce n'était pas ce qu'il voulait. Ce qu'il voulait à la base, c'était Goten. Il devait accepter d'y renoncer une fois pour toute. Et en attendant, d'y parvenir, il devait éviter de commettre l'irréparable.
Il avait su qu'il n'aurait pas dû venir à Eloma et il aurait dû écouter son instinct. Il avait cru un instant que revoir Goten serait un pur bonheur et c'était en définitive un pur enfer.
Les choses ont bel et bien changé. Il devait s'adapter et cesser de considérer que Goten pourrait lui revenir un jour ou l'autre. Il devait tuer cet espoir une fois pour toute pour pouvoir continuer à avancer. Si ce voyage avait eu un unique mérite, c'était de lui faire comprendre ça.
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