Rating : NC-17, M+, contenu sexuel. *redécouvre le texte* LARGEMENT sexuel.
Genre : fantasmatique
Avertissement : texte yaoi, traitant de relations d'ordre sexuel entre deux hommes.
Discalmer : Nonnn, rien de riennnn, nonnnn, je ne possède rien. Par ailleurs, la bouche de Tom Hardy n'est (malheureusement) pas non plus en ma propriété.
Stay Focus
Mukuro entra dans le bar, sondant les lieux avant de se diriger vers le comptoir. Il s'assit, commandant un Jack Daniel's. Il sourit en portant le verre à ses lèvres, appréciant l'attention qu'on lui portait. Il retira sa veste, la posant à côté de lui, son costume trois-pièces accompagnant chacun de ses gestes. Du coin de l'œil, il repéra sa cible. L'homme avait des cheveux noirs très courts qui encadraient un visage presque enfantin. Le veston noir ne cachait rien des lignes de son corps, bien au contraire, pensa-t-il en se léchant les lèvres. Il le mettait en valeur, tout comme le pantalon serré et la chemise violette qui faisait ressortir sa peau dénuée de toute marque. Mukuro l'avait repéré dès son entrée dans le bar. Le seul à ne pas se retourner, à l'évaluer discrètement avant de prestement détourner son regard. Mais Mukuro voulait cette attention. Il le provoquerait s'il le fallait pour l'avoir.
« Votre verre est vide. Vous me laisserez sûrement le remplir. »
Il fit un signe de main au barman qui s'accomplit, saisissant une bouteille de coca et-
« Kyoya, sérieusement ? », dit-il en empêchant son interlocuteur de porter son verre de coca – juste de coca – à ses lèvres. « Tu vas dans un bar, seul, après une journée épuisante de travail et tu bois un coca ? »
Tout à coup, ils étaient devenus le point de mire de l'ensemble du bar.
« Tu n'as pas précisé que je devais aimer l'alcool dans ton fantasme. », répliqua le gardien du Nuage, boudeur.
« Ça n'est pas une question d'aimer ou ne pas aimer l'alcool ! C'est du bon sens ! Comment je suis supposé t'amener dans les toilettes si tu n'as pas au moins un verre dans le sang ? »
Son éclat de voix couvrait à peine le brouhaha derrière eux. Déjà, le barman disparaissait derrière son comptoir.
« Demandes à quelqu'un d'autre si tu veux des compliments. » La voix froide de Hibari perçait à peine le raclement des chaises et le bruit des sécurités qui sautaient.
« Kyoya, comment je suis sensé te draguer dans un bar si on ne se connaît pas et que tu ne bois que du coca ? »
« Tu avais ton plan. Le billards, les allusions indirectes, ta proposition franche et le fait que les cabinets soient propres. »
« Mais tu ne me connais pas ! Pourquoi tu- »
« Excusez-moi ! », cria un des hommes se tenant juste derrière eux.
« Quoi ? », répondirent tout aussi agressivement les gardiens.
« Rokudo Mukuro, Hibari Kyoya, vous êtes dans un bar appartenant à la famille Miglino. Nommez une seule raison pour laquelle on ne devrait pas vous descendre sur plac- »
L'homme termina sa phrase deux dents en moins, assommé contre le comptoir en bois. Mukuro le désarma, flanquant un coup de cosse dans l'abdomen de l'homme le plus proche de lui qui s'apprêtait à attaquer.
« Un, vous êtes en infériorité numérique. »
Il sourit, sa voix à peine plus haute qu'un murmure atteignant son bouclier humain. Kyoya renversait une table, désarmant les cinq idiots qui jouaient auparavant aux cartes.
« Deux, ça n'est pas très commercial. Nous avons une très bonne valeur en tant qu'otage. La police elle-même serait prête à vous récompenser. »
Il claqua une nouvelle fois la tête de l'assassin contre le rebord, grimaçant en sentant dans son dos les yeux perçant de Kyoya qui le fusillaient.
« Moi en tout cas. Et dans plusieurs pays. Kyoya n'a rien à se reprocher avec la justice bien évidemment. Pas que j'ai quelque chose à me reprocher d'ailleurs. »
Il esquiva un coup de couteau, renvoyant une bouteille fracassée sur le malheureux lanceur. Déjà, Kyoya désarmait les videurs en assommant son quinzième homme.
« Trois, ça n'est pas une histoire de mafieux. Je viens juste réaliser un fantasme avec mon petit-ami qui n'y met pas du sien. »
Le nez craqua sinistrement comme Mukuro s'abaissait, Kyoya terminant de vider le chargeur dans sa direction, manquant donc une victime sur dix-huit.
« Quatre, c'est mon anniversaire. Et ça me met rarement de bonne humeur. »
« Drama-queen », dit Kyoya en se rapprochant, changeant le chargeur de son arme avant de replacer la sécurité et de le ranger dans son pantalon. « Lâche-le. », dit-il en se rasseyant à ses côtés.
Le barman sortit de sa planque, leurs versant à tous trois un shot de vodka après avoir entendu le bruit que fit l'homme maintenant inconscient et défiguré en tombant par terre. Kyoya fronça les sourcils, ne touchant pas à son verre.
« Aucun effort. », souffla Mukuro avant de vider le sien, vaguement déçu.
« Barman, vous coucheriez avec lui ? », demanda Hibari en désignant le gardien de la Brume du pouce.
« Je suis hété- »
« Répondez. »
« Si j'étais- et- si- j'imagine que- oui ? »
Mukuro se tourna vers son amant qui hocha la tête, semblant satisfait.
« Tu n'es même pas jaloux ! », s'exclama-t-il. « Ou énervé ! » Il se cogna la tête contre le comptoir, son visage enfoui entre ses bras. « C'est le pire jour de ma vie et je devrai être heureux parce qu'un quarantenaire célibataire dit que peut-être, éventuellement, si l'alignement des étoiles le permet il coucherait avec moi ? ». Il se redressa rajoutant prestement, « Pas d'offense j'espère. », au barman.
« Aucune. Mais j'ai été mar- »
« Et tout ça parce que mon petit-ami refuse de réaliser un de mes fantasmes, se décourageant à la dernière minute. »
« Barman, vous devriez être ivre pour coucher avec lui ? »
L'homme se secoua, toujours déstabilisé par l'impolitesse manifestée par celui dont c'était, semblait-il, l'anniversaire. « Non ! Enfin, dans un monde hypothétique où- »
« Tu veux dire que- », le coupa une nouvelle fois Mukuro, sa voix soudainement très jeune, presque timide.
« Tu m'as déjà vu boire avant de coucher avec toi ? »
« Non mais- »
« Alors défis-moi à ton stupide billard. Je suis toujours un inconnu, tu m'abordes dans un bar, ça ne change rien que je prenne ou non ton stupide verre. »
Mukuro sentit une grande tendresse l'envahir à l'égard du gardien. Il vida le shot de son amant avant de sourire plus largement. « C'est quoi votre nom ? Je m'appelle Rokudo Mukuro. »
« Hibari Kyoya. »
« J'imagine que si vous ne buvez pas, c'est que vous êtes de ces joueurs qui ont besoin de tous leurs moyens pour disputer une partie. »
« C'est un défis ? »
« Billard ou fléchettes ? »
Kyoya sourit avant de lui répondre, comme une déclaration, « Billard. »
Mukuro se leva et l'enlaça, soupirant dans son cou. « Kyoya ? J'ai plus envie de jouer. On rentre à la maison ? »
Le sourire du gardien du Nuage s'agrandit avant qu'il ne dise oui, sa main caressant le dos de son amant.
Ils quittèrent le bar, toujours enlacés. Leur taxi était parti depuis bien longtemps quand le barman réalisa qu'ils le laissaient avec vingt-neuf potentiels cadavres. Il se servit un nouveau shot puis entendit frapper à la porte du bar.
« On est fermé ! », cria-t-il.
La porte s'ouvrit sur un homme immense, clairement asiatique, en costume et coiffé d'une banane. Les hommes à sa suite portaient le même attirail. Tremblant, Fred – car c'était son nom – attendit que quelque chose se passe. Le leader passa lentement sa main dans son dos et ressortit un balais.
« On est là pour le ménage. », dit Kusakabe.
Kyoya ne pouvait pas s'empêcher de sourire. Quelque part, au fond de lui, il était agacé par le gardien de la Brume. Cette partie de lui était âgée de quinze ans et allait régner à gagner sur le monde quand un gamin l'avait – pas battu – diminué. Temporairement. Mais il était déjà tard et ils se trouvaient à l'entrée de la maison qu'ils avaient acheté ensemble dix ans plus tôt et Mukuro l'avait appelé son petit-ami et refusait de le lâcher ou laisser plus de cinq centimètres entre eux depuis qu'ils étaient sortis du bar. À trente-trois ans, il était plus attendri qu'énervé.
Il lui embrassa le front, souriant en se disant que malgré leur – trop grande – différence de taille, l'illusionniste ne le dominait jamais vraiment, et ne cherchait pas à le faire, au contraire.
« On rentre ? », prévint-il plus qu'il ne demanda en voyant ce qui devait être la sixième voiture passer devant eux. Pour une rue peu fréquentée comme la leur, c'était trop. Il sentit Mukuro approuver et le fit entrer. Il rit en percevant le changement d'intention chez l'illusionniste dont les mains n'étaient plus posées sur ses épaules mais sur ses hanches. Il gémit en sentant la pression de ses doigts, accompagnant les inspirations – et il était supposé être le plus animal des deux – brèves de son amant comme des baisers insistant recouvraient sa nuque.
« Impossible. », dit-il avant de se remettre à rire. Mukuro l'emmenait résolument vers leur chambre et semblait souhaiter les avoir tous les deux déshabillés avant de gagner la pièce. À une chaussette et un boxer prêt, c'était mission accomplie.
Kyoya s'assit sur le lit, aidant son amant à retirer son boxer. « Tu ne regrettes pas ? », demanda-t-il, faisant référence au scénario qu'il avait voulu leur faire jouer.
« Non. Oui. Un peu. », admit-il entre plusieurs baisers. Il soupira, se résignant à expliquer. « J'aurai voulu savoir si un verre suffisait toujours à te rendre ivre. Comment tu m'aurais embrassé. Qui aurait fini par proposer qu'on aille à l'écart, où, comment. » Mukuro rit avant de lui retirer la chaussette restée, embrassant son mollet ce faisant. « Est-ce que tu aurais pris les devants ? Est-ce que tu m'aurais frappé pour exhibitionnisme ? Ou est-ce que tu m'aurais laissé te corriger au billard ? Me glisser derrière toi, t'apprendre comment tenir la canne, mes mains sur les tiennes. Est-ce que tu aurais rougi ? Est-ce que tu m'aurais laissé faire ? Encouragé ? » Ses lèvres étaient remontées jusqu'au torse du japonais. Son front plaqué contre sa poitrine, il pouvait sentir les battements de son cœur. Kyoya resserra ses bras autour de lui. « Je t'aurai laissé gagner. »
« Je m'en serai aperçu. », intervint Kyoya en riant. Il caressa la joue de Mukuro, lequel se releva pour dévorer son cou de morsures plus que de baisers.
« Ah oui ? »
« Hm hm. », Kyoya gémit, les yeux fermés. Mukuro était une telle distraction. Ses lèvres, ses dents, ses doigts caressant un instant puis demandeurs, tellement demandeurs. « Ça m'aurait – ah, » Le poids sur son corps lui coupa le souffle comme il se laissait piéger sous l'illusionniste. Il aimait le sentir. « – énervé. », termina-t-il avant d'inverser leurs positions.
Les expressions de Mukuro étaient trop ouvertes. Il semblait si fragile parfois. « Tu serais parti ? »
« Immédiatement. », répondit-t-il en installant ses jambes de part et d'autre de celles de Mukuro. Leurs bassins étaient complètement alignés et sa tête reposait dans le creux de son cou. Les mains de l'illusionniste continuaient de l'exciter, griffant sa nuque, ses flancs. « Je serai retourné m'assoir au bar. »
« Je t'aurai laissé faire. Et j'aurai vu en attendant. »
« Menteur. », souffla l'asiatique avant de mordre le menton de Mukuro.
L'assassin étouffa un rire avant de rectifier. « J'aurai trouvé quelqu'un d'autre. Plusieurs personnes sûrement. Mais je serai revenu vers toi. »
Et Kyoya y croyait. Autant que Mukuro semblait y croire. Il caressa la joue de son cadet, envahit par une affection indicible. Mukuro revenait toujours vers lui. Assez pour que, dans un scénario où ils ne se connaîtraient pas, ils puissent y croire.
« Tu serais revenu oui. » Kyoya hocha la tête, avant de partir embrasser l'une des épaules du gardien. Là où une balle l'avait traversé. Il restait toujours une cicatrice, marque blanche sur sa peau. Tout comme le coup de couteau sur son pectoral droit avait laissé une trace. Mukuro gémit. Il avait toujours été sensible aux contacts sur son torse, plus particulièrement au niveau des mamelons. Et Kyoya les effleurait peut-être. Accidentellement bien sûr. Et à répétition.
« Je t'aurai abordé comme au départ. Les mêmes phrases. »
« Et j'aurai refusé le verre. »
Légère bousculade et ils étaient côte à côté, les jambes emmêlées et se rapprochant immédiatement pour retrouver un contact. Une main dans une autre, des doigts qui se serraient, des lèvres qui les embrassaient.
« J'aurai été prêt à abandonner. Tu m'aurais énervé. »
« Mais je t'aurai expliquer. Qu'on pouvait sauter le verre et passer à la suite. »
Mukuro prit une expression outragée, son regard rieur ne la rendant pas pour un sou crédible. « Kyoya ! Tu aurais proposé du sexe à un inconnu dans un bar ? »
« En partant des postulats que tu as énoncé, c'est la probabilité la plus plausible. »
Mukuro se rapprocha, lui murmurant rapidement « J'aime quand tu utilises ce genre d'expressions pour masquer ta gêne. » Il lui sourit, lumineux, avant de poursuivre un peu plus haut, « Si tu me rencontrais dans un bar, sans me connaître, sans qu'on soit lié à la mafia, que tu étais célibataire et vierge- »
« Mukuro. », soupira Kyoya en laissant sa tête retomber sur l'abdomen de son amant. « Je ne serai pas vierge à trente ans. »
« Trente-trois », le corrigea Mukuro. « Ça n'est pas parce que tu en fais vingt que tu dois oublier ton âge. Je ne t'aurai peut-être pas abordé en fait. Tu fais trop jeune pour ne pas valoir la prison. »
« Mukuro. », dit Kyoya en cherchant son regard. Quand il l'eut, il désigna ses lèvres puis l'érection de l'illusionniste. « Restes concentré. »
Mukuro grogna avant de se replacer, avançant inconsciemment – sur son honneur – son bassin dans la direction général – et non pas précisément la bouche – de Kyoya.
« D'accord, d'accord d'accord. Oh oui. D'accord. » Il ne ressentait plus depuis longtemps de la gêne face aux sons parfois peu masculins qui lui échappaient quand Kyoya était impliqué. Et qui pourrait résister en voyant son amant engloutir son sexe, prenant toujours le temps de le lécher avant, comme pour le goûter, avant de l'emprisonner dans sa bouche chaude, s'habituant à lui avant de – oh mon Dieu - « Kyo – », n'ayant plus besoin de « Hmm » de prendre « ah – » son temps avant de descendre jusqu'à la base « tu – » juste moite, avec sa langue bien placée pour caresser le haut de ses testicules, sa salive « chaud » salive qui « Oh mon Dieu encore ! » et ses va-et-vient « Oui, c'est – » rapides, humides, et ses yeux, ses yeux qui le regardaient et « Kyo – ».
Tremblement. Ses mains refermées sur les draps. Kyoya suçait son gland tout en le masturbant avec sa main, toute son attention dirigée sur lui, gémissant doucement. Mukuro accompagnait chaque inflexion de son poignet avec son corps entier. Il resserra ses poings. Kyoya ne le forcerait pas à s'immobiliser. Il ne bloquerait pas ses hanches. Il le laisserait forcer entre ses lèvres, butant à chaque fois contre sa gorge. Il l'avait déjà fait. Il avait déjà vu Kyoya complètement défait par ses soins, tremblant au moindre courant d'air, s'accrochant à lui comme s'il risquait de mourir s'il ne le touchait pas. Là, il voulait autre chose. Il ne savait plus quoi. Le son des battements de son cœur diminua malgré la bouche de Kyoya qui s'intéressait à ses testicules.
« Je te dirai de sauter le verre. Et passer à la suite. »
Mukuro caressa les lèvres de son amant, rougies et gonflées. Il avait entendu sa voix mais avait encore du mal à comprendre les mots qu'il avait dit. « Je te ferai … un commentaire vaseux. Surtout si tu le formules comme « sauter le verre ». Et je te dirai d'aller au lavabo avant qu'on parte, car je ne te lâcherai plus dès l'instant où tu en sortirais. À moins que tu ne m'arrêtes en prononçant le mot « bukkake ». »
Mukuro avait rapproché leurs visages tout en parlant et il en profita pour l'embrasser ? Il sourit contre les lèvres closes de son amant. Plus de dix ans passés ensemble et il trouvait toujours désobligeant de lui ouvrir ses lèvres après une fellation.
« J'irai dans les toilettes. En me demandant si c'est une bonne idée de ramener un crétin pareil chez moi. »
« Et avant que tu ne te décides pour l'hôtel. », dit Mukuro en posant ses mains sur les hanches du gardien, le laissant se réinstaller et acceptant volontairement le corps sur le sien.
« Hôtel ? Alors que je serai fonctionnaire ? »
« C'est mon fantasme. Pas le tien. Avant que tu n'optes pour l'hôtel, je te rejoindrai. »
« Hm ? », Kyoya répondit distraitement, attrapant le lubrifiant pour se préparer.
« Oui. », répondit l'illusionniste, arrêtant un instant de chercher à voir le jeu des doigts de son amant pour l'embrasser. « Je t'embrasserai tout de suite. »
« Ça me stopperait. »
« Hm ? Assez pour que je nous enferme dans un cabinet ? »
« Si tu es assez rapide. » L'une de ses mains toujours occupée à relâcher son orifice, Kyoya lui caressa le torse, le griffant en son centre de son cou jusqu'à son nombril. « Je n'attendrai pas. », gémit Kyoya en retirant ses doigts. « Je serai sûrement précipité. »
Son souffle se coupa comme son amant frottait son gland contre son orifice.
« J'irai trop vite. En te déshabillant. Assez pour baisser ton boxer. » Kyoya écarta ses lobes fessiers, augmentant leur contact entre eux. Sa peau était si chaude, couverte de sueur. Il se mordit les lèvres, repensant à toutes ces fois où il s'était enfoncé immédiatement en lui, d'un coup de rein qui les laissait toujours à bout de souffle. « P-pas asez pour m'occuper du reste de tes vêtements. » Il commençait à bégayer. Un hoquet lui échappa comme il sentit le sommet de son sexe entrer pour ressortir aussitôt. Il détestait quand le gardien faisait ça. Surtout quand il ne l'avait pas attaché préalablement et provoquait son self-control. Encore. Encore. Il s'étrangla sur un rire. Après toutes ces années, Kyoya tenait toujours sa promesse de le tuer. Tous les jours, il l'assassinait. « Kyo – trop envie de t-toi. », hoqueta le gardien de la Brume.
« Tu disais que tu ne me déshabillerait pas complètement. », l'aida Kyoya, se pliant assez pour venir lécher la peau brûlante de son torse.
« Je te préparerai rapidement. », il se lécha les lèvres, remarquant comme sa voix suivait le rythme donné par Kyoya. « Mes doigts seulement. Et quand tu commencerais à te détendre, je te demanderai- ah ! » Les yeux grands ouverts, Mukuro cherchait à dépasser le voile qui recouvrait ses paupières, incapable de se souvenir comment respirer, étouffant. Ils avaient bien fait de se calmer sur le plan sexuel ces derniers jours. « Bon, serré. », il se savait incohérent, mais au moins quand il parlait, l'air rentrait dans ses poumons. « Si- étroit- »
« Tu me demanderais quoi ? » Et la voix de Kyoya était rauque. Étranglée.
« Si tu es – prêt. »
Kyoya se pencha pour lui murmurer « Oui. », avant de contracter ses muscles pour venir s'empaler à nouveau sur Mukuro. « Oui, hm »
« Oh ! T-tu mentirais. », ses mains étaient crispées sur les hanches de son amant. Il pensa rêveusement à sa langue repassant sur les marques, plus tard, quand ils seraient encore engourdis, encore collant et à moitié endormis.
« Pas forcément. Toujours prêt contre toi. Ah ! »
Mukuro reproduit le mouvement de bassin, accompagnant maintenant les va-et-vient de son amant. Il décrocha complètement, absorbé dans ce besoin de jouir, de toucher le corps sur le sien, de l'embrasser, de noter toutes ses réactions pour le faire crier de plaisir et – Kyoya enfouit sa tête contre son épaule, respirant tout aussi laborieusement que lui. Juste le temps de faire durer le plaisir. Parce qu'ils en avaient la possibilité.
« Je te prendrai. Un peu trop tôt, un peu trop fort. Mais tu ne craquerais pas. » Il caressait les cheveux de son amant, embrassant son oreille avant de continuer. « Et ça deviendrait un défi. De te faire craquer. De te faire avoir le plus grand orgasme de ta vie, celui dont tu te souviendrais en te masturbant seul chez toi plus tard. Celui qui te ferait reveni- »
« Chut. »
Mukuro referma ses lèvres, rendu silencieux par le doigt posé sur ses lèvres.
Et très lentement, assassin, Kyoya se remit à bouger. Et Mukuro l'aimait tellement. Les muscles mouvant sous la peau du gardien l'hypnotisaient. Pas autant que ses coups de reins totalement abandonnés.
« Je te baiserai fort. Je ne ferai pas attention en te retournant, pour que tu me fasses face. Je cognerai ton dos contre la cloison. Ta tête rebondirait dessus. Et avant que tu réagisses, je m'emparerai de ton érection, serrant trop fort pour ne pas te faire mal. » Tout en parlant, Mukuro caressait le torse de Kyoya. Il ne pouvait pas s'empêcher de jouer avec ses mamelons, de les emprisonner entre ses doigts, les faisant durcir. Et le corps de Kyoya prenait alors une si jolie couleur, ses mamelons brun contrastant tout autant sur la peau recouverte d'un hâle rouge qu'ils le faisaient sur sa peau blanche. Se redressant, il aspira l'une des pointes dans sa bouche pendant que ses mains redessinaient le dos de son amant. Il le connaissait si bien. Ils se connaissaient tellement bien. Et Kyoya bougeait toujours, affreusement lent. Il s'immobilisa, frissonnant. Mukuro poursuivit ses caresses, plus tendre que cherchant à lui apporter une satisfaction.
« Et si quelqu'un entrait ? »
Mukuro gronda avant de mordre Kyoya. Son poignet, son torse, son épaule, laisser une marque sur cet homme si fier qui le laissait faire, qui l'y encourageait. Finalement, il se laissa aller, ses mouvements de reins forts contre ceux de son amant. Ils prirent quelques secondes pour s'accorder, Kyoya peinant maintenant à se remettre comme l'illusionniste frappait régulièrement contre sa prostate.
« J'irai plus fort. Juste après m'être immobilisé, j'aurai reprit. Cherchant à te faire crier. À te faire reconnaître que tu prendrais du plaisir malgré la présence de quelqu'un d'autre. Que tu te faisais baiser jusqu'à l'orgasme dans les toilettes d'un bar minable avec des gens juste à côté et que tu t'en foutrais tellement je te ferai venir fort. »
Mukuro scella ses lèvres, un sourire carnassier aux lèvres. Kyoya ne l'avait pas entendu. Il avait cette expression sur son visage, celle qui disait combien il s'abandonnait à ses sensations. Celle qu'il avait la première fois que Mukuro lui avait dit l'aimer. Et qu'est-ce qu'il pouvait l'aimer.
Les doigts de Kyoya ne parvenait plus à le caresser, griffant son torse jusqu'à la base de son sexe où leurs corps se joignaient. « Concentré j'ai dit. », répéta le gardien du Nuage, le sourire aux lèvres, avant de s'incliner pour l'embrasser. Quand il se redressa, Mukuro lui souriait en réponse. Ses mains se posèrent sur les hanches du japonais et il dû fermer les yeux, se concentrant sur les mouvements sous ses doigts pour les accompagner. Les va-et-vient de plus en plus profonds, appuyés, insistants. Il était si proche de venir – et Kyoya était de plus en plus bruyant. S'il ne le connaissait pas aussi bien, il pourrait penser que ces sons étaient faits pour lui faire perdre le contrôle tellement ils le faisaient brûler de l'intérieur, tellement ils faisaient pulser son sang, le dirigeant vers son érection enfouit au plus profond de Kyoya qui – il –
Mukuro haleta en sentant l'orgasme qui le traversait, cherchant à retarder la jouissance, encore, avant de se laisser emporter. Il ne sentait plus que son sexe qui se répandait enfin, son organe commençant déjà à perdre de sa vigueur. Ses respirations brèves finirent par devenir plus régulières. Il ne savait pas combien de temps avait passé, débordé par ses sensations, par leurs odeurs. Et Kyoya était toujours sur lui, ses yeux fixés sur ses lèvres alors même qu'il léchait les siennes, son sexe toujours aussi dur.
« Je te – », Mukuro toussa, sa voix rauque se brisant sur chaque syllabe. « Je te ferai jouir. Et je ne m'arrêterai pas là. »
Kyoya le regardait toujours, suivant sa bouche sans rien demander. Mukuro le guida pour l'aider à s'allonger sur le ventre, s'asseyant entre ses jambes et à part une plainte que le gardien du Nuage avait formulé quand il s'était retiré – trop vite – il ne dit rien d'autre. Mukuro l'installa, repliant ses jambes pour surélever son bassin, plaçant un coussin sous sa tête. Et le gardien le regardait toujours. S'il avait eu dix ans de moins, Mukuro serait reparti à la vue de Kyoya l'attendant à quatre pattes, les jambes largement écartées dévoilant son anus rougi d'où s'écoulait son sperme. L'illusionniste sourit avant de déposer un baiser sur la chair rebondie.
Il écarta plus largement les deux lobes, ses doigts s'enfonçant dans les muscles charnus. Son visage tout proche, prêt à le goûter, à le sentir se décomposer complètement, il lui dit, « Je te ferai jouir une deuxième fois. Puis encore, jusqu'à ce que ça devienne douloureux et que tu ne te répandes plus. » Il le mordit, souriant en le sentant se cambrer contre lui. Il affermit sa prise sur son bassin, l'immobilisant complètement. « Et quand tu sortiras des toilettes, tout le monde saura que je t'aurai fait jouir. Tu auras des traces de notre rencontre. Et le regard voilé, comme maintenant. » Il lécha la ligne dessinée par sa colonne vertébrale, descendant jusqu'à atteindre le sillon qui séparait ses fesses. « Puis quand tu sortiras, tu me trouveras, t'attendant dehors. Et je te proposerai de partager un taxi, ou un restaurant. » Mukuro embrassait chaque centimètre de peau qu'il pouvait atteindre, se régalant des frissons secouant son amant. « Alors, taxi ou restaurant ? »
Kyoya s'éclaircit la voix avant de répondre, « Taxi maintenant. Restaurant plus tard. » et Mukuro glissa sa langue à l'intérieur de lui.
L'illusionniste bloquait ses mouvements, prenant le temps de rendre son entrée à nouveau souple et détendue. Il pouvait le sentir qui se contractait, si fort déjà, mais il voulait plus. Il voulait l'amener plus loin encore avant de le satisfaire. Jusqu'à ce qu'il en pleure des larmes de reconnaissance en gémissant son prénom. Déjà, sa langue allait et venait plus facilement. Il pouvait sentir son sperme, mélangé au goût de Kyoya.
Il adorait ça.
Il adorait quand Kyoya se décomposait sous lui, quand il se mettait à parler, livrant ses désirs. Quand il le laissait le toucher au plus profond de lui. Mukuro léchait consciencieusement l'intérieur exposé du gardien, ses parois assez relâchées pour qu'il puisse introduire un doigt en plus de sa langue. Le son que Kyoya laissa échapper n'avait aucun nom qu'il connaissait. Trop rauque pour être un miaulement. Et il le répétait encore, à chaque coup de langue, à chaque fois que son index se pliait pour l'assouplir. Et il était chaud, et moite. Moite de sa salive, de son sperme, et moite la peau sous sa main, recouverte d'une pellicule de sueur.
Les mouvements de hanches de Kyoya étaient complètement raides, irréguliers. Mukuro relâcha sa prise, se contentant de le retenir pour l'empêcher de s'effondrer mais le laissant appliquer le rythme qu'il désirait, le laissant diriger. Et son prénom raisonnait dans la chambre, comme une supplique, et la voix butait sur les sons, entrecoupée de sons incohérents. Il s'ouvrait pour lui, assez pour que sa langue soit complètement à l'intérieur. Kyoya tomba, tomba sans aucune force sur l'oreiller et Mukuro le retint, bloquant ses jambes avec sa main libre et le pénétrant sans ralentir, le dévorant. Il le sentit se contracter fort, beaucoup plus fort, avant qu'il ne soit saisit par un orgasme aussi intense que brutal. Mukuro l'accompagna, ses caresses plus appuyées et lentes malgré les muscles contractés qui semblaient l'aspirer, vouloir le retenir.
Il le touchait, palpait ses muscles et retira sa langue progressivement, attentif à son amant, à ne pas aller trop vite, quand il entendit un grognement de contentement s'élever. L'un de ses doigts toujours enfoui en lui, il se coucha sur le côté, tout contre lui. Il le regardait, embrassant le cou auquel s'accrochaient des mèches noires. Il le regardait, regardait son dos qui bougeait avec sa respiration, jusqu'à ce qu'il pousse un profond soupir. Kyoya resta encore quelques minutes ainsi. Puis, paresseusement, il se tourna lui aussi sur le côté, collant son dos contre le torse de l'illusionniste. Le gardien prit une profonde inspiration avant d'expirer complètement, relaxé. Les muscles autour de son doigt se calmaient à leur tour, l'anneau relâché.
Mukuro embrassa la tempe de Kyoya, sentant le goût du sel sous ses lèvres. Le gardien décala légèrement sa tête, lui permettant de partager l'oreiller avec lui. Mukuro dégagea le bras sur lequel il était appuyé pour caresser les cheveux de son amant. Sa position préférée pour dormir après son activité préférée pour se fatiguer. Tant que ça l'impliquait lui et Kyoya de toutes façons, il n'était pas difficile.
Il se sentait partir, saisit par la torpeur quand il réalisa que Kyoya avait parlé. « Tu as dit quelque chose ? »
« J'ai trouvé une vieille édition contenant l'ensemble des œuvres de Shakespeare. Mais du coup, tu n'as pas d'autre cadeau. »
« Très bien. Dans ce cas, tu devras être extrêmement gentil avec moi un peu plus longtemps. », dit Mukuro en riant et en se serrant contre son amant. Ils ressemblaient vraiment à un vieux couple avec leurs répliques presque ritualisées tant elles avaient été prononcées au fil des ans. Il n'avait plus besoin de regarder pour deviner le léger sourire qui recouvrait les lèvres de son amant quand celui-ci répliquait toujours, faussement agacé, « Comme si tu le méritais. »
« On verra, si tu ne m'épuises pas trop. »
Mukuro se tendit contre lui, un instant déstabilisé. Et il était sensé être le plus changeant des deux. « Kyoya, veux-tu m'épouser ? »
« On est déjà mariés, crétin. »
« Et si on se remariait ? »
« Et si on dormait. »
Mukuro sourit affectueusement, bâillant en mimétisme à son amant. « Tout ce que tu voudras. »
Ils passèrent une semaine ensemble, profitant d'un temps libre devenu trop rare. Puis, ils furent rattrapés par leurs fonctions.
Kyoya partit pour un mois – une lourde histoire de trahison d'une famille alliée aux Vongola lors de la Cinquième Génération – et Mukuro dû aller rendre visite à quelques hauts dignitaires avec Yamamoto pour leurs rappeler où ils devaient fermer les yeux et pourquoi.
Il gardait un contact quotidien avec son amant, les échanges ne lui permettant pas de prendre une nuit de repos satisfaisante. La veille, il s'était endormi avec son ordinateur, la webcam toujours activée sur skype. Ainsi, quand il se rendit au bar où il devait retrouver Yamamoto pour comparer leurs rapports avant de rentrer chez eux, cela faisait plus d'un mois qu'il n'avait pas vu Kyoya. Il aurait cru à une illusion en découvrant le gardien du Nuage assis au comptoir s'il avait pu penser clairement.
Sans réfléchir, il le rejoint et l'embrassa sans marquer de pause. Il tira Kyoya de son siège, le portant à moitié tout en savourant le contact de ses lèvres contre les siennes. Ses bras noués autour de la taille de l'asiatique relâchèrent progressivement leur étreinte comme Kyoya se stabilisait. Le baiser devint plus fiévreux, son amant mordillant sa bouche et poussant sa langue à l'intérieur. Mukuro respira à plein poumon, s'enivrant de l'odeur qui lui avait tant manqué, gémissant et se sentant enfin apaisé entre ses bras.
Quand Kyoya sépara leurs lèvres, Mukuro se sentit tanguer, étourdit. Il oubliait toujours ce que la simple présence du gardien du Nuage lui faisait éprouver.
« C'est comme ça que vous embrassez les inconnus monsieur – »
« Je t'aime. Tu es sûr de ne pas vouloir me réépouser ? »
Kyoya fronça les sourcils, un rougissement trahissant le plaisir qu'il éprouvait. Et le sourire amusé qui recouvrait ses lèvres s'élargit. « Avant d'y réfléchir, j'aimerai savoir à qui j'ai à faire. »
Mukuro cligna stupidement des yeux plusieurs fois avant de s'assoir. Sa voix tremblait à moitié quand il parvint à retrouver ses mots. Il avait beau être le meilleur acteur qui soit, dans sa catégorie, Kyoya le laissait toujours sans voix. « Mukuro Rokudo. Et ma proposition tient toujours. Je n'embrasse comme ça que les étrangers qui en valent la peine. Pourrai-je avoir un nom avant de tenter de vous tutoyer ? »
« Hibari Kyoya. »
« Kyoya, si tu ne veux pas m'épouser immédiatement, on pourrait peut-être faire un billard avant ? »
Mukuro ne savait pas. Il ne savait pas s'il voulait l'entendre dire oui, ou refuser pour qu'ils passent directement à la suite. Kyoya était là, et il était magnifique. Et il était marié. Très marié. Excessivement marié. À lui depuis plus de dix ans.
Mukuro lui paya un verre – de coca – et prit sa main dans la sienne. Ils étaient marié depuis plus de dix ans et plus il y pensait et moins il avait peur de voir les années passer. Il sourit avant d'éteindre ses pensées romantiques pour le moment. Comme le dirait si bien Kyoya, « Reste concentré ».
Il ferma les yeux, soupirant profondément, et les rouvrit sur le visage de son ennemi, de son époux, de son amant, de son âme.
« Pas d'alcool donc. C'est pour vous assurer la victoire ? »
« C'est un défis ? »
« Billard ou fléchettes ? »
« Billard. »
Et parfois, Kyoya lui disait « Je t'aime » sans même utiliser ces mots.
Il se leva, l'enjoignant à le suivre avec une main posée dans son dos.
Et parfois, Mukuro lui répondait sans parler. « Moi aussi »
Note de fin de l'auteur : les costumes mesdames, les costumes ! J'ai toujours eu un problème avec les uniformes mais depuis Inception, j'inclus également les costumes (les costumes mesdames ! Les costumes!). Étrangement, cette fanfiction pourrait marcher pour Dean et Castiel (Supernatural mesdames, Supernatural ! Dont je n'ai pas dépassé la saison 5 mais c'est un détail). Cette histoire était normalement l'OS 12. Mais j'ai « rangé » ma feuille sur le 11 donc ce sera une autre fois !
PS : un lemon dans un lemon... lemonception ?
PPS : youhou ! Mon premier riming publié ! Je suis... si fière... mais je manque encore d'entraînement. Je dois persister et signer ! Hibari, Mukuro, préparez-vous !
PPS : C'est moi ou mon Mukuro est très needy en ce moment ? Dès que je le vieilli : PAF ! Il nous la joue héros shojo à appeler son aimée à tout bout de champ.
PPPS : Aux lecteurs de QEHE : cette partie, oui. Elle pourrait être post-QEHE. Parce que j'y crois !
Merci à Hadurra : Je cherche à alterner. Le suivant sera moins âgé (et mon sexué). Et ainsi de suite. Bon courage avec la fac. Je suis heureuse d'avoir quitté cette institution de l'enfer qui perd des copies et met des notes aléatoires. Qui ne sait pas où sont les cours. Qui ne sait d'ailleurs même pas qui vous êtes. Et qui en troisième année vous appelle par votre prénom tellement vous venez les visiter. Ah, la fac... enjoy !
Merci à Metempsychosis-chan : et merci pour tes compliments. J'aime bien traumatiser Tsuna ^^ ! Et la façon dont Mukuro a demandé une agrafeuse à Hibari est depuis interdite dans de nombreux pays. Disons que ce n'était pas tant les mots... que les gestes... et la voix...
Pour Hadurra (enfin! Si tu as des réclamations, elles seront accueillies avec joie !) :
Fandon : KHR
Couple : 8059
Yamamoto riait toujours. Rire amusé, rire brisé, rire contagieux, rire hystérique, il les faisait tous. Et tout le monde le savait. Tout le monde les entendait. Il ne savait pas combien il était transparent, combien il se laissait lire par les autres. Et ça l'énervait. Ça l'énervait de le voir, de le laisser être vu.
Jusqu'à ce qu'un jour, lèvres contre lèvres, il entende un rire inconnu. Un rire jamais entendu. Un rire comme un secret qui ne se dit pas. Et quand il lui avait demandé pourquoi il riait, Yamamoto lui avait répondu. « Pour toi. »
PS : 100 mots du premier coup ! Youhou ! Allez, bonne nuit~
