Alviss : Ah oui, mais c'est pas si important que ça, l'histoire du gosse :D Pour les fautes, je me suis relue rapidement mais bon, je ne suis pas infaillible, malheureusement :p Court, court .. Pas 50 mots non plus mais pas 6000 :p Je t'ai dit, le chapitre est un épilogue-chapitre. c'est pas vraiment un épilogue, mais c'est un chapitre de fin quoi. ouvert pour une possible suite mais elle est pas obligatoire ^^ je suis pas du tout claire :p
angel-ofshadow : Yay, un oreiller en ventre grassouillet, c'est super confortable :p La robe, j'ai imaginé une robe médiévale donc pas de corset à proprement parlé mais un "corsage" ^^ Merci pour les compliments, ça me fait super plaisir (surtout en voyant le peu de lecteurs qui suivent la fic :p)
À son réveil, elle était tournée vers Madara, blottie dans ses bras et avait presque chaud, le visage à moitié caché sous les couvertures. Elle embrassa Madara plusieurs fois dans le cou avant de bailler un peu et se lever en essayant de ne pas le réveiller.
En silence, elle s'étira longuement avant de se rhabiller et il grogna :
- Reviens contre moi.
- Je dois aller tuer un dragon.
- Viens m'embrasser au moins.
Elle essaya de dire non mais sa mine fatiguée et sa moue boudeuse eut raison de sa volonté et elle alla s'agenouiller au dessus de lui pour l'embrasser avec toute la douceur dont elle était capable. Madara en profita pour la retenir contre lui et murmura :
- Reste le temps que je me réveille.
- Et après, ça sera le temps que tu t'habilles, que tu manges, que tu fasses je ne sais quoi ?
- C'est peut être la dernière fois que je te vois en vie, accorde moi au moins ça.
Elle allait répliquer mais sa remarque resta bloquée dans sa gorge alors elle l'embrassa au coin des lèvres et reposa sa tête contre son torse. Machinalement, il caressait doucement sa tête et elle se sentait frissonner.
Elle ne bougea pas jusqu'à ce qu'il baille et murmure :
- Tu as de la paille plein les cheveux.
- Toi aussi.
Il sourit et elle se redressa lentement avant de secouer les cheveux pour enlever la paille. Il rit en se disant que ça ne fonctionnait pas vraiment et il la fit se décaler pour s'asseoir, enroulé dans les couverture et lui enlever lui même les brins de paille de ses cheveux.
Il la laissa ensuite faire de même et elle murmura :
- Je vais passer par une des fenêtres pour rejoindre ma chambre mais toi, tu n'as de comptes à rendre à personne alors tu peux passer où tu veux.
Il ne répondit pas alors elle tourna la tête vers lui et se retint de soupirer en le voyant détourner les yeux. Elle caressa doucement sa joue et murmura :
- J'ai été heureuse de te connaître.
- Ne dis pas ça.
- Mais je le pense, vraiment.
Elle l'embrassa sur la joue puis les lèvres avant de se lever, aller ouvrir une des fenêtres donnant vers les jardin et en sauter, se réceptionnant à la manière d'un félin tandis que Madara sentait ses entrailles se serrer.
Il détestait les adieux.
Dovah rejoignit sa chambre sans se faire voir et se changea, afin de mettre sa tenue de combat mais pas son armure. Inutile contre un dragon de cette taille. Elle défit sa coiffure afin d'attacher fermement ses cheveux, et récupéra toutes ses armes, à savoir, son sabre, ses dagues longues qu'elle fixa dans son dos, sa hache ainsi que son arc et des flèches empoisonnées. Elle appela ensuite la petite Hinata qui la rejoignit avec un air un peu fatigué mais un sourire aux lèvres. Ensemble, elles déplacèrent deux caisses assez lourdes, ainsi que le bâts et l'équipement de Kyubi. Elle se permit ensuite d'avaler un petit quelque chose avant de sortir ses équidés de leur boxe.
Le cheval sentit depuis ce qui se passait et il semblait aussi excité que sa propriétaire. Il piétinait sur place et Dovah mit plusieurs minutes à le seller tellement il bougeait. Quant à la mule, elle semblait encore endormie et ne bougea pas quand Dovah la chargea, fixant les bagages de cordes solides en prenant soin d'équilibrer chaque côté. Elle récupéra ensuite sa petite pochette en cuir, de laquelle elle sortit un diamant taillé en pointe.
Hinata en eut le souffle coupé mais Dovah lui sourit en disant :
- Ne t'emballes pas, il n'a aucune valeur.
La petite Hinata rougit et Dovah ouvrit une des caisses pour en sortir une flèche d'une taille démesurée, reflétant la moindre petite source de lumière pour y installer le diamant à la pointe, fixée là grâce à un écrin en argent très solide.
Elle vérifia ensuite qu'elle avait tout ce qui lui fallait avant de soupirer longuement et dire à la servante :
- La mule devrait revenir la première, très rapidement et elle aura besoin de beaucoup d'eau. Quant à Kyubi, il ne reviendra que lorsque j'aurais commencé à combattre. Assurez vous qu'il soit réchauffé et qu'il ait de l'eau tiède ainsi que plusieurs couvertures sur le dos.
- Bien madame.
- Si je ne .. reviens pas en vie, je fais don de tout ce que je possède au roi Madara.
- Ca sera fait. Bonne chance.
Dovah sourit en se mettant en selle et murmura :
- Il me faudra plus que de la chance, j'en ai bien peur. Madara a dit qu'il enverrait une équipe à ma recherche si je ne reviens pas, vous lui direz que Kyubi pourra le mener vers moi, mais pas avant qu'il fasse nuit, d'accord ?
Hinata acquiesça et Dovah caressa doucement l'encolure de son étalon pour le calmer un peu avant de partir au petit trot sur le chemin descendant du château, sous les premiers rayons du soleil, sans savoir qu'elle était observée.
Au premier étage du château, Madara la regardait de la fenêtre de la salle à manger, l'estomac noué en se rongeant les ongles. Sa femme avait été tellement blessée de sentir le parfum de la traqueuse sur lui qu'elle s'était enfermée dans une des chambres avec sa suivante, insultant tout le monde à son passage. Izuna, qui prenait son petit déjeuner avec son frère le regarda un court instant avant de le rejoindre, regarder la silhouette déjà lointaine de la jeune femme et murmurer :
- Tu lui as dit ?
- De ?
- Que tu es amoureux d'elle.
- Non.
Izuna soupira en glissant un bras sur la taille de son frère pour le réconforter et murmura :
- Elle avait raison de dire que tu n'es pas un homme encore.
- Ça n'a plus d'importance.
- Tu n'as donc aucune confiance en elle ?
Madara serra les poings et murmura :
- De tout mon coeur mais elle m'a fait ses adieux, à sa façon.
Izuna soupira avant d'attirer son frère contre lui pour le prendre dans ses bras, tout en regardant la traqueuse entrer dans la forêt. Tu n'as pas intérêt à mourir, pensa-t-il, touché de voir son frère trembler de peur dans ses bras. Il ne l'avait jamais vu comme ça, et pouvait presque sentir le coeur de celui ci se briser. Mais il gardait espoir. Pour elle, et pour lui.
Dovah entra dans la forêt, espérant que son instinct était juste. Elle ne devait pas foncer droit vers le nid et espérer attaquer le dragon à mains nues; mais il lui fallait quand même trouver un endroit où elle pourrait installer ses pièges.
L'endroit idéal, elle le trouva en s'enfonçant loin dans la forêt. Une petite vallée au pied d'une falaise et d'une cascade. Idéal pour tendre une embuscade en ayant sûrement des endroits où se cacher en cas de boules de feu.
Elle descendit de cheval au milieu de la vallée avant de décharger sa mule et la renvoyer au château.
Dans la première caisse, elle sortit une chaine forgée par le meilleur artisan au monde, d'un alliage capable de résister aux flammes des dragons et à un poids assez important. Elle l'installa sur la selle de Kyubi pour qu'il l'aide à l'emporter en haut de la cascade et en attacher une extrémité au plus gros arbre qu'elle trouva. Elle disposa ensuite la chaine près du bord de la falaise et vérifia le système de fixation avant recouvrir la chaine de branches mortes et de neige.
Elle retourna ensuite dans la vallée pour disposer plusieurs arbalètes, de sorte à ce qu'elles visent toutes le même endroit, à savoir là où le dragon devait être une fois attaché, les chargea et disposa les cordes permettant de les déclencher sous la neige jusqu'au bassin en bas de la cascade.
Quant à la dernière caisse, elle en sortit l'arme et creusa sous un buisson pour y installer un scorpion modifié, récupéré, ou plutôt volé, à l'armée du Pays de la Terre après un siège. Elle y chargea la flèche à pointe de diamants et comme pour les autres armes, relia le déclenchement de l'arme à une corde.
Elle s'approcha ensuite du bassin pour récupérer de l'argile et l'étendre sur tout son corps pour un camouflage parfait et fit signe à Kyubi d'aller chercher le dragon pendant qu'elle cachait ses caisses de transport et qu'elle allait se préparer au sommet de la cascade, la chaine à la main.
Son cheval était intelligent et trouverait le dragon facilement. Elle l'avait entrainé à ça, pendant des heures. Et en entendant la bête rugir, non loin de là, elle frissonna de peur.
Son coeur accéléra, ses mains devinrent moites. La peur était là et régnait désormais en maitresse sur son corps entier. L'excitation était là aussi, mais pas autant que lors de leur premier face à face. Peut être parce que cette fois, elle avait quelqu'un qui l'attendait, au château.
Son corps fut traversé par une vague d'adrénaline quand elle vit le dragon arriver, rasant le haut des arbres à la recherche de sa proie et elle attendit qu'il passe près d'elle pour sauter sur son dos et envoyer la chaine autour de son cou épais, l'attachant rapidement pour essayer d'immobiliser la bête qui la désarçonna au moment où le loquet se fermait. Dovah sauta à l'eau, évitant de justesse la queue puissante du monstre et remonta pour reprendre son souffle avant de s'y renfoncer en voyant le dragon cracher vers elle.
Retenant son souffle, elle regarda les flammes s'écraser contre la barrière de l'eau et Kyubi profita de cet instant pour fuir vers le château, ayant effectué sa part du combat avec brio.
Quand le dragon cessa de souffler, elle remonta à la surface juste à temps pour voir, avec horreur, le dragon réussir à briser la chaine et prendre de l'altitude d'un coup d'ailes. Elle se dépêcha de tirer sur plusieurs cordes d'arbalètes mais une seule flèche l'atteignit, sans pour autant le blesser alors elle passa sous la cascade pour entrer dans une petite grotte et souffla un bon coup.
Elle ressortit quelques instants plus tard, une flèche sur son arc et réussit à la planter dans le cou du dragon, entre deux écailles, qui grogna de douleur avant d'envoyer une boule de feu mais elle l'esquiva en sautant à nouveau à l'eau avant de nager jusque l'autre côté du bassin et se remettre sur la terre ferme pour sprinter jusque la forêt et profiter du couvert des arbres pour envoyer flèche à flèche, se déplaçant à chaque fois qu'il envoyait une boule de feu, activant au passage les arbalètes quand le dragon était en ligne de mire, jusqu'à ce qu'elle tombe en rade de flèches.
Là, le dragon se posa et elle le contourna rapidement, profitant de son ouïe médiocre pour ne pas faire attention aux bruits qu'elle faisant, jusqu'à arriver dans son dos, longer doucement son corps, son sabre à la main, jusqu'à ce qu'elle soit à portée pour essayer de le blesser au ventre, à l'endroit où sa peau était beaucoup moins épaisse mais le dragon ne sembla pas souffrir et se retourna vivement vers elle pour la désarmer d'un coup de patte. Elle recula en récupérant ses dagues, passa sous un nouveau coup de patte et essaya de le blesser à nouveau mais le dragon, d'un coup d'ailes, reprit un peu de hauteur, juste assez pour essayer de l'écraser d'un coup de queue mais elle se jeta sur la droite pour l'éviter avant de s'y accrocher pour y grimper et se retrouver sur le dos du dragon. Il se tortilla plusieurs fois mais elle planta les dagues entre deux écailles afin de s'y accrocher et tint bon quand il prit à nouveau de l'altitude.
Elle regarda le sol s'éloigner rapidement et le dragon réussit à la désarçonner, se tortillant comme une anguille en dehors de l'eau.
Elle sentit ses entrailles se serrer en voyant qu'elle allait retomber sur le sol et non dans l'eau, mais la bête ne semblait pas du même avis parce qu'il redescendit en piquet et d'une patte, il l'attrapa pour la plaquer contre la falaise. Elle gémit en sentant son corps se briser sous l'impact mais pu quand même atteindre sa hache et l'enfoncer, de toutes ses forces près du coeur du dragon.
Celui ci hurla, sûrement de douleur et la lâcha pour prendre de l'altitude, voulant sûrement éviter un second coup qui pourrait lui être fatal.
Dovah atterrit lourdement dans l'eau et se débattit comme elle pu pour remonter à la surface, privée de ses jambes. Elle nagea jusqu'au bord et se traina à quelques mètres de la berge. Elle ne sentait plus rien en dessous de sa taille et sentait une boule monter dans sa gorge. Elle cracha un peu de sang et en regardant un peu autour, elle vit qu'elle saignait, beaucoup, sûrement ouverte dans le dos et en regardant la falaise, elle aperçut un rocher saillant ensanglanté, sur lequel le dragon l'avait bloquée.
Elle regarda le dragon voler en cercles au dessus d'elle, la laissant profiter de ses derniers instants avant qu'il ne l'achève, puis elle regarda autour d'elle et sentit des larmes glisser le long de ses joues en remarquant qu'elle était pile sur la corde permettant d'activer le scorpion.
Madara lui avait porté chance, c'était obligé.
Quand le dragon redescendit vers elle, elle tira sur la corde et ses lèvres tremblèrent quand elle vit la flèche foncer vers la bête, reflétant le soleil comme un miroir. Le dragon, aveuglé, eut un mouvement de recul mais c'était déjà trop tard et la flèche se planta là où elle lui avait ouvert le cuir à la hache. Il poussa un cri d'agonie avant de tomber près d'elle.
Son coeur avait juste été effleuré, mais ça suffisait à ce qu'il ne puisse plus se relever. Il essaya cependant de battre des ailes, plusieurs fois, avant de s'avouer vaincu et tourner le regard vers la jeune femme mourante près de lui.
Jamais il n'aurait pensé qu'un petit bout de femme comme elle pourrait le mettre à terre.
S'aidant de ses ailes, il s'approcha d'elle, assez pour pouvoir l'entendre et elle l'entendit murmurer, dans son esprit :
- Quel est ton nom, humaine ?
Surprise qu'il lui parle, elle ne dit rien au début, avant de sourire et murmurer :
- Dovah Khiin.
- Comme Fusroh Khiin ?
- C'était mon père.
Il le regarda un long moment avant de murmurer :
- Un homme honorable.
La lèvre inférieure de la jeune femme trembla légèrement, émue et elle demanda :
- Et toi, tu as un nom ?
- Bien sûr que j'ai un nom. Je m'appelle Narhul.
Elle sourit et il demanda :
- Dovah Khiin, quel est ton vœux le plus cher ?
- Il vient d'être exaucé. Je voulais mourir pendant un combat contre un dragon.
Étrangement, elle l'entendit rire légèrement et il murmura :
- Drôle de vœux.
- Et vous ?
- J'aurais aimé revoir mes terres.
Elle tendit le bras pour toucher doucement la mâchoire du dragon et murmura :
- Je suis allée dans vos montagnes sacrées, il y a quelques années. Et je n'ai jamais vu d'endroit aussi beau.
- Tu aurais dû voir ça avant que les hommes n'arrivent, c'était ..
- Plus aucun homme n'y vit. Ils ont abandonné l'exploitation des mines et des terres il y a des dizaines d'années. Tout ce qu'il y reste, ce sont des ruines de châteaux jamais terminés et même les animaux qu'ils y avaient implantés sont retournés à l'état sauvage.
Ils se jaugèrent un long moment, jusqu'à ce que le dragon ferme les yeux en murmurant :
- Combien d'entre nous as-tu tué ?
- Je vous retourne la question.
Il la regarda à nouveau et sembla sourire avant de murmurer :
- Je n'ai fait que défendre mon territoire.
- Moi aussi. Si je suis ici, c'était pour protéger la cité, et je n'ai jamais attaqué de dragon sans qu'il ait au préalable attaqué un village.
Il allait répondre mais elle gémit en sentant son coeur s'emballer, manquant de sang à pomper et elle murmura :
- S-si vous survivez … Dites au Roi de la cité que je .. que je l …
Son corps se détendit et elle rendit son dernier souffle, un léger sourire aux lèvres.
Le dragon regarda son corps brisé avant de murmurer :
- Tu iras lui dire toi même.
Ignorant la douleur, il releva une de ses ailes et avec douceur, il fit pénétrer la griffe de son aile dans le torse de la jeune traqueuse jusqu'à atteindre son coeur. Il arracha ensuite cette griffe de ses dents et plaça son aile sur Dovah afin que son sang s'écoule directement dans le coeur de la jeune femme, résistant du mieux qu'il pouvait pour ignorer la douleur, jusqu'à ce qu'il sente le coeur de la traqueuse se réchauffer et commencer à se soigner.
Il envoya ensuite un message aux siens, par leur réseau télépathique, avant de protéger le corps de la femme contre le froid en la couvrant totalement et se laisser mourir lentement.
Elle lui avait donné un combat rapide et intense mais il avait été touché par sa sensibilité.
Et après tout, il n'était pas un monstre.
