Offert à Maeglin
Fandom : Hannibal
Rating : T
Première incursion dans le fandom, j'espère ne pas m'être complètement plantée.
Ce que Will préférait lorsqu'il passait la nuit chez Hannibal, ce n'était pas leurs longues discussions, ni les draps de coton égyptien, plus léger qu'une caresse sur sa peau nue, ni les activités auxquelles ils s'adonnaient entre les étendues immenses de tissu.
Non ce qu'il préférait, c'était de se réveiller dans le calme absolu, les seuls bruits autour de lui provenant de la cuisine. Il n'avait qu'à se lever, passer la chemise que Hannibal laissait toujours pour lui de son côté du lit et s'avancer vers le reste du luxueux appartement de son amant.
Il savait très exactement où il le trouverait. Et cette fois ne dérogeait pas à la règle. Le psychiatre était déjà derrière ses fourneaux, en train de préparer un festin, juste pour eux deux. Les premières fois, Will avait appuyé sur le fait qu'une tasse de café suffirait, mais Hannibal avait insisté. Et personne n'était capable de lui résister dans ces cas là.
Surtout pas lui. Surtout pas quand il n'en avait pas la moindre envie.
Mais ils avaient un rituel, alors Will suivit la partition :
"Tu n'étais pas obligé de préparer à manger. Une simple tasse de café aurait suffit."
"Le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée, Will. Il faut prendre le temps."
Hannibal posa son assiette devant lui, en même temps qu'un baiser sur ses lèvres, avant d'ajouter :
"D'autant plus quand on a passé une partie de la nuit engagé dans des activités physiques vigoureuses."
ooOoo
Ce qu'Hannibal préférait quand il passait la nuit chez Will, ce n'était pas les longs moments qu'il passait seul lorsque Will s'occupait de sortir ses chiens, ni les draps en matière synthétique, rêches et collant à sa peau, ni les activités auxquelles ils s'adonnaient sur le matelas plein de ressorts cassés.
Non, ce qu'il préférait, c'était de voir Will dans son monde, entouré de ses affaires, presque assez à l'aise pour laisser ses barrières tomber. Hannibal se repaissait de ces quelques moment où l'autre homme lui laissait entrevoir ce qu'il ressentait vraiment, son intelligence rare, son empathie, son amour pour ses bêtes.
Pour ces quelques instants, il acceptait de rentrer couverts de poils, ses vêtements sentant le chien et la poussière. Et puis Will insistait toujours pour le nourrir avant qu'il ne parte. Et Hannibal aurait supporté bien plus que tous ces désagréments pour voir Will rougir lorsqu'il mettait son assiette devant lui. Y compris manger une omelette à la fois brûlée et pas cuite.
Était-ce l'amour que d'accepter chez quelqu'un ce qu'on châtierait chez d'autres ? Si c'était le cas, pour la première fois depuis bien longtemps, Hannibal laissait un sentiment lui dicter sa conduite.
