Chapitres écrits par Juliabaku
CHAPITRE XVI
Bureaux du F.B.I.
Il y avait maintenant deux jours que Colby avait demandé à son équipe de faire un lien entre tous les crimes récents où les criminels avaient utilisé des explosifs et la liste des repris de justice qui pourraient vouloir la mort de Don. Mais tout en faisant cette enquête, il se demandait s'il ne fallait pas prendre plutôt l'enquête dans le sens où c'était peut être le F.B.I qui était visé. Ensuite après avoir réfléchi quelque temps, il se dit que, s'il s'agissait un tueur de fédéraux, il s'en serait pris aussi à eux. Mais là, il ne s'agissait que de Don. Prenant sa tête entre ses mains, il repensait à ce que l'agent Dimitri avait dit. Peut être il y avait un rapport. Alors malgré l'interdiction de la C.I.A, Colby voulut consulter un peu plus en détail le dossier. Il prit son téléphone et composa le numéro de Larry.
Après quelques tonalités, la voix très claire, légèrement fatiguée, mais reconnaissable de Larry répondit.
- Allo Larry, C'est Colby. J'aurais besoin de l'aide d'Amita ou de la vôtre pour chercher un dossier informatique.
- O.K., je vais arriver. Je suis là dans une quinzaine de minutes.
Ils raccrochèrent tous les deux. Colby savait qu'il allait enfreindre quelques règles. Mais visiblement, David n'était pas là pour l'en empêcher. Ni personne. Depuis la perte de leur chef, on aurait dit que la force de cette équipe avait disparu. Lui et Nikki semblaient encore les seuls à être assez motivés pour régler cette affaire. D'ailleurs la jeune agent arrivait à son tour.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle en voyant la page d'accueil de la C.I.A.
- Je vais chercher un dossier que nous a caché la C.I.A.. Tu n'es pas obligée de me soutenir. Si tu veux aller le dire, je ne t'en voudrai pas Nikki. dit l'agent en se disant qu'elle allait tout dire au sous-directeur. Mais aussi surprenant que cela puisse être, la jeune femme mit sa main sur l'épaule de son collègue masculin.
- Tu rigoles j'espère. On est une équipe, et je ferai tout pour t'aider. On va le coincer ce mec.
Ravi d'avoir un soutien dans cette affaire, Colby n'attendait plus que l'arrivée de Larry.
CHAPITRE XVII
Bureaux du F.B.I.
Dans la voiture, larry repensait à tous ses mots, à tous les événements qui s'étaient passés, à son ami qui partait de plus en plus à la dérive, ne pouvant plus supporter la vérité. Tout cela était dur. Maintenant il avait besoin d'une pause, et Colby lui offrait cette pause. D'un côté il le remerciait, d'un autre côté il le maudissait, voulant rester chez les Eppes. Mais il ne devait pas non plus s'enfermer dans un monde à lui. Il devait se battre, et là il pouvait peut-être trouver quelque chose.
Il arriva enfin aux locaux du F.B.I.. Tremblant légèrement, il descendit de sa voiture pour aller dans le bâtiment. Il entra dans l'ascenseur. Et là il se rappela des jours où il allait au F.B.I. avec Charlie quand ils devaient aller voir Don. Il crut voir alors devant lui le fantôme de Don, souriant, le considérant comme un ami, un confident.
Puis quand la porte s'ouvrit, laissant les larmes où elles devaient être, il s'élança dans les bureaux pour aller aider Colby.
Colby vit arriver le professeur. Ravi qu'il ait pu se libérer rapidement, il l'accueillit avec un grand sourire.
Larry répondit par un petit sourire timide, et alla rapidement sur l'ordinateur.
- Je voudrais que l'on ai le dossier de l'affaire Sobieski. Est-ce qu'il est possible que l'on... commença Colby avant d'être interrompu par Nikki qui enchaîna :
- …pirate les données de la C.I.A.. Même si c'est interdit ?
Larry d'abord surpris répondit d'un hochement de la tête positif.
- Bien, alors je vais appliquer quelques équations que nous avions mis en place avec Charlie...
Mais le physicien s'arrêta en repensant à son ami.
- Je vais vous trouver ce dossier, finit-il par dire sans ajouter trop de détails.
Il se mit tout de suite au travail.
- Vous pensez en avoir pour combien de temps ? demanda Colby.
- Plusieurs heures, dit il sans lever la tête de l'ordinateur pour ne pas perdre la moindre seconde.
Nikki resta alors aux côté du professeur où cas où il aurait un problème. Colby avait bien sûr pensé que si on voulait retirer l'accréditation de Larry, il ferait tout pour faire comprendre que c'était lui qu'il faudrait punir plutôt que le physicien qui n'avait fait qu'obéir aux ordres.
Colby se dirigea vers la salle de repos du F.B.I. pour aller voir Liz et David. Il entra alors dans la pièce et vit David regardant son verre de jus de fruit, et Liz regardant sa tasse de café. Les deux agents ne semblaient plus réagir, et n'avaient pas vu que Colby était rentré.
Il prit une tasse de café et alla à la table avec ses collègues, il les regarda et sembla chercher à l'intérieur de leur yeux la petite étincelle permettant de croire qu'il était possible de les remotiver. Il était inenvisageable qu'il continue sans son équipe au complet. David leva alors les yeux vers son collègue, remarquant enfin sa présence. Comment celui-ci pouvait garder encore cette lueur d'espoir dans les yeux ?
- Comment arrives tu a être comme ça ? demanda-t-il en le regardant, légèrement en colère. Don est mort, et tu continues comme ça ?
Colby ne s'inquiéta pas, et Liz releva alors les yeux. Tranquillement, en retirant de ses lèvres la tasse, il prit la parole.
- Je veux que cette affaire soit close. Je veux que celui qui a tué Don soit puni, au minimum pour sa famille. Et j'aurai besoin de vous, ajouta t-il avec une douceur étonnante de sa part.
Visiblement Liz n'était pas insensible à ce charme et, tout doucement, une petite étincelle se réveilla aussi dans ses yeux, timide mais présente.
David, lui, semblait incertain. Il se leva et alla vers son collègue et ami.
- A quoi tout cela rime ? Ca ne fera pas revenir Don. Je ne vois pas que l'on peut faire de plus.
- On peut au moins soulager la peine d'Alan et de Charlie. Tu as pensé à eux ? Tu as pensé à ce qu'ils peuvent ressentir ? Au fait qu'ils ont perdu quelqu'un d'important pour eux ? Nous pouvons… non !.. nous devons les aider. C'était un de nos collègue ! répondit Colby légèrement irrité à cause de l'inactivité de David.
Mais visiblement ses arguments avaient fini par toucher le coeur et la conscience de David qui refirent surface rapidement.
Colby avait raison. Ils ne pouvaient pas se permettre de rester inactifs alors que Charlie et Alan comptaient sur eux pour coincer celui qui avait fait ça.
Soudain, Nikki entra dans la salle, rapidement, légèrement essoufflée.
- Larry a réussi.
Posant sa tasse, Colby sortit à toute vitesse de la salle, suivi de ses autres collègues, pour aller au bureau voir Larry qui avait craqué la protection pour entrer dans le dossier Sobieski.
- Ca y est! J'ai ouvert : tu peux consulter.
Etonné, et surtout tiraillé entre le règlement et la volonté de venger son chef, David regardait Nikki et Colby qui semblaient être ravis. Visiblement Liz acceptait l'idée de ne pas respecter le règlement. Mais il finit par se dire que Colby avait eu une bonne raison de prendre cette décision.
Colby ouvrit le dossier et l'explora. Il découvrit que la plupart des éléments donnés par l'agent Dimitri étaient vrais, mais aussi qu'il n'y avait pas énormément de choses sur ce que Sobieski et Don avaient en commun. Même pire, le dossier semblait n'avoir aucun lien avec le meurtre de Don. Rien ne correspondait. L'homme était emprisonné, et personne ne pouvait vraiment aller le voir. L'agent Laurton semblait avoir raison.
Comprenant que cette affaire ne le mènerait nulle part, il sut alors qu'il allait se faire taper sur les doigts par ses supérieurs pour avoir désobéi au règlement. Mais il n'était pas énervé. Il se doutait que tout allait finir comme ça. Il remercia alors Larry, en lui assurant qu'il n'aurait aucun souci, en lui promettant qu'il ferait tout pour le défendre si jamais les choses dégénéraient par rapport à son action de ce jour.
Mais quelque chose le gênait tout de même : si l'agent Dimitri était vraiment un espion, alors pourquoi avait-il donné toutes ces informations qui étaient vraies ? Et puis, quelles étaient les probabilités qu'il soit tué dans un accident de voiture juste après leur avoir indiqué cette piste ? Colby aurait bien aimé pouvoir interroger Charlie à ce sujet. En attendant, il espérait que la réponse, ou au moins une partie, lui soit donnée par son ami des rensiegnements. Il hurla alors des ordres à son équipe remotivée, même s'ils étaient tombés dans un cul de sac.
CHAPITRE XVIII
Bureau du F.B.I.
Le lendemain cependant, les recherches restant infructueuses, Colby se dit que tout était dur en ce moment. Il n'y avait aucun autre suspect ayant les même caractéristiques que Sobieski, mais de nombreux suspects remplissaient une partie des critères pouvant amener à tuer un agent du F.B.I. Et même si, pour certains, leurs motivations n'étaient pas suffisantes, il se disait que le tueur se trouvait parmi tous ces gens.
C'est alors que le téléphone de Colby sonna. Il le prit et répondit machinalement.
- Colby Granger à l'appareil.
- Yo vieux, c'est moi Brice. J'ai trouvé des infos sur Laurton et l'autre.
- Tu as quoi ?
Après quelques minutes de discussion, le visage de Colby se figea. Puis un sourire apparut sur ses lèvres.
- Je te remercie Brice. Je te revaudrais ça.
Il raccrocha, et reprit son téléphone pour appeler l'agent Laurton en lui demandant de passer au bureau. Tout d'abord surpris, celui-ci lui demanda pour quel motif. Colby biaisa en insistant pour qu'il vienne car ils avaient trouvé de nouvelles preuves dans l'affaire Sobieski.
Comme un poisson, Laurton mordit à l'appât, et arriva aux bureaux du F.B.I très en colère, ne voulant cette fois ci pas cacher ses émotions.
- AGENT GRANGER ! hurla alors l'homme avant de se faire attraper par le col.
- Je ne sais pas pourquoi vous faites tout ça, mais apparemment, vous voulez freiner l'enquête. Mais sachez que rien ne m'empêchera de découvrir qui a tué Don ! Nous sommes en train de faire des recherches sur les explosifs. J'ai eu des informations concernant votre espion...Ce n'en était pas un. Mais apparemment vous le saviez. Vous avez monté cette affaire d'espion pour nous éloigner de notre piste initiale. Pourquoi ?
L'agent de la C.I.A regarda l'agent du F.B.I. et comprit qu'il n'avait pas le choix.
- Bien...Je vais vous expliquer, mais tout d'abord, lâchez-moi.
Colby relâcha alors le col de Laurton. Ce dernier le remit dans une position plus correcte. Puis se mit à tout raconter.
- Nous travaillons sur cette affaire, et nous avons eu des ordres très stricts. Nous ne devions pas en parler : secret défense. Mais nous pouvons vous donner une liste de noms.
- C'est un bon début de collaboration. Mais j'espère que ce n'est pas du vent cette fois.
Comprenant que le jeu ne se ferait pas deux fois, Laurton affirma que cette liste était vraiment une liste de personnes qui travaillaient avec Sobieski.
- Je vais aller vous faire des photocopies et je reviendrai. Mais je doute que vous trouviez quelque chose sur le meurtre de l'agent Eppes.
Quittant les locaux, en regardant de loin l'agent du F.B.I, pour la première fois l'agent Laurton se sentit mal à l'aise.
Quelques heures plus tard.
Colby regardait sa montre en attendant l'agent de la C.I.A. Les recherches sur les explosifs continuaient à se faire. Et tandis qu'il s'impatientait, alors qu'il allait se rendre chez les Eppes pour voir comment Alan et Charlie réagissaient à la situation, Laurton arriva avec en main la fameuse liste.
- Vous partez déjà ? demanda l'agent de la C.I.A, avec un peu de mépris.
- Je vais m'assurer que la famille de la victime va bien. Posez la liste sur la table. Nous la consulterons.
Sans ronchonner l'agent de la C.I.A s'exécuta, puis repartit, tandis que Colby allait voir les Eppes.
(à suivre)
