Cela faisait déjà trois jours qu'elles naviguaient quand elles commencèrent à distinguer l'île qui se découpait à travers la brume.
— Ça me fait froid dans le dos, murmura Clarke pour elle même.
Lexa ne dit rien mais elle ressentait exactement la même chose. Dans la faible clarté du petit-matin, l'eau était d'un noir d'encre et les falaises rocheuses qu'elles commençaient tout juste à apercevoir lui donnaient la chaire de poule. Quels dangers pouvaient bien receler cette île peu accueillante, se demanda t-elle.
— Je pense que l'on devrait en faire le tour avant de nous y aventurer, ça ne m'inspire pas confiance, dit Lexa.
— D'après la carte qui paraît juste jusque là, elle n'est pas très grande, on devrait vite en avoir fait le tour, répondit Clarke qui s'était collée à Lexa pour se réconforter de cette vision sinistre.
Après quelques instants, Clarke quitta le pont pour se rendre dans la cabine et guider le navire, Lexa resta accoudée au bastingage, observant l'île se découvrir de son manteau de brume.
Elles étaient à cents mètres du rivage quand un choc ébranla le bateau, Lexa faillit tomber à l'eau et Clarke poussa un cri de douleur.
— Ça va ? demanda Lexa inquiète.
— Oui, ça va, mais je crois que le bateau est endommagé ! On a du percuter quelque chose. Il y a de l'eau dans la cabine, j'espère que l'on va pouvoir arriver jusqu'à l'île, je n'ai pas envie de nager.
Lexa non plus n'avait pas très envie d'aller dans l'eau, elle avait déjà vu dans le passé quel genre de bêtes les eaux profondes recelaient. Elle tourna son regard vers l'île pour essayer de distinguer un endroit où accoster mais elle ne distingua que des falaises abruptes.
— Là ! s'écria Clarke en montrant à Lexa une trouée entre deux murs rocheux.
Elle dirigea le bateau dans cette direction, Lexa avait maintenant les pieds dans l'eau et le bateau s'enfonçait de plus en plus. Un autre choc la fit vaciller.
— Quelque chose essaye de nous couler, cria Lexa toujours agrippée au bastingage.
— Espérons que le bateau tienne jusqu'à ce qu'on arrive.
Les jointures blanchies à force de s'agripper, Lexa regardait l'île se rapprocher, croisant les doigts pour que ce qui les avait attaqué les laisse tranquille.
Au fur et à mesure que le bateau fendait la brume, elle commençait à distinguer de mieux en mieux la trouée entre les deux falaises, elle se terminait par une petite plage de sable. Clarke manœuvra habilement le bateau et arriva à les faire échouer sur le sable dans un fracas de métal.
— On a eu chaud, dit Clarke à bout de souffle en s'approchant de Lexa.
— Oui c'était moins une, mais il va falloir trouver un autre moyen pour repartir maintenant s'exclama Lexa en prenant Clarke dans ses bras.
— Ne restons pas là, je n'aime pas trop cet endroit, déclara Clarke.
Elles passèrent récupérer leurs affaires dans la cabine puis sautèrent sur la terre ferme. Elles avaient échoué le bateau dans une petite crique terminé par une plage cernée de forêts.
— Que dit ta carte ? demanda Lexa.
Clarke consulta la carte en essayant de s'orienter.
— Je n'ai jamais été très douée avec les cartes, avoua Clarke.
— Laisse moi t'aider, murmura Lexa.
Elle passa derrière Clarke et étudia la carte par dessus son épaule.
— Je pense que l'on est ici, dit-elle en montrant un point sur la carte. D'ailleurs on dirait bien que c'est le seul endroit où accoster avec un bateau, continua t-elle.
Elle fit courir son doigt sur le papier.
— Il faut que l'on aille là je pense, c'est la seule chose qui est indiquée sur la carte.
Clarke frissonna.
— Alors en route, ne perdons pas de temps.
La forêt était dense et elles marchèrent toute la matinée dans la pénombre. Petit à petit, la luminosité augmenta.
— On arrive à la fin de cette forêt. Tant mieux je n'aime pas cette ambiance sinistre, déclara Clarke.
— Moi non plus, en plus on va pouvoir s'orienter un peu mieux, je me demande si on avance dans la bonne direction, sans point de repère c'est difficile à dire.
La forêt s'arrêta nette, quand elles en franchirent la lisière, elles s'aperçurent que pas un seul arbre ne dépassait sur des kilomètres à la ronde, un véritable mur végétal. Mais ce n'était pas le plus étonnant, en face d'elles, à environs un kilomètre de distance se dressait un colossal mur de béton. Sa hauteur était difficile à évaluer sans point de comparaison mais Lexa l'évaluait à au moins trois cents mètres.
Clarke poussa une exclamation de surprise.
— C'est immense !
Lexa resta sans voix, elle n'avait jamais entendu parler d'une construction aussi gigantesque.
— Il y a quelque chose là, continua Clarke en pointant du doigt un petit carré noire qui se découpait sur la gigantesque structure.
— On dirait une porte, répondit Lexa en plissant les yeux pour mieux voir.
— Je pense que c'est là que l'on doit aller, mais ça ne me dit rien de bon, reprit Clarke après un temps d'arrêt.
Cela ne plaisait pas non plus à Lexa pour qui cela remémorait le siège de Mount Weather et de sa trahison. Elle secoua la tête, comme pour en chasser ses souvenirs déplaisants et se remit en marche en attrapant la main de Clarke au passage.
— Aller ne traînons pas !
La marche leur semblait interminable, elles n'avaient pas l'impression de se rapprocher, tellement le mur était énorme. Seul la porte qui grossissait trahissait leur progression. Clarke s'arrêta et enleva sa veste.
— Il fait chaud mine de rien.
Le regard de Lexa se perdit dans l'observation des courbes de Clarke pendant qu'elle essayait d'enlever ses vêtements, toujours humide après leur aventure maritime. Elle rougit quand son regard croisa celui de Clarke qui avait un sourire amusé aux lèvres. Clarke s'approcha et embrassa Lexa avant de se remettre en marche. Avec un grand sourire, Lexa la suivit.
Il leur fallut encore deux heures avant d'arriver à proximité de la porte qui se découpait dans le mur. De loin elle leur avait paru minuscule mais de plus près, elle était elle aussi immense, au moins vingt mètres de haut et sinon autant de large.
— On fait quoi maintenant ? demanda Clarke.
— On frappe, plaisanta Lexa.
Elles rigolèrent. La plaisanterie avait détendu l'atmosphère mais les deux jeunes femmes étaient toujours tendues.
— Je ne suis pas rassurée Clarke. Et si en essayant d'ouvrir cette porte c'est nous qui provoquions une catastrophe ?
— On est pas venu là pour rebrousser chemin ! Et moi je ne crois pas aux superstitions, répondit Clarke en examinant la porte.
Lexa la rejoignit et prit la tête de Clarke entre ses mains, la forçant à la regarder.
— J'ai peur Clarke !
Clarke la prit dans ses bras pour la réconforter.
— Aller soit forte, on va régler ce mystère à nous deux.
Le sol se mit à trembler sous leurs pieds.
— Que se passe t-il, s'écria Lexa.
— La porte bouge ! Regarde !
Elles reculèrent en fixant l'énorme porte qui pivotait, quand l'ouverture eut atteint deux mètres, le phénomène s'arrêta aussi brusquement qu'il avait commencé. Elles restèrent pétrifiées, fixant l'ouverture noire, attendant de voir si quelque chose en sortait. Dans tous les cas, elles se trouvaient au beau milieu d'un plaine déserte sans aucun abris, elles ne pourraient pas se cacher.
— Il y a quelqu'un ? cria Clarke d'une voix peu assurée.
— Approchons nous, murmura Lexa.
Elles avancèrent main dans la main jusqu'à l'ouverture béante.
— Aller, à trois on entre, dit Clarke pour se donner du courage.
— Un, deux, trois !
Elles bondirent dans l'ouverture. Elles furent momentanément aveuglées le temps que leurs yeux s'habituent à l'obscurité. Elles étaient dans une sorte de hangar immense, la clarté du soleil filtrait par des trous dans le toit.
— Que-ce-que c'est que cet endroit, s'étonna Clarke.
— On dirait une sorte d'abris, comme Mount Weather, répondit Lexa en regardant autour d'elle.
— Viens par là, dit Clarke en entraînant Lexa.
Elle suivit Clarke jusqu'à un escalier qui s'enfonçait dans le sol.
— J'espère que cette porte ne va pas se refermer, déclara Lexa en descendant l'escalier.
— On a pas le choix, maintenant qu'on est engagé, répondit Clarke en continuant à descendre l'escalier prudemment.
Lexa voyait bien l'excitation mêlée de peur qui poussait Clarke, et elle devait avouer que, elle aussi ce bâtiment l'intriguait beaucoup.
— On va bientôt être dans le noir, déclara Clarke.
— On aurait dû apporter une torche.
Elles furent soudain toutes les deux éblouies.
— Des lumières électriques, s'émerveilla Clarke.
— Quoi ? demanda Lexa.
Une fois ses yeux habitués, elle regarda d'où venait la lumière, elle constata avec étonnement que celle-ci provenait de tubes accrochés au plafond, la lumière était jaune et elle la voyait clignoter du coin de l'œil.
— Des lumières électriques, répéta Clarke. Comme sur l'Arche, c'est un procédé qui utilise l'électricité, il y a un gaz dans le tube, les atomes du gaz sont ionisés sous l'effet du courant ce qui provoque cette lumière jaune.
Lexa n'avait rien compris à ce que Clarke lui racontait, mais cette lumière aveuglante lui faisait mal à la tête.
— Je t'expliquerai ça plus tard, pour l'instant continuons, enchaîna Clarke qui avait remarqué le trouble de Lexa.
Elle la prit par la main et l'entraîna à sa suite, elles longèrent un couloir tout en béton interminable. Ce bâtiment doit être énorme songea Lexa, elle se sentait de plus en plus fatiguée, elle avait du mal à suivre l'allure de Clarke qui pourtant semblait elle aussi avoir ralenti.
Clarke s'arrêta soudain.
— Lexa ? Ça va ?
Lexa qui luttait déjà pour tenir debout balbutia.
— Je me sens fatiguée et j'ai mal à la tête à cause de ses lampes c'est tout.
La dernière image qu'elle vit fut celle du visage de Clarke penché sur elle, inquiète.
Quand Lexa ouvrit les yeux, il lui fallut quelques secondes pour se remémorer ce qu'il lui était arrivée, elle essaya de se redresser mais elle eut un vertige.
— Clarke, réussit-elle à articuler d'une voix rauque.
— Je suis là, entendit-elle sur sa gauche.
Le visage de Clarke apparut au dessus du sien, des cheveux blonds lui caressant les joues. Elle entendait d'autres voix étouffées plus loin.
— Que se passe t-il Clarke ?
— Je pense que tu as fait un malaise, tu te sens mieux maintenant ?
— Encore faible, mais ça va je crois, répondit Lexa.
Clarke commença à examiner Lexa, ce qu'elle avait déjà dû faire plusieurs fois, pensa Lexa.
— Peut-être les lumières artificielles qui ont déclenché ça, marmonna Clarke en continuant son examen.
Lexa entendit encore indistinctement des voix qui devaient provenir d'une autre pièce.
— Il y a quelqu'un d'autre ici ? la questionna Lexa.
— Tu peux marcher ? Je vais te montrer, répondit Clarke.
Lexa, curieuse malgré sa faiblesse hocha la tête. Clarke passa une main sous son épaule et l'aida à se redresser, elle eut un vertige mais réussit quand même à garder son équilibre. Clarke l'entraîna dans une autre pièce sombre d'où émanait des flashs lumineux. Lexa fut étonnée quand elle découvrit ce qui provoquait cette lumière. Une rangée de carrés lumineux étaient en marche, on pouvait y distinguer des images animées et attendre du son.
Des télévisions s'émerveilla Lexa qui se souvenait de ce que Clarke lui avait raconté de sa vie sur l'Arche.
— Cet endroit est une base militaire, ils ont tout laissé sur film, tout ! déclara Clarke.
— Tout quoi ? demanda Lexa d'une voix hésitante ne sachant pas trop si elle voulait vraiment la réponse.
— Comment c'est déclenché l'apocalypse nucléaire ! Mais surtout qui l'a provoqué.
Lexa eut un nouveau vertige et elle dut se retenir à Clarke pour ne pas tomber.
— Assied toi là, lui dit Clarke en l'approchant d'une chaise à roulettes.
Lexa s'assit tandis que Clarke manipulait quelque chose sur le bureau.
— Tien regarde ça, tu vas comprendre.
Les écran devinrent noire puis la tête d'un homme apparutla mention Journal de la station CX79 affichée en bas de l'écran.
Si vous regardez ce message c'est que tout n'est pas perdu et que vous pouvez encore sauver le monde. Hier, les États Unis d'Amérique ont lancé en orbite l'Arche, l'assurance que quoiqu'il arrive, l'espèce humaine survivra assez longtemps pour trouver une solution. Une solution à ce que nous avons provoqué. Le projet CX79 a été lancé en 2013, il visait à construire une intelligence artificielle capable de réfléchir aussi bien, voir mieux que l'homme. Ce projet a été développé ici dans la station CX79 qui se trouve sur une île coupée de toutes liaisons avec l'extérieur pour éviter tout espionnage. Le projet consistait à équiper des soldats de puces leur permettant d'avoir accès à ce qu'on appelle une réalité augmenté. Les soldats devenaient alors plus performants, un soldat pouvant alors faire le même travail qu'une escouade entière. Après des tests plutôt concluant, on a implanté des puces à des scientifiques pour augmenter leurs intelligences et ainsi faire progresser la science. C'est là que tout a dérapé. Une nuit, un scientifique a violé puis assassiné sa collègue, il a accusé la puce de lui avoir fait commettre ce crime. Je ne connais pas bien les détails techniques mais chaque puce était en relation avec les autres, c'est leur mise en commun qui augmentait leurs puissances, plus il y avait de puce, plus l'IA était intelligente. Personne ne sait si c'est ce crime qui a corrompu l'IA ou si c'est celle-ci qui qui a engendré le crime mais tous les gens implantés ont commencé à tuer des Hommes. L'IA avait laissé un message, elle allait éradiquer l'espèce humaine, une espèce néfaste pour la planète, et créer une nouvelle forme de vie sans souffrance, une cité de lumière où plus personne ne souffrirait et où la vie serait paisible. Au moment où je parle, elle a lancé des missiles nucléaires aux quatre coins de la planète, la seule chance de l'espèce humaine est de ne pas relâcher l'IA, l'armée a réussi à supprimer tout les porteurs de puce, les seules encore présente sont dans cette station où elles seront gardées aussi longtemps que des hommes arriveront à survivre.
L'image grésilla et l'homme disparut de l'écran, les missiles avaient dû enfin toucher la Terre, songea Lexa désorientée par ce qu'elle venait d'entendre.
— J'ai un très mauvais pressentiment, déclara Clarke.
— Le Skaikru ! C'est ça qui lui arrive ! Ils sont corrompus par cette chose, même si je ne comprend pas bien ce que c'est, s'exclama Lexa.
Contrairement à Clarke, elle n'avait pas grandi entouré par la technologie et tous ces concepts de réalité augmenté, intelligence artificielle la dépassait complètement, mais elle faisait entièrement confiance à Clarke pour cette partie là.
— J'en ai bien peur, dit Clarke abattue.
Lexa ne se sentait pas encore remise de son malaise et cette vidéo n'arrangeait pas les choses.
— On est en sécurité ici ? demanda Lexa.
— Oui, tu peux aller te reposer sans crainte. On est dans une pièce sécurisée, j'ai fermé l'unique accès, ça devait être le centre de contrôle avant. Tout est en état de marche ou presque regarde.
Clarke appuya sur une série de bouton et les écrans affichèrent des images de l'extérieur.
— Caméra de surveillance ! s'exclama Clarke.
Lexa n'était pas rassuré pour autant, savoir que cette chose était dans le même bâtiment qu'elle la terrifiait, surtout un ennemi invisible comme celui-là.
— On va dormir ? Je suis exténuée et en plus on a un vrai lit, dit Clarke en s'étirant.
Elle aida Lexa à se recoucher et s'allongea à côté d'elle. Clarke appuya sa tête contre la poitrine de Lexa et elle endormit presque instantanément.
Lexa s'éveilla brusquement, Clarke était encore endormie à ses côtés, elle entendait sa respiration calme et profonde. Une lueur émanait de la pièce aux écrans. Ils avaient dû rester allumé, songea Lexa. Elle n'arrivait pas à se débarrasser d'une impression de danger imminent et cette lueur inquiétante n'arrangeait pas les choses. Sûrement mon esprit qui me joue des tours, ou alors c'est ce bâtiment souterrain, se dit-elle pour se rassurer. Elle se blottit encore plus fort contre Clarke pour chasser son impression de malaise. Incapable de retrouver le sommeil, ou même de chasser sa terreur, elle se leva en silence et se dirigea dans la pièce aux écrans. Une fois à l'intérieur, elle ne vit rien d'autre que ce qu'elles avaient laissé en quittant la pièce avant d'aller se coucher. Brusquement, elle entendit un murmure sur sa gauche, elle tourna si brusquement la tête que ses cervicales craquèrent. Rien, il n'y avait rien, la pièce était vide. Que m'arrive t-il, se demanda Lexa les jambes tremblantes. Elle battit en retraite pour retrouver la chambre et Clarke quand une douleur fulgurante lui traversa le crâne, elle s'écroula en criant de douleur, un flash blanc emplissant son champ de vision. A travers la douleur, elle entendit Clarke s'approcher précipitamment en lui demandant ce qu'elle avait, elle fit un effort pour rester consciente, des hurlements retentissant tout autour d'elle.
— Lexa ! entendit-elle au milieu d'un vacarme effroyable, mélange de hurlements et de murmures de terreur.
Elle sentit les mains de Clarke sur elle qui la forçait à s'allonger sur le sol, un frisson parcourut son corps.
Puis se fut fini, la crise la laissa épuisée, en nage à même le sol.
— Lexa ça va ? lui demandait Clarke d'un ton terrorisé.
— Ça va ! Ne t'inquiète pas, la rassura Lexa encore sous le choc.
— Qu'est-ce qui s'est passé ?
Lexa lui raconta ce qu'il venait de se passer, en parler lui fit du bien mais elle était encore sous le choc, jamais dans sa vie elle n'avait eu aussi peur.
— On va quitter cet endroit et vite, s'écria Clarke. Tu allais bien avant qu'on entre ici donc c'est sûrement lié à cet endroit.
Elle se leva précipitamment et commença à rassembler leurs affaires, Lexa se releva péniblement pour l'aider.
— Reste assise, je peux m'en occuper toute seule.
Lexa voyait bien dans l'attitude de Clarke qu'elle était elle aussi terrorisée de l'incident qui venait de se produire.
Quelques minutes plus tard, Clarke avait fini et elles étaient prête à partir, elles contrôlèrent sur les écrans que la voie était libre puis Clarke déverrouilla la porte. Elles remontèrent le couloir où Lexa avait fait son premier malaise au pas de course. Elles arrivèrent à l'air libre sans rencontrer de difficultés, Lexa souffla soulagé.
— Il va maintenant falloir trouver un moyen de repartir, je ne sais pas comment à fait Jaha quand il est venu mais il y a peut-être des embarcations quelque part sur l'île, dit Clarke.
Une voix déchira le silence.
— Pas besoin de repartir Clarke.
Elles se retournèrent d'un même mouvement parfaitement synchronisé.
Jaha se tenait appuyé sur la porte, là où un instant plus tôt il n'y avait personne. Une dizaine de personnes se tenaient derrière lui.
— Tu ne vas pas faire de résistance Clarke, n'est ce pas, dit Jaha d'un ton calme.
— De résistance ?
— Pour nous livrer la Heda bien sûr ! Elle est dangereuse tu sais ! reprit-il comme si il parlait à un enfant.
— Jamais, cracha Clarke avec colère tandis qu'elle se plaçait devant Lexa pour la protéger.
— Saisissez-vous de la brune en priorité, c'est elle qui nous intéresse, ordonna t-il.
— Mais essayez de ne pas blesser la blonde, elle pourrait nous servir, ajouta t-il.
