Titre : Serpentard & Serpentine

Genre : Slash, Romance, Post Poudlard, Drama, Humour.

Rating : M (mais pas pour tout de suite n.n'')

Disclamer : Les personnages ainsi que les lieux ne m'appartiennent pas ; ils sont la propriété de J.K Rowling.

Béta lectrice : Nightmare of Minoru

Note de l'auteur : Pas taper ! Pas taper ! xDD Je sais que je suis en retard mais les vacances ne me réussisse pas. U.U Pour me défendre j'étais à la Convention Yaoi-Yuri à Lyon, samedi... Le temps de redescendre sur Terre a pris plus longtemps que prévu. XD Donc voici le chapitre 11 que je vous laisse découvrir.

Enjoy ! \(n.n)/


Chapitre 11


La Vengeance d'un père

Lorsque Ron entra dans la chambre bleue, il fut surpris de découvrir sa Némésis debout sur le lit. Les bras ballants le long du corps, Draco était immobile et fixait le plafond avec fascination.

« Draco, qu'est-ce que tu fais ? », demanda l'auror en s'approchant de l'ancien Serpentard. Ron monta à son tour sur la couche et se positionna devant lui.

« Qu'est-ce que tu regardes ? »

L'auror avait également levé la tête et fouillait désormais de ses yeux bleus le plafond. Mais il n'y avait rien, pas à moindre petite tâche sur la peinture immaculé qui aurait pu éveiller l'intérêt de sa Némésis. Soupirant, Ron reporta son attention sur le visage lisse du blond qui continuait à regarder un point imaginaire. Puis les yeux de l'auror descendirent sur le reste de son corps.

« Mais comment je t'ai habillé, moi hier ? » s'exclama l'ancien Griffondor en fronçant les sourcils.

La chemise blanche dont il avait vêtu sa Némésis hier était boutonnée de manière anarchique découvrant plus que nécessaire les cuisses nues du blond. Il s'apprêtait à les détacher lorsque la gorge de son protégé fut secouée par un petit rire. Ron releva immédiatement les yeux et plongea son regard dans celui malicieux de son vis-à-vis. Le visage de sa Némésis était allumé par un petit sourire en coin.

« Qu'est-ce qui te fais rire ? » demanda l'auror en souriant à son tour tandis qu'il réarrangeait le chemise du blond. Draco se contenta de secouer doucement la tête en touchant délicatement ses lèvres gonflées.

« C'est un secret ? »

L'ancien Serpentard hocha la tête puis toucha sa poitrine du côté gauche.

« Tu le caches dans ton cœur ? », demanda l'auror dont les petites cachoteries amusaient de plus en plus. Draco hocha une nouvelle fois la tête tout en mordillant l'une de ses mèches blondes étrangement courte. Quand il eut terminé, Ron caressa brièvement la joue de sa Némésis puis souffla :

« Tu vas chercher une nouvelle chemise dans l'armoire pendant que je refais ton lit ? »

Le blond lui adressa un sourire chaleureux puis sauta à pieds joints sur le parquet avant de courir et de disparaître dans le couloir.

Ron ne savait pas vraiment pourquoi sa Némésis appréciait tellement aller dans sa chambre… Haussant les épaules, l'ancien Griffondor ramassa les draps qui étaient tombés à terre puis commença à étendre le linge pardessus le lit.

« Mais qu'est-ce que ça fou là ? », siffla Ron en attrapant la paire de ciseau cachée sous l'oreiller. Cette manie de foutre ses mains partout ne lui était donc pas passé ? Ron se massa énergiquement le front puis soupira… C'était vraiment dangereux. Il ne pouvait pas laisser Draco jouer avec ce genre d'ustensile.

L'auror mit les ciseaux dans la poche de son sweat en se promettant de les ranger plus tard puis termina le lit.

Draco pouvait réellement se blesser avec les dents coupantes.

Ou blesser quelqu'un d'autre…

XxXxXxX

« Ron, j'en ai envie. »

L'auror se retourna surpris et regarda Hermione s'approcher sensuellement de lui. D'une démarche féline, elle balançait ses hanches de gauche à droite tout en déboutonnant son chemisier. Ses yeux chocolat, eux, n'étaient plus que deux orbes obsidiennes, assombries par un désir futur qu'elle était certaine de recevoir.

Tous les sens de l'auror étaient échauffés lorsqu'elle colla sa poitrine contre son torse dessiné.

« Ron, fais-moi l'amour. » murmura-t-elle dans un souffle au creux de son oreille en laissant une main taquine flatter son entre jambe. Ron se pencha vers elle pour cueillir ses lèvres mais elle détourna sa tête au dernier moment, joueuse.

« Et que me vaut cet entrain soudain » chuchota Ron, légèrement intrigué par ses poussées de désir, un dimanche matin, en plein milieu de l'après-midi.

Hermione se contenta de rapprocher leurs deux bassins. « Tais-toi et fait moi l'amour ! »

La jeune femme se sentait brûlante et fébrile un désir fuyant serpentait le long de son cou, contournait ses seins, glissait sur son ventre pour venir embraser ses reins. Ron plus qu'heureux d'accéder à sa requête, réussit à attraper les lèvres de la jeune femme et commença un ballet de langue épicé. Un Tango dans lequel les deux partis souhaitaient la dominance. Au bout de quelques minutes, les deux bouches s'éloignèrent, essoufflés.

Lorsqu'Hermione sentit le début d'érection de Ron pulser contre sa cuisse et une main curieuse se promener entre elles, la jeune femme soupira d'aise et se laissa tomber sur le lit entrainant dans sa chute, un rouquin très excité par les gémissements de plaisir qu'elle n'avait pas eu conscience d'émettre. Ses vêtements rejoignirent rapidement le reste de leurs habits, au sol, et elle se retrouva très vite les jambes écartées, nue, sous un roux sexy en diable.

Ses mains se perdirent dans les cheveux flamboyants tandis qu'elle frottait son bassin contre l'aine de son homme avec frénésie.

La tête de Ron s'était perdue dans le cou de sa femme et sa bouche suçotait la peau de pêche avec appétit. Ses mains quant à elles, loin d'être immobiles, parcouraient dans de torrides caresses le corps souple de la jeune femme.

« Ron, on s'en fou des préliminaires. Dépêche-toi ! »

L'auror fit la sourde oreille et commença sa longue descente. Il prit en bouche le téton de sa femme et palpa l'autre sein de sa deuxième main. Cette action eut l'effet, estompé car Hermione cessa de se plaindre.

Mais au bout d'une petite minute, Hermione plaqua ses deux mains sur son torse le tenant désormais éloigné d'elle.

« Ron, j'ai pas que ça à faire, ok ? J'ai dû travail et puis tu sais très bien que je préfère te chevaucher. » Murmura-t-elle d'une voix suave en lui mordillant l'oreille.

Sans plus attendre, la jeune femme enserra la taille de l'auror avec ses jambes et les firent basculer sur le côté. Ainsi assise à califourchon sur le roux, Hermione retrouva ses marques.

L'avocate sourit, charmeuse. « Là, on est pas mieux comme ça ? »

Ron soupira intérieurement et ferma brièvement ses yeux.

Oui, bien sûr…

XxXxXxX

Ron n'avait même pas pu se remettre de son orgasme que déjà, Hermione se dégageait de son étreinte et se rhabillait prestement. L'auror, toujours allongé, la regarda remettre son chemisier blanc et le passer sous sa jupe noire. Hermione avait beau être en « weekend », elle était vêtue comme pour aller au bureau. Pourtant, elle avait plein de belles robes et beaux jeans bien taillés qui pendaient dans son armoire et qui n'attendaient plus qu'à être portés.

Ron ne la comprenait plus.

Quand celle-ci déposa chastement ses lèvres contre les siennes en lui disant qu'elle retournait dans son bureau, il ne dit rien et se contenta d'acquiescer par un vague hochement de tête.

Ou peut-être avait-t-il arrêté de la comprendre.

Après quelques minutes floues où il fixa la porte close, Ron sortit des draps pour aérer la pièce puis s'accouda à la fenêtre, songeur. De sa chambre, il avait une vue imprenable sur les plaines et les collines rondes peuplées de moutons si caractéristiques des pays anglo-saxons ainsi que les divers fleurs et arbustes de son jardin.

Il y aperçut d'ailleurs Draco, allongé, qui riait aux éclats dans l'herbe verte.

Finalement, il avait fini par s'y attaché, à sa Némésis.

Il avait beau rechigner lorsqu'il fallait le nourrir ou le déshabiller pour le laver, Draco l'avait dompté en quelques semaines.

Il parvenait à le manipuler avec aisance, l'obligeant consciemment ou non à jouer à des jeux stupides, à rester avec lui le temps qu'il s'endorme ou à simplement le laisser se blottir dans ses bras. La situation pouvait paraitre très étrange mais Ron ne voyait plus en lui le Serpentard de vingt deux ans mais bien un grand enfant qui évoluait plus vite que les autres. Il arrivait qu'à certains moments, l'auror n'arrive plus à faire les dissociations et alors la promiscuité le troublait. Mais ces moments étaient rares et de moins en moins fréquents.

Ron était réellement tombé sous le charme de cet être innocent et couard bien que manipulateur et fourbe.

L'ancien Griffondor resta à la fenêtre quelques minutes encore, ricanant devant la maladresse du blond qui s'était mis en tête de chasser les gnomes qui occupaient clandestinement le jardin. L'un d'eux devait certainement se cacher dans les buissons puisque ceux-ci s'étaient mis à frémir.

Ron allait le lui suggérer lorsqu'il vit une ombre se mouvoir furtivement à l'endroit où il avait cru voir les gnomes… Malgré le soleil éclatant de ce mois d'avril, Ron ne pouvait percevoir plus de détail. La chose se déplaçait dans l'ombre des arbres, à l'abri de son regard. Lorsqu'il la vit se rapprocher de plus en plus vers le blond, qui attendait patiemment qu'une de ses créatures nuisibles sortent de son trou, Ron comprit.

« DRACO, RENTRE TOUT DE SUITE A LA MAISON ! »

Dès que ses paroles furent sorties de sa bouche, l'ombre sembla accélérer sa course et lorsqu'elle abandonna le fond du jardin pour la lumière, Ron quitta précipitamment la chambre.

« Bordel ! » jura-t-il en dévalant les marches. Putain de protection de merde !

Ron franchit les pièces sans jamais ralentir et atteignit rapidement le jardin. Là, il vit le visage d'un homme entre deux âges, le regard fou et les traits crispés par la haine. L'individu de taille moyenne, se tenait campée sur ses deux pieds, le buste légèrement penché en avant et menaçait de sa baguette le blond à terre. S'il en croyait par les diverses lacérations qui striaient la peau de sa Némésis, ce salaud avait déjà commencé à s'amuser. Le blond bizarrement ne pleurait pas mais regardait, complétement tétanisé son agresseur.

Le sang de Ron ne fit qu'un tour.

L'auror suivant son instinct, prit le premier objet qui lui tomba sous la main et le lançant brutalement sur la tête de l'intrus. Si le choc ne suffit pas à l'assommer, il l'étourdit néanmoins suffisamment de temps pour que Ron puisse se rapprocher de l'agresseur et l'atteindre. L'ancien Griffondor le frappa violemment au ventre et enchaina avec un tacle bien senti dans les genoux qui lui fit perdre l'équilibre et roula par terre.

L'homme ne resta cependant pas en reste et lui asséna un coup de poing dans la mâchoire qui lui perça sa lèvre inférieure. Mais la douleur était infime et Ron lui immobilisa les avant-bras pour lui faire lâcher sa baguette, qui lui-même désarmé, était une grande menace pour lui.

« Ordure ! » cracha l'ancien Griffondor lorsque l'homme lui enfonça son genou dans le ventre. Le troisième coup qu'il reçut lui coupa momentanément la respiration. « Putain, j'en ai marre » hurla-t-il avant d'assommer violemment son ennemi d'un coup de boule.

Lorsque l'homme ne fut plus qu'une chique molle, Ron se releva lentement puis passa une main sur son front. Un peu de sang y perlait mais à part une bosse, Ron n'aurait pas de dommages collatéraux. L'auror récupéra la baguette dans l'herbe qui pendant leur lutte avait volé un peu plus loin et retourna ensuite vers l'homme inconscient. Sa conscience professionnelle se battait en ce moment même dans sa tête contre sa haine. Cette ordure avait osé s'attaquer à Draco dans sa propre demeure. Il méritait bien plus qu'un simple stupéfix.

Le doloris lui bouffait les lèvres.

Ce furent finalement des pleurs qui le sortirent de sa bataille intérieure.

« Merde Draco. »

Ron jeta un stupéfix sur l'individu et se précipita vers Draco qui s'était recroquevillé sur lui-même.

« Chuuuut… Tout va bien, Draco. Je suis là. Plus personne ne te fera de mal. » murmura l'auror en relevant doucement la tête de sa Némésis. Il essuya doucement les sillons de larmes qui avaient perlés le long de ses joues. Lorsque le roux ouvrit ses bras, Draco se jeta sur lui et s'accrocha à ses épaules avec désespoir. Tendrement, Ron lui rendit son étreinte en lui chuchotant des mots sans sens mais apaisants à ses oreilles.

Ils auraient pu rester ainsi jusqu'à ce que l'aube se lève, étroitement enlacés l'un contre l'autre, bercés par la brise fraîche du vent de l'est si un criminel ne reposait pas à côté d'eux sur le gazon.

Pourtant ce ne fut pas les gémissements de l'individu qui brisa leur étreinte mais la voix interrogatrice d'Hermione.

« Ron ? »

La jeune femme avait quitté son bureau quelques instants auparavant car il lui avait semblé entendre des bruits étranges une demi-heure plus tôt.

« Mais qu'est-ce que tu fais à poil dans le jardin ? »

Draco s'étant perdu dans le torse de l'auror qui lui tournait le dos, Hermione ne l'avait pas perçu dans les bras de son mari.

Ses paroles permirent néanmoins à Ron de prendre conscience de sa nudité. Trop pris par la peur et l'action, l'auror ne s'était pas rendu compte de l'absence de vêtements sur sa peau. Ron souleva souplement sa Némésis qui s'était endormie dans la chaleur de ses bras, et rentra à l'intérieur. En passant devant Hermione, il lui dit :

« Surveille l'homme stupéfié dans le jardin et appelle les aurors. »

Ron regarda le corps pendant mollement contre lui puis ajouta :

« Et un médecin. »

XxXxXxX

Ron était monté avec son colis dans les bras et après s'être habillé, n'avait quitté la chambre du blond que pour répondre aux questions des aurors. Il fut attentif aux moindres paroles du médecin lorsqu'il vint ausculter sa Némésis quelques temps après la venue des enquêteurs. Ce fut cette fois-ci une jeune femme nouvellement attachée à la brigade des aurors qui pansa les lacérations superficielles du blond. Elle mit tout de suite l'auror à l'aise et en confiance tant par son attitude professionnel que par son faciès rassurant et son sourire agréable. La médicomage soigna Draco comme tout autre patient, sans faire de différence. Jamais elle ne fit la moindre remarque ou ne détourna les yeux lorsqu'elle découvrit la marque sur la peau blanche.

Enfin un médecin digne du serment de Hippocrate.

Ron pensa à la retenir lorsqu'elle franchit la porte de la chambre. N'avait-t-il pas besoin d'un médecin après tout ? Mais l'idée fut inhalée à la seconde même où il entendit un gémissement faible provenir du lit.

POV Draco

Draco avait mal. Son corps était empreint d'une douleur diffuse qui endolorissait le moindre de ses muscles et brûlait ses entrailles. Sa respiration était difficile. A chaque abaissement de sa cage thoracique, Draco avait l'impression qu'on lui broyait les os d'un coup de machette assidu.

Pourtant, le blond s'estimait heureux. Il n'avait pas peur et malgré les élancements répétitifs que subissaient son corps, il n'aurait voulu changer sa place pour rien au monde.

Parce qu'il sentait cette chaleur. Cette fournaise ensorcelante qui lui embrasait le bras et le bout de ses doigts ; qui soufflait ces craintes comme une brise chassait les feuilles d'automne ; qui anesthésiait ses peurs après une injection de morphine.

Cette chaleur… Plus jamais il ne voulait la quitter. Jamais.

Parce qu'elle lui était vitale. Il le sentait au fond de lui.

Alors quand cette chaleur ardente déserta sa main, il prit peur.

Et ce fut cette angoisse qui lui fit ouvrir les yeux.

Il tâtonna faiblement de sa main le drap, espérant de toutes ses forces retrouver ce feu vaillant. Mais sa recherche fut vaine. Ses doigts ne rencontrèrent que les plis irréguliers des couvertures et un semblant de place vaguement tiède sur le bord du lit. Il essaya, malgré la lourdeur de ses membres, de se redresser pour pouvoir observer davantage que le plafond blanc de la pièce.

Mais quand il prit appuie sur ses bras, ils tremblèrent tellement, que Draco retomba immédiatement, la tête entre ses oreillers. Sa chute le fit grogner d'énervement.

Comment vouliez-vous qu'il combatte les méchants voyous s'il n'était même pas capable de tenir sur ses jambes ?

Draco ne sut ce qui - entre son grognement ou ses prières - ramena la chaleur mais le résultat fut le même. L'incendie tendre reprit sa place entre ses doigts et c'est paisiblement qu'il retourna dans les limbes du sommeil.

Fin POV Draco.

XxXxXxX

« Au revoir Madame Weasley. »

« Au revoir Monsieur. » répondit Hermione poliment avant de refermer derrière l'auror.

La jeune femme soupira et se massa mollement les tempes. « Enfin… » Le seul jour de la semaine où elle pouvait être dans le calme loin du stress du bureau et voilà qu'on venait importuner sa tranquillité un dimanche après-midi ! L'avocate s'étira la nuque et la fit craquer puis rejoignit l'étage pour pénétrer dans la chambre où reposait désormais le corps endormi de Malfoy.

Cependant, elle n'entra pas tout de suite dans la pièce mais s'adossa discrètement à la chambranle et regarda, dubitative, la scène qui se déroulait sous ses yeux.

Malfoy était allongé dans des draps blancs, les bras posés le long du corps. Il ne semblait point être malade ni souffrir de mille maux : son visage était serein. Aucun froncement de sourcil, ni gouttes de sueur ne venaient troubler ses traits. Hermione remarqua seulement le léger rougissement de ses joues et ses lèvres brillantes comme si elles avaient été baisées avec amour, unique indicateur d'une possible souffrance interne.

Ron lui, était assis dans le fauteuil, dos à elle et ne semblait pas avoir entendu ses talons pourtant pas si discrets que ça, tapés dans les marches d'escaliers.

« Alors ? » finit-elle par demander.

Le roux ne sursauta pas lorsqu'il entendit la voix de sa femme résonner dans la pièce. Il attendait sa visite quand les exclamations graves de ses collègues avaient cessé subitement. L'auror détacha cependant sa main de celle du blond si vivement que sa précipitation le laissa mal à l'aise.

« Un… Un S- Sectumsempra faible. », répondit-il en bégayant légèrement. « Apparemment l'homme n'avait pas beaucoup d'expérience en termes de magie. Les blessures ne sont pas profondes, il sera bientôt sur pieds. »

Hermione hocha la tête de compréhension et s'approcha de son mari. « Plus peur que de mal donc. » conclut-elle en posant ses mains délicates sur les épaules musclées de son homme. « Les aurors ont dit que c'est un père de famille que avait perdu ses deux filles de quinze et treize ans pendant la guerre qui l'a attaqué. Il aurait voulu tuer Malfoy pour venger ses enfants bien qu'il ait été prouvé lors du procès qu'elles avaient été tuées par Avery. »

« Mais comment a-t-il fait pour passer les protections ? »

« Je ne sais pas Ron, je ne sais pas. Mais tout ce que je sais c'est qu'elles étaient suffisamment faibles pour qu'un magicien moyen ne les franchissent. »

« Mais ce n'est pas possible ! » s'écria l'ancien Griffondor. Il sembla se rendre compte de son éclat de voix et jeta un regard furtif vers l'ex-prisonnier qui heureusement, dormait toujours. « Ce n'est pas possible Hermione ! » reprit-il plus bas. « J'ai vérifié les protections avant qu'il ne le transfère ici. La protection du ministère était valide et complètement en état de marche. »

La jeune femme fit une moue dubitative. « Et bien tu vois bien que ce n'était pas le cas ! Tu as dû te tromper. »

Ron allait la contredire mais l'avocate le coupa avant qu'il n'ait pu ouvrir la bouche.

« Ron, c'est normal qu'il se gratte comme ça ? »

« Mais de quoi tu… »

Ron se tut lorsqu'il porta son regard sur sa Némésis qui effectivement, était entrain de se tortiller dans tout les sens en se grattant un peu trop vivement à son goût.

« Ça doit être ses blessures. » affirma Ron en enlevant les draps sur le corps. « Le médecin a dit que la cicatrisation causerait des picotements et des sensations d'irritation. Je dois le laver.»

« Oh ! … Dans ce cas, je te laisse. Chinois ce soir, ça te va ? », interrogea-t-elle en se dirigeant vers la porte.

« Hum hum. » acquiesça l'auror. Mais avant que sa femme ne disparaisse par l'entre bâillement de la porte, il ajouta. « Et prend un truc pas trop épicé pour Dr-Malfoy, s'il te plaît. Il a du mal avec les plats assaisonnés. »

Hermione souleva un sourcil étonné mais n'ajouta rien. Silencieuse, elle disparut dans le couloir.

XxXxXxX

« Merci. Au revoir. »

Hermione raccrocha le magicophone et le déposa sur la table. Elle resta immobile une dizaine de minute, le regard perdu dans les marches qui menaient à l'étage.

« Des blessures superficielles… »

Elle avait beau retourné le problème dans tous les sens et faire preuve d'objectivité, la logique de cette agression lui échappait. Comment un homme que Ron avait décrit comme fou, aveuglé par la vengeance, calculateur et froid n'avait pu affliger à sa victime que des blessures superficielles ? Aucuns organes vitaux n'avaient été touchés et ni le couteau ni la puissance du sort n'auraient pu attenter d'une quelconque manière à la vie de l'ex-prisonnier.

C'était étrange.

Même un peu trop.

Et cette barrière qui avait soudainement disparu, d'après les dires de son mari, n'était-ce pas intriguant ? Quelques secondes avant l'agression les barrières s'abaissent ? Que comme par hasard, l'homme se fasse surprendre par Ron, parce que celui-ci était à la fenêtre ?

Hermione plissa les yeux et se mordit la lèvre. Il y avait trop de zone d'ombre dans cette histoire…

Trop d'absurdité et de manque de logique.

Hermione en était quasiment sûr… Cette attaque n'en était pas vraiment une…

XxXxXxX

Une lune argenté trônait dans toute sa splendeur dans un ciel dégagé et accompagnait les cauchemars de nombreux enfants. Dans une petite grotte pas loin des plaines rocheuses de l'Hamphire, se tenait quatre Hommes, tous drapés dans de lourdes capes noires qui ne laissaient entrevoir ne serait-ce qu'un centimètre de peau. De la graisse d'animal brûlait dans des torches accrochées au mur et éclairaient faiblement la grotte.

« Le destin est en marche, mes très chers confrères. Bientôt nous pourront jouir de la réussite de notre combat. Il ne faut cependant pas relâcher nos efforts. Continuez à influencer discrètement… La haine et la rancœur feront le reste.

Les trois Hommes s'inclinèrent respectueusement devant le quatrième et ils disparurent tous, dans un tourbillon de vent qui souffla la totalité des flammes.


À suivre…


Je suis pas vraiment fière de ce chapitre... J'ai grimacé en le relisant. x) Mais bon. Ça se lit, non ? =°

Je pense que certain(e) d'autre vous, commence un peu à être perdu avec la personnalité de Draco, non ? Tantôt glauque et froid, tantôt innocent et naïf... Cette ambiguïté rend le personnage d'autant plus effrayant, non ? Je suis désolé si certain n'aime pas trop son autre facette mais bon... On peut pas plaire à tout le monde ! x)

Je pense avoir instaurée une atmosphère un peu particulière depuis le chapitre 10. =D

J'espère que ce chapitre ne vous aura pas déçu.

Patatement vôtre,

The Last Day.


Réponse aux reviews anonymes


jessica : Contente que cette facette de Draco te plaise. J'avoue avoir doutée quand je l'ai écrit. Mais bon... Ca ajoute un petit plus à l'histoire qui prend un autre tournant. x) Merci pour ta review. =)

Hell : L'attitude de Draco t'a rendu mal à l'aise ? Bon bah, je suis pas la seule. xD J'espère que ce chapitre t'éclairera un peu plus (mais ça m'étonnerait... xD). Merci pour ta review. x)

Clina : J'ai vu qu'une Clina9 s'était inscrite et m'avait mis dans ses favoris... Est-ce toi ? En tout cas ta review m'a fait énormément plaisir. Oppressant était bien le mot le plus adéquat pour qualifier le chapitre 10. Je sais que cette facette va faire fuir certain lecteurs, vu que la fic était plutôt plaçé sous le signe de la guimauve mais bon... C'était prévu. x) Malheuresement je ne pense pas que ce chapitre pourra répondre à tes questions... Mais ça viendra ! =D Merci en tout cas pour ta review. ^^