Salut tout le monde ! ^^ (Évite une pierre, quelques tomates, et fuit des lecteurs criant "à mort !" avec des fusils à pompe) Désolée ! T_T J'ai été très prise pendant les vacances et je suis légèrement en retard... MAIS ! Pour me faire pardonner, ce chapitre-ci est plus long, j'ai rajouté une scène ! Je suis pardonnée ? :)
Comme d'habitude (et vous ne réalisez pas à quel point ça me fait plaisir de seulement pouvoir dire "comme d'habitude" !) je remercie du fond de mon petit cœur stormtrooper2, Alycia Panther, Chrome-chan96, Matsuyama, linea49, Rosie Rodwell, Lassa-Liam, aeka881, fibulala (pour Ya que moi qui puisse t'aller), Yukimai-chan, Vivianne95, jokykiss et Hellwenna ! Merci à vous ! :)
RAR :
Matsuyama : Alors, quand j'ai vu ta review, j'ai profondément regretté que tu sois une Guest pour ne pas pouvoir te répondre tout de suite. J'avais déjà pensé à Fumseck, mais ta review m'a fait avoir une révélation, et j'ai trouvé un truc gé-nial pour la suite ! Encore mieux que ce que j'avais prévu avant ! Et en plus, je pense que ça ne s'est jamais fait sur ffn ! Sinon, oui, j'avais prévu de rendre crédible les idéaux du côté blanc et je vais le faire du mieux que je peux ! Je compte sur toi pour me dire si c'est crédible ou pas ! J'espère que ça te plaira ! A plus ! ;)
Sinon, je ne sais pas si je l'avais fait remarquer, mais dans le chapitre 2, Harry s'en va de Poudlard les mains dans les poches, dans vivres ni rien... Ch'tite erreur de ma part que j'avais tenté de corriger du mieux que je pouvais dans le chapitre d'après ! Donc, désolée... Voilà c'était tout ! Bonne lecture !
Durant les semaines qui suivirent l'incident de la chambre, le mage noir changea complètement de comportement avec Harry. Les vacances de Toussaint approchaient, et une sorte de rituel s'était établi entre les deux sorciers. Tous les jours ou presque, le dark Lord venait rendre visite au survivant. Sous doute ne se rendait-il pas compte de la fréquence à laquelle il venait voir sa nouvelle recrue. Pour lui, cela lui semblait normal. Presque vital.
Alors chaque jour, il venait. Voldemort entrait dans la chambre, grand, majestueux, dangereux. Il s'asseyait, puis commençait à parler. Mais Harry lui tournait toujours le dos, bras croisés, refusant de lui parler. Il soupirait alors, puis laissait tomber son masque. Alors Harry se retournait, un sourire sur le visage, et ils discutaient. Au début, la conversation était pauvre et nombreux étaient les moments où ni l'un ni l'autre ne savait quoi dire. Mais au fur-et-à-mesure, les langues se déliaient et, souvent, Harry parlait pour deux. Tom se contentaient de plonger son regard rubis dans celui émeraude de son vis-à-vis, et d'écouter, sans rien dire. Des fois il parlait. Sa voix calme et envoutante s'élevait dans l'air et Harry se taisait, pendu à ses lèvres.
Chacun se rendait compte que l'autre était humain.
Ron retourna à son dortoir, encore tout surexcité par son aventure mais tout de même anxieux. Avait-il vraiment réussi ? Il n'arrivait pas encore à réaliser qu'il s'était infiltré dans le bureau de Dumbledore sans qu'on le voie, et qu'en plus, Fumseck l'avait incité à voler un livre. Fumseck ! Un phénix, la réincarnation du bien ! Qu'avait ce livre de si spécial pour qu'on commette de telles folies pour lui ?
C'était bien la première fois qu'il avait hâte de lire un livre ! songea Ron, ironique.
- Histoire du monde sorcier ? s'écria Ron, déçu. C'est nul ! Ça sert à rien qu'on le lise maintenant, ça nous aidera pas à retrouver Harry !
- Ça nous aidera peut-être plus que tu ne le crois, Ron, le contredit Hermione. Après tout, tu as trouvé ce livre dans la bureau de Dumbledore ! Pourquoi n'était-il pas dans la bibliothèque, comme tous les autres livres ?
- Parce qu'il voulait le lire, peut-être ? Tu te poses trop de questions, Hermie.
- Dumbledore est un des plus grands sorciers que je n'ai jamais vu. Je suis certaine qu'il connait l'histoire du monde sorcier par cœur. Non, c'est autre chose. Tu vois où je veux en venir ?
- Il ne voulait pas qu'on le lise ? Dans ce cas, pourquoi ne l'a-t-il pas mis dans la section interdite ?
- Il sait tout, Ron. Il sait qu'Harry, toi et moi y allons quand nous en avons besoin. Ce livre, mon cher Ron, il ne veut qu'aucun élève ne tombe dessus.
Harry grommela pour la énième fois pendant qu'il effaçait les traits de crayons de papier présents sur sa feuille de brouillon. En ce moment, il n'arrivait plus à peindre. Ce n'était pas que tout ce qu'il dessinait était raté, loin de là, mais la seule chose qu'il arrivait à produire était le visage de Tom.
Il voulait dessiner un arbre, Tom apparaissait. Il voulait dessiner Dina -l'elfe de maison- Tom apparaissait. Il voulait dessiner ses amis gryffondors, Tom apparaissait. Il voulait dessiner sa salle commune, Tom apparaissait !
Avec ses cheveux sombres qui tombaient délicatement sur ses oreilles, ses magnifiques yeux carmins si envoutants...
En se rendant compte de ce qu'il pensait, Harry grogna et chassa ses pensées de sa cervelle. Dire qu'il s'étonnait encore de ne dessiner que lui !
Soupirant, il finit par arrêter de luter contre son instinct et se laissa guider par ses doigts. Après tout, il en mourrait d'envie... Le crayon semblait tracer les traits tout seul, comme mû par une volonté propre. Harry était certain que même s'il fermait les yeux, ses mains ne s'arrêteraient pas de dessiner.
Il ne sut pas combien de temps il passa sur cette aquarelle. Il avait perdu toute notion de temps. Ses mains peignaient toutes seules, il ne savait même pas à quoi ressemblait ce qu'il était en train de représenter. Le seul moment où il le sut, ce fut seulement quand il déposa le dernier point de peinture sur sa feuille.
À ce moment-là, il releva la tête, et cligna des yeux, comme tiré de la transe dans laquelle il avait été plongé. Là, il s'autorisa à observer son œuvre. C'était certainement une de ses plus belles réussites, avec le ginkgo qu'il avait peint il y avait maintenant quelques semaines. Comme quoi il réussissait particulièrement les sujets qui lui tenaient à cœur !
Le Tom de la feuille paraissait prêt à quitter le papier tellement il était réaliste. C'était un Tom plus beau que jamais, avec des traits proches de la perfection qui reposait là. Ses cheveux, ses yeux, son nez, sa bouche, tout s'accordait d'une telle façon que l'homme ne pouvait que susciter la tentation. Cependant, là où un observateur quelconque verrait un homme froid, à mi chemin entre l'humanité et la statue de glace, Harry voyait la lumière présente dans son regard écarlate. Une lumière qu'Harry se promettait d'entretenir, pour la rendre de plus en plus vivace chaque jour.
Harry avait à peine posé sa peinture sur son guéridon pour qu'elle sèche que la porte s'ouvrit sur Severus. La posture fière et le visage impassible, il paraissait n'avoir reçue aucune blessure. Le Snape des cours de potions était de retour, devant lui, le surplombant de toute sa splendeur. Il passa devant l'aquarelle représentant son maître et ne fit aucun commentaire, ce pour quoi Harry lui fut reconnaissant.
Quand il fut remis de sa surprise, le survivant s'empressa de demander :
- Vous allez mieux ? Tom m'a dit que vous aviez été blessé.
Le Prince de sang-mêlé haussa un sourcil, mais répondit tout de même.
- Ça va, fit-il, perplexe. Mais je ne suis pas là pour ça. Le maître m'a dit que vous aviez des problèmes avec votre cicatrice, et je suis là pour vous apprendre l'occlumencie, afin que les douleurs cessent.
Sur le coup, Harry fut flatté que Tom ait pensé à lui. Cette simple pensée le rendit heureux et fit fleurir un léger sourire sur ses lèvres.
- Je vais essayer de faire mieux que la fois précédente.
Sachant que cela voulait dire que le garçon était d'accord avec cette décision, il répondit sur le même ton amusé.
- J'ose espérer, Potter.
- Bon, je n'ai rien à faire, alors pourquoi ne pas commencer maintenant, si vous êtes d'accord ? proposa-t-il en s'asseyant à même le sol.
- Allons-y, répondit-il en faisant apparaître un coussin pour s'asseoir. Vous êtes prêt ? (Harry hocha la tête) Legilimens !
Pendant ce temps, dans la bibliothèque, encore et toujours à la même table, Hermione et Ron était silencieux.
- Ha ben merde alors ! laissa échapper la rouquin, sans que son amante ne le corrige, preuve du grand choc que cette dernière ressentait.
- Ça, on peut le dire. Qu'est-ce que c'est que ça ?! Comment peut-on cacher un tel livre à des étudiants ! C'est immoral, impensable !
- Dumbledore ne veut pas qu'on sache tout ça. Voilà pourquoi on a Binns en Histoire de la magie. Moins on en sait, mieux on se porte !
Hermione s'arrêta de pester et regarda Ron, ahurie.
- Des fois, tu as des éclairs de lucidité qui m'épatent, Ronald Weasley !
Celui-ci grommela, vexé.
- Tout le monde s'imagine que je suis con, mais ce que j'ai fait pour récupérer ce fichu bouquin prouve le contraire, d'abord !
- Oui oui, excuse-moi Ron.
- Tout ça c'est bien beau, mais en quoi ça nous aide à retrouver Harry ? Ça n'a rien à voir !
- Je crois au contraire que ça a tout à voir, Ron ! Passe-moi le livre, je vais t'expliquer. (Elle prit le bouquin et l'ouvrit. Dans la marge, au fil des pages se trouvaient des annotations) D'abord, l'histoire de ce livre nous éclaire sur ce qu'il s'est passé. Je crois que c'est primordial pour comprendre les motivations des deux camps. Maintenant que l'on a la connaissance, on peut émettre un avis sur ce qu'on nous raconte, on peut déceler le vrai du faux. Mais le plus important dans ce livre, ce n'est pas l'histoire mais les notes de Dumbledore. Et je pense que c'est pour ça que Fumseck t'a donné ce livre. Il veut nous faire passer un message. Reste à savoir lequel.
- Et elles disent quoi, ces notes ?
- J'y viens. En gros, au début du livre, les notes disent que ce qui appartient au passé appartient au passé. Si le conseil s'est dissout, c'est pour une raison. Ce qui s'est passé doit nous permettre d'avancer et de nous améliorer. De plus, le conseil ne doit pas être rétabli car pour cela, il faudrait que les moldus apprennent notre existence. Or, les moldus sont connus pour leur peur de l'inconnu, et restent aussi, voire plus dangereux qu'un sorcier. Il dit aussi que ce n'est pas pour cela qu'il faut dénigrer les moldus. Il faut que tout le monde ait des droits égaux. Il dit aussi que la magie noire est dangereuse, et que le trop-plein de pouvoir amène à en vouloir encore plus, et donc à la destruction et au chaos. Au sein même de la communauté sorcière, il y a des changements à faire, notamment au niveau des créatures de la nuit, et que l'on pouvait faire une sorte de conseil si cela permettait de faire revenir la paix. Mais seulement avec les personnes munies de magie et sans les moldus. Il pense que les sorciers blancs devraient présider le tout. Et il est désolé que les mages noirs n'aient pas acceptés. Voilà.
- T'as dit au début. Ça change à la fin ?
- Ravie que pour une fois que écoute ce que je te dis ! le taquina-t-elle.
- Continue au lieu de dire des bêtises...
- Désolée. Oui, ça change radicalement d'un coup, vers le milieu du livre. Tout d'un coup, le livre est plein d'idées de régner sur le monde, de totalitarisme, de pouvoir absolu, tout ça. Ça fait peur, tu sais, ça reprend presque les idées de Voldemort, les moldus en moins. Quoi qu'il y fait une allusion à un moment. Ça ne ressemble pas du tout à Dumbledore, on dirait une autre personne. D'ailleurs, il y a un truc qui cloche, en plus de tout ça.
- Quoi ?
- Le début est écrit au crayon à papier moldu. Et pile au moment où les idées passent de pacifiques à meurtrières, il écrit tout d'un coup à la plume, et l'écriture change radicalement.
- Et à quoi c'est dû ?
- Je ne sais pas, dit-elle en baissant la tête.
- J'ai peut-être une idée. Idiote, mais au point où on en est...
- Dit !
- Il est peut-être schizo...
- Pas totalement idiot, Ron. Tu te surpasses, en ce moment. On a aucune piste, alors on va partir sur ça. Mon chéri, ceci est le début de la mission numéro trente-quatre du Trio d'or !
- On va la nommer la mission RHEDCQDC ! Retrouver Harry Et Découvrir Ce Que Dumbledore Cache !
Harry s'écroula sur le matelas prévu pour, complètement vidé de ses forces. Cela faisait presque une heure-et-demi qu'il travaillait à éjecter le professeur Snape de sa tête. Pour l'instant, il était seulement arrivé à bloquer son esprit pendant quelques secondes avant ses maigres défenses ne s'écroulent face aux assauts répétés du maître de potions.
Reprenant son souffle, il se redressa et s'apprêta à fermer les yeux quand la voix de son professeur retentit :
- Inutile, Potter. Cela suffit pour aujourd'hui. Je reviendrai demain, même heure. Veillez bien à pratiquer la méditation au moins une fois par jour, cela peut aider. Sur ce...
Et il sortit de la chambre, après un bref signe de tête.
Quand Harry fut de nouveau seul dans sa chambre, il s'autorisa à s'affaler sur son lit en poussant un grand soupir de soulagement. Ne rien faire. C'était ça, la vie ! Il resta là quelques minutes, les yeux fermés, profitant du silence apaisant qui régnait autour de lui. Finalement, il finit par s'endormir, le visage d'un certain brun aux yeux carmins dans la tête, et un sourire aux lèvres.
Quand il se réveilla, il jeta un «Tempus» et vit qu'il était six heures et demi. Voyant qu'il avait encore un peu de temps avant le dîner, il décida de s'essayer à la méditation. Après tout, il devait bien le faire à un moment ou à un autre. Et puis, ça ferait passer le temps.
Il s'installa donc en tailleur sur son lit, en chaussettes, et vêtu en tout et pour tout d'un tee-shirt et d'un boxer, pour être plus à l'aise. Il posa ses bras sur ses jambes et ferma les yeux. Au bout de quelques minutes, son corps commença à se faire mou et des volutes de magie sortirent des pores de sa peau. Il entrait en transe.
Quand Harry ouvrit les yeux, il était sur un nuage. Non, mais, littéralement. Il était vraiment assis sur un nuage de taille moyenne, au beau milieu d'un ciel turquoise.
Seulement, admirer le paysage ne traversa même pas l'esprit du survivant. Car en face de lui, souriant de son sourire malicieux habituel, se trouvait Nolmë. Il était habillé d'une toge à la grecque, de la couleur de son âme, c'est à dire rose pale.
Sans qu'il ne puisse s'en empêcher, les yeux d'Harry se remplirent d'eau. Il allait se jeter sur son mentor, mais celui-ci l'arrêta et lui expliqua d'un air doux :
- Tu ne pourras pas me toucher mon garçon, je suis une âme.
Harry essuya alors un larme solitaire qui avait réussi à s'échapper, et demanda :
- Comment ?
- La Magie peut faire beaucoup de choses, tu sais ? Grâce à elle je suis là, en train de te parler. Cependant, la principale raison de ma présence ici, c'est que je suis ce compagnon dont elle t'avait parlé.
Le brun ouvrit de grands yeux :
- Le petit... (il mima la boule de poils avec ses mains, ce qui fit rire Nolmë)
- Oui, le petit... (il refit le même geste) Dis-toi que c'est ma forme discrète, pour passer inaperçu. Quand tu as besoin de moi, je reprends ma forme d'antan.
- Mais, je ne vous ai pas appelé.
- Nous sommes dans ton esprit ! Tout est possible ! Et puis, c'est en quelque sorte ma résidence du moment.
Souriant comme un bienheureux, Harry se rapprocha de son feu mentor et s'installa à côté de lui.
Ils parlèrent de tout. D'Harry, surtout. Ce dernier vida son sac. Avec le vieil homme, il ne ressentait pas le besoin d'avoir des secrets. Et puis, Nolmë ne jugeait pas. Il se contentait d'écouter, puis savait trouver les mots justes et appropriés. Ils parlèrent longtemps, avant que le défunt ne déclare.
- Il est bientôt l'heure pour toi de dîner, mon garçon. Avant de se séparer, sache que je t'aiderai pour ton occlumencie. Je te servirai de bouclier. Tu n'as pas à t'inquiéter, les problèmes avec ta cicatrices sont finis. Si tu veux me parler, je resterai là.
Il s'approcha du plus jeune, et posa ses lèvres plissées par l'âge sur son front. Le baiser était comme un léger souffle, qui entrait en Harry pour répandre dans son corps une vague de bien-être.
Harry lui sourit tristement, et lui murmura un «merci» avant d'ouvrir les yeux.
Alors ? Comment vous avez trouvé ? Génial ? Trop bien ? Bien ? Bancal ? Bof ? Nul ? A chier ? Dites-moi tout ! A très bientôt pour le chapitre 13 mes braves gens ! Merci de votre soutien, de votre patience et votre suivi ! Je vous aime !
Review ?
