XII) Jamais trois sans quatre

Les Enquêtes de Léo, saison I

Bonjour à tous ! Pour vous récompenser de votre attente et pour vous remercier de vos reviews, voici un chapitre particulièrement long et bien écrit ! Régalez-vous, on se retrouve en bas !

UHDS

Poudlard, deux semaines plus tard…

Les vacances de Pâques s'étaient presque totalement écoulées, et alors qu'Harry et Hermione étaient dans le Poudlard Express en train de s'amuser, Léo rendait une petite visite à Hagrid, qui était en train de déblayer la neige qui était tombée en abondance ces derniers jours…

- Bonjour Hagrid.

- Oh, bonjour Léonard ! Comment vas-tu ? Demanda le garde-chasse en souriant.

- Bien, et vous ? Serait-il possible que nous ayons une petite discussion ?

- Je vais bien. Oui, bien sûr ! Que voudrais-tu savoir ?

- C'est assez privé, si nous pouvions aller chez vous…

- Oui, suis moi, répondit Hagrid en reposant sa pelle à neige. Une petite pause ne me fera pas de mal.

Ils marchèrent quelques instants, Léo devançant Hagrid en marchant légèrement sur la neige, presque sans laisser de traces, alors que le garde-chasse s'enfonçait lourdement dedans. Il n'avait pas encore déblayé le chemin jusqu'à son domicile. Ils arrivèrent devant la maison de bois, et Hagrid secoua ses vêtements pour en faire tomber la neige, vite imité par Léo.

- Bien, que voudrais-tu savoir, Léo ? Demanda Hagrid en se mettant à l'aise et en invitant Léo à s'asseoir.

- Vous connaissez bien la forêt interdite, n'est-ce pas Hagrid ? Demanda Léo de but en blanc.

- Pas trop mal, en effet, répondit le garde-chasse. Mais ceux qui la connaissent le mieux sont certainement les centaures.

- Vos connaissances devraient suffire, dit Léo en souriant. Voilà, je me demandais qu'étaient les ruines que l'on pouvait voir de temps à autre dans la forêt, et surtout quelle était cette route pavée qui s'enfonçait en son cœur…

- Tu as été dans la forêt ? Répondit Hagrid en fronçant les sourcils. Tu sais pourtant que c'est interdit !

- J'ai eue l'autorisation du professeur Dumbledore ! S'empressa de dire Léo pour calmer Hagrid.

- Ah, bon. Dans ce cas…

- Alors Hagrid, que savez-vous de ces restes ?

- Je n'en sais pas grand-chose en fait. J'ai quelques observations, mais je ne pense pas quelles soient importantes…

- Dites toujours…

- Eh bien à une époque, j'ai tenté de tracer une carte de la forêt, mais j'ai du abandonner faute de temps. Attend que je la retrouve, dit-il en fouillant dans un tiroir. Ah, la voilà !

Devant Léo, Hagrid sortit plusieurs feuilles de parchemin sur lesquelles avait été soigneusement tracée une carte de la forêt Interdite.

- Comme tu peux le voir, indiqua Hagrid en montrant différents points sur le papier, ces ruines dont tu parles se trouvent placées à distance égale et semblent entourer un lieu approximativement au centre de la forêt. La route est bien souvent trop cachée sous les arbres et la terre pour savoir précisément quel est son tracé, mais je pense qu'elle relie ces différentes ruines…

Sans rien dire, Léo regarda attentivement les cartes de Hagrid et demanda :

- Pourrais-je vous les emprunter, Hagrid ?

- Si tu veux, oui. Je n'en ai plus vraiment l'utilité. Je l'ai faite pour me souvenir où se trouvaient les troupeaux et les zones riches en plantes pour les potions, mais les lieux semblent changer chaque année…

- Merci Hagrid, dit Léo en rangeant les cartes dans son sac.

Léo partit une heure plus tard, après avoir longuement discuté de choses et d'autres avec Hagrid. Celui-ci lui offrit un thé et ses célèbres biscuits pétrifiants… qui, discrètement ramollis par un sort se révélèrent excellents.

Quand il revint dans le château, Léo se dépêcha d'entrer dans sa salle commune secrète et déposa ses nouveaux documents sur le bureau qui occupait la petite pièce où il s'enfermait régulièrement. Là, on pouvait voir plusieurs étagères remplies de dossiers, de piles de feuilles volantes, de livres par dizaines… il y avait aussi une carte du monde très détaillée qui occupait tout un mur. Actuellement à l'étude sur le bureau se trouvaient des dizaines de livres d'histoire sorcière, Moldue ou autre.

Léo s'assit sur son fauteuil, seul confort qu'il se permettait dans cette pièce, et retourna à ses recherches. Allait-il trouver quelque chose ?

UHDS

Le soir même, Léo se trouvait à la gare de Pré-au-lard pour accueillir ses deux camarades. Harry et Hermione parurent devant lui tout sourire et se précipitèrent dans ses bras pour sauvagement l'agresser… pardon, exprimer leur joie de le revoir.

- Allons, allons les enfants ! S'exclama Léo après un moment. Vous m'étouffez !

Quel comble cela serait pour lui de mourir entouré d'amour….

- Comment se sont passées vos vacances, les amis ? Demanda t'il alors qu'ils se trouvaient en route pour monter dans une calèche et revenir vers le château de Poudlard.

- C'était vraiment super ! Dit Harry des étoiles dans les yeux. Mr et Mrs Granger ont été très gentils avec moi.

- Et à ce qu'il semble, Hermione aussi a appréciée ta compagnie, Harry, dit Léo.

La jeune fille rougit visiblement, et dit pour excuse :

- Evidemment, je n'ai pas été seule comme ça !

- Avez-vous vu Blaise dans le train ? Demanda Léo.

- Non, répondirent Harry et Hermione en même temps.

- Il doit toujours être en voyage avec sa mère, je pense, finit Hermione en souriant alors qu'Harry éclatait de rire.

- Toujours aussi synchrones, les enfants ? demanda Léo, lui aussi le sourire aux lèvres.

- Oui, répondit Hermione en rougissant. Nous n'avons pas arrêté pendant les vacances, mes parents n'arrêtaient pas de se moquer de nous.

UHDS

Le festin de retour dans la grande salle se passa bien, et nos trois amis furent bien vite de retour dans la grande salle.

Harry et Hermione étaient très fatigués, et ils allèrent se coucher directement après avoir dit au revoir à Léo. Celui-ci se réfugia vite dans son bureau privé pour continuer ses recherches.

Le lendemain, dans la grande salle…

Le Trio des Serpents dans toute sa gloire se trouvait actuellement à la table de Gryffondor où il mangeait gaiement en compagnie de Neville et Parvati. Le petit groupe d'amis parlait du programme des jours suivants.

Il y avait tout d'abord le samedi un match de Quidditch, Serpentard contre Serdaigle. C'était le dernier de la saison, et l'on saurait par la suite qui remporterait la coupe de Quidditch.

Serpentard l'avait eue de justesse l'année précédente, talonné de seulement vingt points par Gryffondor. Sur le tableau de score, les Poufsouffles étaient en tête avec huit cent soixante dix points, suivis par les Serpentards avec huit cent points tout rond, les Gryffondor avec six cent quarante et les Serdaigles avec quatre cent vingt. Ces derniers pouvaient remporter la coupe, mais il faudrait pour cela l'emporter avec un score historique de quatre cent soixante points minimum pour battre Poufsouffle au classement et de trois cent quatre vingt dix points de plus que le score de Serpentard pour décevoir les supporters de la maison des Serpents.

Les Serdaigles s'étaient énormément entraînés pour ce match, et si ils avaient peu d'espoir de vaincre, ils espéraient bien grappiller une place ou deux dans le classement. L'espoir fait vivre.

Le dimanche enfin, viendraient les très attendues demi-finales du concours de Duel entre Harry Potter et Hermione Granger, et entre Léonard et Blaise Zabini. Ce dernier n'était toujours pas revenu à l'école, et cela inquiétait nos trois amis et Neville, qui avaient développée une franche amitié avec le jeune garçon. Celui-ci, du fait qu'il était noir, était rejeté par la majeure partie de sa maison. Les seuls qui ne faisaient pas attention à sa couleur de peau le prenaient pour un Mr Je sais tout, parce qu'il était très souvent avec un livre en main, et plus récemment pour un traître à son sang, à cause de son amitié avec nos amis.

Les cours allaient commencer dans une vingtaine de minutes et déjà les premiers élèves terminaient leur petit-déjeuner et allaient chercher leurs affaires. Soudain, ceux qui étaient encore dans la grande salle entendirent des exclamations de stupeur en provenance du hall. Intriguée, McGonagall se leva et se dirigea rapidement vers le lieu incriminé, avant de se stopper net.

Dans l'encadrure de la porte, une silhouette d'enfant ensanglantée était apparue en se traînant difficilement sur le sol. Le dragon de l'antre… pardon, Mrs Pomfresh, se précipita avec un rugissement, vite suivie par les directeurs de maison et se dépêcha de s'agenouiller aux côtés du blessé.

Malgré le rapide attroupement qui s'était formé, nos amis du Trio des Serpents avaient eu le temps de reconnaître la personne blessée. Il s'agissait de Blaise. Blaise Zabini.

UHDS

Le midi venu…

Harry, Hermione et Léo étaient en train de marcher en direction de l'infirmerie de Poudlard pour rendre visite à leur ami. Les cours s'étaient bien passés, même si, pour la première fois de l'année, ils les avaient trouvés particulièrement longs.

Ils ouvrirent silencieusement la porte et purent apercevoir au loin Blaise endormi et recouvert de bandages. A ses côtés se trouvaient encore Mrs Pomfresh et les professeur McGonagall et Snape.

Celui-ci dût les entendre entrer, car il se tourna vers eux quand ils entrèrent.

- Nous vous attendions, messieurs Potter et Léonard, Miss Granger.

- Pourquoi donc, professeur ? Demanda Léo.

- Mr Zabini ici présent, dans le seul moment de lucidité qu'il a eut depuis son arrivée ici, s'est contenté de demander après vous avant de s'évanouir, répondit Snape. Avez-vous une idée de la raison de son état ?

- Aucune, répondit Léonard franchement.

Harry et Hermione acquiescèrent à sa réponse et regardèrent Blaise d'un air inquiet.

- Pourriez-vous rester à ses côtés afin de me prévenir si il se réveillait et de le rassurer si il revient à la raison ? Demanda Mrs Pomfresh. Mes sortilèges de diagnostic psychique indiquent qu'il a subie une forte épreuve émotionnelle.

- Pas de problème, acquiesça Harry. Si nous ne dérangeons pas…

- Si je vous le demande, vous n'avez pas à craindre mon feu… plaisanta l'infirmière. Mais n'en profitez pas non plus !

- Ne vous inquiétez pas, répondit Hermione en prenant une chaise. Nous serons sages comme des images !

- Comme des lettres de l'alphabet plutôt, dit Léonard en gagnant la sortie. Je vais chercher des livres et je reviens !

Cette phrase arracha un sourire à Mrs Pomfresh et au professeur de Métamorphose, tandis que le maître des potions paraissait étonnement satisfait et fier de ses serpents…

UHDS

Le même jour, vers dix-huit heures…

Le Trio des Serpents était encore en train de lire, confortablement installé au chevet de leur ami Blaise. Ils avaient reçue la visite de Neville durant l'après-midi et il leur avait apportée une copie des cours qu'ils avaient en commun. Ils demanderaient les autres aux professeurs.

Blaise avait semblé reprendre conscience à un moment, mais quand il ouvrait les yeux, ils étaient voilés par la peur. Si par malheur quelqu'un le touchait, il repoussait brutalement le contact et se mettait à trembler de tous ses membres. En voyant cela, l'infirmière et les trois Serpentards furent particulièrement attristés, mais seul Léonard comprenait vraiment ce qu'il était arrivé à Blaise.

Il avait été battu, sans doute durant une grande partie des vacances. Léonard le savait, pour la simple raison que pendant une grande partie de sa jeune enfance, il avait été maltraité lui aussi ; battu, exploité et mal nourri. Cela expliquait sa taille relativement petite pour son âge et son poids insuffisant. Quand Léo expliqua sa théorie sur le comportement de Blaise, sans révéler le secret de son enfance, Mrs Pomfresh se résigna à administrer une forte dose de potion calmante à la jeune victime.

D'ailleurs, tant qu'elle les tenait sous les mains, Mrs Pomfresh exigea que les trois amis subissent quelques sorts de diagnostics afin de savoir si ils étaient en bonne santé. Quand elle se rendit compte que Léonard était encore plus maigre que Harry –qui n'était déjà pas assez gros- elle leur amena un gros morceau de chocolat et une livre de pain qu'elle leur obligea à manger sous peine de subir son feu…

Mis à part pour se rendre à leur cours d'astronomie, les trois amis ne relâchèrent pas leur surveillance autour de leur camarade.

UHDS

Le lendemain matin, à sept heures…

- Allons, réveillez-vous ! Réveillez-vous ! Dit Mrs Pomfresh.

- Glbxt ? Kikspass ? Dit philosophiquement Harry.

- Il est l'heure d'aller en cours, Mr Potter ! Vous vous êtes endormis sur votre chaise en veillant votre ami.

Cette phrase acheva de réveiller Harry, qui s'exclama :

- Le petit-déjeuner !

Par une étrange réaction en chaîne, Léo leva les yeux des livres qu'il avait étudiés durant toute la nuit et s'exclama d'un ton terriblement sérieux qui fit frissonner Mrs Pomfresh :

- A l'attaque, allons nous confronter à l'ennemi.

Habituée à entendre ces phrases de la bouche de ses amis, Hermione ouvrit finalement elle aussi les yeux juste à temps pour voir ses deux camarades se précipiter hors de l'infirmerie pour aller se goinfrer dans la grande salle. Autant Harry couru, autant Léo marcha le plus vite possible en restant néanmoins poli et en respectant le matériel de l'infirmerie.

- Ah lala, les garçons ! Il n'y a pas de quoi guérir leur appétit ?

- Ce n'est pas une maladie, Miss Granger, pouffa l'infirmière avant de reprendre son sérieux. Dites moi, je me trompe ou Mr Léonard n'aime pas aller manger ?

- Si, mais il considère cela comme une perte de temps, expliqua Hermione. Si Harry et moi n'insistions pas, il mangerait sans doute dans notre dortoir. Mais je ne sais pas pourquoi il a un tel comportement. C'est pour réviser le plus possible qu'il a toujours un livre avec lui.

- Etrange, dit Mrs Pomfresh. Allons, dépêchez-vous, vous allez être en retard ! Tenez, prenez cela et donnez-en à vos amis !

Elle tendit à la jeune élève trois fioles remplies d'une potion couleur de terre.

- Hum… épaisse, couleur terre et…

Hermione déboucha le bouchon pour voir une légère vapeur d'eau sortir et sentit une odeur de fleurs.

- Potion contre les courbatures ! Elle sent bon mais a un goût affreux, qui peut-être résolu en mettant de l'essence concentrée de pattes de mouches.

- Eh bien, quelle perspicacité, Miss Granger ! S'exclama l'infirmière d'un air étonné et satisfait. Je vois que le professeur Snape a d'excellentes raisons d'être fier de vous !

Hermione rougit sous les compliments et répondit :

- Oh, ce n'est rien vous savez ! C'est Harry qui est passionné par les potions, et il insiste pour nous en apprendre une chaque jour, à moi et Léo.

- Eh bien continuez comme cela et vous serez sans doute les meilleurs potionnistes du monde, tous les trois ! Encouragea Mrs Pomfresh. Allons, suivez-moi, je vais aussi me restaurer.

- Euh… et Blaise ? Il va bien ? Demanda Hermione en tournant un regard inquiet vers son camarade.

- Ne vous inquiétez pas, son état est stationnaire. La potion calmante fait toujours effet, et celle de sommeil sans rêve devrait disparaître durant la matinée. De plus, des sorts d'alarme me préviendront au cas où ma présence soit requise si je m'absente.

Hermione acquiesça, puis suivit l'infirmière hors de la salle blanche pour aller commencer sa journée.

UHDS

Durant la matinée…

Harry, Hermione et Léo avaient profité du temps qu'ils avaient pendant leur première heure de libre pour… devinez quoi ? Réviser !

Ils avaient un contrôle des connaissances en cours de Sortilèges, et même si ils révisaient depuis le début de l'année (scolaire, pas calendaire), du fait que les examens arrivaient bientôt, ils avaient vraiment très envie d'obtenir les meilleurs scores de l'Histoire de Poudlard. Ce qui ne serait pas chose facile, car les professeurs actuels détenaient les records dans leur domaine respectif, et nos amis avaient put juger de leur niveau…

Sous la tutelle du petit professeur Flitwick, le cours de sortilège s'était très bien déroulé. L'interrogation avait portée sur les sorts qu'ils avaient appris depuis le début de l'année. Nos trois amis réussirent brillement et repartirent avec un O en pratique. Et ils étaient certains d'en avoir autant en théorie.

Le cours de défense sous la tutelle du professeur Dumbledore se déroula lui aussi très bien, quand, durant la seconde heure…

La porte s'ouvrit et laissa apercevoir le professeur Snape. Celui-ci s'avança vers le directeur et lui chuchota quelques mots à l'oreille. Dumbledore acquiesça et se leva en disant :

- Mr Potter et Léonard, Miss Granger ! Veuillez nous suivre, s'il vous plaît. Pour les autres, ouvrez votre manuel au chapitre XV et étudiez les sortilège de premier niveau, ils pourraient tomber aux examens. Je serais prévenu du moindre chahut, et celui-ci sera sévèrement puni. Vous voilà prévenus. Vous pourrez partir à la sonnerie si je ne suis pas revenu.

Il sortit ensuite de la salle, suivit par le maître des potions et par nos trois amis.

- Que se passe t'il, professeur ? Demanda Hermione, soucieuse.

- Votre ami Mr Zabini s'est réveillé, répondit Snape. Il a demandé à vous voir, surtout vous, Mr Léonard.

- Pourquoi ? Demanda celui-ci en haussant un sourcil.

- Nous l'ignorons, mais il semblerait que cela soit important pour lui, et Mrs Pomfresh a insisté pour vous faire venir à son chevet. Selon ses termes, « Mr Zabini a subi un grave traumatisme et il faut saisir toutes les chances possibles pour le guérir ».

- Excellente déduction, dit Léonard, avant de se tourner vers ses amis et de dire : Allons, plus vite les enfants !

Il se mit à accélérer le pas et, vite suivi par Harry et Hermione, ils semèrent les deux professeurs qui se demandaient comment ils faisaient pour aller aussi vite. En fait le secret de cette vitesse était que Harry et Hermione étaient inquiets et que Léo n'avait pas un instant à perdre, pour quoi que ce soit.

Ils parvinrent bien vite à l'infirmerie –bien avant leurs tortues… pardon, leurs professeurs.

- Comment va t'il ? Demandèrent immédiatement Hermione et Harry, rompant le paisible silence de l'infirmerie et en enfonçant la porte avec un vacarme assourdissant.

- ON SE CALME ! Rugit le dragon.

Le hurlement déchirant, le cri d'agonie insupportable, que dis-je ! Les vociférations démoniaques de l'ange des Enfers Montagneux mit un terme aussi soudain qu'effrayant aux questions des deux enfants.

- Votre ami va beaucoup mieux, rassurez-vous ! Finit par expliquer le dragon infernal de l'Apocalypse. Il est encore réveillé, si vous voulez le voir. Il vous attend. Mais parlez bas, et au moindre problème dehors !

- Chef, oui chef ! S'exclamèrent Harry et Hermione en se mettant au garde à vous.

- Exécution ! Dit l'infirmière en montrant un lit dissimulé par des rideaux. Mr Léonard, puis-je vous parler ?

Harry et Hermione gagnèrent rapidement le lit de Blaise, laissant leur ami discuter avec l'infirmière.

- Que puis-je pour vous ? Demanda t'il d'un ton sérieux qui forçait le respect.

- Dès qu'il a été réveillé, Mr Zabini a demandé votre présence d'urgence, Mr Léonard. Il semblait vouloir vous dire quelque chose de très important, à tel point que j'ai du lui donner des calmants très puissants. Je voudrais que vous me disiez quel sera son état psychologique quand vous aurez fini de parler avec lui. Vous semblez vous y connaître assez dans ce domaine…

- Bien, ce sera fait, répondit Léo avec une voix neutre.

Sans dire un mot de plus, il rejoignit Harry et Hermione au chevet de leur ami blessé. Etendu sur ses draps blancs immaculés, vidé de toutes ses forces, Blaise paraissait aussi vulnérable qu'un nouveau né.

- Léo ? Demanda celui-ci dès que notre ami arriva.

- Bonjour Blaise, dit-il. Tu te sens mieux ?

- Oui, ça va mieux. Mrs Pomfresh est très gentille avec moi.

- Elle a intérêt, répondit Léo avec un sérieux effrayant. Tu voulais me parler en particulier ?

- Oui…

Il lança un regard à Harry et Hermione, et leur dit :

- C'est assez secret, les amis, alors…

- On s'éloigne, acquiescèrent Harry et Hermione. On revient dès que vous avez fini.

Les deux enfants sortirent donc de la pièce de draps blancs et se dirigèrent vers Mr Pomfresh pour s'occuper en attendant.

- Pourquoi doivent-ils parler ainsi en secret, Mi ? Questionna Harry.

- Je ne sais pas, répondit la jeune fille. Léo nous le dira sûrement après.

Justement, de son côté, Léo partageait une discussion très étrange avec Blaise.

- Ils ont tuée ma mère, dit Blaise avec les larmes aux yeux. Juste parce qu'elle s'opposait à ce que je les rejoigne à mes treize ans.

Léo lui prit la main, en une tentative de réconfort. Il laissait son camarade parler, évacuer son chagrin. Cela lui ferait le plus grand bien.

- Qui sont-ils ? Demanda Léo. Quel est leur but précis ?

- Ce sont les Sangs purs, répondit Blaise. Mon père et ses amis Mangemorts, certes, mais aussi les autres. Ils veulent te tuer, car ils disent que tu es un ennemi à l'ordre naturel des choses. Ce sont leurs mots. D'après eux, tu es une aberration.

- Pas que d'après eux. Le ministère aussi…

- Ils veulent te tuer aussi ? Questionna Blaise avec étonnement.

- Pas me tuer. M'étudier.

Blaise pâlit encore plus à l'entente des paroles de Léo, dites sans montrer une quelconque préoccupation au danger qui le menaçait.

- Je reviens, Blaise, dit Léo d'une voix basse.

Sans mots dire, il quitta l'enfermement des draps et se dirigea vers Mrs Pomfresh.

- Vous pouvez y aller, les amis.

Et dès que ses deux camarades furent revenus auprès de Blaise, Léo se dirigea vers Mrs Pomfresh.

- Comment l'avez-vous trouvé, Mr Léonard ? Demanda celle-ci.

- Physiquement fatigué, mais en bon état. Ses tremblements laissent à penser qu'il a subit le Doloris.

- Oui, en effet. Je lui ai données les potions et les soins nécessaires pour cela.

- Psychologiquement, il est très éprouvé. Il lui faudra sans aucun doute des mois pour se remettre, et il gardera une marque à vie.

- Il vous a dit ce qu'il lui était arrivé ? Questionna l'infirmière.

- Il a vu son père torturer, violer et assassiner sa mère alors qu'elle le protégeait de son corps contre une « punition », éructa Léo d'une voix effrayante, qui recelait une colère aussi profonde qu'un puit sans fond.

Mrs Pomfresh mit aussitôt une main devant sa bouche, son visage exprimant une horreur sans nom.

- Clara Zabini est morte ? Balbutia t'elle en laissant monter des larmes à ses yeux.

- Il semblerait, répondit Léo d'un air « je m'en fiche ».

- Elle était l'une de mes élèves préférée… elle passait la majeure partie de son temps libre ici, à m'écouter parler des soins magiques… elle voulait être médicomage…

Interrompant là les lamentations de la vieille femme, Léo leva une main et dit :

- En bref, je ne pense pas qu'il soit convenable pour Blaise de rester seul dans l'infirmerie cette nuit. Sortilèges de surveillance et potions de sommeil sans rêve ou pas. Avoir une assistance de gens appréciés au réveil et au coucher est d'une immense aide morale, et l'aidera à récupérer plus vite. Autrement dit, avec moi, Hermione et Harry.

- Vous voulez le faire sortir de l'infirmerie ? S'exclama l'infirmière. Dans son état ? Mais vous êtes fou !

- NON, je ne suis pas fou ! Eructa Léo avec rage. Je suis un psychopathe, un schizophrène, un dément, un pyromane, un assassin, nuance ! J'ai toute ma raison ! J'étudie la médecine depuis des années, vous n'avez pas grand-chose à m'apprendre sur le sujet ! Alors laissez moi prendre soin de Blaise ! J'en suis plus capable que vous, car je sais ce qu'il a subit pour avoir connus les mêmes évènements à plusieurs reprises !

La tirade de Léo, en plus d'amener sur lui les regards de Harry et Hermione, avait fait pâlir l'infirmière à l'extrême. Léo soupira en voyant les regards interrogateurs ou horrifiés. Résigné, il sortit sa baguette, et en une succession de gestes vifs, il fit subir à l'infirmière et à ses trois amis –Seules personnes présentent dans la pièce hormis lui- un sortilège d'Oubliette.

- Et maintenant, Blaise va venir avec nous, dit Léo en Oubliettant l'infirmière. Pas de questions, pas de refus, pas d'interrogation. Aucun rapport à qui que ce soit. Compris ?

- Oui, répondit inconsciemment Mrs Pomfresh.

- Bien. Au revoir alors. Je viendrais chercher Blaise après les cours, quand vous l'aurez rapiécé.

UHDS

Le soir, dans le dortoir secret de nos amis Serpents…

Alors qu'Harry, Hermione et Blaise –fraîchement réparé par Mrs Pomfresh- étaient en train de se préparer à aller dormir, Léo était une nouvelle fois enfermé à mille tours de clefs dans son « bureau », la pièce où l'on ignorait ce qu'il faisait.

- Léo ? Appela Hermione en frappant légèrement à la porte. Nous nous couchons.

Il n'y eut aucune réponse. Elle appela à nouveau, et cette fois la porte s'ouvrit en grand. Léonard passa en coup de vent et ferma solidement la porte par ses sortilèges de sécurité, puis parti du dortoir sans un mot ni même un regard pour ses amis. Hermione eut néanmoins le temps de remarquer qu'il avait un livre volumineux sous le bras.

- Où vas-t'il donc comme cela ? S'interrogea Harry.

- Il a laissé tomber un parchemin, dit faiblement Blaise (encore affaibli) en ramassant près du tableau de Merilin un petit morceau de feuille.

- Qu'est-ce qu'il y a d'écrit ? Demanda Hermione en se demandant où était passé aussi l'occupant du tableau.

Celui-ci s'absentait de plus en plus souvent.

- On dirait une lettre…

III/VI/MIXMXCI C-G - III/VI/XDVIII/IV

Archives personnelles de L-E.G.F dF.

Aujourd'hui, j'ai prise une grande décision. Aujourd'hui, j'abandonne mes amours, j'abandonne mes joies, j'abandonne mon coeur. Aujourd'hui, ce qui fait mon être et mon âme n'est plus. Aujourd'hui, je suis mort, mais aujourd'hui, Léonard est né. Aujourd'hui, ma vengeance prend forme.

Je suis une étrangeté ?

Je leur montrerais la réalité en face, quoique cela coûte.

Un jour, je les tuerais tous.

- …

- …

- …Qu'est-ce que cela veut dire, à votre avis ? Questionna Hermione.

- Aucune idée, répondirent sincèrement Harry et Blaise.

- C'est vraiment inquiétant, continua Harry. Qu'est-ce qu'il veut dire par « aujourd'hui, je suis mort » ?

- J'espère qu'il ne va pas faire des bétises ! S'exclama Hermione en s'imaginant les pires scénarios.

- Il faut prévenir un professeur, à votre avis ? Questionna Harry.

- Oui, dépêchons nous ! Répondit Blaise en sortant du dortoir et en se dirigeant vers le bureau du professeur Snape.

Ils sortirent tous les trois en courant, sur les traces de leur camarade. Ils l'aperçurent tourner à un couloir et le suivirent, car il s'agissait de la direction du bureau de leur directeur de maison.

Celui-ci se trouvait actuellement en train de préparer une potion pour l'infirmerie. Mrs Pomfresh la lui avait demandée d'urgence, et il s'était résigné à passer une nuit blanche pour la lui préparer. L'infirmière avait de la chance d'être dans ses bonnes grâces ! Sinon, il l'aurait envoyée balader.

Malheureusement pour lui, il s'agissait d'une potion compliquée, et il ne pouvait point en confier la préparation à ses élèves. Du moins, pas à tous. Autant ceux de la sixième à la septième année étaient tous peu doués voir complètement nuls autant la nouvelle fournée des premières années comptaient plusieurs génies dans son domaine. Harry Potter pouvant véritablement rivaliser avec lui-même à son âge sur le sujet. Bien que cela lui fasse mal de le reconnaître…

Tout en préparant sa mixture, le professeur était plongé dans ses pensées. Pour tous dans cette école, qui disait Harry Potter disait « Quatuor des Serpents ». Et qui disait Quatuor des Serpents disait Léonard. Ce nom le fit immédiatement repenser à une discussion qu'il avait eue avec le directeur de Poudlard, Albus Dumbledore, lors du mois d'octobre précédent…

Flash-back

- Mon cher Severus ! Avait dit le directeur. Bonbon au citron ?

- Non merci, Albus, répondit la Chauve-souris humaine. Pourquoi m'avez-vous convoqué ?

- Pour une simple raison, mon cher. Que savez-vous de Léonard, l'élève de première année dans votre maison ?

Snape haussa les épaules, et répondit :

- Peu de choses. Mis à part que c'est un véritable génie et qu'il travaille comme si sa vie en dépendait…

- A son propos, je souhaiterais que vous me fassiez rapport de toute chose qui vous semblerait étrange à son propos. Un comportement inhabituel, des propos intrigants…

- Vous méfieriez-vous de lui, Albus ?

- Il y a des choses que vous n'imaginez pas, Severus, répondit Dumbledore. Notre société est gangrenée jusqu'au cœur, son âme est pourrie. Mr Léonard, lui, est encore pur. De telles personnes sont le seul espoir que nous avons de ne pas voir le monde sombrer dans le chaos.

- Vous mettez beaucoup d'espoirs en lui, Albus, constata le maître des potions.

- Certaines choses que vous ignorez m'y obligent, Severus.

Fin du Flash-back

La discussion s'était interrompue là, ainsi que de même que les souvenirs, et le professeur Snape revint à son chaudron. Enfin, il avait presque terminé la première étape, et pourrait profiter d'une heure de sommeil avant de réaliser la seconde.

Soudain, l'on toqua à sa porte. Exaspéré, il prit quelques minutes pour terminer sa préparation, se lava les mains et alla finalement ouvrir.

- Mr Léonard ? Demanda t'il. Que puis-je pour vous.

- Nous allons discuter, professeur, dit Léo.

Il n'avait même pas demandée l'autorisation, mais simplement donné à son professeur l'ordre d'obtempérer, bien qu'en usant d'une formulation polie.

Il entra dans la salle sans attendre, referma la porte et la barda de sortilèges.

- Que signifie, Mr Léonard ? S'exclama le maître des Potions.

- Cela signifie, mon cher professeur, que j'ai besoin de renseignements. Et vous allez me les donner, en tant qu'ancien Mangemort…

La surprise se lut dans les yeux de Snape, qui se rattrapa vite et prit son air le plus « vampire » afin de dire :

- Ne redites jamais cela, Mr Léonard, éructa t'il. Jamais. Sinon, vous allez perdre tous vos points.

- J'AI DIT, s'exclama Léo d'une voix forte et en avançant vers son professeur, que nous allions DISCUTER ! Suis-je Clair ?

En disant cela, il avait dégagé un profond et pur charisme, qui ratatina la colère du professeur et la fit s'envoler comme poussière au vent.

- Bon, d'accord. Que voulez-vous ? Vite, avant que je ne change d'avis.

Il faudra que je prévienne Albus, pensa t'il.

En quittant le bureau du professeur Snape, Léo remarqua immédiatement ses trois amis cachés dans l'ombre. Il siffla de mécontentement, puis se recomposa son air neutre « je me fiche de tout », avant de repartir pour leur dortoir commun, laissant les trois enfants lui courir après pour éviter d'être enfermés dans les couloirs des cachots.

UHDS

Le lendemain…

Quand Hermione se réveilla, elle trouva posée sur sa table de nuit une petite enveloppe de parchemin. Elle l'ouvrit et lut :

IV/VI/MIXMXCI C-G – IV/VI/XDVIII/IV

Archives personnelles de L-E.G.F dF.

Ne pas oublier de mettre des sorts de protection contre les curieux dans mes documents…

Bonne douche les enfants !

- AAAAAAAAAAAAAARGH !

Hermione sursauta soudain en entendant Harry et Blaise hurler comme si leur vie en dépendait. Elle n'eut pas le temps de se lever ou de demander ce qu'il se passait qu'elle ressentit une désagréable impression de froid dégoulinant dans son dos. Un instant plus tard, elle reçu un océan sur la tête.

- LEO ! ATTENDS QUE JE T'ATTRAPE ! Eructa t'elle une fois la surprise passée.

- Au secours ! J'ai peur ! Plaisanta Léonard de derrière la porte de son bureau.

UHDS

Le Samedi suivant, au stade de Quidditch de l'école

- Bienvenue à tous pour ce dernier match de Quidditch de l'année, opposant Serpentard à Serdaigle ! Hurla la voix de Lee Jordan dans le micro du commentateur.

Des acclamations s'élevèrent de toutes les tribunes, remplies sans exception. Les Gryffondors et les Poufsouffles étaient venus aussi pour soutenir leurs amis aigles et le Trio des Serpents. Blaise était aux côtés de Neville et de Parvati, dans les tribunes des Lions qui l'avaient très bien accueilli.

Lee Jordan accueilli les joueurs gaiement, sans oublier de souligner :

- Vous pouvez maintenant admirer la réfection des balais des joueurs de Serpentard, par les plus grands artistes de l'école ! Je ne les nommerais pas pour ne pas qu'ils soient submergés par les demandes de travail. Vous pouvez admirer les petits nounours qui ornent le balai de Flint en chantant « Vive Gryffondor ». Mais il ne faut pas oublier Montague et la paille de son balai qui sème des petits cœurs roses sur son chemin…

- Jordan ! Le match ! Disputa le professeur McGonagall.

- Oui professeur. Avant de voir Mrs Bibine siffler le coup d'envoi, félicitons les balais des batteurs de Serpentard pour leur audace et leur déclaration d'amour à Miss Teigne !

- Jordan ! Dit McGonagall d'une voix qui ne cachait pas son amusement.

- Oui professeur, moi aussi je vous aime.

- JORDAN ! LE MATCH !

- Oui professeur. Et voilà Mrs Bibine qui s'avance sur le terrain, son balai à la main ! Son retard est expliqué par la transformation de celui-ci en un balai dansant la samba… Elle a dut en trouver un autre pour arbitrer le match.

« Et les joueurs s'envolent sur le terrain, le souaffle est lâché ! Les cognards le suivent immédiatement, suivis par le VIF D'OR ! »

« Granger bloque le souaffle qui a déjà été emmené face à son but par les poursuiveurs de Serdaigle ! Elle le relance à Montague, mais celui-ci ne peut l'attraper, car il est dévié par un batteur des Aigles qui le lance droit dans les buts des Serpents ! Dix à Zéro pour Serdaigle ! Serdaigle ouvre le score ! »

« Mais Léonard réagi immédiatement et reprend le souaffle ! Il l'emmène aussi vite que possible de l'autre côté du terrain ! Il va marquer ! Et non ! Son tir, pourtant très fort et rapide, est bloqué par le gardien des Serdaigles ! »

« Celui-ci relance le souaffle à un poursuiveur aigle, qui donne toute la puissance de son balai pour échapper à Léonard, déterminé à reprendre la balle ! Il fait une passe, et BUT POUR SERDAIGLE ! Vingt à Zéro pour les Aigles ! »

La suite du jeu fut une véritable débandade (C'est le cas de le dire, sans obscénité) pour les Serpents. Léonard ne pouvait réussir correctement son travail de poursuiveur sans l'aide de ses deux camardes et de ses batteurs. Ceux-ci s'amusaient à le confondre avec les Aigles au début du match, puis quand ils virent la débâcle ne s'occupèrent plus du tout de lui, préférant laisser les cognards le bloquer.

Par manque d'entraînement (hors nuptial), les quatre joueurs de Serpentard autres que le Trio des Serpents ne purent rien faire. Léo réussit à inscrire douze buts durant les quatre heures que dura le match, et Hermione en bloqua le plus qu'elle pouvait. Mais les poursuiveurs aiglons étaient particulièrement rapides, et ils ne lui laissaient aucun répit. Finalement, le vif d'Or daigna apparaître alors que les supporters Serpents, n'en pouvant plus de voir une telle horreur, quittaient leurs tribunes en insultant les sangs de sorcier de bourbe, les sangs-mêlés et les sangs de bourbe.

- Et voilà le vif d'or ! Hurla Lee Jordan. Potter et Chang sont au coude à coude ! Qui va gagner ? Potter prend de l'avance, mais il est déstabilisé par un cognard et doit dévier ! Chang en tête ! Léonard la déconcentre en passant devant elle avec le souaffle ! Serpentard marque ! Cent trente à Six cent quatre-vingt ! Serdaigle est dores et déjà assuré de remporter la coupe de Quidditch ! Et… et Potter a attrapé le Vif d'Or ! Serpentard met fin au match, mais c'est Serdaigle qui l'emporte, par un score final de deux cent quatre vingt à six cent quatre-vingt dix ! Un dernier but a été marqué juste avant que Potter n'attrape le vif !

Et c'est Serdaigle qui remporte la Coupe de Quidditch, avec le score de mille cent dix points ! Le record de Poudlard est battu ! Jamais la barre des mille points n'avait été franchie ! Qui l'eut cru ? Les Aigles étaient dernier ce matin encore, et les voilà en plein triomphe ! C'est un vrai miracle ! D'autant plus qu'ils sont aussi en tête pour la coupe des Quatre maisons !

Jamais un tel bruit ne fut entendu dans les gradins de Serdaigles. L'on eu pu croire qu'ils étaient en train de s'écrouler, tellement l'éclat sonore était soudain et puissant.

Durant le reste de la journée, certains reptiles s'enfouirent profondément dans leurs cachots, l'abstinence étant le maître mot tandis que les trois autres maisons étaient pour l'occasion réunies dans la grande salle pour faire la fête. Après tout, Serdaigle n'avait gagnée la coupe de Quidditch que douze autres fois dans son histoire. Poufsouffle l'avait eue à cent vingt-sept reprises, et Gryffondor l'avait vue fièrement trôner sur ses étagères pendant plus de trois cent années.

Léo, Harry et Hermione fêtaient aussi l'évènement en la compagnie de Blaise, Neville et de leurs autres amis. Heureusement, il n'y avait pas de Boutonneux pour les embêter.

Du moins, quand je dis que Léo faisait la fête, il vaudrait mieux dire qu'il s'empiffra du festin le plus proprement et rapidement possible et qu'il s'esquiva le plus discrètement du monde dès qu'il le put. Une fois seul, il rejoignit son dortoir et s'installa au sol pour méditer. A ses côtés se trouvait un ouvrage intitulé : L'esprit et ses mystères.

UHDS

Le lendemain, dans la grande salle…

- Et maintenant, dit d'une forte voix amplifiée magiquement le professeur Snape, le premier duel des demi-finales du championnat de duel de l'année ! Harry Potter, première année de Serpentard, contre Hermione Granger, première année de Serpentard !

Les autres professeurs et les élèves de Gryffondor, Poufsouffle et Serdaigles passaient outre la fierté qui se ressentait dans la voix du maître des potions. Les quatre derniers combattants du concours de duel étaient tous des Serpents, et de première année qui plus est ! La joie apportée par cette idée lui faisait oublier sa colère vis-à-vis du jeu honteux des joueurs de l'équipe de Quidditch de sa maison la veille.

En effet, mis à part Serpentard, tous les élèves firent un triomphe aux deux première année, qui jouissaient d'une popularité grandissante, notamment grâce au fait que contrairement aux autres joueurs de leur équipe hormis Léo, ils étaient parfaitement sport et jouaient dans les règles de l'art, sans tricher et en acceptant la défaite.

Du côté des professeurs, l'on attendait aussi impatiemment ces duels. Pourquoi ? Tout simplement car les deux élèves ici présents étaient particulièrement bons en DCFM pour l'un et Sortilèges pour l'autre. Ils réalisaient des sortilèges étonnants pour des enfants de leur âge. Même des élèves de second cycle auraient du mal à en maîtriser certains. C'était comme si ces enfants avaient un potentiel d'apprentissage accéléré une dizaine de fois.

- Fait bien attention à toi, Mi ! Dit Harry en montant sur le ring avec son amie. Je me sens dangereux aujourd'hui !

- Rassures toi, moi aussi ! S'exclama Hermione.

- Duellistes, en place ! S'exclama, pressé, le professeur Snape.

Les deux enfants gagnèrent immédiatement les cercles peints au sol qui déterminaient la position des duellistes au début du duel. L'arbitre Chauve-souris se plaça sur le côté du ring, et là, siffla le début du duel.

Hermione leva sa baguette d'un geste vif, et lança trois sortilèges. Un de stupéfixion, un d'entrave et un autre de ralentissement. Harry était bon en DCFM, mais moins en sortilèges, et elle avait l'intention de l'avoir là-dessus. Le point fort du garçon étaient sans conteste les potions, mais ont ne pouvait en utiliser en duel. N'est-ce pas ?

Mais l'assurance d'Hermione sur ce point fondit comme neige au soleil quand Harry sortit de sa poche une fiole de potions. Il la but aussitôt, et bien qu'il n'y eu pas de changements apparents, Hermione savait qu'il ne fallait pas s'y fier.

Elle compris qu'elle avait eu raison quand Harry se mit à bouger à une vitesse surhumaine. Une potion de rapidité ! D'excellente qualité de plus, d'après la vitesse du garçon. Celui-ci se mit à courir autour de son amie en décrivant un cercle qu'il resserrait de plus en plus au fur et à mesure que le temps s'écoulait.

Sachant que son camarade était trop rapide pour qu'elle puisse le toucher en le visant, Hermione décida de faire appel à son instinct. Elle ferma les yeux et se laissa guider uniquement par son sixième sens. Elle imaginait dans sa tête l'endroit où Harry se trouvait avec l'aide de son ouïe.

A droite… devant… à gauche… derrière… à droite… devant… à gauche… derrière… à droite… DEVANT !

En un geste si rapide qu'il en fut presque imperceptible pour la plupart des spectateurs, Hermione attrapa les vêtements d'Harry, lui fit un croche-pied et utilisa l'inertie de sa propre vitesse contre lui afin de le faire chuter lourdement au sol. Un instant plus tard, le garçon était allongé sur le ring, un des pieds d'Hermione posé sur sa poitrine en signe de domination.

- Alors Harry, qui a gagné ? Demanda la jeune fille en souriant.

- Moi ! Répondit avec un rictus amusé le jeune génie des potions. Et un instant plus tard, deux mots retentirent, prononcés à une vitesse étonnante. Un stupéfix, un expeliarmus, et Hermione tomba à la renverse alors que sa baguette quittait sa main figée pour rejoindre celle d'Harry.

- Harry Potter, Vainqueur ! S'exclama l'Arbitre Chauve-souris en sifflant la fin du duel. Harry Potter va aller en Finale !

Harry se releva et sauta et cria de joie avant de vite réveiller Hermione d'un « Enervatum », et de la serrer dans ses bras pour la consoler. Il se dépêcha néanmoins de se séparer d'elle en rougissant fortement...

Malgré sa déception, Hermione prit bien la défaite. Dans son euphorie, elle avait complètement oublié que Harry bénéficiait de l'effet d'accélération d'une potion de vitesse, et qu'il disposait encore de sa baguette malgré son apparente position de faiblesse. Elle avait voulut jouir de sa supériorité, et s'était bien faite avoir. Elle était maintenant éliminée du championnat.

Dès qu'ils eurent quitté le ring, le professeur Snape appela à lui les deux derniers concurrents, à savoir Blaise et Léo. Malgré son faible état, le jeune garçon noir avait insisté pour concourir.

- Mon père ne me demandera pas si je suis en forme pour combattre quand il voudra me tuer, avait-il dit.

- Duellistes, prêts ? Alors une, deux… Combattez !

L'issue du combat ne faisait pas de doute d'après de nombreuses personnes, mais malgré son état de faiblesse prononcée, Blaise se battait comme un lion. Le comble, pour un Serpent…

Il bombarda Léo de sortilèges le plus vite qu'il pouvait. Mais malheureusement pour lui, son adversaire et camarade connaissait parfaitement le point faible de cette technique pour l'avoir étudiée. Il s'agissait simplement là de pure logique. Plus Blaise lançait de sortilèges, même peu puissants, rapidement, plus il se fatiguait vite.

Léo, lui, ne lançait aucun sortilège. Il se contentait d'esquiver ceux de son adversaire en exécutant une véritable danse gymnaste. Un saut en avant, une galipette arrière, une toupie, une petite course, un saut périlleux avant ou arrière… Rien de bien compliqué.

Décidant de ne pas laisser Blaise se fatiguer, malgré l'assurance de celui-ci qu'il allait bien, Léo mit fin au duel presque en un instant. Il prit son camarade de vitesse et se positionna derrière lui. Là, il leva son bras droit et l'abattit en un point précis de la nuque. Blaise s'effondra aussitôt au sol, évanoui.

Bien que jugeant cette victoire facile, le professeur Snape ne put faire autrement que juger Léo vainqueur.

- Et le prochain duel, dit-il, sera la finale ! Il opposera Harry Potter, première année de Serpentard, à Léonard, première année de Serpentard ! Ils combattront dimanche prochain !

Et les élèves quittèrent tous la salle petit à petit, le quatuor se réunissant dans sa salle privée afin de faire une petite fête. Ou plutôt, Léo laissa ses trois amis s'amuser pendant qu'il étudiait… encore.

UHDS

Et voilà, c'est fini pour cette fois ! Le prochain chapitre arrivera dans les temps, lui, le vingt-sept février ! En espérant que ce chapitre vous aura plu ! On commence à y découvrir des indices importants sur Léo et son identité.

Un grand merci à Swagher, mon BR, qui m'aide à écrire correctement ce texte en me conseillant et en m'offrant des critiques justes et constructives.

UHDS

PS : J'ignore comment les autres auteurs font fonctionner le système de la coupe de Quidditch de Poudlard, mais pour moi il est simple :

- Six matchs

- accumulation des points

- Trois matchs par maison

Voici :

Gr/Pf

Gr/Sd

Gr/Sp

Pf/Sd

Pf/Sp

Sd/Sp

Je vous indique ceci, car il me semble quand je lis des fictions que beaucoup utilisent une méthode plus compliquée et bizarre…

Prochain chapitre le vingt-huit février.

Gryffondor : (Quatre cent trente-cinq)

Serpentard : (Trois cent dix-sept)

Serdaigle : (Cinq cent douze)

Poufsouffle : (Cinq cent neuf)

Chapitre XII : Sept mille six cent dix-sept mots.