cOucou, suite donc de ma fic'.

sans oublier de remercier:

-Viviane

- zaika

-Lone Wolf

- et ceux qui lisent ma fic' !! :)

Je vous souhaite donc une bonne lecture. biz

Ne§


"Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse"
Francoise Sagan.

Harry était seul à la bibliothèque, un mot de sa directrice lui permettant d'y rester autant de temps qu'il le voudrait et accéder a tous les livres même à ceux de la réserve. Assis au milieu de plusieurs livres énormes et poussiéreux, il soupira pour la énième fois de la soirée.

« Son sang, sa chair et son pouvoir tu mélangeras.
Au pouvoir de toi l'élu tu l'associeras,
Ainsi qu'a la force du fer, de cuivre, de l'or et de l'étain
La nuit de la pleine lune d'un mois de juin
Tu passeras à l'action
Sans état d'âme AVA KEDAVRA tu prononceras
Sans te poser de question, sans la moindre hésitation
Ton ennemi tu tueras. »

Bon réfléchissons, l'épée représente le fer. Le fer ? L'épée ? Bon qu'est ce que l'épée représente ? La force ? Le combat ?

Bien quels sont les quatre caractéristiques pour tuer Voldemort ? Il faut être complètement fou, aussi psychopathe que lui, avoir des tendances suicidaires et un certain coté sadomaso. Non. Sérieusement que lui fallait il pour le tuer ? Du courage, de la force, du pouvoir, de la haine comme l'avait si bien conseillé la serpentarde et de l'optimiste oui de l'optimiste pour être victorieux. Or il avait là quatre emblèmes : le fer, le cuivre, l'or et l'étain. Après quelques minutes d'hésitations il raya la force de la liste. Après tout le mot force figurait déjà dans la prophétie et englobait les quatre métaux. Il lui restait donc le pouvoir, la haine, la victoire et
Le courage. Mais oui bien sur le courage !! Emblème de la maison de la maison des rouges or l'épée appartenait à Gryffondor en personne !! Le fer représentait donc le courage. Lequel des matériaux représentaient la haine ? Le pouvoir ? La victoire ? Harry s'appliqua ainsi à faire une nouvelle liste des objets potentiels pouvant l'aider dans sa mission. Maintenant qu'il y repensait la s chose en or qui lui rappelait le plus la victoire était la coupe de feu qu'il avait gagné. Mais ou était-elle ? Là était la question.

La glace reflétait l'image d'Hermione Jedusor. Elle prenait rarement cette apparence. Uniquement en la présence de son géniteur. Elle portait un pantalon en soie argent, un pull moulant a col roulé noir. Ses longs cheveux châtains lâchés, retombaient en boucles parfaites, cachant la cicatrice sur sa nuque. Chaque muscle de son corps était tendu, prête a agir en toute circonstance, prête a se battre, prête a tuer s'il le fallait. Son visage impassible ne laissait apparaitre aucune émotion, comme une poupée de porcelaine. Sa bouche formait un sourire en coin qui laissait transparaitre au choix la haine, l'ironie ou la cruauté ou encore les trois réunis. Ces yeux si noirs ne reflétaient rien si ce n'était le propre reflet de ce qui se tenait devant elle, laissant ses interlocuteurs perplexes. Nul ne pouvait deviner comment aller agir la dernière des Jedusor et encore moins ce qu'elle pouvait penser, son esprit étant hermétiquement clos.

Son père l'avait fait demander, une vive brulure au niveau de sa cicatrice : charmant comme attention n'est ce pas ?
Elle transplanna.

Une vive douleur sortit Harry de ses réflexions. Sa cicatrice le brulait.

Un cimetière. Charmant pour des retrouvailles père fille. Enveloppé dans sa cape, elle continua à avancer dans le brouillard. Au bout de quelques minutes, elle les aperçut. Sans prêter attention aux murmures des mangemorts elle s'avança, pour s'arrêter a un mètre d'une pierre tombale sur laquelle était assis Voldemort. Elle s'inclina.

- Seigneur.

Un rictus déformait le visage du lord noir.

- Et bien mon enfant, pile à l'heure, alors que tout mes mangemorts sont en avance de plus de 20 minutes, moi-même je viens d'arriver.
- Seigneur, a quoi bon arriver en avance en sachant que vous n'êtes pas encore arrivé ? si je suis là c'est pour vous pas pour eux. Il ne m'est donc pas utile d'être là si vous ne l'êtes pas.

Voldemort fut prit d'un rire qui ne laissait présager rien de bon : comme tous ces rire d'ailleurs.

- comme c'est bien parler. Encore une de tes qu'alitées j'imagine ?

Question de rhétorique. La tête baissée, l'esprit fermé, il ne pourrait rien tirait d'elle.

- bien mes très chers mangemorts je vous présente mon héritière, ma fille, mon sang, ma chair : Hermione.

Elle s'était relevée, rejetant en arrière sa capuche, laissant apparaitre son visage baignée par la clarté de la lune, seule lumière dans ce cimetière. Le silence se fit. Elle les toisait tous du regard, ces idiots qui se tenait là, choqués la scrutant du regard. Son regard s'arrêta sur Bellatrix, qui la regardait ne pouvant cacher ni sa surprise ni sa haine. Mais le visage d'Hermione ne laissait rien transparaitre.
Ce fut son père qui l'a ramena a la réalité, sa voix dangereusement mielleuse.

- Alors, Bellatrix tu sembles surprise ?
- Monseigneur, bredouilla l'intéressée, je … non… c'est juste que…
- Que tu te demandais ce qu'elle fait ici ? C'est pourtant logique. Pourquoi mon héritière ne serait pas là ?

Le silence étant pesant. Des têtes présentes elle n'en connaissait que deux : Rogue et Lucius Malefoy.

- Bien, que la réunion commence, s'exclama son père.

Elle s'approcha de lui, droite ne lâchant pas les mangemorts des yeux. Aucun des mots qui suivirent ne lui échappa. Voldemort était très énervé, il avait perdu deux fidèles mangemorts. Il lança quelques doloris par ci par là histoire de se défouler. Tous ses fideles semblaient apeurés. Alors c'était ca, les terribles hommes de main de voldy ? Aucun courage, juste une grande stupidité, lâcheté, et un sens de la cruauté aiguisé. Mais elle restait imperturbable, elle voyait bien que son père tentait par tous les moyens de lire ses pensées, mais même lui ne pouvait y arriver. Trop forte. Trop détachée du monde qui l'entoure. Trop jedusorienne pour ca. Au bout d'un moment il se tourna vers elle, la rage ne l'avait pas quitté des yeux. Si tous ses fideles avaient promis vengeance pour ceux qui étaient morts, elle n'avait rien dit.

- alors mon enfant ? que penses-tu de la situation ? Lui demanda t il.

Elle avait horreur qu'il lui dise on enfant ou ce genre de chose, dans sa bouche ces mots sonnaient faux, il n'avait aucune notion de la famille, pour lui elle n'était qu'un pion, une arme puissante nécessaire pour mené a bien une guerre qu'elle n'avait pas choisit. Néanmoins elle répondit gracieusement.

- seigneur deux de vos mangemorts ont disparus. Ils n'étaient donc pas suffisamment puissants. S'ils ont été vaincus de manière a disparaitre si vite, c'est qu'ils ne méritaient pas de faire partis de vos rangs. A quoi bon garder les faibles ? Cela ne fait que vous ralentir. Je dirais donc ils ont disparus ? tant mieux, bon débarras.

Sa réponse était osée. Mais c'était celle qu'il attendait. Le rire qui suivit le confirma.

-Bien on enfant, tu as tout compris de l'art de la guerre.
- Merci seigneur.

Il se retourna vers ses hommes. Ils se mirent à parler de leurs plans. Chaque groupe de mangemorts étaient censés ramenait de nouvelles recrues et les entrainait a la guerre, ce qui expliquait le peu d'attaques dans le monde sorcier. IL voulait gagner la guerre en une seule bataille. Rusé. Vampires, géants, ogres, momies, ils avaient acceptés de faire partis de son armée. Mais la liste ne s'arrêterait pas là, il cherchait toujours plus de fidèles. Puis il parla de son plan pour prendre le ministère en main. Il l'appliquerait au mois de février. Enfin il affirma qu'il tuerait de ses propres mains Potter. Il la regarda.

- Dis moi, comment avance ses cours particuliers ?
- Il est lent. A du mal à se battre, refuse de tuer, et n'a aucune aptitude à haïr.
- Bien, très bien. Alors apprend le a haïr. Apprend lui à se battre, a tuer. Je veux que notre combat soit le plus grandiose qu'on est jamais vu. Que l'on ne m'accuse pas de l'avoir tuer par derrière. J'ai déjà du tuer cette maudite Ombrage pour avoir osé dire que je n'avais rien de grandiose à avoir tué Fudge dans le dos, et encore moins pour avoir pu 'attaquer à un bébé comme l'était le petit Potter.
- Oui seigneur.
- Ta haine est toujours là. Je la sens, derrière ce masque, ton corps en entier crie. Tu veux la tuer pas vrai.

En effet, depuis quelques minutes déjà, elle s'amusait à lui envoyer les pensées qu'elle voulait. Sa haine pour Bellatrix, sa haine pour Potter, son admiration pour son père…

- Seigneur, vous savez bien que la haine est le seul sentiment que je puisse éprouver.
- Alors vas y. Tues mon enfant. Tu n'as jamais tué pas vrai ? alors vas-y tues devant moi. C'est ton cadeau d'anniversaire.

Elle lui sourit, un sourire carnassier. C'est vrai c'était son anniversaire aujourd'hui. Elle avait 17 ans. Amusant qu'il n'est pas oublié.
Elle s'approcha du cercle que formaient les capes noires. Tous reculèrent. Bellatrix, la regardait d'un air dégouté, pas du tout effrayée, elle se contentait de fixer du regard son maitre, certaine qu'il ne la laisserait pas mourir.
Une fois en face d'elle, elle pensa « meurt ».
Le corps de la femme tomba lourdement sur le sol. Silence. Rire du lord noir. Elle fit transplaner le corps devant les visages terrifiés des mangemorts. Elle connaissait des araignées dont ce cadeau ferait très plaisir … Au bout de quelques minutes tous se retirèrent elle la dernière. Dans le regard de son père elle y lut la fierté. Elle hocha la tête, s'inclina et transplana.

Les recherches d'Harry ne furent pas vaines. Le trophée était caché dans le lac, à cinq mètres du rivage et à cinq mètres de profondeur. Il se tenait debout prés du lac. Hésitant, le froid ne l'enchantait guère. Il mâcha la plante qui lui permettrait de respirer dans l'eau et plongea.

Elle se sourit a elle-même. Quel idiot. Il lui était si facile de le tromper. Ce soir, elle avait vengé sa mère, fait plaisir a son père et tué encore une fois. A croire qu'elle n'était bonne qu'a ca : tuer.

Elle regarda Potter prés du lac. Il avait enfin comprit !!

Potter fut surpris. Il n'y avait aucune créature aux alentours. Peu être dormaient elles déjà. Après tout il était déjà minuit passé. Il trouva la coupe qui étrangement était éclairé. Comme si on l'avait déposé ici pour qu'il la trouve. Il remonta.
Elle l'attendait prés de l'eau.

Elle le regarda d'un air faussement surpris, les yeux tristes, si tristes.

- Enfin. Je me demandais si tu la trouverais un jour.
- Pourquoi ne pas me l'avoir dit ? Pourquoi ne pas m'aider à résoudre cette énigme si tu en connais toutes les réponses ?
- Parce que cette prophétie te concerne. Tu dois trouver seul.
- Tu m'as quand même aidé pas vrai ?
- C'est vrai, je ne te pensais pas si intelligent. Aucune créature de l'eau ne devait te toucher, et la coupe devait être éclairé pour que tu ne la ratte pas. On ne sait jamais avec toi.
Il se renfrogna. Pour qui le prenait-elle ? Elle passait tellement de temps dans ce foutu lac, que c'était logique.
- Merci.
- Tu n'as pas à me remercier. Tu le regretteras bien assez vite.
- Que veux-tu dire ?
- Bonne nuit Potter.
Harry était perdu, il ne savait plus du tout quoi penser d'elle.

Elle se releva et transplana dans sa chambre. Il fallait qu'elle dorme, la soirée n'avait pas été des plus reposantes. Sa journée non plus. Elle fit le vide dans son esprit pour ne garder en elle qu'une seule image. Le lac couvert de nénuphars blancs symbole suprême d'innocence, givrés par la fraicheur de ce mois d'octobre et éclairés des faibles lueurs roses du coucher de soleil. Elle l'avait finalement peut être reçu son cadeau d'anniversaire.